Les devenirs de la philosophie à Paris 8

EDITO AOUT 2014 / Articles à venir

22 Août 2014, 16:01pm

Publié par Anthony Le Cazals

EDITO AOUT 2014 / Articles à venir

Cher(e)s Ami(e)s

Comment se fait-il que les philosophes depuis que le clown Coluche à remplacer le troublion Sartre, préfèrent la clandestinité ? Pourquoi tirent-ils avec des fléchettes rouges ? C'est qu'Un philosophe dégomme les idoles et place ses leurres en cela Schopenhauer aura eu les meilleurs limiers. Mais pas que lui. Bergson parle de fabulation, Foucault et Serres de fiction, Deleuze et Nietzsche de puissance du faux, Cyrulnik de résilience comme n'étant pas un concept...

Autre sentence qui attient le coche. L'existence s'arrête là où commence le rationnel. Non pas qu'une vie n'est pas sa propre logique mais celle-ci cette logique n'est pas " suffisante ". Elle procède par mouvements aberrants, " déterritorialisation " quand elle se veut créatrice. Et oui, ce n'est pas la satisfaction des besoins (quête du bonheur) mais l'insatisfaction (transformation, intranquillité) qui fait le frayage de l'existence. Telle est l'audace des philosophes nouveaux, leur " sagesse ", leur capacité. Ce que les faibles trouvent intenpestif ou dérangeant comme le rappeelle Kafka.

Une philosophie à venir repose toujours sur un nouveau lexique. Voici quelques articles en lien avec ce TRANSFORMISME :

1 / Transformer un problème en objet lointain.

2 / La langue classique aux oubliettes

3 / La tradition vaut pour les périodes de basse intensité

C'est aussi une manière d'interpoler et téléscoper la pensée à travers quelques rapprochements et recoupements déroutants : Le bâton et le disciple. Parfpois d'entrevoir que le ridicule philosophique ne tue pas, à la manière d'une pièce de Molière, ou pas directement celui qui l'énonce et certainement à petit feu celui qui le reçoit comme sonnant et trébuchant.

HEIDEGGER / L'oubli de l'être ou la sophistique de Heidegger !)

HEIDEGGER / Le grotesque chez Heidegger et ses commentateurs

SPINOZA / A propos de l'esbrouffe du sujet et de l'auteur

 

Enfin quelques ponts avec la situation actuelle :

LECTURE / Le capital au XXIe siècle de Thomas Piketty

POURPARLER / La situation en Ukraine réponse à Olivier Berruyer du blog Les-crises.fr

Voir les commentaires

TRANSFORMISME 3 / La tradition vaut pour les périodes de basse intensité

21 Août 2014, 21:06pm

Publié par Anthony Le Cazals

TRANSFORMISME 3 / La tradition vaut pour les périodes de basse intensité

Platon et Aristote c'est dépassé.

Patrice Loraux, décembre 2005

Il est intéressant de voir qu'en France, à Paris, tout particulièrement, il y a un climax, une période de grande expérimentation et de " recherche " qui a duré des milieux des années 90 à 2007 environ. Mais on est passé ensuite du laboratoire de transformation à l'école pour examen. L'un et l'autre pouvait offrir des diplômes, cela n'avait rien d'infâmant ou de dédhibitoire pour une institution. Mais à présent l'exprérimenation se vit ailleurs sur la blogosphère notamment, à partir de 2006, il y a comme eu une boom, notamment à partir du mouvement CPE, où les jeunes ont pris de vitesse les autorités via le médium de d'internet.

 

Allons plus loin. Soyons plus tranchant ou ciselé. Il va falloir attaquer la peau au scalpel. Il y a quelque chose qui repose sur la dépense délibérer des imaginaire, propension rédhibitoire à s'exprimer de manière spontanée sans forcément d'intérêt. Puis en marge de ces mouvement de masse qui tendent à la satisfaction de leurs egos, viennent les mouvements aberrants, les" déterritorialisation ", les activité à haute énergie faites d'une intensité nouvelle. Haute définiotn dirait Baudrillard. Je ne sais s'il y a à aller contre la consommation, car de la consommation il n'y en a jamais assez, dirait n'importe quel marxiste. Il y a un impondérable de la transformation qui veut que toute activté laisse des traces et qu'il serait idiot de croire que notre " écosystème " ait toujours été stable alors que par l'activité de " la vie " et les peroxydations qu'elle génère, font qu'elle se situe dans une perpétuelle . Aucune phase n'existe de toute éternité.

 

Un ami, Frédéric Fatoux, nomme cela le transformisme, prenons-le à notre compte. Mais toute la littérature de Proust à Kafka est basée sur la transformation, pas seulement la transposition 'un registre dans une autre (notamment avec en arrière fond la philosophie, (cf. Les idées platonniques chez Proust qui naissent d'un chagrin commme le montre Beckett ou la lecture de Nietzsche et de Schopenhauer pour Kafka). L'enjeu à présent est comment échappe-t-on au fondement et autres fondamentaliste de tout acabit ! Simplement par des pirouettes qui font que les évènements et l'aiguillon moral n'ont pas prise sur vous.

 

Le transformisme se vérifie dès que l'on pose la question doit-on tout faire pour être heureux ? La question de la dose de sacrifice dont on est capable montre qu'il existe un quête de justice en plus de celle du bonheur, mais chez les créateurs surgit une troisièpe quête celle de la transformation. L'insatisfaction n'est plus connecter avec le ressentiment vis-à-vis du monde tel qu'il va mais d'un refus du gâchis et d'une propension au don,  à suivre sa nature généreuse. Le créateur est à l'initiative et non en réaction. Si le bonheur surgit c'est à l'orée des rencontres. Il ne s'agit plus de rnecontre avec une idée comme chez Deleuze l'idéaliste mais d'une rencontre avec l'intensité d'un mouvement... Je vous laisse regarde cette vidéo à la 13ème seconde.

Dès lors, on s'abstrait de la mauvaise conscience qui tend à vous rendre utile en toute fin, quand tout ce que vous entreprenez vient en fait à contrecarrer les forces dominantes et établies. C'est cet élan que le rendement optimal veut faire taire.

Ceci fait trop penser au mythe de la caverne, mais à partir du " non-être ", à savoir le déchet, en plus de la boue et des cheveux.

Ceci fait trop penser au mythe de la caverne, mais à partir du " non-être ", à savoir le déchet, en plus de la boue et des cheveux.

Voir les commentaires

PENSEE INTERPOLEE / Le bâton et le disciple.

10 Août 2014, 10:43am

Publié par Anthony Le Cazals

Qui donne et qui reçoit ?

Qui donne et qui reçoit ?

Un amusant parallèle entre deux citation mettant en scène Diogène Laërce, les stoïciens et les cyniques. A noter que le koan s'accompagne traditionnellement d'un coup de bâton.

Diogène Laërce rapporte que les stoïciens comparaient la philoqsophie à un oeuf : " La coquille c'est la logique, le blanc, c'est la morale, et le jaune, tout à fait au centre, c'est la physique ". Nous sentons bien que Diogène rationalise. Il faut retrouver l'aphorisme-anecdote, c'est-à-dire le koan. Il faut imaginer un disciple posant une question de signification : qu'est-ce que la morale, ô maître ? Alors le sage-stoïcien sort un oeuf dur de son manteau doublé, et de son bâton désigne l'oeuf. (Ou bien ayant sorti l'oeuf, il done un coup de bâton au disciple, et le disciple comprend qu'il doit répondre lui-même. Le disciple prend à son tour le bâton, casse l'oeuf, de telle manière qu'un peu de blanc reste attaché au jaune, et un peu à la coquille. Ou bien le maître doit tout faire lui-même ; ou bien le disciple n'aura compris qu'au bout de nomvbreuses années).

Gilles Deleuze, Logique du sens, p. 167.

C'est sans compter avec, cette citation-anecdote concernant Zénon le stoïvcien et Cratès le cynique, que nous rapporte Diogène Laërce : Zénon...

... monta à Athènes, et, âgé de trente ans déjà, il s’installa près d’une librairie. Là il lut le deuxième livre des Mémorables de Xénophon, et en fut si charmé qu’il chercha où vivaient ses semblables. Par chance, Cratès vint à passer, le libraire le lui montra du doigt et lui dit : « Suis cet homme. » Dès lors, il alla écouter Cratès, étant d’ailleurs lui-même fort disposé à philosopher, mais un peu trop timide encore pour s’habituer à l’impudence des Cyniques. Cratès, voulant l’aguerrir, lui donna un pot de purée de lentilles à porter à travers le quartier du Céramique et, voyant que Zénon en avait honte et essayait de se cacher, il frappa le pot et le cassa d’un coup de bâton. Zénon se mit à fuir, sentant la purée qui lui coulait le long des jambes, et Cratès lui dit : « Pourquoi te sauves-tu, petit Phénicien, je ne t’ai pas fait de mal ! » Il fut donc pendant quelque temps élève de Cratès.

Diogène Laërce

Quand on connaît le self-contrôle stoïcien, on ne peut que laisser le lecteur conclure...

Voir les commentaires

TRANSFORMISME 2 / La langue classique aux oubliettes

3 Août 2014, 15:02pm

Publié par Anthony Le Cazals

Je vous invite à chercher "Grafitti Lagny LaPlaine" et vous trouverez ce qui était l'un des plus grand spot de street art de France.

Je vous invite à chercher "Grafitti Lagny LaPlaine" et vous trouverez ce qui était l'un des plus grand spot de street art de France.

C'est toujours une bouche qui parle ; mais le son a cessé d'être le bruit d'un corps qui mange ; pure oralité, pour être la manifestation d'un sujet qui s'exprime.

Gilles Deleuze, DzLS_212

La langue est ce muscle fragile et flexible, attaché sur les bords du visage d'homme et capable d'articuler matériellement, comme monde, les différences des choses.

Jean-Pierre Faye, FayIL_238

Nos deux cousins, Gilles et Jean-Pierre, sont encore pris dans la triade kantienne, qui a récemment explosé à la fin du XIXe en philosophie et au début du XXe en physique. Il parle encore à propos de la langue de sujet qui s'exprime pour refléter le monde. C'est la le moi et le monde comme dimensions classique dépassées, qui présupposent une langue qui cadre l'expérience à la manière d'un Dieu. Toutes ces définitions de la langue (latine) sont encore prises dans le cadre classique, moi, monde, dieu come Idées de la raison Pure. Je m'avance peut-être mais c'est peut-être plus Kafka qu'Artaud (qui en est resté au bouddhisme) qui en aperçoit la sortie.

1°)Dans le combat qu'il mène entre lui et le monde, il y a toujours présente cette dimension d'intériorité où la main tendue pour toucher le monde se retirera peut-être brusquement comme si, tâtonnant, elle avait senti le feu." " C'est un grand bonheur que de pouvoir extérioriser aussi spontanément le mouvement intérieur"."Car l'intérieur et l'extérieur sont liés. Coupés l'un de l 'autre, ce sont deux aspects déroutants d'un mystère que nous ne pouvons que subir sans le déchiffrer." JanCK_58_53_42 Kafka n'arrive pas à sortir de cela : "Tout geste en direction du monde est un geste vers l'intérieur". Mais dans son transformisme qui n'est pas exactement la transfiguration de la vie par la littérature, il s'en prend à l'imagination comme refuge (_54 à propos de Poe), à la littérature comme fuite _52 ou trahison face àa la réalité, par exemples par le biais des métaphores dont il rejette l'usage.

[A SUIVRE]

Voir les commentaires

NOUVELLES / Une philosophie à venir

3 Août 2014, 14:45pm

Publié par Anthony Le Cazals

Les choses avancent, la période de convalescence se poursuit, celle où tout le langage se refont. Fini l'univocité, l'activité, le faire ont un pouvoir de transformation plus grand que le discours.

1°) Ainsi plus d'univocité deleuzienne où ce qui se dit et ce qui arrive ne font qu'un. Nous sommes dans l'ère subatomique et celle qui sait ce dont l'humanité est capable en terme de génocide (dans la formulation même de l'humanisme, qui pose des êtres inférieurs) "L'imagination la plus fertile serait incapable de concevoir ce que j'ai vécu ... Notre plume ne pourrait en rendre compte. ... il faut quele monde entier sache ce qu'est la "culture occidentale"." (Jankiel Wiernik)

2°) Il ne s'agit pas non plus de prôner un indicible issu d'une transcendance mystique. Esquiver le goût pour les représentation, c'est plus simplement esquiver un goût esclave, esclave tout autant de la reconnaissance.

NOUVELLES / Une philosophie à venir

Il s'agit de sortir des conditions de possibilité offert par le sérieux de la conception, c'est-à-dire de ne pas se tenir dans la lignée post-kantienne qui pousse sur la quadruple racine du principe de raison suffisante. Le dernier avatar de post-kantisme pose que l’événement rend possible le langage univoque, l'événément comme condition de possibilité du langage

Voir les commentaires

TRANSFORMISME 1 / Transformer un problème en objet lointain.

26 Juillet 2014, 09:33am

Publié par Anthony Le Cazals

TRANSFORMISME 1 / Transformer un problème en objet lointain.

Bouygues, l’entreprise, dans son langage édulcoré nommé un problème sujet, pour ne pas réveiller la mauvaise conscience de son interlocuteur. Mais cela serait valable pour n'importe quel cas. Et si l'on pense en bon prof de philo, que les problèmes (nouvelles des étudiants) vous arrive toujours par mail. On peut dès lors penser par un raisonnement de proche en proche que le sujet est contenu dans l'objet du mail.

Ainsi le problème est objet des mails ou encore objet tout court. Peu avant nous vous parlions de la manière dont Spinoza se foutait des sujets. Là on peut aller plus loin dans le renversement d'une situation inconfortable par l'écriture.

Deleuze parlait de ce pouvoir de l'écriture qui en énonçant l’événement mettait à distance le traumatisme (à propos de Blanchot ou de Klossovski). On retrouve cela aussi "chaque fois nous devons doubler cette effectuation douloureuse par une contre-effectuation qui la limite, la joue, la transfigure" (Deleuze Logique du sens, 188). Le transformisme c'est cela. Nous y reviendrons à propos de la littérature.

Voir les commentaires

PENSEE / L'esbrouffe du sujet et de l'auteur

20 Juillet 2014, 23:37pm

Publié par Anthony Le Cazals

PENSEE / L'esbrouffe du sujet et de l'auteur

Spinoza, en rédigeant son magistral Traité théologico-politique, ne se considère guère comme l'auteur des récits qu'il reprend. Il y découvre chaque fois un agencement collectif de gloses et de copistes impossibles à débrouiller. Toute sa thèse consiste précisément à récuser le statut d'auteur et de témoignage propre. La prophétie est pour Spinoza l'impersonnel du rêve, habitée de lieux et de légendes anonymes, complexes, dont l'énonciation ne relève d'aucun sujet, s'effaçant devant la montée presque géographique et historique des événements, visibles seulement par ce retrait de l'auteur.

De quelqu'un

Pas Baruch ni Bento, Lilia il faut croire et en plus mal culottée. Notre sujet s'en prend plein les fesses...

Pas Baruch ni Bento, Lilia il faut croire et en plus mal culottée. Notre sujet s'en prend plein les fesses...

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog