Pourparlers et ripostes

Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 22:37

Lisez les commentaires, il me semble essentiels. c'est une REPONSE AU SOCRATIQUE Sancho

Une réponse plus ample ne saurait tarder dans le posts suivant on est peu passé ces derniers jours et cette réponse ne s'est pas inscrite il y a quelques jours !

Sancho, pourquoi mettre en avant la catégorie d'imposteurs, imposteurs qu'il ne reste plus qu'à mettre au pilori ? Je ne comprends pas tout ce ressentiment à la manière des prescriptions criminelles de Platon contre les Sophistes et les artistes. Le premier des professeurs qui fonda son école serait alors le premier des imposteurs : Platon. Le combat contre les impostures paraît intenable dès lors que l'on professe plus qu'on ne pratique. Reste que comme tu l'as dit à Anaximandrake Socrate n'était pas Platon. Alors Sancho pourquoi ne pas parler de l'Apologie ou des mémoriales de Wénophon. Platon fut le premier qui inscrivit le mortifère amour de la sagesse et de la sérenniré plutôt que l'amour du tragique et son ivresse. La pensée théorique ou discursive n'est en rien la pensée untuitive ou tragique qui chez les premiers grecs passait par l'oralité avec en fond culturel la musicalité de la tragédie. Au fond il faut faire une distinction entre le génie inventif (ingéinum de Diderot) et le génie dissuasif (daimon de Socrate assez proche du malin genie de Descartes). Plus j'avance et je me rends compte que l'ivresse socratique est détestable, je lui préfère l'existence tragique et l'ivresse dyonisiaque. Socrate est celui qui a ruiné le grand genre de la tragédie, qui était une source inouie d'ivresse, de délire chez les grecs vers pliens d'initiatives.

Quant à Deleuze, Il y a certes une métaphysique chez le Seul Deleuze quand il parle de plan d'immanence (parce que en tant que surface métaphysique, le plan d'immanence découpe toujours entre les énoncés et les états de chose). Mais les lignes de fuite correspondent au fond à des échappées, à une réconquête perpétuelle de sa propre liberté, celle qu'autorise toute situation. C'est ce que renforce par son propre effort, le mouvement aberrant du nomade ou l'affirmation d'une autonome collective et non communautaire comme chez Palton. La distinction Dedans-Dehors n'est pas des plus pertinentes lorsqu'uon s'attaque à Deleuze et Guattari, car comme le dit Nietzsche dans Humain trop humain il n'y ni Dedans ni Dehors et que de ce point de vue là on est vec Mille-Plateaux le plus au dehors qu'il soit possible. Le Dehors étant tout ce qui est autre que le réel désigné par la Dialectique, le Dehors de la philosophie (en tant que pensée théorique ou dialectique).

Je sais très bien que tu t'es ennuyé à la lecture de certains livres de Deleuze, moi aussi surtout les derniers. Je ne savais pas dans quel fil de pensée ils s'inscrivaient. Au fond le corps intensif avait perdu de son intensité (corps-sans-organe était rétombé). Mais Deleuze n'a jamais commis d'imposture, il fallait être là dans les années 70. Certes il professait tout autant qu'il pynsait mais toute sa perte d'inspiration finale, il l'a dit simplement au debut d'Image-mouvement qauand il dit qu'un philosophe rrive d'abord caché, puis a sa période d'acmé, celle où il est prolifique, puis enfin celle où il se répète. A la fin de son Nietzsche il indique la tâche à fournir pour ceux qui ne cèderait pas aux sirènes de Badiou et Sancho réunis (petit boutade au passage)

Si tu veux decalquer une dialectique sur la pensée de Deleuze-Guattari, libre à toi, mais j'expérimente tous les jours ce que Deleuze et Guattari ont écrit au travers de leur schzo-analyse. Aidé de Mr Loraux,, reprenant quelques idées piquées à J.T. Dessanti on s'est déjà déjà occupé de Mr Badiou, de l'impossibilité qu'il désigne comme vide, et du renoncement qui caractérise la fin de son trajet philosophique. Si la pensée tragique, la pensée intuitive, a recours u concept c'est pour pouvoir inscrire la vie, si des personnes, des inconscients en fait, rembrayent sur Deleuze pourquoi les en empêcher cher Sancho. A la fin de sa vie deleuze c'est sûr fixe un peut trop les choses (La Question qu'est-ce que la philosophie ? a ce tort là, mais dans les année 70 la quesiton de Deleuze et Guattari était comment ça marche ?). Alors tu peux calquer ta dialectique du Dedans et du Dehors mais elle est bien abstraite à mes yeux car si on embraye sur la pensée tragique plutôt que la pensée théorique. la distinction entre le Dedans et le Dehors n'a pas lieu. Cette pensée tragique est celle des premiers philosophes Grecs (Thalès, Ahangore, Heraclite surtout, Pythagore  ... tout ceux que l'on nommait les physiciens mais qui ont eu le tort de ne pas fondé d'école et de produire un enseignment essentiellement oral, contrairement à Platon. Scopenhauer le dit aussi lui-même en distinguant la République des génies (avant Socrate) et la République des sages (après Socrate et la ruine qu'il fit suir à la tragédie en influençant et Euripide et Platon). Ces premiers philosophes ou plutôt penseurs amoureux du tragique (plus que de la sagesse et de l'exitence sereine à l'écart de la société) ne se sont en rien occuper de science, il faut attendre socrate pour cela et l'apparition de l'hmme théorique). Voilà, tu as tout loisir de continuer ta route sancho, mais quelle est la dimension politique de ta pensée, je n'ai nullment envie de me faire gouverner par Platon, je ne crois nullement au Bien, ni aux vertus qui sont le ciment de toute communauté. Ne cherche pas ici d'attitude philosophique car là encore tu y trouverait de l'imposture. Dis-toi sancho, et j'en aurai fini avec mon ton hautain, qu'il y a eu un avant Platon, que des penseurs y ont engagé leur existence et que comme Aristote ou Plotin l'alexandrin le disait d'Heraclite, Badiou le dit aussi de certains textes qui sont sur ce Blog : cela est obscur. Simplement il faut savoir abordé les cohses avec une certaine intensité et abandonné la dialectique, dans le cas de la pensée du Dehors, de Nietsche ou d'Héraclite, il fut avoir de l'orielle plus qu'une bonne vision. Savoir ce qui sonne juste ou un peu creux, plutôt que de discerner le Bien et le Mal.

Les "machines de guerre", les "lignes de fuite" sont des concepts anarchistes ou autonomes d'ordre politique, ce que doit réprouver tout bon platonicien. Quelle dimension politique peut-on lire dans l'entêteùent ou l' "ivresse" socratique. Suit ton chemin Sancho, si tel est ta route, mais il n"y a là rien de caché, si ce n'est la grande sensibilité de Deleuze, son trou dans les poumons, ses années d'errance avant sa rencontre avec Nietsche, la mort de son frère résistant. Mais je ne vois pas ce que cela a d'intérêt, il ne va pas baragouiner toute sa vie oh mon dfieu oh j'ai mal, surtout quand ce n'était pas le cas. Sur ce site on a descendu en flèche certains aspects de la pensée de Deleuze, quand il s'attachait trop au Virtuel, à l'Un (en bon spinioziste). Tu peux y voir du Deux en bon dialecticien mais tu projette là ta propre pensée. Deleuze s'est nourri de davanage de choses que de lui-même, mais je suis sûr que tu trouveras à dire que le Dedans est la somme de tout ce passé, de cette archive. Mais bon j'ai pas tout compris à ce que tu as écrit. Le début de cette vidéo te donnerai raison quant  à la pensée du seul Deleuze, http://paris4philo.over-blog.org/article-4389822.html mais c'est oublier les bifurcations que lui a fait opéré Guattari. En tout j'espère que bientôt tu t'attaqueras à Nietzsche, le penseur amoureux du tragique qui a un dialogue très fort avec le fantôme de Socrate. Au sujet des fantômes ceci te fera beaucoup marrer http://paris4philo.over-blog.org/article-4449427.html.

J'ai sans doute été un peu brusqe dans mes propos, j'espère que tu m'en excusera d'avance. Mais plutôt que de parler d'imposteurs ne vaut-il pas mieux parler de flambeurs comme les appelaient J. T. Dessanti.

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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /Oct /2006 14:40

Réponse au commentaire de Mr OyseaulX d'aujourd'hui

 

 

Mr le plus sçavant des OyseaulX, vous êtes gonflé ou quoi (autuant lui retourner sa propre critique). Ce que vous touverez dans notre lexique de termes peu abordables parce qu’ils nécessitent un effort pour être compris. Ces mots, ces concepts s’adressent à peu de gens du fait même que l’effort pour les comprendre affranchit, libère de beaucoup de choses. C'est sans prétention, tu peux rester toute ta vie sans faire d'effort, on appelle cela le nihilisme. Ces mots regroupés dans le lexique de notre site ne s’adressent pas à tout un chacun sinon nous aurions écrit un chat = un chat, et ça nous avancerrait à rien. Ce sont les définitions des mots les moins courants que l’on peut rencontrer sur notre site, peut-être de les avoir sortis de leur contexte et les avoir rassembler ici ne sert à rien. Mais pour comprendre l’usage que nous en faisons, ou même que d’autres auteurs en font, il faut cliquer sur le lien, ainsi vous aurez Mr Oyseault un contexte voire des exemples plus parlants. L’usage que l’on peut faire d’un concept est peut-être trop résumé dans ce lexique. Nous parlons de notions simples en fait, mais elles sont très peu employés, on ne va pas parler de monde, de moi, de Un, on se doit de critiquer la Substance, le virtuel, les abstractions tout ce langage décharnés qui part souvent d’illusions qui témoignent de notre petitesse d’homme. C’est bien ce que vous faites en critique la conscience que l’on peut avoir de soi ou du moment. Ca me fait penser à ces étudiants de la Sorbonne qui parce qu’ils sont oisifs pensent avoir conscience des choses, être plus éveillés, alors que les travailleurs sont pris dans leur propre production dont il se sorte avec plus ou moins de mérite, la conscience c’est précisément quand par peur du danger on arrête un processus.

 

 

En tout cas, il y a peu de mots grecs (stasis renvoie tout de suite à stabilité ou à état), les mots les plus incompréhensibles (nous les avons repris à Castoriadis) sont pour l’instant homonomie, hétéronomie, autonomie. Nous avons essayez d’en trouver d’autres mais les trois réunis montre bien que l’on fonctionne dans tel ou tel régime de pensée ou de vie. Moi aussi je suis un illettré et un inculte à la base à vous de faire l’effort pour comprendre, on ne va pas vous tendre, puisque conduire à l’effort c’est l’optique même de ce site. Histoire de se répéter, l’homonomie c’est l’idéal ascétique, l’abstraction qui pose un monde intelligible pour tout platonicien, ou une structure qui sous-tend la réalité comme pour le linguiste Saussure. On ajoute quelque chose d’abstrait à la réalité, on y superpose un néant, un vide. Quant à l’hétéronomie c’est le faire d’être soumis à un autre, c’est donc une hiérarchie qui au final mène à Dieu, au Père, l’Etat, aux lois contraignantes.

 

Peut-être le malentendu vient-il de ce que nous lexique pour être compris de notre aimable lecteur (souvent critique à en lire les commentaires). Si nous avions fait un lexique sur Spinoza ce serait tout aussi incompréhensible de prime abord, le reproche d’être peut pédagogique ou didactique serait honnête. Mais l’honnêteté veut aussi que l’on peut être capable par exemple de différente chose, de manière autonome, de manière restreinte pour celui qui croit en un monde intelligible, ou de manière hiérarchique pour celui qui s’appuie sur un pouvoir. Mais on va tout de même faire attention à votre commentaire et déplacer certaines définitions de concepts abstraits à la Badiou. Ceci était juste pour indiquer qu’on pouvait avoir différents points de vue sur le même terme. Mais ce dont nous parlons est très concret, à la fois proches des faits tout en s’en libérant en montrant quelque chose de plus large. Nous insistons en fait sur des processus, des conditionnements des habitudes de pensée qui sont très peu aperçu par tout un chacun. Et c’est ainsi qu’on peut libérer la pensée des entraves du langage et que par là on peut libérer . Ce que je dis, on le retrouve chez Heidegger, quand à la fin de sa vie il cherche à préparer une pensée autre que la métaphysique (amoindrissant ainsi l’importance qu’il donne à Etre et Temps, on ouvrage majeur et très métaphysique) : J’ai fait une distinction entre philosophie c'est-à-dire la métaphysique, et la pensée telle que je l'entends. Cette pensée est, fondamentalement, quant à la chose même, beaucoup plus simple que la philosophie, mais, en conséquence, beaucoup plus difficile à accomplir, et elle exige un nouveau soin apporté au langage, et non une invention de termes nouveaux, comme je l'avais pensé jadis; bien plutôt un retour à la teneur originale de la langue qui nous est propre mais qui est en proie à un dépérissement continuel.

 

PS : notez, Mr Oyseault que Mr Badiou donne très peu de définitions puisqu’il part d’hypothèses abstraites (vérités ou axiome) auxquelles il associe des opinions autoritaires selon les circonstances. En posant peu de définitions il se distingue de Spinoza dont la pensée était aussi axiomatique (faite d’hypothèses comme en mathématique) : Spinoza pose en plus des axiomes des définition du style : « j’appelle substance… ».

 

 

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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 06:35

Je suis bien sûr que le Cazals doit sourire derrière son écran. Les insurgés du Cronstadt * c’est un bien joli pseudonymes, donc je n’hésite pas à répondre, même si ces critiques ne s’adressent pas à moi au fond. Les insurgés du Cronstadt * sont bien la marque toute révolution échoue dès lors qu’elle est violente, je parle pour les bolcheviques non pour les anarchistes du Cronstadt *, qui voulaient une démocratie non un communisme de guerre bureaucratique. Pour continuer disons l'état physiologique influe sur la manière de penser ou plutôt de réfléchir et de projeter sur la société ses propres illusions, fantasmes ou croyances. Pour l'instant tu me sembles projeté ton propre mode de réflexion (ta propre révolte) sur la société et ne pas penser de manière collective. Je devrai dire penser de manière impersonnelle car la pensée se fait de manière impersonnelle, entre les personnes. Il convient alors de ne garder que ce qui est porteur de nouveauté et donc de joie, pour modifier les intensités avec lesquelles on aborde la pensée et donc de nouvelles idées : on parle là d’intuitions. Plus indirectement certains textes de ce site font référence à des auteurs comme Pascal, Montaigne, Pindare, Plutarque, Thucydide, Goethe qui avaient leur propre distance aux choses, leur propre manière de pensée dans la nuance.

 

Je ne crois nullement aux argumentations qui te reconstruisent un monde, elles tiennent d'un discours dominant, d’un montage dont on voit les ficelles. Ce blog ne s'adresse pas aux personnes aveuglées dans leur engagement, elles ont leur propres opinions et sont convaincues de leur raison, pourquoi en changeraient-elles. Ce blog ne s’adressent pas aux dominés comme vous (Guy et les insurgés) mais aux opprimés et personnes qui portent un fardeau, un lourd passé qui les affligent. C’est toute la grandeur et la limite de ce site, mais le fait est qu’il se base sur des choses qui sont arrivées et non des grandes phrases . Je te l’accorde ce n’est pas compréhensible de prime abord, mais qu’importe puisque cela ne t’es pas destiné puisqu’au fond tu ne te sens pas concerné. Continue ta voie pousse la jusqu’au bout. Donc on peut discuter des heures mais cela ne changera rien. Tout au plus cela réduira ma puissance de penser en m'ayant contaminer de mots creux non parce qu’ils sont creux chez toi e tu ne les investit pas mis parce que ce ne sont pas mes préoccupations, mes ressenti. Encore une fois la pensée est ce qui reste entre nous deux, et plus largement entre plusieurs personnes, comme la saveur d'une époque. Elle participe d'une énergie plus ou moins grande à résoudre les problème qui se présentent à chaque époque. Ce qui nous intéresse ce de libérer des inconscients. Et pour être franc cela concerne un petit nombre de gens, mais ces gens auront une grande influence, non parce qu’ils sont grands mais simplement parce que se servant de leur inconscient d’une certaine manière ils seront porteurs de nouveauté. Nietzsche les appelait créateurs, affranchis, penseurs libres nous les appelons aussi autonomes, mais on se moque bien de savoir que la révolte soit la noblesse des dominés parce qu’à un moment donné il faut s’en séparer, simplement pour se mettre à penser, ou par le fait que penser (qui se fait toujours à plusieurs) nous détachent de la révolte. La réflexion c’est différent.

 

Révolution me semble être un gros, un grand mot. Tout événement arrive sans bruit, ce qui est bruyant comme en mai 68, c'est l'inaptitude d'une société à réinvestir sa propre énergie, les aspirations que désirent les "individus" qui la composent. J'en suis au niveau des énergies et tes discours argumentatifs dans le symbolique. Symbolique ou abstraction qui ne m'affecte pas, qui ne me concerne pas. La révolution a toujours été faite par des oisifs, des indigents (je ne critique pas les oisifs car tout simplement il faut du temps et de l'oisiveté pour penser). Les sans culottes furent ceux qui avaient le temps et l'énergie pour faire violence. Mais nombre de révolution passent par leur phase de Terreur (communisme de guerre, purges, révoltes "de Cronstadt" réprimées) et par leur phase thermidorienne (contre révolution où l'élite ne se reconnaît pas du peuple). C'est bien pour cela que les révolutions ou les communes ont un rythme qui n'est pas tenable car les endormis reprennent le pouvoir et les choses s'assagissent. Je ne vais pas nier les révolutions mais deux choses restent : elles imposent une répression, remplace un ordre par un autre ordre dominant et d'autre part la vie me semble passer à travers indifférente à ce soubresaut.

 

De manière plus fine, et sans doute plus importante, que toutes les temporalités, c'est-à-dire où nous en sommes chacun avec notre vie résonne plus ou moins avec la révolution, l'envie d'en faire une. Et puis on ne peut pas demeurer sans arrêt dans un état répressif, car depuis 2000 ans et un texte chinois ("la dispute sur le fer et le sel") on sait très bien que toute imposition de l'égalité passe par un état répressif. Mais quand s’arrête-t-il cet état répressif ? Il périclite avec la révolution tout bonnement ou même la trahit parce que les jeux de pouvoir prennent le dessus. Le niveau de la vie me semble être sur un autre plan, bien moins évident que les mots lâchés dans le vide de LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. Qui ne sont que des mots, tu peux les mettre en oeuvre dans ta propre vie mais tu ne peux nullement imposer auquel cas il n'y a plus liberté et la fraternité semble bien corrompue (car elle devrait être un élan du cœur). C'est bien pour cela que je préfère sourire à la manière d'un Gandhi, d'un Lennon, d'un Martin Luther King, non que je réclame un quelconque spiritualité mais qu'au moins quand on me tirera une balle dans la tête j'aurai le sourire, j'aurai vécu avec, oh je te rassure pas tout le temps mais de manière appréciable et tout en prenant des risques.

 

Ceci me fait dévier sur la résistance et la collaboration, il n'y avait que 100.000 résistants et 100.000 collaborateurs pendant la seconde guerre mondiale et le fait que la France soit sortie de la guerre du côté des vainqueurs tient sans doute à de Gaulle. Et que faisaient les millions d'autres ? Ils poursuivaient leur propres vies ou survies, ils sympathisaient pour un camp ou un autre. Mais au fond le destin de la guerre s’est joué au sein d’une infime partie de la population, celle qui était très engagées et persuadée de la justesse de son combat contre le fascisme, contre le bolchevisme, pour la liberté parfois pour sa peau. Ce que je veux dire c’est que tu es, Insurgés du Crostadt,  engagé dans ton combat, dans tes propres espérances, et bien continue puisque cela te fait vibrer. En France on fantasme plus sur la révolution que sur les devenir révolutionnaire. Ce n'est pas ici, sur ce site, que tu fera la révolution, ni même qu’on dialoguera, tu perds ton temps. Sors dans la rue, fait la, t révolution. Et je suis sur que tu sera dépassé son visage et qu'elle-même sera dépassée par la médiocrité de ceux qui la trahirons, car il faut mourir pour elle pour lui être fidèle. Mas sache que les bouleversements d’une société sont plus « profonds », moins perceptibles de prime abord. Chacun voit ses propres positivité, l’essentiel étant d’en voir ou plutôt d’en concevoir. Mais si j’ai une croyance ce n’est pas dans le grand ou les lendemains qui chantent mais dans le sourire dans l’effort car pour qu’il y ait une égalité des producteurs il faut qu’il y ait un effort des producteurs ou sinon toute notre énergie se perd dans l’entraide et le communautarisme qui en découle. La révolution n’est que le soubresaut d’un changement plus lent et moins bruyant de la société, non l’advenue même temporaire de l’égalité. Car tu pourras mettre bout à bout toues les situations et expériences que tu as traversé et tu verras que tu n’es l’égal de personne.

 

Nous venons de parler de ces états répressifs nécessaires à ce qu’on a appelé pendant deux siècles révolutions, nous n’y revenons pas. Maintenant il faut souligner comme les révolution sont le soubresaut de ce qui n’adviendra jamais sauf comme un simulacre je veux dire l’égalité. Nous en avons parlé par ailleurs à propos de mai 68. Ce ne pas que je prône l’inégalité ou alors tu ne comprends pas mon propos nuancé, mais c’est que sous couvert d’égalité on nivelle la richesse de la diversité, on nie la différence et on ne se donne pas les capacités de résoudre les problèmes, de créer d’autres richesses qui n’ont rien de monétaire. Entre parenthèse, ce n’est pas non plus en termes de Justice et de Bien qu’il faut penser car cela revient au même : toujours des bons sentiments, alors que c’est précisément la machine judiciaire qu’il faut éviter, les émeutiers de novembre 2005 le savent bien, la justice sera toujours la parodie d’elle-même. Et l’égalité est idéale comme mot d’ordre pour ceux qui veulent s’arroger un pouvoir : laissez-moi faire je sais comment faire advenir l’égalité. L’égalité ne peut être que de droit, jamais de fait. Parler en termes d’égalité ou d’inégalité c’est mal poser un problème, il ne faut tendre ni vers l’une ni vers l’autre, ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut par répartir équitablement, mais le gâteau ne sera jamais toujours le même, et à toutes les tables de la terre on aura donc jamais les mêmes parts.

 

 

Tu auras raison de me dire de dire qu’ici on ne sait pas réfléchir, car on se moque de réfléchir ici, on cherche à activer quelque chose de plus fragile souvent en s’appuyant sur des auteurs pour précisément ne pas avoir à réfléchir mais voir ce qu’il y a de pensée dans leur texte. On mènent ce travail à plusieurs, car cela permet de se libérer des passions tristes, des illusions des uns et des autres avec entre autres Mr Loraux, Mr Badiou et Mr Prado pour en rester aux personnes vivantes et donc encore sujettes au devenir. Personnes dont tu n’as que foutre à juste titre. Mais ne juge pas sans savoir dans quoi tu as mis les pieds. Ici ça ne concerne nullement l’université même si on cherche explicitement à rameuter du monde à Paris 8, de jolis éclopés de la vie pour leur dire qu’ici ça se passe différemment. Aux importuns disons, nous continuerons à mener notre expérimentation bien indifférents à leur critiques malvenues parce que trop promptes à la violence. Notre réponse, ne sera qu’un éternel sourire. Continue ta route, si ta vie consiste simplement à passer, comme tout homme qui consomme et se consume.

Le sourire a sa dimension subversive. Il m'est arrivé par le passé de me faire rappeler à l'ordre pour un simple sourire outragent : on parle d’effronterie. Sourire à celui qui t’agresse veut simplement dire qu’il ne peut rien contre toi, que si l’on te fait du mal c’est la société qui se fait du mal à elle-même au lieu de viser ce qui est grand et porteur de vie, de nouveauté, bref libératoire.

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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 02:24

Toute ta réflexion (cher Sancho) porte sur l’existence (même nihiliste) pais pas exactement sur une existence active (qui est non une existence qui prône l’action mais une action qui porte sur la pensée et par relais développe l’action). Bref toute ta réflexion porte sur la science du comment vivre et non sur la pensée. Bref ce n’est pas que la pensée soit autonome du reste mais c’est qu’une fois active elle possède un supplément d’âme qui fait que quelque chose se libère. !certainement que la pensée seule puisse nous faire atteindre des intensité inouïes (qui présage de ce qu’est le surhomme, auto-affection d’une constellation de penseurs qui s’affectent de joie les uns les autres. Ce n’est plus le livre V de l’éthique pratiqué de manière solitaire mais de manière collective. C’est une constellation affective CC_85. Tu peux me prendre pour un fou, mais il se trouve que, dans un domaine tout autre que la philosophie à savoir la science, Niels Bohr a résisté aux réfutations de la pensée transcendantale d’Einstein. C’est la seule révolution qui ait fonctionné au XXème siècle parce qu’elle portait non sur la réalité mais sur des modèles et des théories incomplètes. Toutefois la réalité est modifiée au second degré au travers par exemple des nano-technologies. L’involontarisme de Deleuze (l’apparent manque d’intérêt pour l’action dans son œuvre) vaut le bras de levier, les lignes de fuite qu’il libère. Celles-ci ne concerne jamais toute la société, l’autonomie est toujours minoritaire mais elle affecte en premier les opprimés. Les opprimés de tout bord ont toujours servis de faux prétexte aux dominés pour les révolutions, mais s’il renversait le rapport dominés-dominants ils ne l’annulaient nullement. Les opprimés ce sont les ‘rats) souffre-douleur, les affligés par leur passé. Les opprimés ne sont plus tout à fait dans le système dès lors qu’il acceptent de résilier le contrat qui les y lie, dès lors qu’il rejettent les valeurs du système. Ils entre en résilience comme dit Boris Cyrulnik. Mais finalement on ne sait pas ce que peut un résilient, un ex-déprimé ou opprimé une devenu autonome. Autonome il est apte à un plus grand nombre de choses, il est en capacité comme on dit mais il n’est pas fourvoyé dans la réussite, la performance à tout prix, le profit qui sont les aspiration humaines de notre société actuelle. Quand Spinoza disait qu’on ne sait pas ce que peut un corps cela concernait avant la dite relation de l’âme et du corps et la prétendue supériorité de l’âme sur le corps DzD_76. C’est la même chose avec Deleuze où le geste consiste à ne plus avoir l’attitude du philosophe, de jouer trop sérieusement au philosophe (cf. Nietzsche, Schopenhauer éducateur). Il ne s’agit pas d’en porter le masque, attitude d’acteur, mais plus certainement de devenir imperceptible jusqu’à ce qu’ils puissent [ne plus] se faire voir Nz. On n’est plus dans la réciprocité entre visibilité et lisibilité qu’à très bien vu Foucault et qui est propre à un système hiérarchique et représentatif, mais on est dans une zone d’autonomie, de dépersonnalisation, un peu comme l’électron avant on ne l’enferme dans une boîte quantique pour mieux le coder et le contrôler : un bit. En dernier lieu, nous dit-on, la volonté, la conscience devra prendre une décision, choisir un des éléments, privilégier un des prétendants mais on est loin de l’involontarisme de Deleuze. Tout acte parfait est inconscient cf. NzVP1°248. Cet involontarisme n’est pas un goût pour la passivité même si Deleuze l’apprécie par ailleurs, mais c’est une inconscience, une naïveté contre-balancé par un délire, une attraction vers un dehors autonome par rapport à la philosophie académique et dialectique. Mais ce dehors et aussi un dedans, puisque autonome. C’est qu’il n’y a plus de dedans ni de dehors, ce qu’il n’y a pas de franchissement de la limite, de transgression de quoi que ce soit.

Ce qui m »intéresse alors ce n’est pas la personne Deleuze, mais la temporalité que lui et Guattari ont créé indépendamment de tout système (hégémonique, hiérarchique, représentatif bref hétéronome. Le temps, disait Deleuze c’est la possibilité de s’auto-affecter. Les philosophes se targuent parfois d’atteindre cette authenticité du temps qui est un effort sur soi pour se tenir loin du système du quotidien et de ses contrainte contingentes. Deleuze et Guattari (D^G) sont parvenus à s’auto-affecter l’un l’autre de positivités, telles les notions communes ou concepts actifs de Spinoza. Ils ont réussi à se dépersonnaliser tout en se singularisant l’un par l’autre. Echange affectif. C’est cela la création. C’est la première fois dans l’histoire où l’on a assisté à une amorce de surhomme. On y a assisté au sens que cette fois-là ce fut inscrit, permettant ainsi à d’autres d’embrayer le pas. Deleuze et Guattari (D^G) dans leur effervescence des années 70 (et non après), se sont intéressés aux intensités (les corps-sans-organes par exemple) et peut-être moins qu’il n’y paraît aux événements et aux phénomènes. Le « monde » intensif ou affectif (à ne pas comprendre comme passionnel ou sentimental) ne rentre pas dans la réciprocité binaire et interprétative de la quantité et de la qualité qui a valu d’Aristote à Hegel. L’autonomie ne rentre pas dans la hiérarchie, elle tend toujours à s’en échapper, à ne plus s’y faire voir. La réciprocité ou antagonisme entre quantité et qualité est hiérarchique propre au système dominant (pour Hegel et Aristote c’est le discours le logos). Cette réciprocité est hiérarchique car l’un des termes prend le dessus. L’événement cherche par contre à la rendre repérable cette autonomie par rapport à la quantité et la qualité.

 

 

 

 

 

Afin de prendre en compte le maximum de possibilité de pensée, Platon et Badiou se situe dans le champ libre de ce que l’on nomme l’homonomie (ni autonomie ni hétéronomie) en ce qu’ils posent la loi du Même. C’est à la loi du Même qu’obéirait le monde sensible. le Même était un genre suprême pour Platon qui assimile tout ce qui est semblable et homologue mais ne permet pas de comprendre les différences. Platon comme Badiou pose le Même pour mieux s’en écarter au travers de l’Autre, pour mieux se retourner vers les vérités absolues d’un monde intelligible mais inefficient. Platon et Badiou, au travers de l’introduction de l’Autre dans la pensée, du genre abstrait de l’Autre. Mais dès lors on ne peut saisir les processus de la vie, pire ceux-ci nous empêchent d’étendre la domination de nos genres homologue, un peu à la manière de Hegel se demandant pourquoi la nature était si rétive à sa pensée dialectique. On finit au bout d’un certain temps par éprouver du ressentiment, de l’incompréhension à tant de sourde-oreille, alors on se retire dans sa tristesse. Et quand on vit, suffisamment comme Platon, la vieillesse aidant on se met à calomnier les dits « sophistes », les poètes, les artistes et on en appelle à les tuer. Ce que Badiou appelle le « désastre » des Lois.

 

 

Bon dès à present je deborde sur la notion de génie de daimon si l'on veut :)

 

 

 

 

Indiquant une tout autre direction, on voit que ce qui compte c’est la joie, ou plutôt l’action dans la joie plus encore qu’une ivresse pleine d’illusion et aux lendemain qui déchantent quand l’excitation est retombée, car là aussi ressurgit le ressentiment, la révolte qui n’est qu’une forme de ressentiment. Il faut précisément que cette joie soit sans substance (sans substance spirituelle ni éthylique) c’est-à-dire qu’il ne faut pas que cette joie soit tourné vers autre chose (hétéronomie, transcendance, addiction, pouvoir) mais valet pour elle-même (autonomie, anarchie vivante, capacité, puissance). Chez Bergson par exemple dans les Deux sources de la morale et de la religion, la société ouverte à laquelle il aspirait était indiquée ou stimulée par des mystiques tournés vers Dieu. Pour lui les mystiques qui apparaissait au hasard relevait de la génialité. C’est que les génies ont de tout temps été individualiser, ramené à une personne pour qu’au fond il n’en apparaisse qu’un minimum. L’Etat ou l’église ont de tout temps sanctifier le virtuose ou le saint pour ne pas que l’homme libre puisse forger ses propres outils, ses propres armes. C’est bien pour cela que Nietzsche se demandait comment les philosophes aient pu être libres sans pour autant devenir des fous ou des virtuoses NzLP°193_148. C’est-à-dire des personnes prisonnières de leur propres capacité mais qui ne peuvent en juger librement. Si l’on sait dissocier la personnalité (caractère) de la personne ( on voit que le génie au fond est collectif, la libertés des grecs, leur capacité n’était pas le résultat de grandes individualité mais celui d’un milieu, d’un agencement collectif, de ce que Deleuze appelait une constellation affective (en pensant à Foucault, Châtelet et Guatari vivants et Nietsche, Bergson, Spinoza repris). Si l’on parle de « génie » c’est qu’il arrive comme une comète mais qu’il est incapable de se faire comprendre de son vivant les grands exemples sont Lucrèce, Spinoza et Nietzsche. Mais ni le génie ni le talent ont leur importance, car ceux-ci repose plus sur un reconnaissance qui emprisonne que sur une compréhension mutuelle qui elle décuple les forces. Le « génie » est l’affranchissement d’un opprimé, pensons à l’excommunication de Spinoza, à la déportation de Dostoïevski, à la minorité que constitue Kafka mais il est surtout collectif (ou impersonnel) car il tient aux intensités qui circulent et qui se focalisent sur un individu de la communauté, souvent l’individu le plus « sensible ». Sensible veut dire qu’il sait voir des signes auxquels les autres ne prêtent pas attention et qu’ainsi il est porteur d’intensité inouïes et non perçues, mais supportant difficilement cela il est un individu dégénérescent, oppressé, parfois un souffre douleur. C’est à cet individu de savoir s’oublier un temps pour ensuite former un collectif (internet permet d’en former des disparates) où puisse s’échanger des positivités et des affects actifs. Bref ceci est une recette pour créer des effervescences qui doivent savoir ne pas se faire voir du pouvoir (Eglise comme Etat). Celui-ci ne supportant pas qu’on lui spolie ses tristesses, celles qui nous poussent à réclamer du sérieux et des responsables, bref des petites vies.

Et histoire de devier encore plus... Il y avait le « génie » d’Einstein qui avait un mode d’exposition de sa pensée encore kantien (transcendantal mouvement circulaire des conditions à ce qui est donné) et puis il y a eu l’extraordinaire effervescence autour Niels Bohr (Copenhague) et Max Born (Gottingen) qui fit naître la physique quantique, celle-ci s’appuyant sur une pensée post-kantienne. Un seuil était franchi qui faisait que si les sciences n’avançaient pas uniformément, il étais cette fois-ci impossible d’unifier les différents type d’interactions. Ce que ne parvint à faire Einstein de son vivant, qui avait rejeter la théorie quantique dans un premier temps. Mais entre la bombe atomique et le GPS et la révolution informatique basé sur les théories quantiques, il n’y a pas photo. La théorie quantique a profondément modifié notre rapport à ce qui nous entoure. La collectivité stellaire est certainement allée plus loin que la comète isolée, l’effort fourni n’étant pas le même.

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Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 17:28

Comme le dit Sancho, ici, les pensées dépressives sont les pensées qui réfléchissent à ce qu’est l’être.

Ce qu’il fallait sans doute le dire quant à Deleuze. Simplement parce que ce sont des pensées de l’être qui n’arrivent pas à en finir avec la métaphysique. Derrida disait de mais sa déconstruction ne fit que renforcer la métaphysique, sa philosophie de l’absence et du deuil ne fait que renforcer la mélancolie propre à la métaphysique. Chez Foucault cela se retrouve dans son rapport intime avec Heidegger et sa pensée de l’être. Chez Deleuze, le plan d’immanence n’est qu’une surface métaphysique qu’il surinvestit et de part et d’autre de laquelle se déploie les scientifiques fantasment sur la chose en soi et les artistes sur le virtuel (en soi). Mais il faut savoir sortir de ces binarités même si elles sont asymétriques. Mais attention, à tirer dans les pattes de la pensée formelle de Deleuze, on en oublie le pendant subversif de sa pensée (celui qui pris toute son ampleur avec Guattari). On peut tomber dans une pensée complexe (propre à la dichotomie et à ce que les scientifiques appelle la brisure spontanée de symétrie) sans avoir une pensée sophistiquée, mais une pensée qui a d’abord été expérimentée dans le texte et dans la vie. Le texte étant un reflet d’autres vies. Les binarités s seront toujours asymétriques entre un prétendu invisible et le visible qui s’en déduit, entre la métaphysique et la physique. Simplement les philosophes ont de tout temps fantasmer la métaphysique parce qu’ils ne parvenaient à relever la réalité, à s’en accommoder.

Poser l’être (« mais je ne l’ai vu nul part celui-là, c’est-à-dire l’englobant d’un système qui décompose tout selon une hiérarchique, selon une représentation), c’est être d’emblée dans la métaphysique. Se dire indifférent à l’être, sans même se donner la peine de dire que l’être. Comme nous l’avons montré en introduction d’un autre article la substance n’existe pas, c’est un concept auquel ont recours les philosophes pour expliquer une image du monde mais il n’y a aucune réalité qui y corresponde. Mais alors s’il n’y a pas de substance se pose pour les philosophes le problème de la consistance des choses. Une chose, une relation, un dispositif existerait, mais sommes non réellement sortis du problème de l’être et de la substance. Se demander si quelque chose existe paraît incongru, on peut la saisir ou mieux l’observer (de manière visuelle ou non) avec des instruments que nous mettons à notre disposition. La consistance est problème dérivé de ce qu’on a supprimé la substance, c’est-à-dire le principe de permanence de la matière. Toutes ces choses bien compliquées qui nous empêchent de penser plus simplement c’est-à-dire non en contemplant un réel, mais en étant dans l’action plus adéquat avec la réalité, c’est-à-dire plus joyeux. Nous nous éloignons par la même des pensées dépressives. Etonnant, non ?

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