Partager l'article ! 102. Préambule sur les signes de l’autonomie (2).: Pour le présent travail nous partons des intuitions issues du livre V de l ...
Pour le présent travail nous partons des intuitions issues du livre V de l’Éthique de Spinoza, du livre V de Ainsi parlait Zarathoustra, ainsi que ces fulgurances contenues dans l’Évolution créatrice de Bergson et les Mille Plateaux de Deleuze et Guattari. Ces fulgurances débordent sur les chapitres qui, à chaque fois, les précèdent. Le plus intéressant sans doute dans ces trois parties est le principe d’incertitude ou devrait-on dire d'indétermination de la physique quantique qui pose la réalité quantique comme ce qui a sa propre loi mais n’obéit pas aux lois de la « matière », de l’inertie politique, c’est-à-dire à la représentation : elle ne rejoint pas les relations constantes édictées par l’esprit. Si l’on voit plus loin, les signes décrivent un point de vue qui, tacite, permet de dire que l’on se comprend: affaire de code. Les signes sont transitoires, comprenez que selon notre parcours en livrées et autres passes successives, nous nous en séparerons. On passe le cap des lois ou relations constantes valables pour tous les corps à l’échelle quantique comme à l’échelle astrophysique. Le registre qui s’ouvre alors, celui du fini-illimité comme dimension éthique comme dimension de la terre. Ce registre tient compte aussi de l’éternel retour de Nietzsche et des expériences faites en éthologie appelées théorie de la hiérarchie chez les rats. Voici pour le cadre de notre travail, apparemment épars pour un sujet, qui, arrêté, n'en saisi plus le mouvement, .
Si une autonomie peut-être constituée ce n’est qu’en dépassant la dialectique du sujet libre et les déterminismes structurants, ces derniers produisent comme le remarque Lévi-Strauss une science qui n’a pas de sens ; il le disait à propos de sa propre démarche. A travers la tradition philosophique, il ne s’est jamais agi d’éveiller les consciences mais d’éduquer les corps, il ne s’est pas agi d’informer mais simplement de « former ». Nous touchons à présent un cap grec, où il ne s’agit plus de former le prétendant à un place politique dans une cité en pleine décadence mais d’éduquer à la délibération en tenant compte des différentes voies qui nous entourent et parfois nous assaillent : appelons-les conjectures ou « possibles ». Aux possibles, nul n'est tenu. Par là même nous sortons de la métaphysique. Sous l'effet d'une personnalité parfois une société franchit un cap et s'affranchit de ses règles de résolution habituelles apportant de nouvelles perspectives. Délibérer dans le cas de la ociété civile est à la base de la nétique et de ses ondulations spontanées d’affects ou de sentiments comme voulait par exemple les percevoir Schiller quand il parlait de l’Europe basé sur un sentiment avant d’être un concept. La délibération sert surtout à indiquer en commun ce qui a de l'importance. La pensée s’est détachée enfin de ce qu’il y avait de philosophie, de métaphysique, de Dedans qui l’enclavait dans une morale décadente plus que guerrière et la faisait se tourner vers une mysosophie ou une non-philosophie plus que vers une sagesse combattante . A travers la pensée sous ses différents régimes c’est la philosophie en tant que justification du dogme chrétien et du Dieu unique qui est évacuée. Finis les indispensables systèmes de Platon et de Kant qui sont avant tout des impasses pour les époques effervescentes où se joue le lien entre les natures flegmatiques et aristocratiques et les natures plus brayardes et démocratiques selon une double politique que nous verrons êtrer à la fois une nétique et politique d’esuchia, rendues possibles. D’une part par la révolution technologique à la manière de l’imprimerie qui permit aussi bien la Renaissance des arts que la Réforme de l’Eglise en Europe en court-circuitant le monopole biblique des moines copistes ; d’autre part, par la synthèse des différents essais politiques (tentative communiste (en fait léniniste et maoïste) à laquelle en appelait Nietzsche pour que l’on passe à autre chose, politique militante ou réelle de Badiou, Grande politique de Nietzsche qui visait à s’allier à la finance juive pour remettre un Napoléon sur le trône d'Europe et bousculer les petits népotismes, Opéraisme spinoziste de Negri, micropolitique anarchiste de Deleuze et Guattari, constitution d’une autonomie à partir d’une institution imaginaire de la société pour Castoriadis, fraternités politiques à la Debray. Avec toute cette effervescence on est sans doute encore loin de la posture , il ne s’agissait pas de dire la vérité au risque de soi-disant perdre la vie comme l’énonçait Socrate et Euripide avec la parrêsia. Ce fut l’apparition de l’étatique qui remplaça où la question de l’acquisition du pouvoir et sa conservation comptait plus que les avancées à mettre en œuvre des administrations centralisées ferments de l’Etat et des nations dont le sommet fut atteints par Napoléon en centralisant toutes les archives d’Europe au Louvre.
101. Préambule sur les signes de l’autonomie (1).
103. Préambule sur les signes de l’autonomie (3).
104. Préambule sur les signes de l’autonomie (4).
105. Préambule sur les signes de l’autonomie (5).
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