Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 00:01

Au début du XXe siècle, Ferdinand de Saussure donne une nouvelle définition du signe : le signe comme entité psychique à deux faces, l'image acoustique et le concept, deux éléments intimement unis qui s'appellent l'un l'autre. L'image acoustique (ou son) prendra le nom de signifiant et le concept celui de signifié. On a ainsi d’une part le sens ou la valeur du signe et d’autre part ce grâce à quoi le signe se manifeste. Plus qu’une réunion des deux précédents types de signes — naturels et artificiels —, on bascule dans une axiomatique propre au structuralisme. Cette union est arbitraire c'est-à-dire qu'elle n'est motivée par aucune raison naturelle contrairement au signe naturel. Le signe linguistique unit non une chose et un nom, mais un concept et une image linguistique. Cette dernière n’est pas le son matériel, chose purement physique, mais l’empreinte psychique de ce son, la représentation que nous en donne le témoignage de nos sens… le signe linguistique est donc une entité psychique à deux faces Cours de linguistique générale, pp. 98-99, Payot. Le signe linguistique est donc bien la combinaison du concept et de l’image acoustique, le lien arbitraire unissant le signifié au signifiant mais s’il est réalité, le signe est une réalité non observable. Non observable, c’est-à-dire non mesurable, et donc de non expérimentable. C’est ainsi que l’on tombe dans l’abstraction propre à toute homonomie — pensée fonctionnant par homologues, ici le signifié et le signifiant. Il appartient à la structure qui précisément sous-tend la réalité. Mais très vite, on se rend compte que cette conception conduit à une impasse doublant la réalité (monde sensible) d’une structure abstraite — qui en réalité n’existe pas mais simplement insiste dans le langage. Ceci ne peut nous satisfaire pour définir précisément les signes qui nous intéressent dans cette partie. On peut envisager une autre conception des signes qui les libère véritablement de l’emprise du langage dominant (ou signifiant), ce sont les triades séméiotiques de Pierce.

Publié dans : Thèse - Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
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