C’est que Badiou avait commencé bien avant un quelconque événement à Platoniser, bien avant 68 en réaction de quoi il se pose. Déjà dans ses séminaire du milieu des années 60, il avait formalisé le concept de modèle. Ainsi l’événement n’est que prétexte à dire que l’on poursuit un parcours en toute fidélité. L’Evènement n’est que la crise, la griffure, la blessure narcissique qui permet de dire qu’il y a crise et que face à l’opinion dogmatique ou radicale, la vérité du Deux doit s’en mêler. Le Deux qui est l’idée qu’il y a un réel supplémentaire qui inexiste ou insiste dans la situation (ou l’expérience ou le monde) et que la situation ne se suffit pas à elle-même. Ce réel est l’autorité du Même. La fidélité se moque plus de l’événement que du retour du Même, (« l’indécidable lui-même cœur absolu de la pensée » dialectique C_146) de cette abstraction propre à Badiou et pour laquelle il serait prêt à tous nous enterrer : « mieux vaut un désastre qu’un desêtre », un non-retour du même, donc de la pensée dialectique. Ce qui veut dire en somme que Badiou
C’est pourquoi on peut parler d’une montée en puissance du double discours chez Badiou qui le pousse au désastre vu que vieillard rabougri il ne peut s’arrêter de penser, on n’est pas loin de la République de Platon, sauf que Badiou ne s’empêchera pas de dire ce qui pense (cf. C_324)
Badiou ne dira pas "le réel est esprit " =l'esprit n'est que ce qui se manifeste dans le réel artistique ,politique etc(hegel)
seriez- vous d'accord ? cordialement gabriel simony (philagor.over-blog.com)