Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 10:00

Si la personnalité va en s’affermissant : « ce moi profond quasi enseveli, quasi réduit au silence par l’obligation constance d’écouter d’autre « moi » (et lire, est ce autre chose ?), ce moi donc se réveilla lentement, timidement douloureusement mais à la fin il retrouvera la parole » (NzEH, "HH", 4)

« aux époques de travail intensif, non ne voit pas de livre chez moi : je me garderai bien de laisser quelqu’un me parler ou même penser auprès de moi » (NzEH, pourquoi mais si avisé, 3) ce n’est que soi-même que l’on projette sur celui qui est face à vous, sur celui avec qui vous voulez nouer une relation affective (et non affectueuse) faite de simulation et d’échange d’affects, devenir l’un par l’autre, l’un avec l’autre.

Affirmer sa personnalité c'est passer d'un langage de l'intime (logos endiatitos) à celui de l'affirmation (apophanticos). Affirmer sa personnalité c'est passer par les extrêmes, où personne ne va, plutôt que le milieu, où tous s'enlisent. La personnalité n'a rien à voir avec l'autroité ou la subjectivité (qui est intersubjectivité, communication dans le cas des mileiux). La théorie des milieux est la marque d'une désagrégation de la personnalité. Mais le milieu rend parfois possible que personnalité en émerge, s'autonomise par rapport à la morale du spectacle (comprenez les sphères hétéronomes de la reconnnaissance et de la représentation). Toute morale joue de la récompense et de la punition et ainsi oriente - à travers les actions - sa propre perpétiation.

Mais reste une subversion personnelle mais pas exactement individuelle car née de l'éducation. Une fois acquise et affermie la personnalité, on peut alors se dépersonnaliser, contaminer de valeurs actives la masse qui n'agit pas. Les prêtres eux en demeurent, eux, aux paroles, aux déclarations mais n'enclenchent pas eux-mêmes les actions qui vont contre la masse et par aspiration, l'affectent.
C'est tout ce à quoi ne veut nous faire parvenir le prêche incantatoir du prêtre qui s'appuie sur les malheur qui nous attristent pour asseoir d'autant sont autorité émancipatrice de la chair et de la douleur. Ah cette vallée de larmes où nous serions tenus de survivre..

la suite : Désapprendre d'avoir peur.

fin du texte non saisie, à suivre donc...



PENSEE / Epoques à conjectures
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PENSEE / Sortir de Foucault
PENSEE / L'affirmation de la personnalité
PENSEE / Récuser le concept d’être
PENSEE / S’il n’y a pas réellement de forces du dehors
SIGNES D'UNE PHILOSOPHIE A VENIR / L'émergence
SIGNES D'UNE PHILOSOPHIE A VENIR / La brèche

 

 

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