Samedi 22 mars 2008
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Cher Jean
Pour te refaire démarrer, il me fallait te dire combien il y avait plusieurs conception de l'ivresse (la
mania), Deleuze en relève Deux (DzNP_18), il y en a sans doute trois, la
dionysiaque, la socratique, la chrétienne (celle de Hegel et la tienne). L'ivresse dyonisiaque se définit par son hybris qui devient au fond un jeu. L'ivresse socratique est un retournement
perpétutel (à la manière d'un culbuto) : citons Niettzsche, "Tandis que chez tous les hommes productifs, l'instinct est une force affirmatrice et créatrice, et la conscience une force critique et
négative, ; chez socrate, l'instinct devient critique et la conscience créatrice".
Tu sembles....
Ainsi s'explique ta volonté de partout débusquer les formes d'humanité, les formes de vie rabougries (les tchandalas d'Emmaus, les laisser-pour-compte de la vie), ce qui est un tournant de la vie.
Mais cela explique pourquoi pour toi la philosophie est thérapeutique. Je dirai qu'elle ne l'a jamais été, ou seulement avec les épicuriens (dont les survivances d'Onfray et de Prado) qui était
avant tout des maladifs et des dépressifs qui se devaient de cueillir le fruit avant de mourrir (le carpe diem n'est qu'un jeu de vieux sentant sa jeunesse lui échapper et voulant s'approprier
celle des autres par la manipulation, "allons ma belle cueillir la rose tant que de rosée est son drapé").
Par Anthony Le Cazals
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Publié dans : Ripostes et pourparlers
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