Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 13:01

Les signes, ce sont les affects, les forces autres que physiques, plus « biologique » que subjectives, c’est-à-dire nullement métaphysiques en ce que nous, guetteurs, les ressentons.

 

Le premier dossier porte sur Merleau-Ponty et les nœuds de pensée qui adopte un dispositif d’écriture et de lecture visant à débrider la pensée pour ensuite l’activer. Activer la pensée ne peut se faire que si on enlève toutes les brides et les attaches symboliques et illusions qui la freinent. Nous les avons nommées fixations d’époque. Ces brides sont les grandes distinctions qui peuplent la philosophie selon la tradition idiote et décadente tel l’exemple de « l’arbre de la connaissance » depuis Descartes. Ainsi reprenant ce qui s’est fait en physique, nous supprimons ici tous les absolus (autrement appelés « inobservables ») et nous tiendrons tous ces ailleurs, toutes ces absences pleines de mélancolie, tous ces vides pour la portion congrue qui n’alimente en rien le penseur qui se vaut. Ces fixations n’ont aucun intérêt, aucune importance sinon de marquer une abstraction fâcheuse mais indispensable à qui veut se maintenir dans une posture de surplomb. Nous n’aurons recours à aucune métaphysique ou aucune ontologie. L’ontologie est en philosophie le dérivé moderne de la métaphysique.

Le troisième dossier s’appuie sur les constatations de Deleuze données à la fin de son Foucault — in Vers une formation de l’avenir. C’est un constat sur les orientations à venir plus qu’une prédiction. C’est, au passage, dans son Foucault, que Deleuze fait mention des accointances qui existent entre le Visible et l’Invisible de Merleau-Ponty, ouvrage dont la richesse est d’être non-achevée. Les pensées y sont éparses. Elles ne sont pas encore recouvertes par l’enrobé de la persuasion du discours. Elles ne reprennent pas les présupposés d’une époque et de sa pensée dominante. Cette pensée dominante s’appuie sur la seule intelligence, on peut parler d’un intellectualisme réflexif qui évacue les intuitions. L’intelligence, qui est la faculté de lier le même au même Bg, ouvre au logos prophoricos tandis que l’intuition permet davantage de penser dans la nuance ce qui diffère du langage intime, logos endiatitos, et y renvoie. Remarquons que Castoriadis porte le même constat sur ce qu’il nomme la psyché mais qu’il ne sait pas lui donner de substitut comme Bergson ou Nietzsche avec l’intuition. Castoriadis parle de la tendance fondamentale de la psyché à rejeter (et ainsi à haïr) ce qui n’est pas elle-même et de la quasi-nécessité de la clôture de l’institution sociale et des significations imaginaires qu’elle porte CstFP_183-184. Peut-être comprendra-t-on ce que réforme de l’entendement veut dire.

Publié dans : Thèse - Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

WHO ARE WE ?

  • : Les devenirs de la philosophie à Paris
  • Les devenirs de la philosophie à Paris
  • : Des pensées pour être apte à un plus grand nombre de choses. Non pas changer le monde mais mais être capable d'en voir les positivités : les autonomies (comme à Paris 8)
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

SITE SEARCH

WEB AND CLOUD


paris-philo 15   facebook.jpeg   twitter.jpeg   pearltrees.jpeg
.

SITE TRANSLATION

English Español 日本語 [أربيك] Italiano Deutsch 汉语 漢語 Nederlands 한국어 Port Русско
Ελληνικά Swedish Romanian Polish Norwegian Hindi Finnish Danish Czech Croatian Bulgarian Français - Langue originale
www.traducteurenligne.net

 

 

OTHER VERSIONS OF THIS SITE

 

       

 

(sorry we don't upload frequently, actualisation depends of our free abroad lectures)

IMAGES

  • Gurméndez Carlos 1985
  • Dutant Julien 2007

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés