Medhi Belaj Kacem est dénommé le piètre philosophe non sans raisons (mais c'est une mode que de passer de Deleuze à Badiou comme on retourne sa veste sans y voir quelque danger pour l'époque, rassurez-vous ou pas, Jean-Clet Martin et Véronique Bergen ont fait de même car il faut bien occuper leur temps de cerveau disponible). Nous appelerons donc piètres philosophes toutes sortes de girouettes et autres hirondelles qui trainent pas très loin de la Némésis, de l'esprit de vengeance sans flairer la chose. La vanité est nihilisme : Tout est vain nous dit-elle. Manuel Hutin
Une présentation de l'auteur par Aliette Guibert-Certoux :
Mehdi Belhaj Kacem a trente six ans depuis le 17 avril 2009. À vingt ans, il y a donc à peine plus de dix ans, il écrivait son premier roman, Cancer, paru l’année suivante chez l’éditeur Tristram
(devise : "La littérature c’est ce qui change la littérature"). Immédiatement l’ouvrage fut remarqué dans la revue Art Press. Les livres suivants furent attendus et salués par la critique. Il a
reçu l’attention de personnalités telle Michèle Bernstein, co-fondatrice de l’Internationale Situationniste, qui lui dédia de superbes mots, à propos de Vies et morts de Irène Lepic, dans le
quotidien Libération où elle était alors journaliste littéraire, en 1996. Dans le même journal, en 2000, ce fut Éric Loret, poète et chroniqueur, qui lui
consacra une page entière avec un portrait, pour l’article Belhaj Kacem, le démon de Mehdi, à propos de L’esthétique du chaos, suivi de l’article Penseur en désordre, à propos de Society,
quelques mois plus tard... Huit ans après, il vient de publier cet ouvrage révolutionnaire qui nous anime, une philosophie hétérogène et organique du discours, L’esprit du nihilisme : Une
ontologique de l’Histoire, au sujet de la pensée moderne, où il démonte le système de la vérité des origines, et qui est peut-être la réalisation d’une métaphysique du mouvement, la première qui
ne soit ni une vaine hypothèse ni une métaphore, parce qu’étrangement elle ne serait pas attachée à la réalité philosophique du temps ni à celle de l’espace mais répondant à Gilles Deleuze,
à l’événement, comme abstraction, révélation, métamorphose, et/ou comme émergence, singulières ou séquencées (selon les rythmes tendus ou étendus, multidirectionnels, du mode
d’apparition/disparition de l’événement). La pensée de Mehdi Belhaj Kacem telle qu’ontologiquement elle effectue son corps ses expériences et ses créatures à nos yeux dans chaque livre, et de
livre en livre dans le désordre, particulièrement concentrée sans anecdote dans son dernier ouvrage magistral, en discours de la transgression, serait l’événement manifeste lui-même de sa
métaphysique du mouvement.
Son dernier ouvrage :
"L’esprit du nihilisme : Une ontologique de l’Histoire", Mehdi Belhaj Kacem ; collection "Ouvertures", éditions Fayard, Paris ; mars 2009.
Sa présentation du livre :
"L’esprit du nihilisme : titre doublement paradoxal, puisque ce livre entreprend parallèlement, et souvent en même temps, de déconstruire le (pseudo-)concept nietzschéo-heideggerien de
"nihilisme" et de décrire ce que, par provocation provisionnelle nous appellerons "nihilisme démocratique". C’est graduellement, par la description phénoménologique de la spiritualité exprimée
dans la voix moyenne de toute une époque, que se rouvre alors la voie qui a traversé toute la modernité pensante depuis deux siècles : la "redécouverte" de la Tragédie par l’homme sans dieu(x).
S’y établit le "secret" découvert à tâtons par cette modernité, sans avoir jamais été énoncé comme tel : renversant la tradition métaphysico-politique de l’Occident, on démontre que ce n’est pas
la Loi qui est la condition de la Transgression, mais le contraire. C’est la Transgression qui est la condition de possibilité de toute législation : non seulement "morale", politique et
civique, mais technique et culturelle. L’enjeu est considérable : si la philosophie, pour la toute première fois de
sa tradition, parvenait à renverser le rapport qu’elle a toujours posé entre législation et transgression, démontrant que celle-ci est la condition de possibilité de celle-là et pas l’inverse ;
bouleversant au passage le sens même qu’on a toujours accordé au concept de "Transgression", alors la philosophie destituerait enfin la région de
pensée qui, avec l’irrationalisme qui lui est propre, et qu’on a plus que jamais raison de qualifier d’"obscurantisme", a toujours "pensé" la précession de la transgression sur la législation :
nommément la religion (le "péché originel"). Cette destitution non seulement court-circuiterait le pouvoir du religieux, mais restituerait ce pouvoir, et la tâche d’en penser les conséquences, à
cela dont le retrait, depuis trente ans, est le vrai nom du "nihilisme" et du "retour du religieux" : la politique."
( A. G-C., extrait de La revue des ressources, Avril 2009
http://www.
Mehdi Belhaj Kacem, ses actes bibliographiques et filmographiques recensés à la page qui lui est consacrée dans Wikipedia francophone :
http://fr.wikipedia.org/wiki/
Mehdi Belhaj Kacem, archive d’articles et d’entretiens à propos de l’auteur par Éric Loret, Mathieu Lindon, Antoine Daguin, parus dans le journalLibération et dans la revue littéraire Le
matricule des anges :
http://pioum.chez.com/kacem.
L’ANTISCØLASTIQUE, un site apparemment informé par Mehdi Belhaj Kacem et/ou certains de ses amis philosophes :
http://antiscolastique.fr/
L’esprit du nihilisme : Une ontologique de l’Histoire : la page
technique du livre dans le site de l'éditeur :
http://www.editions-fayard.fr/
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