Bertold Brecht
damaturge, 1898-1956
Vie de Bertold Brecht
Né dans une famille bourgeoise, il entame des études de médecine qui le conduisent, en 1918, à intervenir comme infirmier au front. Cette expérience le conduit à un rejet du
militarisme, et, plus généralement, de la soumission au puissants. Cette tendance à l’anarchisme est lisible dans ses premières pièces : Baal, puis Tambours dans la nuit, et
L’Opéra de Quat’sous, dans lesquels il ridiculise les valeurs de la bourgeoisie et prône un hédonisme individuel.
À la fin des années 1920, il s’intéresse à l’économie politique pour écrire Sainte Jeanne des Abattoirs. Il adhère alors au marxisme sans proprement adhérer au parti communiste.
L’arrivée de Hitler au pouvoir le contraint à un exil américain où il écrit Mère Courage et Galilée. Après la chute du Reich, il rejoint l’Allemagne de l’Est où le prestigieux
Berliner Ensemble lui est confié. Il y met en scène ses dernières pièces auprès d’une équipe constituée de fidèles. Sa veuve, Helene Weigel continuera à faire fonctionner le théâtre après sa mort
et de jeunes metteurs en scène formés par le maître y produiront des spectacles d’un « brechtisme » de plus en plus rigide.
Il fut un grand théoricien du théâtre, s’intéressant à tous les aspects de la production d’un spectacle. Le jeu, la scénographie, le costume, mais aussi la régie, la machinerie ou le maquillage,
tout participait à induire chez le spectateur une réaction critique vis-à-vis de ce qui lui était présenté. Ce qu’il appelait « distanciation » impliquait aussi l’usage de toute sorte de
techniques : masques, pancartes, pauses narratives et absence d’un personnage positif susceptible de recevoir l’adhésion de public. Brecht n’entend jamais donner de leçon mais déciller les yeux
de son spectateur.
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Sur Flu : chronique du Cercle de craie caucasien mise en scène par Ludovic
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