Partager l'article ! SCIENCES ET MATHEMATIQUES 1 / Les équations: Plusieurs citations de Stephen Hawking, Albert Einstein et le digeste d'un article paru dans ...
L'astrophysicien hawking disait « moi-même, je n'aimes pas tellement les équations ... je n'ai pas de sensibilité intuitive pour les équations » HawTN_49. La citation qui suit resitue de mainère plus nuancée les choses :
« A l'école, les sciences sont présentées de manière sèche est inintéressante. Les enfants apprennent leurs leçons sans essayer des les comprendre [machinalement si vous voulez], dans le seul but de passer les examens, et ils ne perçoive pas le rapport avec le monde qui les entoure. De plus les sciences, sont bien souvent enseignées sous forme d'équations. Bien que les équations soient une manière concise et exacte de décrire les idées mathémaitques, elles effraient la majorité des gens. Il y a quelques temps, comme j'écrivai un livre à l'intention du grand public , on m'a averti que chaque équation que j'y incluerais diviserai les vente par deux. J'en ai laissé qu'une la fameuse équaiotn d'Einstein E = Mc2. Peut-être aurais-je vendu deux fois plus d'exemplaires sans elle.
Les scientifiques et les ingénieurs tendent à exprimer leurs idées sous formes d'équations parce qu'ils ont besoin de connaître la vleur précise des quantités qu'ils
utilisent. Mais pour les autres, une appréhension qualitative [comprenez non-scientifique, comme il existe une compréhension non-philosophique] des concepts scientiques est suffisante, et
celle-ci est communiquée par les mots et les diagrammes, sans recourrir à des équations. HawTN_43
On peut ajouter cette pensée fort à propos d'Einstein, Mathématique et expérience :
Ici surgit une énigme qui a fortement troublé les chercheurs de tous les temps. Comment se fait-il que la mathématique, qui est un produit de la pensée humaine et
indépendante de toue expérience, s'adapte d'une si admirable manière aux objets de la réalité ? La raison humaine serait-elle donc capable sans avoir recours à
l'expérience, de découvrir par son activité seule les propriétés desobjets réels ?
(1). « Comme le sous-entendait Poincaré, le calcul opérant sur les nombres entiers est un modèle de rigueur, d’où l’idée de s’appuyer sur lui pour construire des mathématiques rigoureuses. ... Vers 1870, l’Allemand Richard Dedekind définit les nombres irrationnels comme des partitions de l’ensemble des nombres rationnels (qui s’écrivent sous la forme p/q, où p et q sont des entiers) en deux classes ; c’est sa définition, abstraite mais précise, qui a permis pour la première fois de justifier l’application des opérations arithmétiques aux irrationnels. »
(2) Nous relevons un autre extrait de l'article, p. 11-12. « Comme l’écrit Poincaré dans La valeur de la science : « La rigueur ne pourrait s’introduire dans les raisonnements si on ne la faisait entrer d’abord dans les définitions. » La définition de la continuité de Bolzano ou de Weierstrass ne fait pas appel aux notions d’infiniment petit ou de quantité évanouissante, introduites au XVIIe siècle par Leibniz et Newton, les inventeurs du calcul infinitésimal. Ces notions avaient été vite critiquées, non seulement parce qu’elles ne sont pas définies avec précision, mais aussi parce que le calcul qui leur est associé ne suit pas tout à fait les règles du calcul algébrique. Par exemple, si l’on considère deux quantités x et y augmentées de quantités infiniment petites dx et dy, leur produit xy est augmenté de d(xy) = x dy + y dx. Pour obtenir ce résultat, on commence par un calcul ordinaire : d(xy) = (x + dx) (y + dy) – xy = xy + y dx + dx dy. Mais il faut ensuite éliminer le terme dx dy (un infiniment petit d’ordre supérieur, par rapport à dxy), ce que le calcul ordinaire n’autorise pas. Leibniz finira par demander aux mathématiciens de considérer les infiniment petits comme des « fictions utiles ». Cela a satisfait nombre de mathématiciens du XVIIIe siècle, puis a été remis en question jusqu’à complète disparition de ces « fictions ». Pour les critiques, le manque de rigueur résidait cette fois dans le calcul. [... p. 13. Poincaré] reprend des définitions, telle celle de Weierstrass pour la continuité d’une fonction, dont il a dit qu’elles sont rigoureuses et qu’elles permettent d’éviter des difficultés mathématiques. Mais cette fois, il explique qu’il est exclu de les enseigner de prime abord. Il écrit de la continuité : « Ce n’est d’abord qu’une image sensible, un tracé à la craie sur un tableau noir. Peu à peu elle s’épure ; on s’en sert pour construire un système compliqué d’inégalités […]. Et pourtant, si le professeur ne rappelait l’image primitive, comment l’élève devinerait-il par quel caprice toutes ces inégalités se sont échafaudées de cette façon les unes sur les autres ? » »
HawTN_ : Hawking, Trous Noirs et bébés univers (1993), éd. Odile Jacob, 2000.
EinGE_ : Einstein, « La Géométrie et l'expérience » (Discours prononcé à
l'académie des sciences de Berlin le 27 janvier 1921 et complété ensuite) in Sur l'Electrodynamique en movement suivi de..., réédit. oblongue Jacques Gabais,
1994 p. 13-14,
Pour rebondir ceci rejoint un peu ce que disait Schopenhauer du rapport qu'entretien un génie avec les mathématiques (voir génie dans ce lexique)
edit 27 mai 2007
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