Mardi 2 février 2010
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Anti-Darwin. - Ce qui me surprend le plus, quand j'embrasse du regard les grands destins de l'homme, c'est d'apercevoir toujours le contraire de ce que Darwin et son école voient ou veulent
voir aujourd'hui : la sélection au profit des plus forts, des mieux partagés, le progrès de l'espèce. Le contraire est partout saisissable : l'annulation des coups de chance, l'inutilité des
types supérieurs, l'inévitable domination des types moyens et même inférieurs à la moyenne. ... Cette volonté de puissance dans laquelle je reconnais la raison dernière et le caractère de toutes
les modifications, nous fournit le moyen de comprendre pourquoi la sélection ne joue pas au profit des exceptions et des réussites heureuses ... Si étrange que cela semble, on a toujours à
défendre les forts contre les faibvles, les heureux contre les malheureux ; les bien portants contre les dégénérés et les tarés. ... Je vois tous les philosophes, je vois la science à
genoux devant la réalité d'une lutte pour l'existence qui est le contraire de celle qu'enseigne l'école de Darwin --- C'est-à-dire que je vois partout dominer et subsister ceux qui comprtomettent
la vie et la vlaeur de la vie. L'erreur du darwinisme me pose un problème : comment peut-on être aveugle au point de voir fgaux sur ce point justement ? ... En somme l'accroissement de pûissance
chez une espèce est peut-être moins bien garanti par la prépondérance des types médiocres et inférieurs.. Ces derniers ont la fécondité et la durée ; les premiers augmentent le dabger, le ravage
rapide, la prompte régression du nombre.
XVI, § 685, NzVP°III,395.
Par Le Cazals
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