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La 1ère thèse de philo écrite pour l'hypertexte

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Dimanche 24 juin 2012 7 24 /06 /Juin /2012 13:40
    • [rencontre avant-hier avec Alain Damasio chez Hugues, ceci est un précipité]
    • 224_Alain_Damasio.jpg
    • Damasio écrit par blocs de paragraphes selon un procédé de dérivation de concepts, seulement comme toute fantastique il n'y a pas le franchissement de seuil, il manque de force en cela. C'est pour cela que je préfère les essai plus rudes à la tâche. Par contre la dérivation que je retrouve dans le tra-ducire m'apporte aussi, je parle par exemple de regarder un film sous-titré dans une autre langue. Damasio est une traduction de Foucault (I), Deleuze (II et bientôt IV) et bientôt Bergson (IV). C'est une peu comme lire du Montaigne dans le texte ou regarder ce cours de Deleuze sou-titré en italien (a et b). Cela revèle certains aspects de la langue, l'importance du "tra" (entre, chez, à travers) en Italien et c'est ce que l'on retrouve dans la préposition po (по) en Russe, qui selon moi et selon Berdaieff quelque part est lié aux grands espaces sibériens (c). La perturbation des grands espaces qui attire les occidentaux instable selon Owen Matthews (je me souviens d'un entretien mais cela doit se retrouver dans les livres). L'écriture baroque est dans la variation à l'infini, le rapport à l'interminable, elle est présente chez persque tous les philosophes d'institution (pas le temps de développer ici). Mais déjà les deux cours de Deleuze font entrevoir la progression Renaissance-Classique-Baroque-Eclectisme ou pessimisme-quantique comme synthèse de la con-naisssance de l'imprimerie (banque+édition) et de la perspective humaine (les humanités comme renaissance). Le classique est l'analyse des apports de la Renaissance (l'analyse des représentations via l'Idéologie, cf. les mots et les choses). Le baroque c'est la transformation ou variation infinie de forme à forme à travers la courbure à variation infinie (Damasio est dedans). L'éclectisme c'est la période "fin de siècle" quand on perd les points fondamentaux de la construction baroque (Monteverdi, Buxtehude, Back). Puis vient la révolution quantique, qui amène l'ère de l'information indexée sur la lumière et non plus la "matière" comme avec le papier. C'est comme pour la Renaissance une grande période de synthèse et non pas d'analyse à cette différente que la synthèse n'est pas cohérente (cohérence des points de vue) mais convergence (convergence des médias et par là convergences -Stiegler- des deux hémisphères de notre cerveau pour aller contre Virilio pour qui l'écran domine l'écrit). L'écran participe de l'écrit (logique et sémantique) tout comme du visuel, chacun ayant son hémisphère cérébral préféré. C'est cela la convergence, l'ambimanie du clavier (aussi).

      Au niveau de la librairie pour amener la BD, il y aurait quelque chose à faire sous l'angle du chromatisme (b au début) qui vaut tant en musique qu'en peinture (avec Delacroix, Cézanne, Van Gogh voir George Roque Art et Science de la couleur). Le premier chromatisme est italien alors que le second est français (via l'école des gobelins qui prépare les nouveaux pigments, la rationalisation de la peinture en tube).

      Voilà pour un premier jet

      (I) la zone
      (I) la horde
      (IV) le troisième roman
      (a) http://www.youtube.com/watch?v=biq7dD9qZ1Y
      (b) http://www.youtube.com/watch?v=Moi8WyTsfRM
      (c) http://www.paris-philo.com/article-l-influence-du-territoire-siberien-sur-la-langue-russe-105463857.html


    • C'est une reprise de l'analyse nietzschéenne des trois siècle qui suivent la renaissance et qui vient en contre champ de son mâitre Jacob Burckhardt (les tenants de Vico ou de Nicolas de Cues ne seraient pas très loin de ça). Mais Nietzsche sort de la dimension de l'individu sur fond de culture qui est le propre du héros romantique. Nous sommes simplement dans une grande période de synthèse, même si le baroque (Damasio) et l'éclectisme (en archi par ex. Badia-Berger) sont domminants.

      Pardon c'est très dense.


    • Le paragraphe de dérivation donc n'est pas la même chose que le point de bascule. Ca a des conséquences dans le rapport du mysticisme à l'érotisme (cf. préface à la Transgression de Foucault, (re)sortie en février). Toutes la métaphysique s'est vécu comme une perversion (voir la deuxième minuté). Cela voulait dire jouer avec les règles, les pervertir, les subvertir, machiner, plutôt que d'inventer des règles qui sont liées tant au langage qu'à l'affectif au travers de l'érotique.


    • Il y a eu une tentative de retour à la mysiticisme de l'Être avec Heidegger. Mais il n'est plus question à n'autre époque d'une trangression de la limite (institutionnelle). Nous sommes d'emblée au Dehors, et non pas dans un rapport d'ouverture dramatique du pathétique au dynamique (pour reprendre Pascale Criton dans l'une des vidéos). C'est n'est plus une transformation mais une transpréhension (c'est la question de l'imitation et de la trnasformation invisible chez Kafka, ces imitations que personne ne voyait quand il les faisait).


    • transpréhension = transformation de la compréhension vers plus de complexité (quantique) et moins de subjectivité (classique, baroque ou romantique)

    • ou le nouvel entendement de Spinoza sauf que criticant Descartes, il faisait pire, il chassait les affects et les passions ce que ne fait ps Descartes dans sa correspondance). Les affects étant ce à quoi on se sensibilise à travers la litttérature entre deux pensées (Nietzsche met l'accent dessus).


    • Mais comme le chromatisme (XVIIIe en musique, XIXe en peinture), l'attention aux affects est très récente (XXe en politique, XXIe en marketting).


    • Pour en revenir à Damasio, il me semble plus être dans l'Ouvert que dans le Dehors (la distinction est explicitée par Alain Beaulieu dans sa thèse sur Deleuze publiée). L'Ouvert est ce qui vaut de la Renaissance à la révolution quantique, le Dehors ce qui vient après. Damasio comme Deleuze (dans ses livres de 1983 à 1986) entrevoient le Dehors. Mais Deleuze est incapble d'épuiser (selon ses termes) l'apport de Gauttari, car celui-ci est au Dehors, non dans la subjectivité mais dans la complexité (qu'il nomme nouvelle subjectivité).

Par Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Pourparlers et ripostes
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