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La 1ère thèse de philo écrite pour l'hypertexte

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Dimanche 24 juin 2012 7 24 /06 /Juin /2012 13:39

1°) Une définition possible du baroque

Le baroque introduit l'harmonie par accord et non plus par intervalle et le contrepoint de la dissonance, c'est-à-dire tout une nouvelle expressivité basé sur la mélodie et non plus sur l'inflexion qui permet de passer de forme en forme. La transformation est la variation infinie des formes. Ce que recherche le baroque c'est la courbure à variation infinie. L'expression propre du baroque évolue du pathétique au dynamique. Il y a une progression de tension. Il y a une ouverture dramatique des tensions dans la musique à travers le pathétique comme expression particulière du baroque. La façon dont les premiers accords du baroque agissaient n'était pas encore tendue, et n'était pas encore dynamique. Les rapports deviennent de plus en plus fonctionnels ou hiérarchiques entre les sons. C'est le passage de la défaillance à la vaillance ou à la capacité, c'est le passage de l'homme faillible ou fautif à l'homme capable, que figure la trajectoire de Ricœur. Le rapport harmonique est le plus important pour l'identité d'un son mais le son est déjà un accord "en tant que tel",il y a un accord dans le son. Les sons ne sont pas des mesures juxtaposées mais il y a un rapport dynamique entre les sons. Si le son est dominant c'est qu'il procède d'un autre son, il est hérité d'une lignée pourrait-on dire.

2°) Pour faire un pendant avec ce qui se passe aujourd'hui et avec la pensée des années 60-80
Nous ne sommes plus dans la variation de forme à forme selon l'idéal de la courbure à variation infinie. Idéal qui venait après le classique comme analyse des représentations issues de la synthèse de création qu'est la Renaissance. La renaissance est l'apparition de la connaissance qui succède à la croyance mystique en l'Être par la naissance conjointe (d'où connaissance) de l’imprimerie et de la Renaissance à proprement parler, pour faire un pont analogique avec aujourd'hui. On passe d'un mysticisme de l'Être dont une tentative réactionnaire de retour fut Heidegger, à un érotisme , car c'est là que se forge le langage, le langage au-delà de la mystique qui forge la limite del 'être. C'est parce que le langage se forge dans une érotique proche du cri, l'eurêka par exemple, la jubilation du découvreur et de l'homme de connaissance, qu'il y a un érotisme du métier qui lie aussi sensualité et chasteté comme peut le faire le mariage NzCW. Le problème est que cet érotisme a été vécu comme une perversion, une manipulation, une machination qui fait inclure une machine dans une autre machine. Le machinisme sous la relation hybride du cyborg succède à l'organisme, dont l'une des resucées est Badiou.

 

3°) Deux points d'ouverture

a) Le chromatisme

C'est l’expressivité des voix qui permet le chromatisme alors que les instruments passent leur temps à imiter les voix. Le chromatisme est une composante fondamental dans l'entrée de la construction du monde baroque. Le premier chromatisme est italien alors que le second est français. C'est Monteverdi qui introduit le chromatisme le premier en musique, avant que les français comme Cézanne et Van Gogh ne l'introduisent en peinture au XIXe siècle en même temps la rationalisme au sien l'école des gobelins qui prépare les nouveaux pigments, permet la fabrication industrielle de la peinture en tube (voir George Roque, Art et Science de la couleur).

b) L'harmonie préétablie
L'harmonie préétablie amenée par Leibniz et reprise en musique par Monteverdi, Buxtebehude et Bach, part de l'idée que l'Etat pense.  En ce qu'il est prédominant, l'État rend l'accord des voix dominant possible entre les parties, une harmonie d'accord entre les sons. L’État c'est l'établi, le stable et ce n'est à travers l'Harmonie qu'une reprise portée à sa toute-puissance. C'est la  question vieille comme Platon de connecter ensemble les impulsifs et les flegmatiques, les démocrates et les aristocrates. C'est une question de philosophe-ingénieur social ou de maître d'orchestration, qui utilise les consonances et les dissonances, le consensus et le dissensus pour introduire des résonances. Mais cela porte une morale qui parce qu'elle préjuge (pregiudicare en italien), porte atteinte et empêche, c'est à cela qu'on reconnaît une morale. C'est une morale de la conservation de l'Etat qui apparaît donc chez les Allemands et atteindra son paroxysme avec la philosophie du Droit de Hegel. C'est État qui pense.


nb : L'écriture du contre point de Gustav Huder  est allemande, les Allemands développeront beaucoup cela.

Par Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur l'art et la culture
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