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1) L'école comme lieu paradisiaque de l'égalité et la société civile comme enfer d'inégalité.
* * *
2) Une élite républicaine qui se perpétue avec tout ce que l'égalité masque de hiérarchie et de possibles autonomies.
Ce texte reflète les grandes valeurs du Républicanisme : Liberté, Égalité, Fraternité. Ces idées sont déclarées, mais en tant qu'idéaux
restent des mots creux qui recouvrent la réalité plus qu'ils n'aident à la comprendre ou mieux à l'investir, à la transformer. On peut voir dans l'égalité énoncée par Rancière comme présupposé à
la politique et à l'esthétique qu'une projection symbolique, mais surtout la réduction de la réalité à l'école comme seul espace vivable. Elle est d'abord une forme symbolique, une norme de séparation des espaces, des temps et des occupations sociales. L'école est le lieu qui perpétue les illusions issues de cette idée d'égalité. Il ne s'agit pas de s'en prendre à ceux
qui revendiquent l'égalité mais de faire en sorte que ceux qui peuvent s'en passer le fassent, ne soient pas otage de ce genre d'illusion qui ne refkète qu'un inhibtion de l'action.
L'école ne promet pas mensongèrement une égalité qu'elle laisserait démentir par la réalité sociale. Elle le fait symboliquement. La forme déclarée de l'égalité n'est que symbolique. L’école dit au fond au troupeau de la classe soit sage et reste assis.
L'occupation du temps qu'est l'école est outre la contemplation de l' apprendre pour apprendre la pratique de l'égalité pour Rancière,
c'est-à-dire une forme pacifiée de relations entre individus châtrés et souvent cloués à leur chaises. C’est une égalité du pauvre, pour reprendre Proudhon — et oui « le philosophe et ses
pauvres » — et non une égalité qui admet le talent. Notons-le tout de même l'égalité est de deux formes conjointes chez Rancière d'une part l'égalité déclarée, celle qui vient en présupposé
à la relation et d'autre part l'égalité immanente, celle mise en oeuvre entre le cerlce restreint des pairs. Sur ce point Proudhon est plus juste que la fieffé mauvaise foi de ceux qui se
légitiment eux-mêmes pour déclarer l’égalité (Rousseau, Marx, Badiou, avec leur sentiment de supériorité subséquent… et même Rancière dont l’égalité est plus complexe qu’un présupposé).
Mais une preuve du rejet de la réalité et d'une réduction pratique de la pensée par ceux qui s'enferment dans l'école égalitaire, c’est que
l’un des rares normaliens à avoir tenté une sortie de cette école avec les idées qu'elle illusionne, s'en est brisé les ailes : je pense à Robert Linhart
qui un jour s'est tû, a sombré face à la réalité. Lui aussi était normalien et véhiculait jusqu'à l'établi de l'usine les idéaux
républicains.
L’école cette scholè crée ses enseignants, les sophistes comme les nommaient Hérodote, il qualifiait ainsi Pythagore dans son école
par opposition au sage dans la « nature ». L’école produit des enseignants mais pas des sages, des sophistes mais pas des sophos. En elle, on s’emploie à
« apprendre pour apprendre », à honorer donc la connaissance pour la connaissance, qui au fond n’amène rien sauf à produire des valeurs d’homonomes, de tarentules qui tissent
leur système, avec une idée vide en son centre. Il ne doit y avoir de sage ou de grand homme, simplement des philosophes qui vivent en institution à force de s’être coupés du monde
sensible. Mais surtout l’école veut empêcher une égalité par le talent quand elle s’en tient à un idéal de la connaissance pour la
connaissance, c'est-à-dire à une improduction qui rejette l'activité manuelle. Jacques Rancière est toujours dans un mode platonicien,
celui qu’il nomme « partage du sensible », il n’a jamais outrepassé la tradition platonicienne et - dans sa continuité - distingue ainsi le capable de l’incapable, le contemplatif du
manuel. Pourtant des autodidactes - de simples artisans - contre cette vue mandarinale ont bien montré que les manuels, les hommes de savoir-faire étaient des capables. C’est que rappelons-le, le
platonisme repose sur l’idée qu’avoir en vue (horan) c’est faire (dran) et qu’il ne faut donc pas introduire de nouveauté. L’école républicaine avec sa connaissance pour la
connaissance, son apprendre pour apprendre, nous invite à ne pas rejoindre l’ "inégalité" de la production et du monde sensible, qu’elle soit pensée, travail ou vie. Mais e n'est pas dans l'école
que l'on peiut avoir l'audace d'un monde différent.
* * *
3) L'école autorise-t-elle le sage, l'audace qui ne recherche pas le profit ?jean gayon nous a laissé ce gentil petit message, dans l'attente du traitement de l'affiare nous avons retiré le texte argumenté tout aussi "fondé" :)
gayon@noos.fr
Publication originale : 19/02/2007 23:59 soit seulement depuis un an et demi.
Retirer le texte parait donné raison à Mr Gayon, mais nous avons d'autres choses à faire que de jeter dans l'oppobre quelqu'un qui a manqué de rigueur. Une disputation philosophique se joue sur de arguments ausi nous changeront comme présentement le titre allécheur pour ne faire apparaître qu'un manque de rigueur. Ce que les tribunaux pourrons statufié, sauf qu'il ne reste pas de traces des cours incriminés.
Ce n'est pas la formultion alléchante qui fait remonter l'article sur Google mais simplement les algorythmes utilisés par ce moteur de recherche qui font que tout ce qui est mis sur la plateforme
over-blog vient en premier.
~Cognition froide vs. cognition chaude
Fondée sur la vision propre à la philosophie classique de l'être humain cogitans puis inspirée par la métaphore du cerveau-ordinateur issue de l'intelligence artificielle, l'étude de la cognition humaine s'est d'abord intéressée aux grandes fonctions de l'esprit humain, comme le raisonnement, la mémoire, le langage, la conscience… laissant de côté l'affect, l'instinct ou l'éthique.
Toutefois, bien que nées de ce cadre conceptuel, les sciences cognitives ont assez rapidement brisé ce découpage en montrant les multiples interactions qu'il pouvait y avoir entre, par exemple, l'affect et la mémoire, l'éthique et le raisonnement, etc. Le titre du célèbre livre d'Antonio Damasio, L'Erreur de Descartes illustre parfaitement cette évolution : contre Descartes (et une vision du raisonnement comme proprement humaine et détachée des autres composantes de l'homme), le neurologue oppose une approche dans laquelle émotions et raisonnement interagissent. En effet, les différentes disciplines qui composent les sciences cognitives ont montré qu'il était impossible de dissocier ces aspects du comportement humain. Ainsi, en neuropsychologie, les patients souffrant d'une lésion cérébrale dans le cortex préfrontal sont incapables de réagir correctement à une situation émotionnelle tout en étant parfaitement capable de raisonner dans l'abstrait. Ou encore, en économie expérimentale, il a été montré que les êtres humains peuvent agir irrationnellement dans des situations où pourtant la raison « à froid » ordonnerait d'agir autrement. Le terme cognition inclut donc aujourd'hui un ensemble très vaste de processus mentaux.
Par ailleurs, les progrès effectués dans l'étude du comportement animal par l'éthologie cognitive ont aussi contesté cette conception d'une cognition humaine en montrant que les animaux étaient aussi capables de raisonnement, de mémoire… À l'inverse, cette discipline - en affinant nos connaissances sur la cognition animale - a permis de mieux cerner les facultés cognitives propres à l'homme. Aujourd'hui, ces travaux s'inscrivent dans une perspective évolutionniste qui cherche à mieux comprendre comment sont apparues et ont évolué ces différentes facultés cognitives.
Cognition artificielle
Les progrès effectués dans l'étude de la cognition humaine et animale ont rapidement fait l'objet de transpositions partielles dans certains systèmes d'information et dans des applications de gestion des connaissances.
La métaphore souvent utilisée est celle du traitement de l'information. Avec une entrée (input), une évaluation (traitement, avec différentes étapes), une réponse ou sortie (output).
Le « traitement de l'information » est lié à au moins trois variables :
- les événements cognitifs : les pensées accessibles facilement à la conscience ;
- les perceptions de la réalité ;
- les schémas cognitifs : inconscients, croyances profondes, expériences, et représentations du monde.
Avertissement : ce texte n’est à lire que si vous êtes agrégés, si vous tenter ce concours, ce texte à un effet
dissuasif s'il est lu trop rapidement et sans nuance (lisez aussi le passage en rouge). Nous ne faisons ici qu’une réponse au commentaire de Monsieur Oyseaulx *.
Tentons l’éclaircissement, contre cette idée qu’il faudrait être agrégé pour pouvoir critiquer l’agrèg de philosophie. De même que selon Mr Oyseaulx il faut être agrégé pour pouvoir critiquer
sans ressentiment la pensée formatée de l‘agrèg, de même il faut être agrégé pour lire ce texte, qui dira-t-on dissuade de passer l’agrèg. D’avance ce texte ne visent pas les agrégatifs, ceux qui
préparent ce concours, mais ceux qui pensent que tout ce qui est de l’ordre de la pensée doit passer par cette épreuve, et qui bizarrement sont des agrégatifs.
CE TEXTE DEVELOPPE UNE PROBLEMATIQUE, ET SE DEBLOQUE A LA FIN.
Passons par le truchement d’un exemple. C'est la moindre des choses que ceux qui critiquent les pédés, se fasse passer dessus avant, question d'expertise. :) Le parallèle est volontairement
douteux, juste pour faire entrevoir que l’on ne peut pas être dans un système et prétendre librement le critiquer. Les agrégés à la différence de ceux que la société dénomme homosexuels, font
partie d’un système, c’est pourquoi il est possible de critiquer l’agrégation et mais que cela est plus discutable pour l’ « inversion » sexuelle. Montrant une certaine forme de refoulement. La
question deviendrait : peut-on refouler le système quand c’est précisément le système (l’hétéronomie appuyé par les prêtres du savoir agrégé) qui crée le refoulement, du déchet qui tôt ou tard ressurgit ? Mais passons, tout ça pur
dire que le ressentiment serait dans la très discutable critiques des pédés et non dans celle d’un système agrégatif.
D'une autre façon on peut très bien être indifférent à l'agrèg (plus par manque de méthode d'écriture sur commande qui s’acquiert par entraînement ou formatage : l’excice de la dissertation) et
remarquer qu'il est possible de penser sans être agrégé à la pensée discursive (la pensée ne se réduisant pas au discours, à la « verbosité »). La capacité à penser sans être agrégé, C'est cette
simple hypothèse non généralisable qui est soutenue ici. Ce que nous faisons c’est un raisonnement par l'exception, par goût de la contradiction :) : c'est feu François Zourabichvili qui ne
voulait tenir compte que des agrégés en France c'est-à-dire de ceux qui savent que "c'est un peu comme courir le 100 m" mais à la fin "il faut tout oublier" (expression de Mr Loraux l’un des
maîtres de François Z.). Se dépendre de ce que l’on a incorporé, du formatage qui établit plus qu’il ne renouvelle. Faire mentir par l’expérience le discours péremptoire des agrégés, c’est cela
mon goût de la contradiction, difficile de savoir d’où ça vient, aucun aveu à faire.
Cette simple hypothèse que nous posons, est qu’une autre voie d'expérience est empruntable sans souci de la reconnaissance, l’amour pouvant s’en tenir à quelques personnes (les philoi). C'est
plus là, une critique de la facilité discursive de l'agrégé comme discours du maître que l’expression d’un ressentiment par rapport à un privilège. La distance, c’est-à-dire ce qui fait la
noblesse n’a pas besoin d’adoubement. Nombre de philosophes ont une indifférence par rapport à l'enseignement (Descartes était un ancien soldat, Leibniz un bibliothécaire, Spinoza, dont un des
traités est le condensé des cours privés de ses débuts, Schopenhauer qui s'y est essayé à deux reprises, Nietzsche n'enseignait plus après 36 ans ou Lucrèce dont on peut douter qu’il enseignait,
pour en prendre seulement quelques uns parmi les plus critiques).
Ca ne se fait pas de dire cela, mais il y a une sorte d'incapacité pour l'agrégé à faire autre chose qu'enseigner et d'être protégé par un statut (jugement un peu hâtif, puisqu'il y a comme
agrégé, un ministre, Luc Ferry et un fondateur les Ecoles Françaises d’attachées de presse, c’est-à-dire tous les pures rhétoriciens moderne, Denis Huisman). D’ici quelques temps ce sera étonnant
de voir le contraste entre les philosophes analytiques, les philosophes du langage et de l'esprit, les épistémologue qui vont envahir les institutions et les gens qui vont vivre la précarité
comme condition d'existence. Les premiers seront agrégé et détachés des seconds. En somme l'agrèg forme des gens cultivés et non des idiots : cf. le cours de Deleuze sur la pensée naturelle de l'idiot et la pensée de reprise de
l'érudit. Un philosophe a-t-il besoin d'être dans le troupeau, dans l’agrégat, dans ce corps d’esprit qui a son code (le jargon philosophique)
?
Au nom de quoi tout penseur serait-il agrégé ? Ca serait un label qualité ? Ne peut-on pas donné un point de vue hors agrèg sans voir que ceux qui le passent ont un
certain masochisme rentré ou souvent intériorise la souffrance ** qu'ils ont eux à passer ce concours avec leur ceinture de janséniste. Comme si l'esprit de l'agrégé était celui qui devait
conditionné toutes les têtes, les former à l'esprit critique. Alors qu’il est prêt à certains sacrifices et que ceux sont ceux qui le distingue du commun des gens. S'il y a possibilité de ne pas
revenir sur ces convictions et de ne pas passer l'agrèg, pourquoi ne pas poursuivre sa voix, tout en faisant remarquer aux agrégés, comme ici, que ce n’est pas entre eux que les choses sérieuses
se passent ?Mais en tout cas bonne route pour Florian Forestier et Mr le plus sçavant des Oyseaulx, dont il faut reconnais tout le talent. Cette critique pour reprndre Socrate dans le Gorgias de
Palton, n'est pas à prendre pour soi, mais pour faire avancer la discussion. Il s'agit surtout d'accepter et de ne pas freiner la différence, c’est-à-dire que n’est pas forcément établi et
statufier (sur la différence entre le nouveau et l’établi voir DzDR et notre post à venir). C'est spinoziste, nietzschéen et wittgensteinien de dire que la
philosophie est avant tout thérapeutique, réponse à une excommunication plus qu'à un étonnement, réponse à une détonation plutôt qu'à un émerveillement face au monde (au quel cas on demeurerait
dans une logique subjective et se réclamant de l'objectivité, les deux étant grammaticalement corrélés).Bref pour revenir sur le tout premier paragraphe, il y avait quelque de Nizantesque dans
tout cela, le fait de ne pas vouloir car une fois agrégé on est obligé de produire du discours et pour reprendre Deleuze . Ne peut-on pas dénoncer la aisance du discours et la protection du
statut, peut-être l’accusation d’un idéalisme latent serait-elle valable mais encore faudrait-il croire à l’importance de l’esprit, si souvent lourd, ou de la conscience, si souvent mauvaise.En
quelques mots a-t-on le droit de rétif aux agrégations de tous ordres ? Nietzsche répondrait avec subtilité qu'il faut se garder de combattre la décadence
; elle est absolument nécessaire, elle appartient à tous les temps, toutes les époques. Ce qu’il faut combattre de toutes nos forces c’est l’introduction du virus contagieux dans les parties
saines VP III,61 et 15[41]. Afin d'éviter Monsieur Oyseaulx tout soupçon de ressentiment à l'endroit de l'agrégation. Celle-ci si on y prête pas garde conduit à un esprit de surplomb, un
esprit de suffisance qui se satisfait très bien de son jargon.
AFIN DE REPRENDRE MON AVERTISSEMENT DU DEBUT, et de ne pas me fâcher avec tous mes amis agrégatifs, car ce n'est pas eux que je vise, mais la suffisance des agrégés, des gens dont le point de vue sur le monde est conditionné par leur statut. Comme s'ils oubliaient qu'ils étaient des héritiers pour reprendre
l'expression de Bourdieu, du seul fait du rythme de vie introduit par l'institution. Mais nombreux qui passent le concours cherchent à garder leur personnalité (c'est tout ton mérité monsieur
Oyseaulx, je ne pense pas trio m'avancer) ou savent l'ambivalence de leur démarche, s'ils viennet du peuple, ce qui revient à vendre sa peau à l'institution. La philosophie c'est réellement autre
chose, si elle tient à sa fécondité. "C'est une chose d'enseigner, c'en est une autre de pratiquer" (comme me le faisait remarquer un ami). Mais là je n'avance rien de nouveau. Le plus étonnant
c'est donc la posture de surplomb, le statisme que conforte l'agrégation et qui finit par ne plus prêté attention au dynamisme au dehors de l'institution agrégée, parfois à le rejeter. C'est sur
ce tout dernier point que je crie HARO. C'est là qu'une chose risque de se passer, la contagion des parties de la société par l'esprit de corps de l'agrégation, parfois il y a là comme un frein
pour la pensée, mais il est vrai Mr Oyseaulx tout l'art et de ne pas si arrêter, de ne pas aller contre l'établi mais plutôt vers la nouveauté. Une question était lancée à l'ENS par Maniguié
comme se fait-il que de tous les philosophes contemporains très peu étaient universitaires (il relevait comme exception qui confirme la règle Deleuze) et que précisément Deleuze, parmi l'un des
philosophes les plus créatifs fut aussi le plus universitaire (Maniguié sous-entendait sans doute le plus soumis à l'intitution de masse). Il y a un point que je ne développerait pas c'est qu'il
n'était pas contrairemnet à ses pairs passé par l'ENS et qu'il avait donc un autre point de vue sur l'institution de masse notamment comment ne pas se positionner contre elle mais à aller vers le
nouveau. On touche à des questions d'institution qui nous éloignent (cf. le
doublon université-grandes écoles en France). Pour Deleuze, à force de réformes institutionnelles, il était de plus en plus difficile de faire de la
recherche à l'université (ce que savent les chercheurs du CNRS, qui n'ont pas d'obligation d'enseignement). Cela rejoint un constat plus philosophique de Mr Loraux (à la fin de sa carrière
unviersitaire) : pour lui, ce n'était plus dans l'intitution mais ailleurs que la philosophie passait (il pensait à l'édition par exemeple). L'agrégation forme un corps qui a une tendance plus
grande pour l'institué, l'établi que pour le nouveau, la différence. Ou peut-être ce texte serait-il issu de la confusion entre normalien et agrégé : cet esprit de corps viendrait surtout des
Normaliens, puisque "normalien agrégé" c'est un pléonasme quant à la philosophie. Cela amènerait alors un mea culpa, de notre part.
*"C'est la moindre des choses que ceux qui critiquent l'agrégation se donnent la peine de la passer. Dans le cas contraire, leur discours pourrait
être suspecté de ressentiment." (Oyseaulx, 06/06/07)
** introduction de la mauvaise conscience par intériorisation de la force, cf. Nietzsche VP II.
Pour continuer : Lire le texte sur la dissymétrie entre ce qui est origairement établi et ce qui est nouveau (à venir), c'est sur ce point que Deleuze a mis l'accent dans toute sa philosophie et
c'est aussi ce trait qui fait que Renaud Barbaras apprécie tant son côté subversif (et non ses aspects formels).
Le titre de ce post est utopique, tant de l'avis de beaucoup la recherche est compromise dans l'université française, tant le CNRS et les grandes écoles se sont dissocié du . Le premier fonctionnant sur le système des kolkhozes stalinien aux dires de Michel Allègre qui voulait "dégraisser le mammouth". C'est plus la révolte face à un gâchis, à la manière dont à la Sorbonne on obture l'horizon. Les guerres entre profs ayant été violentes aux débuts des années 2000, une scission manquant se faire entre historiens de la philo et logiciens-épistémologues-analytiques.
Une chose est sûre, c'est que l'épistémologie, la logique, la philosophie analytique gagne du terrain en tout cas à Paris I ce n'est pas le cas de l'autre moitié de la Sorbonne (Paris IV). Mais ce qu'il y a de dangereux là, est qu'il y a derrière cela des enjeoux de pouvoir, comme le souligne Bruno Latour au sujet de ceux qui se réclament époistémologue et qui sont avant tout des "esprits froid qui pensent" (voir la retranscription d'un entretien de Bruno Latour que nous avons faite). C'est la critique que faisait en son temps Nietsche des hommes théoriques quand il étudiait la naissance de la tragédie pour au fond mieux s'intéresser à la science par contre-point.
Nous mettons ici les articles relatifs à cette rubrique :
REPONSE A UN SORBONNARD / Sur la parole des maîtres
PENSEE / Eloge de l'indiscipline
J'ACCUSE Jean Gayon, professeur en la Sorbonne, d'ineptie et d'obscurantismeCRITIQUE / La Sorbonne ou comment vous dissuader de penser
Pour affrondir / La science faite d'objets et de savoir-faire selon Bruno latour (Emission, le bateau-livre, France 5, 25 février 2006). Nous vous en donnons quelques extrait.
Pour un sobonnard il est évident après quelques années de constater le peu de qualité de certains enseignement et de se demander où c'est que l'on pense . Certes l'on décortiques les textes, on les décompose, les commente à longueur de journée, mais dans cette posture où est la Pensée ou passe la philo ?
Pour "philosophes" analystes et cognitifs, il y a une grande importance à ne pas franchir une certaine limite qui est celle du langage, de la sympathie ou l'accointance avec la réalité, de la coincidence avec les choses. Il faut rester dans ses pantoufles (c'est tout la thémaitque de celui qui triche avec soi-même avec sa liberté pour rester dans l'ambiance choyée de l'INSTITUTION. DEHORS il fait froid et le philosophe ne serait pas viable hors de l'nistution, c'est ce qu'admettait Hegel, lui-même quant à a dialectique qui correspond si peux à ce qui se passe. Ainsi face à tous ces hommes théoriques on peut se dire que l'on est du même monde au sens pour toi la philosophie se pratiquera au DEDANS d'une institution (je passe sur la thématique du "d'abord s'immerger" de spinoza ou du "d'emblée" de Bergson). Cette fracture qu j'essaye de soulever ici aussi la vielle distinction entre penseurs privés et penseurs publics qui tourne toujours au détriment des premiers, les seconds ont en apparence raison puisque choyé il produit moins d'effort et a une vie moins tragique (au sens heureux du terme). C'est que là précisément se joue aussi la prétention du discours (dans ton cas cognitif et analytique), là se joue aussi le rapport avec tout un chacun, avec ce qui peuple tout chacun de nous. Les philosophes n'ont pas été de tout temps des professeurs et même ceux pour qui j'ai le plus d'intérêt ne l'on pas été (en sont sortis). Faire un cour induit une parole, et le grand tort du professeur est qu'il est poussé trop souvent à communiquer plus qu'à "philosopher". Très rares sont ceux qui pensent en direct, je pense à Badiou, Loraux, Nancy (mais il n'enseigne plus). Quiconque (homme capable j'entends) est pris dans sa facilité ne peut en juger librement, cela vaut aussi pour l'élocution, le professorat, le discours du Maître, non celui de la minorité, de la clandestinité, de l'intimité qui est rarement aperçu par les "philosophes", ce qui en porte le masque institutionnel, puisque cela est de l'ordre du (non)-être ; puisque le logos prophoricos (discours du Maître) mais en rapport ce qui est désignable ("être").
Pour donner un exemple, tu parles de philosophie de l'esprit, mais as-tu avant d'investir le terme même d'ESPRIT, on peut aussi le mettre en doute, le critiquer, ne pas l'employer, car au dehors de la philosophie il n'est pas anodin. Personnellement, mais ce n'est aps une vérité, je n'ai jamais rencontré d'esprit ou pour ne pas faire dans l'ésotérique, cela apparaît de plus en plus coomme un mot creux. Pour l'instant tu ne fonctionnes que dans ton prpre milieu, tu cherches à y survivre, à y faire ta place, donc tu réemploie les codes que tes maîtres ou les lectures influencé t'ont mis à disposition. C'est tout ce que j'ai essayé de dire. Mais cela induit aussi les textes que tu vas travailler pendant les trente ans à venir et aussi le discours que tu vas en régurgiter. Je ne spéclerai pas cii sur le fait que les termes que l'on emploie ont une influence sur les problèmes qui nous arriverons par la suite dans les pattes (pour être précis les choix des distinctions que l'on opère influence les problèmatiques et les axiomatiques à venir : un problème étant en grec "ce que l'on a devant soi"). Il n'y a que deux alternatives possibles : une logique formelle qui évite le tournant langagier ou un travail à même le langage pour faire ressortir le discours mineur, ce que les stoïciens nommaient le discours intime par différence avec le discours proféré par la parole. Ton orientation épistémologique puis cognitive est un pur produit de la Sorbonne parce que le même phénomène se produit aussi à Paris I. Il y a la même montée d'une nouvelle scolastique dans toutes les universités française (d'avance je sais cela sera mal pris mais jusque là c'est le même régime de discours pris dans son jargon que tu pratiques), sans voir que l'évacuation de certain termes, la conversion du langage a été prônée par Heidegger après 1964 (Je te renvoie à la vidéo de Ritoyenne sur la question de l'être partie 7), par Merleau-Ponty (Dans le visible et l'invisible), par Foucault dans les années 64-66, par Deleuze et Guattari qui la reprenait à Nietzsche. Je veux bien que l'on face abstraction de cela mais ce choix (comme régime ou orientation de pensée) est lourd de conséquences. Mais il ne sempble pas que cela soi ton sujet puisque tu te situe dans un positivisme cognitif (2ème genre de connaisssance essentielleemnt passif) et non dans un savoir-faire ou une liberté totale qui te permettrait de sortir du point de vue professoral (celui qui dit des choses qui reste dans le discours mais on aucune emprise sur la réalité). On en reste à la jouissance de la parole et du symbolique. C'est simplement cela que je pointais.
Quant à la cooptation elle se fait bien pusque tu te retrouve avec P. Engel, mais rien de mal à ça, cela se fait partout ainsi sauf que ces dernier temps cela tire vers le bas les équipe de recherche qui ont tendance à enfler, àrentrer dans la logique de la produciton répétitive qui est celle de la subvention. La critique était simplement là, je cherchias la générosité dans tout cela, en me demandant ce que ton discours va pouvoir éclairer ou subvertir chez tout un chacun. Lire ou plutôt faire l'expérience d'un texte de philosophie (puisque là est un possible champ commun entre nous) c'est avant tout l'expérience d'un doigt dans le cul, pour être imagé, il est pour être pragmatique censé se produire quelque chose qui est de l'ordre d'une nouvelle distinction dans les choses, dans ton rapport à ce qui t'entour. Pour reprendre Platon en l'affinant, cela va bien au-delà de la simple découpe du poulet suivant c'est articulation, car la philosophie est une affaire de distinctions, de savoir sur quelle distinction il faut appuyer, et par là de nuance, à mesure que le travail se fait.
Pour "approfondir" ... C'est toute la question de savoir s'il faut se retrouver en première ligne (antiphilosophe) ou s'il faut mener son éthique au travers de principes de prudence (philosophe). Le second faisant le tri dans les affirmations du premier, le second fait aussi que le discours n'est pas réemployable par tout un chacun puisque tout un chacun est en général pris dans sa vie et non détaché.
Pour "approfondir" ... Il existe plusieurs ouvrages que vous pouvez consulter notamment ceux de Jacques Rancière (que je n'ai pas lu) ou le § 8 du Schopenhauer éducateur de Nietzsche, certains article de Foucault des années 66 à 70.
Suite du "dialogue" de notre site avec Ritoyenne qui finit en un monologue de posts. Attention, l'indiscipline n'est pas le manque de rigueur bien au contraire, si l'on pousse un processus risqué il est obligé de sortir de la discipline universitaire, comme une transgression de la limite, un dérapage contrôlé, une émulsion avec la "réalité", le Dehors de l'Université qui sied si peu au discours des Maîtres (logos prophoricos).
Chère Ritoyenne.
Histoire de poursuivre, disons que les "Jean-Gayon" ou "Julien-Dutant" fleurissent à la Sorbonne, Peut-être un regard critique viendra poindre en toi face à toute la philosophie analytique et cognitive qu'ils pratiquent, qui fleure bon tout ce que dénonce cette vidéo où l'on voit Foucault tenir la critique à Noam Chomsky : ce n'est pas avec les notions d'un régime tant philosophique que politique que l'on peut envisager un autre régime à la fois politique et philosophique. C'est à ce point précis que l'on voit que le langage a son importance : on parle de conversion du langage ou de substitution. La première est présente chez Merleau-Ponty comme un voeu car il ne la mène pas à bout. La seconde est proche de la substitution des concepts menée par Deleuze et Guattari. Mais toutes deux correspondent au renversement des valeurs dont parlait Nietsche face à ce langage philosophique devenu creux et sans adéquation avec une vie qui affirme sa puissance. Bref Mr Dutant et Mr Gayon, véhiculent, très satisfaits et récompensés au sein d'un système institutionnel, les notions d'un régime dont ils n'ont pas expériementé les limites : en termes clairs ce ne sont pas des philosophes mais des nageurs de pataugeoire, ils s'amusent d'occuper une place éclaboussante où ce qu'il font tient d'une analyse de texte mais est dicté implicitement par un pouvoir hiérarchique (ici l'Etat), puisque c'est lui qui subventionne et fixe à travers cela le programme d'éducation. Le propos n'est pas de dire l'Etat c'est mal, mais bien de montrer qu'il y a capacité aujourd'hui à fonctionner autrement, et que les 2 régimes étatique et discursif, sont intimement lié par ce qu'on appelle la discipline ou la représentation. Discipline étant au passage un terme qu'affectionne Mr Gayon (puisqu'elle réclame une chaire universitaire et une revue de diffusion). En ce point clé que je pointe Pouvoir et Savoir sont intimement liés puisque la plupart des discipline ne sont pas viables hors université.
Une critique plus longue et plus approndie réclamenrait qu'on l'on parle de l'avènement de l'Etat chez Hegel comme étant la fin de l'Histoire (Hegel perdant là toute "objectivité" puisque sa posture est de cautionner le Droit et l'Etat, (d'où l'idée que tout fait est hiérarchique, que toute relation du type organique est hiérarchique). Seulement il existe des zones d'autonomie définies bien au-delà du Bien et de la Justice institués par l'Etat, cela n'a rien à voir avec les TAZ on appelle ce plus simplement un métier (là il faudrait evenir à Schopenhauer ou à toute la notion de Technè, qui a tant intéressé Heidegger (La Technè n'est pas la technique mais le regard observateur porté sur un métier un savoir-faire plus que sur une discipline). Histoire de le redire la philosophie n'est pas une discipline universitaire ou étatique, elle ne l'est pas de manière exclusive, ce que l'on trouve de manière évidente c'est un succédané de philosophie, un ersatz de philosophie spéculative que l'on nomme analyse, la philosophie spéculative n'étant pas la métaphysique non plus. D'où ces nombreux posts qui me font rire sur le blog de Mr Julien Dutant quand il se félicite qu'un tel * ait écrit ceci (une étude qui n'apportera rien hors de son département de philosophie) ou qu'un autre ait obtenu une chaire par entrisme où plien de jeune pourront s'essayer à leur ersatz de philosophie, c'est-à-dire le doux ronron choyé au sien d'une institution. Chère Ritoyenne Demande toi ce qu'est une institution, et en rapport à cela ce qu'est une création, il y a tout un mythe autour de la fondation d'institution qui veut que touts les philosophes des siècles dernier fondent la leur, en réitérant un geste qui est avant tout étatique (statique, inaugural) et finalement dans l'ordre du symbolique puisqu'il n'augure rien de la suite de cette institution, du combet qu'elle devrait mener s'il elle était réellement libre. L'institution telle que nous la vivons depuis 2500 ans, n'a rien à voir avec une quelconque prise de risque qui elle confronte directement avec la nouveauté. Paris 8, Paris Dauphine, Marseille-Luminy on fait parti d'un programme qui visait à s'inspirer mais le gouvernement au fond a peur de ses universités. Mr Sarkozy à bien parler de donner plus d'autonomie aux unversité mais celles-ci revient à la placer entre les mains des entreprises lucratives et non à subventionner les universités sans leur demander de suivre une ceertaine ligne de conduite (ce qui se fait de manière volontaire ou non dans la réalité par placement et cooptation des siens).
* La personne en question aurait écrit un mémoire sur la vertu, mais quitte à faire un procès d'intention, il faut connaître le type de mémoire très cadré qui se font à la Sorbonne. Un peu d'esprit critique voudrait que l'on voie par exemple que le terme vertu rentre dans une régime philosophique communautaire, la vertu ayant toujours été le ferment d'une communauté, avec son sage vertueux qui sert de modèle et ses disciples qui acquiescent. Ce mémorialiste l'a-t-il fait ? C'est un geste à vrai dire important puisque cela remet en cause toute l'histoire de la philosophie de Platon à Hegel, la faisant basculer dans son avant et son après, ainsi que les rares intestices de libertés comme Spinoza, Lucrèce des comètes incompréhensibles pour leur temps.
Bref tout ceci était une éloge de l'indiscipline ou une critique de la blogosphère ou circulent un mélange d'opinions mous et autoritaires, mais où l'on se demande où se trouve l'effort de pensée avec un tant soit peu de critique ou intuitif.