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La 1ère thèse de philo écrite pour l'hypertexte

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Sur le Métier et l'activité

Mercredi 2 janvier 2013 3 02 /01 /Jan /2013 23:28

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Un Badiou de l'Economie (qui toussote comme lui).

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Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur le Métier et l'activité
Mercredi 19 septembre 2012 3 19 /09 /Sep /2012 12:51

 

§ 1. Nous assistons aujourd'hui au passage du travail rémunéré à la contribution pensionnée et passionnée. Si la dimension biblique du travail tend à disparaître ou du moins à s'amoindrir. La pénibilité au travail existe toujours notamment dans la construction et les métiers. Il se trouve, comme on peut l'entendre sur les vidéos TEDxAlsace, que ces sont les aristocrates qui travaillent le plus et cela sera d'autant plus prégnant qu'une pension minimum sera mise en place. On y apprend surtout que l'une des plus grandes entreprises de notre temps sur un mode non-lucratif, wikipédia, est assurée par des contributeurs qui travaillent gratuitement. C'est la preuve que le temps passé sur les nouvelles technologies, par un mode affectif et de connaissances va augmenter jusqu'à empiéter sur l'organisation même du travail. L'émergence d'une caste de créatifs n'est plus à démontrer car elle est essentielle à l'époque où l'on a franchit le peak stuff et où la marchandise ne consiste plus en objets qu'il faut écouler du fait de la production automatisée (à partir et jusqu'au BIM) qui conduit à la surproduction du fait de la satisfaction très rapide des besoins secondaires. Les besoins secondaires (objets) et ternaires (services) forment un marché qui n'existe pas avant le produit comme dans le cas des pellicules kodak et qui peut disparaître brutalement dans le cas des besoins secondaires. Les entreprises de la société civile remplacent les institutions étatiques, sans qu'il y ait de heurts. La reconnaissance va en fait basculer très rapidement dans le cognitif, c'est-à-dire ce mélange d'intelligence et d'affectif qui assure le lien d'échange et la plus-value via l'information et derrière elle l'énergie stimulatrice. Le génie du cœur (cf. la 9e section de Par delà Bien et Mal) va être au cœur des « affaires », c'est même ainsi que certaines professions lucratives vont devenir ringardes sauf à pousser à la ségrégation spatiale et à la résidentialisation sur le mode Hollywood. Mais internet va jouer comme un aspirateur de reconnaissance. Une sorte de démocratie et de marché de la contribution se mettent en place autour des soins aux personnes dont l'espérance de vie n'a cessé d'augmenter : l'humain s'attache plus facilement à ses enfants et plus longtemps à ses proches par la réductions des maladies et la pratique de la chirurgie sous narcotiques. Le salariat en tant qu'institution ne s'est répandu qu'au cours du XIXe siècle, mais déjà 38% des Allemands touchent un revenu de réversion ou pension. On le voit avec l'automatisation du commerce via internet, ceci était anticipé par Nietzsche qui disait qu'un jour ce serait les aristocrates qui feraient le commerce par loisir.  c'est-à-dire une pension) et la moitiée salarié. Mais le salariat en tant qu'institution  ne s'est répandu qu'au cours du XIXe siècle, il est donc possible que l'on passe à la forme de la contribution aux différentes activités soutenues par un revenu de base (ce qui est une proposition humaniste émise par André Gorz en premier). On le voit avec l'automatisation du commerce via internet, ceci était anticipé par Nietzsche qui disait qu'un jour ce serait les aristocrates qui ferait de commerce par loisir. En somme, le cognitif et le système marchand qui l'accompagne passent par la contribution et allient les technologies aux processus. Le cognitif c'est aussi rechercher le fruit de son travail mais pas seulement : c'est surtout « s'ancrer » dans un réseau, l'Agora d'autrefois.

 

§ 2. Si le temps de travail diminue le temps passé dans les transports, lui, augmente (plus de Deux heures dans la Région parisienne). Ceci est compensé par l'apparition des nouveaux moyens de communication mobiles qui ont que l'on se divertit ou que l'on travaille même dans les transports. L'enchevêtrement de tout cela conduit à faire des occupation passionnées. Ceci ne change ni la pénibilité du travail dans les métiers de restauration ou de construction, parfois d'entretien (lavage corrosif des machines). Ce travail sera souvent assuré par des sans papiers ou des personnes habitant dans des foyers de travailleurs, ce qui rend en fait difficile le fait d'avoir une famille stabilisée, l'usage du futur n'est pas indispensable. Plus difficile à cerner, sont les métiers de soin à la personne dont le coaching apparaît comme la part supérieure. Bref ce qui est de l'ordre du travail tend à être du travail « au noir » selon l'expression malheureusement consacrée : ceci est visible, en France jacobine, sur les chantiers des grandes majors de la construction, où 90 % du travail se fait « au noir » via des entreprises de sous-traitance ou de portage : on pensera à la livraison des bâtiments dont il ne vaut mieux pas regarder qui assure leur nettoyage. Dire « la lutte c'est le pouvoir d'achat » est caractéristique des attentes de la bourgeoisie « bohême », puisque la lutte véritable est celle des sans-papiers, pour l’acquisition de droits via les « papiers », ce fait est d'autant plus prégnant qu’un plus grand nombre de populations sera pousser à migrer sous l’effet des catastrophes naturelles et des conflits militaires. Comme une loi immuable, le premier arrivé sur un territoire apparaîtra comme un roi, le détenteur des droits et notamment celui de déclarer l'urgence face aux flux migrants --- c’est une des caractéristiques de la souveraineté de déclarer l’urgence et faire ainsi que la loi devienne martiale.

 

§ 3. Ce bouleversement de société n'a pas que des répercussions sur le travail qui s'agençait en un monde et non en une société civile comme cela apparaît avec les réseaux sociaux. La rue s'en trouve elle-même modifiée avec la disparition des petits commerces et des marchands de presse, par exemple, s'ils ne se rendent pas publics sur internet ; avec le maintien des dépanneurs (retouches, réparateurs informatiques, cordonniers-pressing) ; avec l'implantation à ses angles des banques, des agences immobilières, des pharmacies et autres laboratoires d'analyses. Les lieux de passionnés se développent et ont un modèle économique viable comme les bars à tendances ou les librairies spécialisées. La répartition en rue (appareils photos boulevard Beaumarchais, cyclomoteurs rue des Pyrénées, informatique rues Montgallet et de Charenton, habillement rue du sentier, pompes funèbres faces aux cimetières et aux hôpitaux). L'emplacement n'a plus à être repérable. Plus fondamentalement, notre rapport à l'habiter s'en trouve modifié. Si à l'ère quantique on ne peut plus parler véritablement d'espace, il y a une uniformatisation en boîtes d'activités à la devanture anonyme reliées à un site internet qui leur assure l'arrivée de commandes. Ce local n'a plus de lien direct à la rue mais d'avantage à la cour ou arrière-cour et en une formule on peut dire le site permet le local. Ces boîtes quand elles n'empilent plus des activités rassemblent des habitats dans des monolithes construits autour d'une à deux cages d'escalier, on devrait-on dire d'ascenseur. Les commerces de luxe iront de pair avec les escalators et la grande surface deviendra commerce de proximité du fait de la désaffection en ville de la voiture tant que des énergies libres ne seront pas mises en place. Avoir une voiture ce sera être un ringard, celle-ci ne servant que pour les déplacements en campagne ou les déménagements. Les voitures seront donc mutualisées sous la forme d'entreprises, elle le sont déjà sous la forme d'« associations » de covoiturage impossibles sans les sites internet, les deux vont de pair. Le choix même des personnes dépendra donc de leurs qualités cognitives, c'est-à-dire affectives et intellectuelles à la fois > un marché c'est de la conversation initiée par des prescripteurs ou leaders d’opinions. Rappelons pour finir que ni le capitalisme, ni le communisme, ni le socialisme n'ont pensé fonctionner sur un autre mode que le marché, il n'y a que l'anarchisme qui ait tendance à vouloir le supprimer, ce consensus vaut de Friedman à Bensaïd, comme ce dernier le rappelle.

 

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur le Métier et l'activité
Jeudi 7 juin 2012 4 07 /06 /Juin /2012 13:42

On peut parler du métier d'enseignant au sens où apprendre à lire à un enfant est la chose la plus délicate qui soit et réclame un savoir-faire mais un ne peut pas parler du métier de professeur. C'est une fonction encore plus qu'une profession. Les fonctionnaires n'appartiennent pas tous aux métiers en ce qu'une fonction n'est pas un savoir-faire. La vision étatique en France a introduit le terme de profession. Ceci est dû à l'apparition conjointe du contrat de travail et des statistiques. Le métier est basé sur des règles de transmission notamment, c'est ce que l'on a appelé corporation avec l'introduction du terme anglais par la Loi le Chapelier par les ["tenants du libéralisme"] (sic et confirmation). Ce que l'on transmet, outre les codes avec la clientèle, ce sont les règle de résolution d'un problème donné à une certaine époque. Mais les métiers sont issus des jurandes romaines qui se sont perpétuées sous le droit romain du Sud de la France, on alors parlait au Nord de métier juré ou métier jurandé mais jamais de corporation semble-t-il (nota. en américain corporation veut dire entreprise et la "corporation" féodale est donc anglaise). La profession est basée sur des diplômes qui pour les gens de métier sont des passe-droit. Pour donner un exemple emblématique du XIXe siècle, Marx qui était pour le marché du travail avait une expression pour ce qui succède à tout mouvement social que l'on a traduite par "à chacun son métier". L'expression "arts et métiers" vient de ce qu'en italien on parle d'arte (les arti de Florence notamment, avec les carnets d'atelier ou libri de bottega qui donnera les codex de Leonard de Vinci voir les articles bottega et libro_di_bottega. Ce sont les artistes de la Renaissance italienne qui introduiront la différence entre arts (comprenez métiers) et beaux-art. Le wiki italien parle bien de l'évolution du concept d'arte.

 

=d'où=

 

Reste la confusion issue de la vision étatique, entre métier et profession, celle-ci ne me paraît pas neutre. Le métier n'est absolument par une profession, pire les derniers lieux du métiers sont paradoxalement les professions libérales où les différentes dimension du métier sont conservées parce que la publicité n'y est pas autorisée notamment (avocat, notaires, médecins, architectes). Un métier repose sur une étude d'avoués pour les notaires, une brigade de cuisiniers pour les chefs-restaurateurs, une agence faite de dessinateurs-projeteurs pour les architectes. Le métier d'architectes est encore soumis aux "règles de l'art" qui échappent au textes réglementaires (ceux-ci renvoyant à celles-là) mais pas au contrôle des bureaux de contrôle.

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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 11:55

Je me remets à nouveau sur le metier pour vous dire combien le paysage français acquis ou plutôt perdu sa particularité avec la Commune, passant d'un pays de savoir-faire et de métier (avec son livret ouvrier) à un pays de profession et de fonctionnariat (avec ses statistiques, ses contrats de travail et ses lois scélérates qui allaient de pair avec la seule forme de subversion possible alors les attentats anarchistes). Il a acquis une autre particularité dont je parle ici, celle d'être le terreau du fascisme.

 

Engels écrivait, dans la préface de 1891 à La Guerre civile en France, contre ceux qui étaient "saisis d’une terreur salutaire en entendant prononcer le mot dictature du prolétariat" : "Eh bien, Messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l’air ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat." Autant les analyses marxiennes sur la baisse tendancielle du taux de profit et la surproduction auxquelles conduit un système basé sur l'accumulation du capital ont leur intérêt autant c'est ce foutre de la gueule des communard qui s'ils vivaient dans la pauvreté et cotoyaient la bohème des peintres et des poètes possédaient cette chose rare qu'on nomme un métier. Ce sont les métiers de Paris, c'est-à-dire des personnes qui sont dans la posture paradoxale d'une passion et d'une réduction à un rôle social, qui ont fait la Commune, d'où cette asssertion de marx à leur égard

 

Celle dont Monsieur Thiers a dit qu'on la fusille

Celle dont Monsieur Thiers a dit qu'on la fusille

Par Anthony - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur le Métier et l'activité
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 14:05
Nous vous recommandons ces deux livres qui contrecarrent à leur manière la réduction opérée par le champ opératoire des idéalités mathématiques et la dite "science" des systèmes complexes adaptatifs, tant de mots pour une même choses la projection de l'institution ouverte hors d'elle-même mais qui ne ramène à elle que du similaire.


des livres à découvrir


Bernard Lahire
Franz Kafka : éléments pour une théorie de la création littéraire
La Découverte - 4 février 2010

Bernard Lahire s’est confronté à un monument de l’histoire littéraire. Considéré comme l'un des grands représentants mondiaux de la littérature d'avant-garde, Franz Kafka a laissé une œuvre jugée le plus souvent énigmatique et formellement inventive. Il y avait donc un véritable défi scientifique à montrer ce dont la sociologie est capable sur un terrain qui ne lui est, a priori, pas favorable. Pourquoi Franz Kafka écrit-il ce qu'il écrit comme il l'écrit ? Pour répondre à cette question, Bernard Lahire examine, grâce aux outils de la biographie sociologique, la fa-brication sociale de l’auteur du Procès, depuis les primes expériences familiales jusqu'aux épreuves les plus tardives. En entrant dans les logiques mentales et comportementales de Kafka, il saisit non seulement les raisons qui le conduisent à être attiré par la littérature, mais il se donne les moyens de comprendre autant les propriétés formelles de son œuvre que la na-ture des intrigues qu’il déploie en faisant travailler une série de questions qui composent sa problématique existentielle.
Dans ce livre magistral qui, au-delà du cas de Kafka, pose les fondements d’une théorie de la création littéraire, les œuvres apparaissent comme autre chose que des solutions esthétiques à des problèmes formels ou que des manières de jouer des coups dans un champ littéraire. Les œuvres sont aussi des points de vue sur le monde, des manières formellement spécifiques de parler du monde mises en œuvre par des créateurs aux expériences sociales singulières. « La naissance du lecteur doit se payer de la mort de l'auteur », écrivait Roland Barthes. Pour sa part, la lecture sociologique (ou historique), en tant que lecture scientifique, doit au contraire faire renaître l'auteur – un auteur socialisé et non sacralisé – pour rendre raison de ses textes.
- Présentation de l'éditeur -


Bernard Lahire
La Condition Littéraire- La double vie des écrivains
La Découverte - 31 aout 2006

Bien que les écrivains soient l'objet d'une grande attention publique, force est de constater qu'on les connaît en réalité très mal. Faute d'enquêtes sérieuses, on se contente bien souvent de la vision désincarnée d'un écrivain entièrement dédié à son art. Et l'on peut passer alors tranquillement à l'étude des textes littéraires en faisant abstraction de ceux qui les ont écrits.
Ce livre fait apparaître la singularité de la situation des écrivains. Acteurs centraux de l'univers littéraire, ils sont pourtant les maillons économiquement les plus faibles de la chaîne que forment les différents « professionnels du livre ». À la différence des ouvriers, des médecins, des chercheurs ou des patrons, qui passent tout leur temps de travail dans un seul univers professionnel et tirent l'essentiel de leurs revenus de ce travail, la grande majorité des écrivains vivent une situation de double vie : contraints de cumuler activité littéraire et « second métier », ils alternent en permanence temps de l'écriture et temps des activités extra-littéraires rémunératrices. Pour cette raison, Bernard Lahire préfère parler de « jeu » plutôt que de « champ » (Pierre Bourdieu) ou de « monde » littéraire (Howard S. Becker) pour qualifier un univers aussi faiblement institutionnalisé et professionnalisé.
Loin d'être nouvelle, cette situation de double vie - dont témoignaient Franz Kafka et le poète allemand Gottfried Benn - est pluriséculaire et structurelle. Et c'est à en préciser les formes, à en comprendre les raisons et à en révéler les effets sur les écrivains et leurs oeuvres que cet ouvrage est consacré. Il permet de construire une sociologie des conditions pratiques d'exercice de la littérature. En « matérialisant » les écrivains, c'est-à-dire en mettant au jour leurs conditions d'existence sociales et économiques, et notamment leur rapport au temps, il apparaît que ni les représentations que se font les écrivains de leur activité ni leurs oeuvres ne sont détachables de ces différents aspects de la condition littéraire.

- Présentaiton de l'éditeur -
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Vous trouverez ici le nouveau plan de notre travail de thèse,  une rapide présentation qui, je l'espère, constituera un petit saut quantique dans la pensée, la soutenance est réportée à une date ultérieure.  Vous ne voyez ici qu'une partie des 1770 articles de ce site. 


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