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La 1ère thèse de philo écrite pour l'hypertexte

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Sur la rhétorique et le déni

Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 00:09

On peut lire d'Arthur Schopenhauer, L'art d'avoir toujours raison ou bien s'en tenir, plus rapide, à ce bréviaire en 18 points

 

Erreurs logiques
1. La généralisation abusive
Méthode : prendre un échantillon trop petit et en tirer une conclusion générale.
Exemples :
• Mon voisin est un connard moustachu, donc tous les moustachus sont des cons.
• Les Chinois sont vachement sympas. J'en connais deux, ils sont trop cools.

 

2. Le raisonnement panglossien
Méthode : raisonner à rebours, vers une cause possible parmi d’autres, vers un scénario préconçu ou
vers la position que l’on souhaite prouver.
Exemples :
• C'est fou, la banane a été créée pour être facile à éplucher.
• Le monde est trop bien foutu, c'est une preuve de l'existence d'une volonté divine.

 

3. Le Non sequitur (« qui ne suit pas les prémisses »)
Méthode : tirer une conclusion ne suivant pas logiquement les prémisses. Deux types d'argumentaires :
Si A est vraie, alors B est vraie.
Si A est vraie, alors B est vraie.
Or, B est vraie.
Or, A est fausse.
Donc A est vraie.
Donc B est fausse.
Attention : la conclusion peut être finalement juste, mais le raisonnement est faux.
Exemples :
• Tous les consommateurs d'héroïne ont commencé par le haschisch. Tu fumes du haschisch,
donc tu vas finir héroïnomane.
• Française des Jeux : 100% des gagnants auront tenté leur chance (décomposé, cela donne :
tous ceux qui ont gagné ont joué. Donc si tu joues, tu gagnes).
• On m'a dit « Si tu ne manges pas ta soupe, tu finiras au bagne », or je mange ma soupe, donc je
n'irai pas au bagne.


4. L'analogie douteuse
Méthode : discréditer une situation en utilisant une situation de référence lui ressemblant de manière
lointaine.


Exemples :
• Vous refusez de débattre avec les créationnistes, vous êtes anti-démocratique.
• Oui, Mussolini et Pol Pot ont commencé aussi comme ça... (Cette variante se rapproche du
déshonneur par association, voir 8).
• Vous ne me croyez pas, mais Galilée aussi été condamné et avait raison. (On appelle celui-ci
le syndrome de Galilée).


5. L'appel à l'ignorance (ou argumentum ad ignorantiam)
Méthode : prétendre que quelque chose est vrai seulement parce qu'il n'a pas été démontré que c’était
faux, ou que c’est faux parce qu'il n'a pas été démontré que c’était vrai.


Exemples :
• Il est impossible de prouver que je n'ai pas été enlevé par des extraterrestres. Donc j'ai été
enlevé par des extraterrestres (argument de Raël).
• Il n'est pas démontré que les ondes wi-fi ne sont pas nocives. Donc elles le sont.


6. Le post hoc ergo propter hoc (ou effet atchoum)
Méthode : après cela, donc à cause de cela. Confondre conséquence et postériorité.
– B est arrivé après A
– donc B a été causée par A.
Exemple :
• J'ai bu une tisane, puis mon rhume a disparu ; donc c'est grâce à la tisane.
• J'ai éternué, et hop, il a plu !

 

 

Attaques
7. L'attaque personnelle (ou argumentum ad hominem)
Méthode : attaquer la personne (sur sa moralité, son caractère, sa nationalité, sa religion...) et non ses
arguments.

Exemples :
• Impossible de donner du crédit à Heidegger, vu ses affinités nazies.
• Comment peut-on adhérer aux positions de Rousseau sur l'éducation, alors qu'il a abandonné
ses propres enfants ?


Variante 1 : l’empoisonnement du puits
Méthode : sous-entendre qu’il y a un lien entre les traits de caractère d’une personne et les idées ou les
arguments qu’elle met en avant.
Exemple :
• critiquer les positions mystiques, ça ne m’étonne pas de vous, vous avez toujours été sans cœur
 

 

Variante 2 : le Tu quoque (ou toi aussi2)
Méthode : jeter l'opprobre sur la personne en raison de choses qu'elle a faites ou dites par le passé, en
révélant une incohérence de ses actes ou propositions antérieures avec les arguments qu'elle défend.
Exemples :
• Comment Voltaire peut-il prétendre parler de l'égalité des Hommes alors qu'il avait investi
dans le commerce des esclaves ?
• Comment croire José Bové alors qu'il fume du tabac américain de Virginie3 ?


8. Le déshonneur par association (et son cas particulier : le reductio ad hitlerum)
Méthode : comparer l'interlocuteur ou ses positions à une situation ou à un personnage servant de
repoussoir.
Exemple :
• Voyons, si tu adhères à la théorie de Darwin, alors tu cautionnes la « sélection » des espèces,
donc le darwinisme social et l’eugénisme, ce qui mène droit aux nazis.
• Tu critiques la psychanalyse ? Comme Jean-Marie Le Pen !

 


9. La pente savonneuse
Méthode : faire croire que si on adopte la position de l’interlocuteur, les pires conséquences, les pires
menaces sont à craindre.
Exemples :
• Si l’humain descend du singe où va-t-on ? C’en est fini de la morale !
• Les thérapies cognitives, c’est la porte ouverte au Prozac et à la Ritaline pour les enfants.
• Si on autorise les préservatifs à l’école, ce sera quoi la prochaine fois? Des flingues ? De la
drogue ?

 


10. L'homme de paille (dite technique de l'épouvantail, ou strawman)
Méthode : travestir la position de l'interlocuteur en une autre, plus facile à réfuter ou à ridiculiser.
Exemples :
• les théoriciens de l'évolution disent que la vie sur Terre est apparue par hasard. N'importe
quoi ! Comment un être humain ou un éléphant pourraient apparaître de rien, comme ça ?
• Les adversaires de l'astrologie prétendent que les astres n'ont pas d'influence sur nous. Allez
donc demander aux marins si la Lune n'a pas d'influence sur les marées !

 


11. L'argument du silence (ou argumentum a silentio)
Méthode : accuser l'interlocuteur d'ignorance d'un sujet parce qu'il ne dit rien dessus.
Exemple :
• Je vois que vous ne connaissez pas bien la philosophie politique puisque vous passez sous
silence les travaux de John Rawls, c'est inadmissible !

 


12. Le renversement de la charge de la preuve
Méthode : demander à l'interlocuteur de prouver que ce qu'on avance est faux.
Exemple :
– Mais prouvez-moi donc que la politique migratoire actuelle est inefficace..
– À vous de me démontrer que le monstre du Loch Ness n'existe pas.
Travestissements

 

 

13. Le faux dilemme
Méthode : réduire abusivement le problème à deux choix pour conduire à une conclusion forcée.

Exemples :
• Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous (l’argument dit de George W. Bush).
• Le sol sous-marin de Bimini a été fait soit par des humains, soit par des gens de l'Atlantide.
Mais des humains n'auraient pas pu faire ça, donc c'est forcément des gens de l'Atlantide.
• La crise : mythe ou réalité ?

 


14. La pétition de principe
Méthode : faire une démonstration contenant déjà l'acceptation de sa conclusion.

Exemples :
• Les recherches bactériologiques de l'Armée sont nécessaires, sinon comment pourrait-elle nous
soigner en cas d'attaque militaire bactériologique ?
• Jésus est né d’une vierge. Comment cela serait-il possible sans l’intervention divine ?

 

 

15. La technique du chiffon rouge (ou red herring, ou hareng fumé)
Méthode : déplacer le débat vers une position intenable par l'interlocuteur.
Exemples :

• Remettre en cause le lobbying industriel sur les nanotechnologies ? Autant revenir à la lampe à
huile et à la marine à voile.
• Et tous ces gens qui font de la réflexologie, ce sont des imbéciles, peut-être ?

 


16. L'argument d'autorité (ou argumentum ad verecundiam)
Méthode : invoquer une personnalité faisant ou semblant faire autorité dans le domaine concerné.
Exemples :
• Isaac Newton était un génie, et il croyait en Dieu, donc Dieu existe.
• Si même Nicolas Hulot met du shampoing Ushuaia, c'est que ça doit être sain.

 


17. L'appel à la popularité (ou argumentum ad populum)
Méthode : Invoquer le grand nombre de personnes qui adhèrent à une idée.
Exemples :
• Des millions de personnes regardent TF1, ça ne peut donc pas être si nul.
• Des milliers de gens se servent de l'homéopathie, ça prouve bien que ça marche.

 

 

18. L'appel à la pitié (ou argumentum ad misericordiam)
Méthode : plaider des circonstances atténuantes ou particulières qui suscitent de la sympathie et donc
cherchent à endormir les critères d’évaluation de l’interlocuteur.
Exemples :
• Roman Polanski, il faut le défendre, il a beaucoup souffert. On ne peut pas accuser aussi
gravement quelqu'un qui a autant de talent (suite au procès pour viol sur mineure)
• « Bien sûr, le tordeur de métal Uri Geller a triché, mais sous la pression que lui mettaient les
scientifiques, on comprend qu'il en soit venu là. »

 

2 Clin d'œil à César, poignardé par son fils Brutus. Il aurait alors déclaré « tu quoque, mi fili » (toi aussi, mon fils), ce qui
est probablement légendaire car la première mention est rapportée par Suétone, né 113 ans après la mort de César. Il est
plus probable qu'il ait dit plutôt quelque chose comme « ouille ».
3 Affirmation gratuite, sans preuve.

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la rhétorique et le déni
Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 09:46

Nous vous avions déjà parlé du déni et de la dénégation , reste un mode volontairement affirmer à l'extérieur de soi de sa propre incompréhnsion : le dénigrement. C'est l'un des modes les plus marqués par les pensées subjective ontre les pensées de haute définition. L'un des cas les plus marqués reste cet extrait de l'Art d'avoir toujours raison d'Arthur Schopenhauer :

 

Quand l'on a rien à faire valoir conte les raisons exposés par l'adversaire, que l'on se déclare incompétent, avec une ironie subtile : " Ce que vous dites là dépasse mes faibles facultés de compréhension ; cela peut-être tout à fait juste ; seulement je n'y entends rien et je renonce à tout jugement". On insinue de cette manière aux auditeurs qui vous estiment que ce sont des niaiseries. C'est ainsi qu'à la parution de la Critique de la raison pure, ou , pour mieux dire, dès qu'elle commença à faire sensation, bon nombre de professeurs de la vieille école écléctique déclarèrent : "Nous n'y comprenons rien", croyant lui avoir ainsi réglé son compte. - Seulement, lorsque quelques partisans de la nouvelle école leur prouvèrent qu'ils disaient vrai et qu'il n'y comprenait rien, en effet il manifestèrent beaucoup de mauvaise humeur. (stratagème 31)

 

Remarquez bien qu'avec le dénigrement on en reste à une pensée rationnelle en tant qu'elle s'estime ,n'avoir même pas à opposer des raisons à d'autres raisons, s'en avouant pas mestime de l'adversaire bien incapable : d'où le dénigrement concupiscent. Le dénigrement rentre dans un schéma quantique de Diode où finalment u courant d'acitvité plusfort l'emoprte contre les résistance et cramponnement institutionnel de ceux qui ont peu d'invention et d'imagination.

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la rhétorique et le déni
Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 17:33
Afin de mettre en place une sortte d'animologie, de psychologie de l'activté plus que du discours, voici quelques exemples de  mécanismes psychologiques sous-jacent dans le discours. C'est une liste heureusement non exhaustive.

La dénégation est un mécanisme de défense qui refute une réalité à partir d'énoncés qui s'opposent à cette réalité tout en s'excluant mutuellement et forment un argumentaire incohéret lorsqu'il sont pris tous ensemble. On peut illustrer ce mécanisme de défense défectueux qu'est la dénégation par l'histoire du chaudron. Un ami emprunte un chaudron et une fois rendu reçoit ce reproche : - mais mon chaudron est percé.
Il se met à répondre : - Je ne t'ai jamais empruné ton chaudron !
- Quand je te l'ai emprunté il était déjà percé
- De toute façon je te l'ai rendu intact.
L'argumentation est incohérente

Le déni est un mode de défense défini en psychanalyse comme un refus par le sujet de reconnaître une réalité Alors que la dénégation oppose des énoncés non-cohérents  à la réalité dérangeante, le déni est le refus de prendre en compte une telle réalité. Ce mécanisme est inovqué par Freud pour rendre compte du fétichisme et des psychoses où coexister aient dans le moi deux positions inconciliables induites par deux types de défense différents. L'une porterait sur la réalité extérieure et serait le déni d'une perception de la réalité, l'autre porterait sur une élément fondateur de la réalité humaine et serait le déni d'une théorie explicative des faits.

La projection désigne l'opération mentale (généralement inconsciente) par laquelle une personne place sur quelqu'un d'autre ses propres sentiments, dans le but de se sortir d'une situation émotionnelle vécue comme intolérable par elle. La personne n'a généralement pas conscience d'appliquer ce mécanisme, justement car elle n'accepte pas les sentiments, ou sensations, qu'elle "projette" sur l'autre. Il s'agit donc généralement de sentiments négatifs, ou en tous cas, perçus comme tels.

Il y a d'autres travers comme la réduction simplificatrice ou l'amalgame (qui vous colle une étiquette ui ne vous correspond pas).
Par Anthony - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la rhétorique et le déni
Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /Août /2006 18:08

 

 

 

Des militants qui se pensent encore progressistes ratifient à leur tour la novlangue américaine quand ils fondent leurs analyses sur les termes « exclusion » , « minorités » , « identité » , « multiculturalisme ». Sans oublier la « mondialisation »

 


DANS tous les pays avancés, patrons et hauts fonctionnaires internationaux, intellectuels médiatiques et journalistes de haute volée se sont mis de concert à parler une étrange novlangue dont le vocabulaire, apparemment surgi de nulle part, est dans toutes les bouches : « mondialisation » et « flexi bilité » ; « gouvernance » et « employabilité » ; « underclass » et « exclusion » ; « nouvelle économie » et « tolérance zéro » ; « communautarisme » , « multiculturalisme » et leurs cousins « postmodernes » , « ethnicité » , « minorité » , « identité » , « fragmentation » , etc.

 

La diffusion de cette nouvelle vulgate planétaire - dont sont remarquablement absents capitalisme, classe, exploitation, domination, inégalité, autant de vocables péremptoirement révoqués sous prétexte d'obsolescence ou d'impertinence présumées - est le produit d'un impérialisme proprement symbolique.Les effets en sont d'autant plus puissants et pernicieux que cet impérialisme est porté non seulement par les partisans de la révolution néolibérale, lesquels, sous couvert de modernisation, entendent refaire le monde en faisant table rase des conquêtes sociales et économiques résultant de cent ans de luttes sociales, et désormais dépeintes comme autant d'archaïsmes et d'obstacles au nouvel ordre naissant, mais aussi par des producteurs culturels (chercheurs, écrivains, artistes) et des militants de gauche qui, pour la grande majorité d'entre eux, se pensent toujours comme progressistes.

 

Comme les dominations de genre ou d'ethnie, l'impérialisme culturel est une violence symbolique qui s'appuie sur une relation de communication contrainte pour extorquer la soumission et dont la particularité consiste ici en ce qu'elle universalise les particularismes liés à une expérience historique singulière en les faisant méconnaître comme tels et reconnaître comme universels (1).

 

Ainsi, de même que, au XIXe siècle, nombre de questions dites philosophiques, comme le thème spenglérien de la « décadence » , qui étaient débattues dans toute l'Europe trouvaient leur origine dans les particularités et les conflits historiques propres à l'univers singulier des universitaires allemands (2), de même aujourd'hui nombre de topiques directement issus de confrontations intellectuelles liées aux particularités et aux particularismes de la société et des universités américaines se sont imposés, sous des dehors en apparence déshistoricisés, à l'ensemble de la planète.

 

Ces lieux communs, au sens aristotélicien de notions ou de thèses avec lesquelles on argumente mais sur lesquelles on n'argumente pas, doivent l'essentiel de leur force de conviction au prestige retrouvé du lieu dont ils émanent et au fait que, circulant à flux tendu de Berlin à Buenos Aires et de Londres à Lisbonne, ils sont présents partout à la fois et sont partout puissamment relayés par ces instances prétendument neutres de la pensée neutre que sont les grands organismes internationaux - Banque mondiale, Commission européenne, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) -, les « boîtes à idées » conservatrices (Manhattan Institute à New York, Adam Smith Institute à Londres, Deutsche Bank Fundation à Francfort, et de l'exFondation Saint-Simon à Paris), les fondations de philanthropie, les écoles du pouvoir (Science-Po en France, la London School of Economics au Royaume-Uni, la Harvard Kennedy School of Government en Amérique, etc.), et les grands médias, inlassables dispensateurs de cette lingua franca passe-partout, bien faite pour donner aux éditorialistes pressés et aux spécialistes empressés de l'import-export culturel l'illusion de l'ultramodernisme.

 

Outre l'effet automatique de la circulation internationale des idées, qui tend par la logique propre à occulter les conditions et les significations d'origine (3), le jeu des définitions préalables et des déductions scolastiques substitue l'apparence de la nécessité logique à la contingence des nécessités sociologiques déniées et tend à masquer les racines historiques de tout un ensemble de questions et de notions - l'« efficacité » du marché (libre), le besoin de reconnaissance des « identités » (culturelles), ou encore la réaffirmation -célébration de la « responsabilité » (individuelle) - que l'on décrétera philosophiques, sociologiques, économiques ou politiques, selon le lieu et le moment de réception.

 

Ainsi planétarisés, mondialisés, au sens strictement géographique, en même temps que départicularisés, ces lieux communs que le ressassement médiatique transforme en sens commun universel parviennent à faire oublier qu'ils ne font bien souvent qu'exprimer, sous une forme tronquée et méconnaissable, y compris pour ceux qui les propagent, les réalités complexes et contestées d'une société historique particulière, tacitement constituée en modèle et en mesure de toutes choses : la société américaine de l'ère postfordiste et postkeynésienne. Cet unique super-pouvoir, cette Mecque symbolique de la Terre, est caractérisé par le démantèlement délibéré de l'Etat social et l'hypercroissance corrélative de l'Etat pénal, l'écrasement du mouvement syndical et la dictature de la conception de l'entreprise fondée sur la seule « valeur-actionnaire » , et leurs conséquences sociologiques, la généralisation du salariat précaire et de l'insécurité sociale, constituée en moteur privilégié de l'activité économique.

 

Il en est ainsi par exemple du débat flou et mou autour du « multiculturalisme » , terme importé en Europe pour désigner le pluralisme culturel dans la sphère civique alors qu'aux Etats-Unis il renvoie, dans le mouvement même par lequel il les masque, à l'exclusion continuée des Noirs et à la crise de la mythologie nationale du « rêve américain » de l'« opportunité pour tous » , corrélative de la banqueroute qui affecte le système d'enseignement public au moment où la compétition pour le capital culturel s'intensifie et où les inégalités de classe s'accroissent de manière vertigineuse.

 

L'adjectif « multiculturel » voile cette crise en la cantonnant artificiellement dans le seul microcosme universitaire et en l'exprimant dans un registre ostensiblement « ethnique » , alors que son véritable enjeu n'est pas la reconnaissance des cultures marginalisées par les canons académiques, mais l'accès aux instruments de (re)production des classes moyenne et supérieure, comme l'Université, dans un contexte de désengagement actif et massif de l'Etat.

 

Le « multiculturalisme » américain n'est ni un concept, ni une théorie, ni un mouvement social ou politique - tout en prétendant être tout cela à la fois. C'est un discours écran dont le statut intellectuel résulte d'un gigantesque effet d'allodoxia national et international (4) qui trompe ceux qui en sont comme ceux qui n'en sont pas. C'est ensuite un discours américain, bien qu'il se pense et se donne comme universel, en cela qu'il exprime les contradictions spécifiques de la situation d'universitaires qui, coupés de tout accès à la sphère publique et soumis à une forte différenciation dans leur milieu professionnel, n'ont d'autre terrain où investir leur libido politique que celui des querelles de campus déguisées en épopées conceptuelles.

 

C'est dire que le « multiculturalisme » amène partout où il s'exporte ces trois vices de la pensée nationale américaine que sont a) le « groupisme » , qui réifie les divisions sociales canonisées par la bureaucratie étatique en principes de connaissance et de revendication politique ; b) le populisme, qui remplace l'analyse des structures et des mécanismes de domination par la célébration de la culture des dominés et de leur « point de vue » élevé au rang de proto-théorie en acte ; c) le moralisme, qui fait obstacle à l'application d'un sain matérialisme rationnel dans l'analyse du monde social et économique et condamne ici à un débat sans fin ni effets sur la nécessaire « reconnaissance des identités » , alors que, dans la triste réalité de tous les jours, le problème ne se situe nullement à ce niveau (5) : pendant que les philosophes se gargarisent doctement de « reconnaissance culturelle » , des dizaines de milliers d'enfants issus des classes et ethnies dominées sont refoulés hors des écoles primaires par manque de place (ils étaient 25 000 cette année dans la seule ville de Los Angeles), et un jeune sur dix provenant de ménages gagnant moins de 15 000 dollars annuels accède aux campus universitaires, contre 94 % des enfants des familles disposant de plus de 100 000 dollars.

 

On pourrait faire la même démonstration à propos de la notion fortement polysémique de « mondialisation » , qui a pour effet, sinon pour fonction, d'habiller d'oecuménisme culturel ou de fatalisme économiste les effets de l'impérialisme américain et de faire apparaître un rapport de force transnational comme une nécessité naturelle. Au terme d'un retournement symbolique fondé sur la naturalisation des schèmes de la pensée néolibérale dont la domination s'est imposée depuis vingt ans grâce au travail des think tanks conservateurs et de leurs alliés dans les champs politique et journalistique (6), le remodelage des rapports sociaux et des pratiques culturelles conformément au patron nord-américain, qui s'est opéré dans les sociétés avancées à travers la paupérisation de l'Etat, la marchandisation des biens publics et la généralisation de l'insécurité salariale, est accepté avec résignation comme l'aboutissement obligé des évolutions nationales, quand il n'est pas célébré avec un enthousiasme moutonnier. L'analyse empirique de l'évolution des économies avancées sur la longue durée suggère pourtant que la « mondialisation » n'est pas une nouvelle phase du capitalisme mais une « rhétorique » qu'invoquent les gouvernements pour justifier leur soumission volontaire aux marchés financiers. Loin d'être, comme on ne cesse de le répéter, la conséquence fatale de la croissance des échanges extérieurs, la désindustrialisation, la croissance des inégalités et la contraction des politiques sociales résultent de décisions de politique intérieure qui reflètent le basculement des rapports de classe en faveur des propriétaires du capital (7).

 

En imposant au reste du monde des catégories de perception homologues de ses structures sociales, les Etats-Unis refaçonnent le monde à leur image : la colonisation mentale qui s'opère à travers la diffusion de ces vrais-faux concepts ne peut conduire qu'à une sorte de « Washington consensus » généralisé et même spontané, comme on peut l'observer aujourd'hui en matière d'économie, de philanthropie ou d'enseignement de la gestion (lire pages 8-9). En effet, ce discours double qui, fondé dans la croyance, mime la science, surimposant au fantasme social du dominant l'apparence de la raison (notamment économique et politologique), est doté du pouvoir de faire advenir les réalités qu'il prétend décrire, selon le principe de la prophétie autoréalisante : présent dans les esprits des décideurs politiques ou économiques et de leurs publics, il sert d'instrument de construction des politiques publiques et privées, en même temps que d'instrument d'évaluation de ces politiques. Comme toutes les mythologies de l'âge de la science, la nouvelle vulgate planétaire s'appuie sur une série d'oppositions et d'équivalences, qui se soutiennent et se répondent, pour dépeindre les transformations contemporaines des sociétés avancées : désengagement économique de l'Etat et renforcement de ses composantes policières et pénales, dérégulation des flux financiers et désencadrement du marché de l'emploi, réduction des protections sociales et célébration moralisatrice de la « responsabilité individuelle » :

 
marché Etat
liberté contrainte
ouvert fermé
flexible rigide
dynamique, mouvant immobile, figé
futur, nouveauté passé, dépassé
croissance immobilisme, archaïsme
individu, individualisme groupe, collectivisme
diversité, authenticité uniformité, artificialité
démocratique autocratique (« totalitaire » )
 

L'impérialisme de la raison néolibérale trouve son accomplissement intellectuel dans deux nouvelles figures exemplaires du producteur culturel. D'abord l'expert, qui prépare, dans l'ombre des coulisses ministérielles ou patronales ou dans le secret des think tanks, des documents à forte teneur technique, couchés autant que possible en langage économique et mathématique. Ensuite, le conseiller en communication du prince, transfuge du monde universitaire passé au service des dominants, dont la mission est de mettre en forme académique les projets politiques de la nouvelle noblesse d'Etat et d'entreprise et dont le modèle planétaire est sans conteste possible le sociologue britannique Anthony Giddens, professeur à l'université de Cambridge récemment placé à la tête de la London School of Economics et père de la « théorie de la structuration » , synthèse scolastique de diverses traditions sociologiques et philosophiques.

 

Et l'on peut voir l'incarnation par excellence de la ruse de la raison impérialiste dans le fait que c'est la Grande-Bretagne, placée, pour des raisons historiques, culturelles et linguistiques, en position intermédiaire, neutre (au sens étymologique), entre les Etats-Unis et l'Europe continentale, qui a fourni au monde ce cheval de Troie à deux têtes, l'une politique et l'autre intellectuelle, en la personne duale de Tony Blair et d'Anthony Giddens, « théoricien » autoproclamé de la « troisième voie » , qui, selon ses propres paroles, qu'il faut citer à la lettre, « adopte une attitude positive à l'égard de la mondialisation » ; « essaie (sic) de réagir aux formes nouvelles d'inégalités » mais en avertissant d'emblée que « les pauvres d'aujourd'hui ne sont pas semblables aux pauvres de jadis (de même que les riches ne sont plus pareils à ce qu'ils étaient autrefois) » ; « accepte l'idée que les systèmes de protection sociale existants, et la structure d'ensemble de l'Etat, sont la source de problèmes, et pas seulement la solution pour les résoudre » ; « souligne le fait que les politiques économiques et sociales sont liées » pour mieux affirmer que « les dépenses sociales doivent être évaluées en termes de leurs conséquences pour l'économie dans son ensemble » ; enfin se « préoccupe des mécanismes d'exclusion » qu'il découvre « au bas de la société, mais aussi en haut (sic) » , convaincu que « redéfinir l'inégalité par rapport à l'exclusion à ces deux niveaux » est « conforme à une conception dynamique de l'inégalité (8) » . Les maîtres de l'économie peuvent dormir tranquilles : ils ont trouvé leur Pangloss.

 

NOTES :

 

(1) Précisons d'entrée que les Etats-Unis n'ont pas le monopole de la prétention à l'universel. Nombre d'autres pays - France, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Japon, Russie - ont exercé ou s'efforcent encore d'exercer, dans leurs sphère d'influence propre, des formes d'impérialisme culturel en tout points comparables. Avec cette différence toutefois que, pour la première fois de l'histoire, un seul pays se trouve en position d'imposer son point de vue sur le monde au monde entier.

 

(2) Cf. Fritz Ringer, The Decline of the Mandarins, Cambridge University Press, Cambridge, 1969.

 

(3) Pierre Bourdieu, « Les conditions sociales de la circulation internationale des idées » , Romanistische Zeitschrift fur Literaturgeschichte, 14-1/2, Heidelberg, 1990, p. 1-10.

 

(4) Allodoxia : le fait de prendre une chose pour une autre.

 

(5) Pas plus que la mondialisation des échanges matériels et symboliques, la diversité des cultures, ne date de notre siècle puisqu'elle est coextensive de l'histoire humaine, comme l'avaient déjà signalé Emile Durkheim et Marcel Mauss dans leur « Note sur la notion de civilisation » (Année sociologique, nno. 12, 1913, p. 46-50, vol. III, Editions de Minuit, Paris, 1968).

 

(6) Lire Keith Dixon, Les Evangélistes du marché, Raisons d'agir Editions, Paris, 1998.

 

(7) Sur la « mondialisation » comme « projet américain » visant à imposer la conception de la « valeur-actionnaire » de l'entreprise, cf. Neil Fligstein, « Rhétorique et réalités de la "mondialisation" » , Actes de la recherche en sciences sociales, Paris, nno. 119, septembre 1997, p. 3647.

 

(8) Ces extraits sont issus du catalogue de définitions scolaires de ses théories et vues politiques qu'Anthony Giddens propose à la rubrique « FAQs (Frequently Asked Questions) » de son site Internet : www.lse.ac.uk/Giddens/

Par Paris 8 philo - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la rhétorique et le déni
Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 00:54
Ce texte évoque le glissement de la dialectique à la rhétorique qui s'opère chez les dirigeants politiques (homo superior), rupture "épistémologique" ou médiatique ? paris8philo.
 
Quelle que soit l'issue du bras de fer qui s'est engagé en ce mois de juillet entre Israël et le Hezbollah libanais, il apparaît d'ores et déjà que quelque chose a changé qui devrait nous affecter sur la durée. Ce n'est pas tant qu'on a pu voir pour la première fois des Arabes tenir tête à l'armée israélienne, suggérant qu'un certain changement serait intervenu dans l'équilibre usuel des forces. C'est plutôt sur le plan épistémologique qu'un véritable changement est en train de s'opérer, et son évidence m'est apparue alors que je regardais les prestations télévisées des deux principaux protagonistes, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Hassan Nasrallah. Ce lundi 17 juillet à la télé, j'ai en effet vu un homme au menton glabre et portant costume et cravate (un homme qui me ressemble, en quelque sorte), perdre ses nerfs devant la Knesset, lancer des anathèmes à la volée, menacer ses ennemis d'une guerre à outrance, user de tous les artifices de la rhétorique, et en appeler aux instincts les plus primaires de ses électeurs. La veille, j'avais vu son adversaire, un barbu enturbanné (un homme qui ne me ressemble donc guère), user d'un langage savamment dosé, jongler avec des mots bien pesés sans jamais le ton hausser, appeler les choses par leur nom, manier la dialectique comme s'il venait à l'instant de refermer le Gorgias de Platon, et conseiller à ses ennemis de faire taire leurs émotions pour n'écouter que leur seule raison. D'un mot, j'ai vu un dirigeant israélien se comporter comme on imaginerait qu'un raïs arabe pourrait se comporter en pareille circonstance, et un chef de milice arabe se conduire comme un dirigeant occidental devrait se conduire, quelles que soient les circonstances. Peu après, et toujours à la télé (quoiqu'ils ne pensaient pas y être), j'ai vu le président des Etats-Unis et le Premier ministre du Royaume-Uni échanger, à propos du Liban, des propos d'une vulgarité telle que je frissonne à l'idée que ces deux apprentis sorciers président à nos destinées. C'est dire que le glissement, de la dialectique vers la rhétorique, que j'évoque ici ne concerne pas le seul Etat d'Israël : il touche l'Occident dans sa totalité. Or, comme disait Socrate, la rhétorique a cette particularité, par rapport à la dialectique, qu'elle ne peut être efficace qu'à condition que le public soit ignorant des faits. La rhétorique, les dictateurs et potentats arabes en usent jour après jour pour se maintenir au pouvoir. Et ne voilà-t-il pas que nos propres dirigeants leur emboîtent le pas. Car c'est la rhétorique qui a permis au président Bush d'asseoir son pouvoir en envahissant l'Afghanistan dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, laissant les citoyens américains dans l'ignorance des rapports incestueux entretenus jusqu'en 1990 par leur gouvernement avec Ben Laden et les islamistes afghans. C'est la rhétorique qui a permis l'invasion et l'occupation de l'Irak par les Anglo-Américains pour cause de péril mondial imminent, le public étant laissé dans l'ignorance de la paucité du programme irakien des armes de destruction massive. C'est la rhétorique qui permet de même à nos dirigeants de transformer aujourd'hui nos sociétés libérales en sociétés sécuritaires sous prétexte de combattre un terrorisme qu'ils savent pertinemment ne pas pouvoir ­ ni même vouloir ­ éradiquer. Inversement, c'est la rhétorique que l'ancien gouvernement espagnol de centre droit avait tenté d'utiliser à son profit suite aux attentats islamistes de Madrid (rhétorique qui voulait que ces attentats-là aient été perpétrés par ETA), avant que l'opinion publique espagnole ne déjouât ses plans parce qu'elle n'était plus dans l'ignorance des faits. C'est aussi la rhétorique qui attire à présent Israël dans l'engrenage libanais. Car, de deux choses l'une : ou bien le gouvernement israélien était parfaitement conscient des capacités considérables de rétorsion du Hezbollah et a sciemment laissé ses citoyens dans l'ignorance des faits, ou bien il ignorait presque tout du Hezbollah et il s'est fourvoyé au Liban, pensant que ce serait une promenade de santé. Dans les deux cas, il y a césure : césure entre gouvernants et gouvernés d'une part, césure entre l'appareil d'Etat et la réalité de l'autre. C'est là qu'on se rend compte que, pour utiles qu'elles soient sur le plan oratoire, des notions rhétoriques telles que « terroristes » et « axe du mal » sont spécieuses sur le plan épistémologique et néfastes sur le plan opérationnel. Or, étonnamment, de tels effets de rhétorique, qui enflamment les esprits et engourdissent les cerveaux, attisent les passions et endorment les consciences, on en trouve peu ou prou dans le discours du secrétaire général du Hezbollah depuis le début de ce conflit. Nasrallah dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit, sans imprécations ni chichis, sans triomphalisme ni apitoiement sur soi. Dialectique, son discours s'adresse avant tout à la raison de son interlocuteur. Certes, il ne s'agit sans doute là que d'un stratagème politique qui ferait du cheikh Nasrallah l'équivalent oriental de notre Ulysse aux mille ruses. Et certes, pour être en quelque sorte raisonnable, Nasrallah n'en demeure pas moins impitoyable. Impitoyable, et inexcusable aussi, puisqu'il choisit de répondre à une injustice par une autre injustice. Cela étant, son attitude a au moins cela qu'elle se fonde, tout mollah qu'il soit, sur une recherche rigoureuse de la vérité et un exposé rationnel des faits. Quoi qu'il nous en coûte, il nous faut donc concéder que l'exigence de vérité, qui avait été au fondement de notre civilisation depuis Copernic et Galilée, est en train de changer de côté. Et la question se pose de savoir pourquoi. La réponse à cette question réside probablement dans le triomphalisme et la suffisance dans lesquels nous nous complaisons depuis notre victoire sur le bloc soviétique. Car seuls les faibles ressentent le besoin réel de coller à la vérité ­ vérité dont ils ont besoin afin d'agir au mieux de leurs intérêts ­, alors que les forts estiment pouvoir s'en remettre à leur seule puissance, et à leur bonne étoile. La question se pose aussi de savoir pourquoi nous tournons le dos à la rigueur dialectique, qui était notre marque de fabrique, pour nous laisser séduire par les effets rhétoriques. La réponse à cette question-là est sans doute à chercher dans le glissement intervenu dans nos démocraties libérales, lesquelles, ayant vaincu les démocraties populaires, se muent à présent en démocraties populistes où la dialectique n'a plus sa place. Dans une démocratie populiste, où un lien direct s'établit entre le leader et la masse qui court-circuite les élites, où la sécurité est la panacée et la peur le meilleur des fonds de commerce, c'est la rhétorique qui est la discipline reine. Et la rhétorique, on le sait, finit toujours par faire le lit de la démagogie. Alors que nous nous retrouvons, en Occident, en danger de démagogie, c'est paradoxalement en Orient qu'il nous faut peut-être aller chercher les prémices d'un discours qui serait véritablement dialectique. A croire qu'au moment même où nous nous détournons de notre héritage hellénique ce serait à des descendants asiatiques des Troyens qu'échoirait la mission de nous rappeler qu'il fut un temps où la rigueur socratique comptait pour nous. Il y a de cela un quart de siècle, Michel Foucault en offusquait plus d'un en faisant l'apologie de la révolution islamique iranienne. Les bien-pensants, toutes tendances confondues, ne se privèrent alors pas de tirer sur lui à boulets rouges et en toute bonne conscience. J'avoue ne pas avoir le centième du savoir et du talent de Foucault, et je suis loin d'avoir sa notoriété. J'ose espérer que mes détracteurs s'en rappelleront. Lorsqu'ils m'enverront leur volée de coups, je prie qu'ils le fassent équitablement : au prorata.
Par tufaxo + Percy Kemp - Laissez un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Sur la rhétorique et le déni

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