Non catégorisé

Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 14:26

Ce serait un abus que de croire que Badiou cherche l’insistance d’une identité, la récurrence du même. Bien au contraire, sa philosophie porte sur le retour de ce qui advient, c’est-à-dire le retour du Même BdE_27et non la répétition d’une identité. Nous avons vu que Badiou en toute situation considérait au moins trois infinis, on peut ajouter qu’au travers de l’acte d’outrepasser sa propre finitude, on en reste à un mauvais infini mais il s’agit de reprendre en soi-même, d’assumer une capacité créatrice immanente BdLS_223. L’infini alors acquiert une détermination positive comme détermination qualitative du fini. Le fini, par contre, est ce qui sort de soi pour produire de l’autre, reste dans l’élément du Même. Reste une question, qu’est-ce qui fait que le repérage événementiel qu’opère Badiou par sa dialectique est toujours le même ? Pour continuer sur notre lancée, la « vérité » n’est jamais que le nom de ce par quoi s’apparient, dans un processus unique, l’être et la pensée BdOT_101, c’est-à-dire ce au regard de quoi advient le Même BdE_27. Si l’on se rappelle et Badiou ne manque pas de le faire, que « le Même, lui, est à la fois pensée et être ». Ainsi le repérage des vérités est aussi celui du nouage, du point soustractif de l’être et de la pensée. Si le Même, entendu par Badiou, est un genre dialectique, aimer la vérité, c’est-à-dire être philosophe, c’est aimer le générique comme tel BdC_209, et même un certain type de générique, le genre suprême du Même. Le Même et la loi qu’il régit se retrouvent dans toutes les procédures qui conditionnent la philosophie dialectique : en mathématique, les ensembles quelconques ou multiples purs ; en politique, la maxime égalitaire 1 ; en amour, le principe de l’intensité amoureuse qui se délie de l’altérité de l’objet et se soutient de la loi du Même BdC_101. Ce qu’il faut retenir c’est que le Même, en effet, n’est pas ce qui est mais ce qui advient. Nous avons déjà donné le nom de ce au regard de quoi il n’y a que la venue du Même : c’est une vérité. Seule une vérité est comme telle indifférente aux différences. On le sait depuis toujours, même si les sophistes s’acharnent à obscurcir cette certitude : une vérité est la même pour tous BdE_27. La vérité est alors ce au regard de quoi advient le Même et donc ce vers quoi s’oriente une pensée pour Badiou. La politique comme pensée « réelle » n’est possible que quand advient le Même. Ainsi au final, on en revient toujours au même. Ce ne sont pas les rapports de forces qui comptent, mais les processus de la pensée BdPP_104.

Si l’on peut parler de désert, d’acculturation de la philosophie après le style français des années 60-70, c’est que la philosophie, dans ce cas,délègue ses fonctions à telle ou telle de ses conditions, qu’elle livre la pensée à une procédure générique BdMP_41. Si on se trouve face à une « impossibilité » de la philosophie elle-même, face à l’impasse et l’épuisement de certaines de ses orientations, c’est l’aveu que la philosophie n’est non pas du tout impossible, mais entravée par le réseau historique des sutures BdMP_46. On peut penser à l’importance qu’a eu la psychologie par le passé et la volonté de la philosophie de rectifier son savoir au vu de sa métaphysique. C’est un peu ce qui se passe avec la mathématique chez Badiou avant qu’il ne la contrebalance par une logique. Le mathème ou l’ontologie organisent une collusion entre la vérité et l’autorité sacrée de la mathématique platonicienne BdC_95, c’est-à-dire que la mathématique se trouve être l’une des branches de la pince de la vérité (la dianoïa ou entre-deux du vrai) en même temps que l’une des conditions de la philosophie (science des vérités mathématiques). Reste alors que la dialectique (ou méta-ontologie) se trouve sur un troisième plan. Elle manipule logique et ontologie pour repérer et soustraire, enchaîner et sublimer les vérités prises dans les procédures de création. Peut-être est-ce une confusion de notre part, une lecture trop partielle et partiale, qui ne verrait en quoi la dianoïa autorise le double usage de la mathématique, comme enchaînement et la vérité comme coupure à interpréter, comme mathème et comme condition. La norme des mathématiques ne saurait être le vrai, car le vrai ne se laisse pas rejoindre par une fiction BdOT_42 . Le vrai est l’exception des mathématiques de soustraire la dialectique, on retrouve donc les deux dimensions du sublime (le vrai) et de l’enchaînement (l’entre-deux du vrai), l’un relevant de l’ontologie, l’autre de la logique. D’où l’usage complémentaire du poème (qui enchaîne) dont Badiou disait lui-même qu’il fallait au départ se désuturer. Badiou ayant fait le constat que la poésie ne se suffit pas à elle-même, qu’elle demande à être délivrée du fardeau de la suture, qu’elle espère une philosophie délivrée de l’autorité écrasante du poème BdMP_67. Par ailleurs, la désintrication de la mathématique et de la philosophie rend inopérante la prolifération de la mort de Dieu. Athées, nous n’avons pas les moyens de l’être, tant que le thème de la finitude organise notre pensée C_164.Recroiser mathématique et philosophie, a une fonction précise, c’est l’opération nécessaire pour qui veut en finir avec la puissance des mythes BdC_176 : le mythe de Dieu, le mythe de l’immortel.

 



1 La politique, en revanche, est ce qui traite, sous le principe du Même, ou principe égalitaire, l’infini comme tel AM_157.

 

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 12:05

Développements d'Etienne Chouard...

 


Étienne Chouard - Conférence: Le tirage au sort... par culture-libre

 

 

 

Je remercie Ruz pour la première vidéo, plus castoriadienne et alaniste que ranciériste. Sayiès savait que ce n'étiat pas la démocratie qu'il m'ettait en place cr il n'y avait pas d'nistruction publique gratuite et obligatoire comme la réclamait Condorcet bien avant les anarchistes (Meme si Condorcet en élu ni croyait pas, pensais que cela était une exagération)

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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 16:17

 

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Les 40 premiers installés sur la Place du Soleil à Madrid le 16 mai et en-dessous 11 jours plus tard sur la Place de Catalogne à Barcelone (jour où elle fut évacuée par les "mossos", la police anti-émeute)

 

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Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 12:57

202_Ben-Laden-Killed.jpg

 

Une hypothèse de notre correspond en Syrie. Rappelons que depuis 1999 Oussama Ben Laden était sous dialyse, ce qui nécessitait un . Qu'il était souffrant en 2001 et que sa famille l'avait enterré en 2001 ce que démentaient par la suites les officiels américains qui par là récupérait le mythe. Bizarrement aucun djihadiste n'est paru sur les plateaux télé pour démentir ce fait... Paris8philo

 

 

Pourquoi cesser de faire vivre Oussama Ben Laden ?

La question politique principale est de savoir pourquoi les États-Unis ont décidé de cesser de faire vivre le personnage mythique qu’ils avaient créé —l’homme étant quant à lui mort depuis une décennie— ?

Simplement parce que les combattants de Ben Laden sont mobilisés depuis plusieurs mois dans des opérations où ils ne doivent plus apparaître comme des ennemis des États-Unis, mais au contraire comme des alliés. Il n’y avait pas d’autre moyen de justifier cet apparent revirement que d’éliminer leur commandant virtuel.

Sans aucun doute, dans les prochains mois, les chaînes de télévisions internationales nous expliqueront que les jihadistes qui combattaient jadis aux côtés de la CIA en Afghanistan, en Bosnie et en Tchétchénie contre Soviétiques et Russes, se sont égarés dans le terrorisme international ; que leurs yeux se sont ouverts à la mort de Ben Laden, et qu’ils peuvent poursuivre sereins leur combat aux côtés de « l’Amérique », en Libye, en Syrie, au Yémen et à Bahreïn.

Il ne sera donc plus nécessaire d’expliquer le dessous des cartes à des gens un peu primaires comme ce brave général Carter Ham. On se souvient du désarroi du commandant en chef de l’US AfriCom, aux premiers jours de l’opération « Aube de l’Odyssée » : il avait refusé de livrer des armes aux rebelles libyens parce que nombre d’entre eux étaient des membres d’al-Qaeda revenant d’Irak. Son autorité avait immédiatement été transférée à l’OTAN, habituée à gérer les opérations secrètes incluant des combattants de Ben Laden.

 

Ou poiur le dire autrement :

 

La réorganisation des réseaux du prince Bandar et de l’administration Obama

Le dispositif contre-révolutionnaire des Sudairi se heurte à une difficulté : jusqu’à présent les mercenaires du prince Bandar se battaient sous la bannière d’Oussama Ben Laden, que ce soit en Afghanistan, en Bosnie, en Tchétchénie ou ailleurs. Initialement considéré comme un anticommuniste, Ben Laden était progressivement devenu un anti-occidental. Sa mouvance était marquée par l’idéologie du clash des civilisations, énoncée par Bernard Lewis et popularisée par son élève Samuel Huntington. Elle a connu son ère de gloire avec les attentats du 11-Septembre et la guerre au terrorisme : les hommes de Bandar perpétraient les troubles partout où les Etats-Unis souhaitaient intervenir.

Dans la période actuelle, il est nécessaire de changer l’image des jihadistes. Désormais, ils sont invités à se battre aux côtés de l’OTAN, comme jadis ils se battaient aux côtés de la CIA en Afghanistan contre l’Armée rouge. Il convient donc de revenir au discours pro-occidental d’antan et de lui trouver une autre substance que l’anti-communisme. Ce sera le travail idéologique du cheik Youssef al-Qardawi.

Pour faciliter ce relookage, Washington a annoncé la mort officielle d’Oussama Ben Laden. Cette figure tutélaire disparue, les mercenaires du prince Bandar peuvent être mobilisés sous une nouvelle bannière.

Cette redistribution des rôles s’accompagne d’un jeu de chaises musicales à Washington.
Le général David Petraeus qui, en qualité de commandant du CentCom, devait traiter avec les hommes de Bandar au Proche-Orient, devient directeur de la CIA. Il faut donc s’attendre à un retrait accéléré des troupes de l’OTAN hors d’Afghanistan et à un engagement accru des hommes de Bandar dans les opérations secrètes de l’Agence.
Léon Panetta, le directeur sortant de la CIA, devient secrétaire à la Défense. Selon l’accord interne de la classe dirigeante états-unienne, ce poste devait être réservé à un membre de la Commission Baker-Hamilton. Or le démocrate Panetta —comme le républicain Gates— en faisait partie. Dans le cas de nouvelles guerres, il devrait limiter les déploiements au sol, hormis pour les Forces spéciales.

À Riyadh et à Washington, on dresse déjà l’acte de décès du « printemps arabe ». Les Sudairi peuvent dire du Proche-Orient ce que le Guépard disait de l’Italie : « Il faut que tout change pour que rien ne change et que nous restions les maîtres  ».

 

Pour entrevoir que tout cela appatient au fictif et au symbolique, je me suis permis de vous surligner les éléments fumigènes :

 

Repéré depuis plus de 8 mois par les Américains, Oussama ben Laden a été tué lors d’une opération commando d’une quarantaine de minutes à Abbottabad, dans la grande banlieue d’Islamabad. Les Américains auraient agi seuls, et n’auraient prévenu aucun autre pays de leurs projets.

 

C’est en août 2010 que les Américains ont su où était Oussama ben Laden au Pakistan. Le chef d’Al Qaïda se trouvait à Abbottabad, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Islamabad.

L’ordre d’attaquer a été donné par Barack Obama vendredi dernier. L’opération a été engagée hier soir vers 20 heures, (heure française). 2 hélicoptères américains (3 d’après certaines sources) ont commencé à tourner autour du bâtiment fortifié qui abritait Ben Laden. Une fusillade a éclaté ; Ben Laden a résisté ; il a été atteint à la tête lors de l’échange de tirs qui l’a opposé au commando. 3 ou 4 autres personnes auraient été tuées, dont l’un des fils de Ben Laden.

 


Peu à peu, les détails de l’intervention américaine sont rendus publics  Correspondance de Fabienne Sintès à Washington  (1'11")
 

Aucun Américain ne serait mort lors de l’opération. Les membres du commando se sont emparés de la dépouille du chef d’Al Quaïda. Le corps a été traité dans le respect de la tradition musulmane, d’après les Américains ; il a ensuite été immergé en mer.

L’opération a duré 40 minutes ; elle a été suivie en direct par le directeur de la CIA Leon Panetta et d’autres responsables réunis dans une salle de conférence au siège de l’agence à Langley en Virginie.

Les Américains affirment qu’ils n’ont pas prévenu les autorités pakistanaises de l’opération. Ils justifient la violation de souveraineté pakistanaise par "l’obligation légale et morale d’agir". Aucun autre pays n’aurait été prévenu du projet de l’opération qui a permis de tuer Oussama ben Laden.


 

 

 

Cette fois un autre point de vue par Iran Info relayée par alterinfo

 

 

Oussama Ben Laden était mort des suites d'une maladie bien avant l'opération américaine menée contre son domicile au Pakistan, rapporte mardi l'agence iranienne ISNA.

"Pourquoi l'armée et les autorités américaines ont-elles refusé de montrer le corps de Ben Laden? Pourquoi l'ont-ils jeté à la mer, s'ils l'avaient traqué et tué?", demande le ministre iranien de l'Information, Heidar Moslehi, cité par l'agence.

"Nous avons des informations précises selon lesquelles Ben Laden était déjà mort depuis quelques temps au moment de l'opération américaine (…) et nous avons des documents qui en attestent", a affirmé M.Moslehi.

Le "terroriste numéro un", Oussama Ben Laden, a été tué lors d'une opération des forces spéciales américaines Navy Seals dans la nuit du 1er au 2 mai. L'inspirateur des attentats du 11 septembre 2001 se cachait dans un complexe de la ville garnison d'Abbottabad, dans le nord-est du Pakistan. Sa dépouille a été immergée dans l'océan.

Les médias internationaux ont à plusieurs reprises diffusé des informations sur le décès de Ben Laden. Ainsi, en 2007, peu avant son assassinat, la première ministre pakistanaise Benazir Bhutto avait annoncé l'élimination du chef d'Al-Qaida.

 

 

 

Etrange destin que celui de l'homme qui n'en finissait pas de mourrir et de renaître (c'est le propre du mythe) :

 

 

http://www.nytimes.com/2002/07/11/opinion/11TAHE.html?ex=1089432000&en=373a282aeff2716a&ei=5070&todaysheadlines

 

 

The Death of bin Ladenism

By Amir Taheri

Published: July 11, 2002

 

 

Osama bin Laden is dead. The news first came from sources in Afghanistan and Pakistan almost six months ago: the fugitive died in December and was buried in the mountains of southeast Afghanistan. Pakistan's president, Pervez Musharraf, echoed the information. The remnants of Osama's gang, however, have mostly stayed silent, either to keep Osama's ghost alive or because they have no means of communication.

 

With an ego the size of Mount Everest, Osama bin Laden would not have, could not have, remained silent for so long if he were still alive. He always liked to take credit even for things he had nothing to do with. Would he remain silent for nine months and not trumpet his own survival?

 

Even if he is still in the world, bin Ladenism has left for good. Mr. bin Laden was the public face of a brand of politics that committed suicide in New York and Washington on Sept. 11, 2001, killing thousands of innocent people in the process.

 

What were the key elements of that politics?

 

The first was a cynical misinterpretation of Islam that began decades ago with such anti-Western ideologues as Maulana Maudoodi of Pakistan and Sayyid Qutb of Egypt. Although Mr. Maudoodi and Mr. Qutb were not serious thinkers, they could at least offer a coherent ideology based on a narrow reading of Islamic texts. Their ideas about Western barbarism and Muslim revival, distilled down to bin Ladenism, became mere slogans designed to incite zealots to murder.

 

People like Mr. Maudoodi and Mr. Qutb could catch the ball and run largely because most Muslim intellectuals of their generation (and later) had no interest in continuing the work of Muslim philosophers. Our intellectuals were too busy learning Western ideologies of one kind or another -- and they left the newly urbanized Muslim masses to the half-baked ideas of men like Mr. Maudoodi and Mr. Qutb and eventually Mr. bin Laden.

 

Now, however, many Muslim intellectuals are returning home, so to speak. They are rediscovering the philosophical heritage of Islam and the challenges of Muslim political thought. And Maudoodi-Qutbism is now being seen as a pseudo-Islamic version of Western fascism.

 

 

The second element that made Mr. bin Laden possible was easy money, largely from wealthy individuals in the Persian Gulf area who believed that they were buying a place in the hereafter while protecting themselves against political opposition in this world. Some paid because they believed they were helping poor and oppressed Muslims. Others paid so militants would go and spend their energies far away from home.

 

That easy money is no longer available, at least not in large quantities. Many donors have realized they were financing terrorists. Some have been forced to choose between the West, where they have the bulk of their wealth, and the troglodyte mujahedeen of the Hindu Kush.

 

The third element that made bin Ladenist terror possible was the encouraging, or at least complacent, attitude of several governments. The Taliban in Afghanistan began by hosting Mr. bin Laden and ended up becoming his life-and-death buddies. The Pakistanis were also supportive because they wanted to dominate Afghanistan and make life hard for the Indians by sending holy warriors to Kashmir. The Sudanese government was sympathetic, if not actually supportive, and offered at least a safe haven. This was also the case in Yemen, where in November 2000 I accidentally ran into a crowd of Qaeda militants who had flown in from Pakistan for a gathering.

 

We now know that Qaeda cells operated, often quite openly, in Muslim countries from Indonesia and Malaysia to Morocco and Tunisia, without being bothered by anyone. The fall of the Taliban means the gang no longer has a secure base. All the other countries are also closed, and in some cases even hostile.

 

The fourth element was the mistaken practice of many Western powers that sheltered the terrorists in the name of freedom of expression and dissent. We now know that London was a critical haven for Al Qaeda. The murder of the Afghan resistance leader Ahmed Shah Massoud was planned in London. Qaeda militants operated in Germany, Holland, Belgium, France, Spain and Italy without significant restraint.

 

The fifth element that made bin Ladenism possible was the West's, especially America's, perceived weakness if not actual cowardice. A joke going around militant Islamist circles until last year was that the only thing the Americans would do if attacked was to sue. That perception no longer exists. The Americans, supported by one of the largest coalitions in history, have shown they will use force against their enemies even if that means a long and difficult war.

 

The sixth element of bin Ladenism was the illusion in most Western nations that they could somehow remain unaffected by the violence unleashed by fanatical terrorists against so many Muslim nations from Indonesia to Algeria.

 

Mr. bin Laden could survive and prosper only in a world in which these elements existed. That world is gone. Mr. bin Laden's ghost may linger on -- perhaps because Washington and Islamabad will find it useful. President Bush's party has a crucial election to win and Pervez Musharraf is keen to keep Pakistan in the limelight as long as possible.

But the truth is that Osama bin Laden is dead.

 

 

Mais rassurez-vous Ben Laden a déjà un successeur (voir rue89 du 17 mai 2011). Bon j'attends que mon imbécilé idiot vienne commenter.

 

Dessin de Baudry

 

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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 15:09
Peut-être connaissez-vous la parrhesia en philosophie. En voici un exemple à propos du 11 Septembre. Mieux que Wikileaks et Julian Assange, les tuyaux de Sibel Edmonds. A VOIR ce documentaire réalisé par deux journalistes français (Mathieu Verboud et Jean-Robert Viallet) et diffusé sur Canal + :
La page personnelle de Sibel Edmonds : http://www.justacitizen.com/
Son association parrhesiaste d'agents du rensignement : National Security Whistleblowers Coalition (NSWBC)
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