Actualité effervescente

Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 23:15

Je vous invite à lire cet article de Maître Eolas qui reprend en grande partie (sans forcément le connaître) le contenu du Nouvel Obs de la semaine dernière ou encore la critique du procureur Courroye par Eva Joly.

 

« Le Figaro et toute la presse à la botte fanfaronnent déjà : le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur le dossier fiscal de Liliane Bettencourt blanchit Eric Woerth. Sauf que tout le monde sait que le fond du Woerthgate c'est le Sarkogate. Si ce rapport de l'IGF sert d'instrument idéal de propagande à 24 heures de l'intervention télévisée du chef de l'Etat, il ne blanchit pas Sarkozy et son ministre de trésorier des soupçons de financement politique illégal et d'interférences de l'exécutif dans le processus judiciaire. Mais c'est néanmoins le bon moment pour donner un coup de projecteur sur l'Inspection générale des finances, ce corps d'élite au coeur du compromis historique entre l'Etat et les intérêts financiers.

D'abord, rappelons que l'IGF est sous la tutelle du ministre du Budget. L'on peut donc s'interroger sur sur son esprit d'indépendance lorsqu'il s'agit d'enquêter sur celui qui les a dirigé pendant 3 ans. D'autre part, c'est une enquête tout à fait réglementaire qui, sans outrecuidance, ne porte que sur l'examen de documents administratifs écrits, et l'on imagine que M. Woerth, malgré sa suffisance, n'est pas assez bête pour transmettre des ordres écrits lorsqu'il s'agit de couvrir l'évasion fiscale d'une de ses relations. Inspection des « finances » ?

L'IGF, c'est le fief que rejoignent les meilleurs élèves de l'ENA : c'est là qu'on se fait le meilleur carnet d'adresses pour se faire débaucher à bon prix par le privé. Pour cela, la sélection est très stricte : il faut être brillant mais connaître aussi les moeurs de la Cour pour éviter de froisser l'ordre établi. Pour juger du dévouement de ce corps, il suffit de regarder le CV de ses membres (liste non-exhaustive) :

    * Michel Pébereau, président du Conseil d'administration de BNP-Paribas
    * Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE)
    * Pascal Lamy, directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
    * Frédéric Oudéa, pdg de la Société Générale
    * Baudoin Prot, directeur général de BNP-Paribas
    * François Pérol, président de Banque Populaire-Caisse d'Epargne
    * Philippe Lagayette, pdg de JP Morgan France
    * Gilles Denoyel, directeur général délégué d'HSBC France
    * Pierre Fleuriot, pdg d'ABN-AMRO France
    * François Villeroy de Galhau, pdg de Cetelem
    * Jacques Mailloux, conseiller chez Goldman Sachs
    * Christian Aubin, conseiller du président de BNP-Paribas
    * Bertrand Badré, associé-gérant de Lazard Frères
    * Jean-Louis Girodolle, associé-gérant de Lazard Frères
    * Robert Daussun, président de LBO France
    * Frédéric Lavenir, responsable des Ressources humaines chez BNP-Paribas
    * Guillaume Hannezo, associé-gérant de Rotschild & Cie
    * Gilles Grapinet, directeur de la stratégie du Crédit Agricole
    * Pierre Marini, responsable du pôle Service Financiers chez BNP-Paribas
    * Patrick Thourot, directeur général délégué du réassureur Scor

Si cela ne suffit pas, appelons à la barre Jean Zay, ministre de l'Education du Front Populaire, emprisonné et assassiné sous le régime de Vichy. Il écrit depuis sa prison le 17 janvier 1941 :

« Militaires et inspecteurs des Finances jouent les premiers rôles en France depuis six mois. Ce sont eux qui ont préparé et organisé ce qu'on appelle sans grande conviction "la révolution nationale".

(...)

« Quant à l'inspection des Finances, sa responsabilité dans nos malheurs, pour être tout autre, moins apparente, n'en est pas moins certaine.

« Quand on étudiera les causes de notre impréparation militaire et de la décrépitude du gouvernement parlementaire, il faudra inscrire en bonne place l'orthodoxie financière. De 1932 à 1940 - je parle de ce que j'ai vu -, au milieu de tant de débats désordonnés, il y eut un sujet « tabou » : le libéralisme monétaire et financier ; une discussion interdite : celle du contrôle des changes.

« Vous pouviez librement couvrir de boue le chef de l'Etat et ses ministres, nier effrontément nos engagements internationaux les plus évidents, désavouer le gouvernement de votre pays en pleine négociation diplomatique, donner tort à la France devant l'étranger. Bravo ! C'était de bonne guerre... Mais il vous était défendu de critiquer la mystique de l'équilibre budgétaire, sous peine d'être considéré comme un traître et accusé de provoquer des catastrophes. Une puissante cohorte veillait jalousement sur le respect de la sainte orthodoxie : au premier rang, se distinguaient la presse et ses chroniqueurs spécialisés, les économistes, les banquiers, les partis conservateurs. Mais, derrière ces troupes de choc, se dessinait toujours la toute-puissante inspection des Finances. Le premier résultat de cet état de choses a été la paralysie gouvernementale. »

A noter que la création de l'ENA visait à éliminer la filière des grands corps. Ils se sont vites reconstitués, et c'est sur eux que s'appuie aujourd'hui encore l'oligarchie financière pour savoir à partir d'où il faut s'arrêter d'inspecter, en pratiquant cet art avec le doigté d'honnêtes courtisans.

De la bienséance médiatique
Extrait de la tribune du jour de Daniel Schneidermann dans Libération :

« Pour blanchir son prédécesseur, le ministre du Budget demande un rapport à son administration. Un rapport rapide : il devra être rendu avant la fin de semaine. S'agirait-il de n'importe quel pays étranger, le mot populiste "république bananière" viendrait sous la plume de tous les commentateurs. Leurs réserves de lourde ironies seraient inépuisables. On écrirait : "Le pouvoir a commandé un rapport bidon à un apparatchik du ministère." Mais nous sommes chez nous. Sagement les présentateurs attendent donc, au garde-à-vous, "le rapport de l'Inspection générale des finances". » 

Par Paris 8 philo - Publié dans : Actualité effervescente - Communauté : Politique Directe
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /2010 09:14

Dernier papier de l'Australien Joe Vialls

( décédé en juillet 2005 d'un arrêt cardiaque )

 

Nous reproduisons ici l'article de Joe Vialls sur le Tsunami suite à son enquête, paru dans la version anglaise de la Pravda, signalons que les services secrets disposent d''une gamme extrêmement vaste de produits permettant de faire passer quiconque de vie à trépas, de la manière la plus naturelle possible. En 1988 le président Zia fut tué dans l'accident de l'appareil qui le transportait. L'examen de l'épave révéla que les commandes de vol avaient été enduites d'une substance appelée barnetyl, qui agit par voie transcutanée. Les pilotes de l'appareil, en saisissant ces commandes à mains nues se trouvèrent ainsi intoxiqués. Le barnetyl perturbe gravement le contrôle des muscles. Les deux hommes se trouvèrent ainsi, sans même comprendre ce qui leur arrivait, dans l'incapacité de piloter leur appareil, qui s'écrasa.

Rendons au passage hommage à Joe Vialls, dont nous présentons le dernier article.

 

189_Kanu_sunset.jpg

Kanu, plage touchée par le Tsunami


Les USA orchestrèrent-ils le gigantesque tsunami de décembre 2004 ?


08/05/2005 14:33

Avec la perte déjà avérée de l’Afghanistan et de l’Iraq, les banquiers de Wall Street recherchaient désespérément d’autres moyens pour contrôler notre planète, lorsque soudain et très opportunément, la fosse océanique de Sumatra a explosé

Malgré le nombre très important de victimes du tsunami dans son propre état du Tamil Nadu, l’Inde a transformé le bâtiment hydrographique INS Nirupak en un hôpital flottant de 50 lits en moins de 72 heures, puis l’a envoyé, dépourvu d’armements, afin d’aider les habitants désespérés d’Aceh, en Indonésie. En revanche, l’Amérique a envoyé des navires de guerre et des marines armés. La marine américaine possède deux navires-hôpitaux de 1 000 lits, le Comfort et le Mercy, mais aucun n’a été envoyé. Bien que le USNS Comfort ait été déployé sur New York quand 3 000 Américains sont morts en septembre 2001, cette inaction constitue un signal fort : 150 000 personnes (principalement des musulmans) ont trouvé la mort en Asie du Sud-Est, un demi million d’autres ont été blessées, mais cela n’émeut pas les puissants à New York.

Le gouvernement indien savait très bien qu’il ne s’agissait pas d’un tremblement de terre « normal ». Le 27 décembre, l’Inde a refusé de rejoindre le projet sélect de « club des quatre », qui aurait eu pour effet concret de retirer cette puissance nucléaire asiatique de sa nouvelle coalition avec la Russie, la Chine et le Brésil. Le 28 décembre, le gouvernement indien mettait poliment en garde les militaires américains contre toute incursion sur son territoire souverain, et le 29 décembre, l’éditorial du India Daily mettait publiquement en doute la nature de l’événement : « Était-ce une épreuve de force menée par un pays pour montrer à la région le type de ravage qui peut être créé ? » ... « Au vu du degré atteint par la dévastation et du rôle de l’Inde en tant que puissance régionale en Asie du Sud, la marine indienne a l’obligation de mener une enquête et d’en communiquer les résultats au monde. »

Théoriquement, il serait facile d’encapsuler une charge militaire thermonucléaire américaine W-53 de 9 mégatonnes dans une simili-chambre de plongée en saturation similaire à celle illustrée sur la droite, afin de la protéger de la très forte pression de 700 kilos par centimètre carré qui règne au fond de la fosse océanique de Sumatra. L’ensemble ainsi blindé pèserait moins de cinq tonnes, ce qui permettrait de le faire glisser à la poupe de tout navire de ravitaillement de plate-forme pétrolière, tel qu’il en existe plus de 300 rien qu’en Asie. Et qui le remarquerait ?

En dépit d’une tendance humaine naturelle à rester silencieux sous le choc au vu du nombre colossal des tués et des blessés survenus dans toute l’Asie le 26 décembre 2004, et malgré la crainte d’une perte de crédibilité personnelle en raison de la magnitude du crime apparent, il existe de nombreuses irrégularités démontrables dans l’histoire officielle américaine du tsunami qui restent encore à être enregistrées maintenant, sous peine de se perdre à jamais dans les sables de l’oubli.

Il est hors de doute qu’un mascaret géant (tsunami) a ravagé le Sud et le Sud-Est de l’Asie, et qu’il a eu encore assez de force pour poursuivre sa route à travers l’océan Indien jusqu’en Afrique, où il a tué et blessé encore quelques centaines de victimes. La seule question que nous devons donc nous poser est de savoir si ce tsunami était d’origine naturelle ou s’il a été provoqué par l’homme. Un événement naturel serait déjà assez horrifiant, mais si le tsunami était artificiel, nous serions alors indubitablement en face d’un des crimes de guerre les plus monstrueux de l’histoire de l’humanité.

À midi, heure locale d’Australie, j’ai fidèlement noté la magnitude et la position enregistrées par l’Office Géophysique de Jakarta, en Indonésie. Un tremblement de terre mesurant 6,4 sur l’échelle de Richter avait frappé le Nord de l’île indonésienne de Sumatra. L’Office Géophysique de Jakarta a noté méticuleusement que l’épicentre de l’événement était situé 155 miles au Sud-Sud-Est de la province d’Aceh.

Cet emplacement se trouve environ 250 miles au Sud de la position retenue ultérieurement par l’Administration Nationale Océanique et Atmosphérique (NOAA) américaine, qui a placé l’épicentre au Nord-Ouest d’Aceh et a initialement fait état d’une intensité de 8,0 sur l’échelle de Richter. Cependant, même cette valeur n’était pas suffisante pour rendre compte des dommages causés par cet événement extraordinaire. La NOAA a donc fait passer progressivement cette valeur à 8,5, puis à 8,9, et pour finir à 9,0 – du moins à l’heure actuelle.

Les premières irrégularités démontrables ont donc été colportées par des officiels américains de la NOAA, qui ont soudainement inventé un nouveau pic d’onde sismique « flexible » pour l’événement, d’une magnitude bien supérieure à celle de Jakarta, alors que le bureau de Jakarta était situé bien plus près, presque à bout portant. Croyez-moi lorsque je vous dis qu’il n’existe rien qui ressemble au prétendu nouveau pic « flexible » de la NOAA. Le premier pic sismique que vous enregistrez est le seul véritable, à moins bien entendu que vous n’impliquiez manuellement quelques autres pics de votre cru, dans le but de coller à un agenda qui vous arrange. Naturellement, il n’y a également qu’un seul épicentre, qui a été fidèlement enregistré par des douzaines de sismographes en Indonésie et en Inde.

Le matin du 27 décembre, les médias australiens (sous contrôle d’actionnaires de New York) disaient très clairement que le pays le plus touché de la région était le Sri Lanka, une île située à la pointe Sud de l’Inde qui, comme l’Australie, fait partie du Commonwealth britannique. En conséquence, Tim Costello, dirigeant de l’une des plus importantes associations caritatives d’Australie, s’est immédiatement employé à se rendre sur place pour y évaluer les besoins en aide. Mais ce même matin, Little Johnny [surnom de John Howard, premier ministre australien en exercice] dansait au son d’une toute autre musique qui, du fait de sa docilité avérée, devait provenir du combiné de la ligne téléphonique directe sécurisée qui le relie à Wall Street.

Agissant véritablement à la dérobée, Little Johnny a secrètement envoyé deux avions de transport Hercules de la RAAF (armée de l’air australienne) chargés de vivres en Malaisie afin qu’ils s’y tiennent en attente, ainsi que deux autres à Darwin, dans le Nord de l’Australie. Notez que si Little Johnny avait eu la moindre préoccupation humanitaire, les quatre Hercules auraient pu s’envoler directement vers le pays partenaire du Commonwealth, le Sri Lanka, là où tous les autres Australiens avaient appris par les médias que l’aide était requise. Mais non, les choses n’étaient pas prévues ainsi, et Little Johnny attendait patiemment les ordres en provenance de New York.

La durée d’attente fut courte, et après qu’un vol de reconnaissance à haute altitude par un chasseur ait confirmé que la piste était dégagée à Medan, dans l’Est de Sumatra, les quatre Hercules australiens, chargés de combattants, armes et autres équipements, envahirent Sumatra, juste au Sud de la province dévastée d’Aceh. À son tour, avec 90% de sa population tuée par le tsunami, Aceh pourrait peut-être devenir le Guantanamo de l’Indonésie, grouillant de centaines d’Australiens et d’Américains lourdement armés.

Souvenez-vous bien cependant qu’au moment où ces quatre Hercules atterrissaient à Medan, le grand public australien ne savait absolument pas que Sumatra avait été durement touchée. Seul Little Johnny le savait, ainsi que bien sûr sa boule de cristal à New York. Au diable le Sri Lanka, ses patrons voulaient disposer d’une base importante pour les volumineux contrats de reconstruction en Asie, conçus pour pallier aux échecs rencontrés pour le pillage de l’or noir et la reconstruction en Iraq, et permettre à cette bonne vieille Israël de tituber sur ses jambes new-yorkaises pendant encore quelques semaines ou quelques mois.

Inutile de dire que les Australiens n’étaient que le groupe de reconnaissance, destiné à être rapidement rejoint par une armée américaine curieusement bien préparée et bien équipée, bien qu’il soit douteux qu’aucun des officiers et des hommes de troupe concernés aient réellement compris ce qui se passait. Seuls quelques-uns se sont posé la question de savoir pourquoi ils avaient passé toute une année à s’entraîner pour une « mission humanitaire », alors que l’objectif premier de la marine américaine et du Marine Corps est généralement de tuer des gens en masse. Regardez Fallujah, vous autres, regardez donc Fallujah.

Comme par magie, le Pentagone réussit à disposer de deux groupements de bataille prêts à appareiller sans préavis de Hong Kong et de Guam au cours de la période généralement chaotique des fêtes de fin d’année. Mince alors ! La discipline militaire a fait des progrès fulgurants depuis mon époque, quand tout le monde, jusqu’au chat du navire, faisait la grasse matinée dans un de ces hôtels à la réputation plus que douteuse. Mais pas ces plus de 10 000 Américains, qui avaient dû se tenir au garde-à-vous jour et nuit à côté de leurs hamacs, saluant de façon frénétique autant que réglementaire à chaque fois qu’un officier ou sous-officier était en vue.

L’épisode suivant fut magnifiquement orchestré, car il se déroula en haute mer, loin des yeux des curieux sur les docks comme d’imaginaires agents du KGB. Mais j’oubliais… vous devez d’abord savoir qui était dans le coup. À toute vitesse, l’équipe un, composée du porte-avions à propulsion nucléaire USS Abraham Lincoln et de ses navires d’escorte, quitta précipitamment Hong Kong, tandis que l’équipe deux, bien plus intéressante, quittait Guam toutes voiles dehors, menée par l’USS Bonhomme Richard, un navire de débarquement chargé jusqu’au plat-bord de soldats de bois brandissant des armes. Et ce n’est pas tout, croyez-moi, car le Bonhomme Richard était en réalité à la tête d’une véritable armada appelée le Cinquième corps expéditionnaire de choc [Expeditionary Strike Group 5 ou ESG5].

La partie vraiment sournoise (inexplicable) s’est déroulée alors que les deux groupements de bataille entraient dans l’océan Indien. Le USS Abraham Lincoln avait l’air aussi innocent que possible pour un porte-avions embarquant 70 avions d’attaque, mais il transportait déjà 2 000 marines au lieu d’environ 500 en temps normal. C’est une puissance de feu bien lourde pour un déploiement dans les rues désertes de Banda Aceh, en particulier lorsque Wall Street s’attendrait normalement à ce que ces marines meurent tranquillement pour Israël en Iraq. Maintenant, comment savaient-ils que ce renfort de marines serait requis avant que l’équipe un ne quitte Hong Kong, car les 1 500 marines en supplément n’étaient certainement pas en train de flâner autour des docks de Kowloon, attendant qu’on les prenne en stop.

Alors, pendant que les deux groupements de bataille se dirigeaient (apparemment) dans deux directions différentes à travers l’océan Indien déserté, un événement encore plus étrange se produisit. Bien que le Cinquième corps expéditionnaire de choc (humanitaire) fût censé venir en aide aux habitants du Sri Lanka, les marines à bord du Bonhomme Richard furent transférés sur le vaisseau de transport amphibie USS Duluth, qui se sépara alors du Cinquième corps et se dirigea vers l’équipe un. Ainsi, sans que les Indonésiens en soient réellement conscients, le porte-avions (relativement) inoffensif et encombrant USS Abraham Lincoln avait été utilisé pour masquer l’arrivée d’au moins 3 500 US Marines lourdement armés dans la petite province d’Aceh.

Cela nous informe plus ou moins sur des activités militaires connues, bien qu’hier, un caméraman de la télévision australienne ait filmé accidentellement certains de ces marines lourdement armés (qui ont essayé de lui tirer dessus pour qu’il s’éloigne) explorant une base militaire indonésienne dévastée à la recherche d’éventuelles armes restantes. Vous pouvez me trouver vieux jeu, mais si ces gars et leurs patrons sont corrects, ce genre de tâches ne devrait-il pas être laissé à l’armée indonésienne ?

Je resterai circonspect sur la façon exacte dont une arme thermonucléaire américaine puissante aurait pu parvenir au fond de la fosse océanique de Sumatra, bien que toutes les observations sismiques et l’état de préparation de la mission qui a suivi indiquent de façon insistante que c’est ainsi que cela s’est passé. Après tout, nous revenons à la vieille question de savoir à qui profite le crime, et dans ce cas précis, « qui est assez fou pour tuer plus de 150 000 civils simplement pour asseoir son pouvoir ? » Si l’on se base sur leurs performances passées en Iraq et autres pays malchanceux, il semblerait que les seuls candidats réalistes soient Wolfowitz et compagnie, luttant comme à l’habitude pour créer un « gouvernement mondial unique ».

Il est certain qu’aucune autre puissance nucléaire, comme la Russie ou la Chine, n’aurait strictement rien à gagner d’une tuerie aussi effroyable, et donc, comme toujours, nous revenons à Sherlock Holmes grâce à la plume de Sir Arthur Conan Doyle : « Lorsque vous avez éliminé l’impossible, la solution restante, aussi improbable soit-elle, est la vérité. »

Pour le lobby sioniste, il n’est pas bien difficile d’obtenir une arme nucléaire aux États-Unis, en particulier avec le précédent que constituent 100 petites têtes nucléaires air/air « déclassées » sorties en fraude par la petite porte (civile) du Pentagone, pour former le cœur de l’arsenal nucléaire actuel de l’état juif. Une fois qu’un système d’armement est périmé et hors service, les militaires américains, loyaux et non informés, ne peuvent plus en suivre la trace.

Le concepteur de la bombe à ricochet (appelée « Highball ») de la RAF était un savant du nom de Barnes Wallace, qui avait déjà acquis une haute réputation avec son bombardier Wellington, dont la structure géodésique lui permettait de résister à des chocs énormes en vol. De nombreux Wellington revinrent ainsi à la base littéralement en lambeaux, alors que de nombreux appareils similaires tels que les Stirling et Halifax étaient bien trop souvent consignés dans les profondeurs troubles de la Mer du Nord.

Wallace savait qu’un bombardement vertical était une pure perte de temps, et que la seule chance de succès reposait sur la possibilité de placer une mine tout contre la base du mur du barrage. En effet, il est impossible de comprimer l’eau, ce qui signifie que si la mine était placée contre le barrage lors de la détonation, une partie de son énergie serait automatiquement transmise au mur. Si l’explosion avait lieu en eau relativement peu profonde, la plus grande part de l’énergie du souffle se serait perdue dans l’atmosphère, engendrant bien entendu l’explosion d’un immense nuage d’eau.

Bien qu’il soit évident qu’une seule bombe, lancée depuis un seul bombardier Lancaster, ne pourrait détruire le mur du barrage (elle aurait pesé bien trop lourd pour permettre à l’avion de décoller), Wallace avait placé ses espoirs sur le fait scientifiquement établi que la contrainte accumulée serait suffisante, et les faits lui donnèrent raison. Bien qu’officiellement trois des bombes, contenant chacune 3 tonnes de TNT, furent considérées comme des coups au but, l’une d’elles dévia légèrement de sa trajectoire, ce qui signifie que le barrage géant de Möhne fut brisé par 6 tonnes de trinitrotoluène.

C’est précisément l’incompressibilité de l’eau qui compte au fond de la fosse océanique de Sumatra. Au fond de la fosse, la pression exercée sur votre arme favorite est de 700 kilos par centimètre carré, et au-dessus, vous avez une colonne d’eau haute de 7 kilomètres, qui est précisément à l’origine de cette pression. Mais ce n’est pas tout. Le fond de la fosse est plus étroit, ce qui signifie que l’arme est « bordée », avec une chance très réelle de déplacer une plaque tectonique si la puissance utilisée est suffisante.

Dans ce cas précis, il n’était pas vraiment nécessaire de déplacer une plaque tectonique, et la science semble indiquer que si cette explosion avait eu un tel effet, de nombreuses répliques auraient suivi, comme cela s’est produit par le passé pour tous les autres tremblements de terre d’importance. Mais, comme indiqué précédemment, en mettant de côté le caractère apparemment délibérément provocateur des avertissements erronés de la NOAA américaine, il semble ne pas y avoir eu la moindre réplique susceptible d’être reliée de façon directe et scientifique à « l’événement » de la fosse océanique de Sumatra le 26 décembre 2004 à 07:58, heure locale. Les secousses sismiques ultérieures de faible amplitude pourraient être, ou non, liées à l’arme.

Pour contraindre l’Asie à la docilité et assurer la part du lion dans les contrats de reconstruction, incroyablement lucratifs, tout ce qu’il fallait, c’était un tsunami de très grande ampleur visant les pays sélectionnés, ce qui était tout à fait dans les capacités d’une bombe nucléaire de forte puissance. Il n’y a rien de nouveau concernant les explosions marines, ou « Sea Bursts », comme on les appelait, et il y a plus de 30 ans, les États-Unis comme la Russie élaboraient des plans visant à dévaster les cités côtières de leur adversaire à l’aide de cette même technique. Le mascaret provoqué par une explosion dans les eaux profondes est relativement propre, ce qui permet à l’agresseur de s’emparer des terrains, des bâtiments restants, etc. avec un délai minimal.

Si tout s’était passé comme prévu, l’Indonésie, le Sri Lanka et l’Inde seraient revenues dans le giron du FMI et de la Banque Mondiale pour trente ans ou plus — un temps suffisant pour attendre que le prix du pétrole diminue après le fiasco mortel en Iraq. Au même moment, si le gouvernement indien avait mordu à l’appât, cela aurait anéanti la menaçante coalition entre Russie, Chine, Inde et Brésil. Un résultat intéressant en une journée de travail avec une seule arme nucléaire retirée discrètement du processus de déclassement.

Joe Vialls

 

Version Anglaise :

Did the USA orchestrate the mammoth Asian tsunami of December 2004 ?
08/05/2005 14:33
With Afghanistan and Iraq already lost, the Wall Street bankers were all desperately looking for other ways to control our world, when suddenly and very conveniently, the Sumatran Trench exploded

Despite having a huge number of tsunami victims in its own State of Tamil Nadu, India completely converted the survey ship INS Nirupak into a 50-bed floating hospital in less than 72 hours, then sent it unarmed to help the desperate people of Aceh in Indonesia. By direct comparison, America sent combat ships and armed Marines. The US Navy has two 1,000 bed hospital ships, the 'Comfort' and the 'Mercy', but neither one was dispatched. Though the USNS Comfort was deployed to New York when 3,000 Americans died in September 2001, this current lack of action sends a strong signal that 150,000 (mostly Muslim) dead in South East Asia, and half a million injured, are of no concern whatever to the power brokers in New York.

The Indian Government knew full well that this was not a "normal" earthquake. On 27 December India refused to join George Bush's planned exclusive 'club of four', which would have effectively pulled this Asian nuclear power out of its new coalition with Russia, China and Brazil. On 28 December the Indian Government politely warned the American military to stay clear of Indian sovereign territory, and on 29 December the India Daily Editorial publicly questioned the nature of the event: "Was this a showdown by a country to show the region what havoc can be created?" ... "Given the level of devastation and given the fact India is a regional power in South Asia, [the] Indian Navy has an obligation to investigate and tell the world what they found."

Theoretically, the American 9 megaton W-53 thermonuclear warhead could easily be encased in a small 'lookalike' saturation diving chamber similar to that on the right, to protect it from the massive 10,000 pounds per square inch pressures at the bottom of the Sumatran Trench. The whole armored package would weigh less than five tons, allowing it to be slipped over the stern of any oil rig supply vessel, of which there are more than 300 in Asia alone. Who would even notice?

Despite a natural human tendency to be shocked into silence by the sheer number of dead and injured across Asia on 26 December 2004, and despite also being slightly fearful of losing personal credibility because of the magnitude of the apparent crime, there are many provable irregularities in the official American tsunami story that simply have to be recorded now, or forever be lost in the sands of time.

It is beyond any doubt that a giant tidal wave (tsunami) smashed its way through South and South East Asia, and still had enough legs to continue all the way across the Indian Ocean to Africa, where it killed and injured a few hundred more. So the only question we must ask, is whether this tsunami was a natural or man-made catastrophe? A natural event would be horrifying enough, but if the tsunami was man-made, then we are unquestionably looking at the biggest single war crime in global history.

At midday local Australian time I faithfully recorded the magnitude and position plotted by the Jakarta Geophysical Office in Indonesia. An earthquake measuring 6.4 on the Richter scale had hit the north of the Indonesian island of Sumatra. The Jakarta Geophysical Office meticulously noted that the epicenter of the event was located 155 miles south-southwest of Aceh Province.

This location is approximately 250 miles south of the position later selected by the American NOAA, which plotted the epicenter to the north-west of Aceh, and initially claimed a Richter reading of 8.0. Alas, even that was not enough to cover the damage caused by this extraordinary event, so NOAA progressively upgraded the reading to 8.5, then to 8.9, and finally to 9.0 - at least for the present.

So, the first proven irregularities were peddled by American officials at the NOAA, who suddenly invented a new 'flexible' peak seismic wave for the event, of far greater magnitude than Jakarta, when the Jakarta office was located much closer at almost point-blank range. Believe me when I tell you there is no such thing as the new 'flexible' peak claimed by NOAA. The first seismic peak you record is the only real peak, unless of course you later manually draw in a few more peaks of your own, to match a contrived agenda. Naturally there is also only one epicenter, which was faithfully recorded by dozens of Indonesian and Indian seismographs.

On the morning of 27 December, the Australian (New York owned) media was making it very clear that the most badly hit nation in the region was Sri Lanka, an island at the southern tip of India, which like Australia is a member nation of the British Commonwealth. Accordingly, Tim Costello, head of one of Australia's largest charities, made immediate plans to fly to the area and assess the need for aid. But that same morning, Little Johnny was dancing to a very different tune, which, based on his known subservience, must have been playing down his secure telephone line from Wall Street.

In true covert manner, Little Johnny secretly dispatched two RAAF Hercules transport planes packed with supplies to Malaysia on "Stand By", and directed two more to Darwin in Australia's north. Please note that if Little Johnny had any humanitarian concerns at all, all four Hercules could have flown directly to Commonwealth partner Sri Lanka, where every other Australian had already been told by the media that aid was needed. But no, it wasn't to be, and Little Johnny waited patiently for orders from New York.

The waiting period was short, and after a high-flying reconnaissance jet confirmed that the runway was clear at Medan in eastern Sumatra, all four Australian Hercules complete with troops, guns and other tackle, invaded Sumatra just south of the devastated province of Aceh. In turn, with 90% of its population killed by the tsunami, Aceh might perhaps one day soon become Indonesia's very own Guantanamo Bay, crawling with hundreds of heavily armed Australians and Americans.

Remember carefully though, at the time these four Hercules touched down in Medan, the ordinary Australian public still had no idea that Sumatra was badly hit. Only Little Johnny knew, and of course his trusty crystal ball in New York. To hell with Sri Lanka, his bosses wanted a main base for the huge reconstruction contracts in Asia, designed to replace the failed oil theft and reconstruction in Iraq, and keep poor old Zion on its tottering New York legs for a few more weeks or months.

Needless to say the Australians were merely the advance party, soon to be joined by a curiously well prepared and equipped U.S. Military, though it is doubtful that any of the officers and men involved really comprehend what is going on. Only a handful thought to question why they had been spending a whole year training for a "Humanitarian Mission", when the whole point of the U.S. Navy and Marine Corps is normally to kill people in very large numbers. Just look at Fallujah, people, look at Fallujah.

As if by magic, the Pentagon managed to have two battle groups ready to sail at an instant's notice from Hong Kong and Guam during the normally chaotic Christmas to New Year period. Crikey! Military discipline has come a hell of a long way since my day, when everyone including the ship's cat was sleeping it off at some highly questionably hostelry or another. Not these 10,000+ Americans though, who must have been standing rigidly to attention beside their hammocks day and night, tugging furiously at their forelocks whenever an officer of NCO came in sight.

The next bit was superbly orchestrated, because it took place at sea, far away from the prying eyes of dock spies or imaginary KGB agents. But oops, first you have to know who was involved. Out of Hong Kong rushed team one, comprised of the nuclear-powered USS Abraham Lincoln and her escort vessels, while the far more interesting team two rushed out of Guam, led by the USS Bonhomme Richard, a marine amphibious assault carrier crammed to the gunwales with gun-toting wooden tops. And that is not all, believe me, because the Bonhomme Richard is in fact leading a veritable armada known as "Expeditionary Strike Group 5".

The really sneaky (inexplicable) bit came as both battle groups entered the Indian Ocean. The USS Abraham Lincoln looked about as innocent as a carrier with 70 attack planes can look, but was already carrying 2,000 marines instead of her normal complement of around 500. That is a huge amount of grunt firepower to put on the deserted streets of Banda Aceh, especially when Wall Street normally expects these marines to die quietly for Zion in Iraq. Now then, how did they know the extra marines would be needed before team one left Hong Kong, because the surplus 1,500 marines were certainly not just standing around on Kowloon dock waiting to hitch a ride.

Then while the two battle groups (apparently) headed in two different directions across the deserted Indian Ocean, an even stranger event took place. Though Expeditionary Strike Group 5 (Humanitarian) was supposed to help the folks in Sri Lanka, the combat marines aboard the USS Bonhomme Richard transferred to amphibious transport dock vessel USS Duluth, which then split from ESG-5 and headed towards team one. So without the Indonesians really being aware of it, the (relatively) harmless and Bulky aircraft carrier USS Abraham Lincoln has been used to screen the arrival of at least 3,500 heavily-armed US Marines in tiny Aceh Province.

That more or less brings us up to date on known military activity, though yesterday an Australian television cameraman did accidentally film some of these heavily-armed US Marines (who tried to shoo him away), searching a devastated Indonesian military base for any remaining weapons. Now call me old-fashioned, but if these guys and their bosses are straight, that particular job should be left to the Indonesian Army?

I will be circumspect as to exactly how a large American thermonuclear weapon managed to arrive at the bottom of the Sumatran Trench, though all of the seismic evidence and preparedness for the resulting mission indicates strongly that this is the case. After all, we are back to the age-old question of "who benefits?", and in this particular case, "Who is insane enough to kill more than 150,000 civilians just to hang on to power?' Based on their past performance in Iraq and other luckless countries, it would seem that the only realistic candidates are Wolfowitz and company, striving as always to create a "One World Government".

Certainly no other nuclear powers including Russia and China stand to gain anything at all from such an outrageous mass murder, so, as always in the end, we come back to Sherlock Holmes via the pen of Sir Arthur Conan Doyle: "When you have ruled out the impossible, whatever remains, no matter how improbable, is the truth."

For the Zionist Cabal, obtaining a thermonuclear weapon in America is no great trick, especially when we have the precedent of 100 small 'decommissioned' air-to-air atomic warheads being smuggled out the Pentagon's (civilian) back door, to form the core of the Jewish State's current nuclear arsenal. Once a weapon system is out date and out of service, loyal uniformed US military personnel can no longer track it.

The designer of the RAF's bouncing bomb (actually called "Highball") was a scientist called Barnes Wallace, who had already gained a formidable reputation with his Wellington bomber, which he constructed geodetically, thus enabling it to absorb enormous punishment before actually being shot out of the sky. Many Wellington returned to base literally in tatters, while many luckless cousins like the Stirling and Halifax were all too often consigned to the murky deep of the North Sea.

Wallace knew that bombing the dams vertically was a complete waste of time, and the only possibility of success lay in placing a mine hard up against the dam wall at its base. You see, water cannot be compressed, meaning that if the mine was pressed against the dam wall at the moment of detonation, part of its energy would automatically be expended on the wall itself. Too far away in the relatively shallow water, and most of the blast energy would be lost to atmosphere, in a huge exploding cloud of water of course.

Though it was obvious that the dam wall could not be destroyed by a single bomb from a single Lancaster bomber (it would weight far too much for the aircraft to get off the ground), Wallace pinned his hopes on the scientific fact that cumulative stress should do the job, and he was proved right. Though officially three of the bombs, each containing 6,500 pounds of TNT, were considered to be direct hits, one of these veered off slightly, meaning that the giant Mohne Dam was completely breached by a total of 13,000 pounds of tri-nitro toluene.

It is the incompressibility of water in particular that matters deep down in the Sumatran Trench. At the bottom you already have 10,000 pounds of pressure per square inch pressing down on your weapon of choice, and above that weapon there is a column of water 20,000 feet tall, which is what caused the pressure in the first place. Not only that. The trench narrows at the bottom, meaning that the weapon is 'hemmed-in', with a very real chance of moving a tectonic plate if sufficient tonnage is used.

In this particular case there was no real need to shift a tectonic plate, and science suggests that if this blast had caused such an effect, several very powerful aftershocks would have occurred, as has happened with every other major earthquake in the past. But, as previously stated, and setting aside the seemingly deliberate provocative though false warnings from the American NOAA, there has not been a single aftershock which can be directly & scientifically linked to the 'event' in the Sumatran Trench at 0758 hours local on 26 December 2004. Later tremors might or might not be connected to the weapon.

To force subservience on Asia, and ensure the lion's share of incredibly lucrative reconstruction contracts, all that was needed was a very large tsunami targeted on the selected nations, which was easily within the capabilities of a large thermonuke. There is nothing new about "Sea Bursts" as they are called, and more than 30 years ago plans existed in both America and Russia to wipe out each other's coastal cities using exactly this technique. The tidal wave from a deep sea burst is relatively clean, allowing the aggressor to take over both land and remaining buildings etc. with the minimum of delay.

If everything had gone to plan, then Indonesia, Sri Lanka and India would have been in hock to the IMF and World Bank for thirty or more years - time enough to wait for the price of oil to come down again after the lethal fiasco in Iraq. At the same time, if the Indian Government had taken the bait, the deadly Russian-Chinese-Indian-Brazilian coalition would have been dead in the water. Not a bad day's work for a single thermonuclear weapon discreetly removed from the decommissioning process.

Joe Vialls 

Par Paris 8 philo (Joe Vialls) - Publié dans : Actualité effervescente - Communauté : Politique Directe
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 18:17

L'étrange suppression des archives des services secrets allemands (BND) n'a pas fait grand bruit pourtant Des experts spécialisés dans le domaine de la sauvegarde de données ont exprimé leur incré dulité face à cette affaire. Ils ne croient pas à la possibilité que ces données aient pu disparaître. D’abord il est usuel de mettre en mémoire des données de manière multiple et ensuite il est possible de récupérer des données «perdues» dans presque tous les cas. Que s’était-il passé? (cf. «Süddeutsche Zeitung» du 26 juin). Les gouverne ments allemands sont au courant des infor mations suivantes: • L’attentat du 11-septembre a été perpétré avec l’aide de certains petits groupes se trouvant à la pointe de certaines institutions états-uniennes.


La plus grande affaire de corruption administrative


Mesdames et Messieurs les membres du Bun destag allemand,

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Si les données récoltées par les services secrets allemands (BND) entre 1999–2003 ne sont vé ritablement plus disponibles, ce serait le signe qu 􀀀il s’agit là de la plus grande affaire de cor ruption administrative depuis l’existence de la République fédérale allemande. Car comme un grand nombre d’initiés devraient le savoir, il s’agit plutôt en dernier lieu de l’affaire Murat Kurnaz, ancien pauvre mais courageux détenu de Guantanamo, mais du fait que, grâce aux données, les gouverne ments allemands sont au courant des infor mations suivantes: • L’attentat du 11-septembre a été perpé tré avec l’aide de certains petits groupes se trouvant à la pointe de certaines insti tutions états-uniennes. • La prétendue «guerre contre le terro risme» n’est rien d’autre qu’une sale tue rie d’après la devise qu’il faut attraper les petits et laisser fi ler les grosses têtes. Les dirigeants de la CIA savent très bien où se trouvent les terroristes principaux, le pro blème consiste à empêcher que les cadres moyens l’apprennent. • La «guerre contre le terrorisme» est la ten tative de l’administration américaine et de ses complices aux Etats-Unis comme à l’étranger d’essayer de canaliser à leurs souhaits la colère (justifi ée) des Musul mans opprimés dans le monde entier tout en réprimant brutalement toute activité ne correspondant pas à leurs désirs. • La «guerre contre le terrorisme» n’est rien d’autre que la tentative de miner nos dé mocraties – en se référant aux activités ter roristes – pour mieux assouvir la rapacité criminelle des multinationales (aussi dans le secteur des médias!), des politiciens de pointe et des dirigeants d’autres institu tions intéressées. Vous avez certainement déjà entendu parler ou lu ces informations, notamment sur des blogs ou dans des journaux de groupes mar ginaux. Moi, je les tiens d’anciennes grosses têtes frustrées des services de renseignements alle mands et étrangers. Oui, vous avez bien com pris: un représentant du «Bundesnachrichten dienst BND» en fait aussi partie. Le scandale est donc de nature fondamen tale: Si les données ne réapparaissent pas, il serait grand temps pour un certain nombre de messieurs d’être condamnés à de sévères peines de prison en commençant par MM. Hanning et Uhrlau. Mais où sont les tribunaux indépendants qui devraient se charger de l’affaire? Où sont les représentants de l’accusa tion? Où sont les médias qui devraient se jeter sur l’affaire? Où sont les personnalités connues honnêtes qui se prononcent publiquement et qui s’engagent à éclaircir cette affaire? Nous sommes devenus un tas puant de complices corrompus, répugnants et mina bles dans notre lâcheté éternelle. Christoph R. Hörstel, Hörstel Networks, Government & Public Relations – Business Consulting (Traduction Horizons et débats)

Plainte pour soupçon de suppression de documents


Au ministère public de Berlin

 

Mesdames, Messieurs,

je porte plainte pour soupçon de suppression de documents, selon l’art. 274 du code pénal, sollicitant le Ministère public de considérer ce qui suit: Dans les colonnes du Spiegel online du 25 juin 2007, il a été publié ce qui suit: Panne de données La Bundeswehr a détruit les rapports secrets de ses interventions à l’étranger – l’avocat de M. Kurnaz en est préoccupé Il s’agirait d’une perte de données explosive, à dimensions gigantesques: Selon les infor mations de l’ARD (chaîne de télévision alle mande) la Bundeswehr aurait détruit la to talité des rapports secrets de quatre années d’interventions à l’étranger. Justifi cation: une «panne technique». Des données importan tes concernant le cas Kurnaz seraient aussi dé fi nitivement perdues. Des données secrètes, issues d’interven tions à l’étranger quatre ans durant – détrui tes, perdues, effacées à jamais? Selon une documentation diffusée par le magazine de l’ARD «Report Mainz», des rapports secrets de la Bundeswehr des années 1999 à 2003 ont été détruits, suite à une panne technique. Il s’agirait, selon cette source, des rapports de la BND (Bundesnachrichtendienst –services secrets allemands), des attachés militaires en place à l’étranger ainsi que d’informa tions issues de services secrets étrangers. Ces rapports aidaient la direction politique alle mande à évaluer la situation dans les pays où la Bundeswehr est engagée, notamment le Kosovo et l’Afghanistan. La Bundeswehr en Afghanistan: données perdues à jamais? D’après les informations diffusées par l’ARD, le Ministère allemand de la Défense aurait avoué la grave panne devant le comité de Dé fense du Bundestag (parlement allemand). Un porte-parole du ministère a déclaré à l’agence de presse dpa (Deutsche Depeschenagentur) que l’incident était sujet à des délibérations parlementaires en cours qui n’étaient publi ques. La présidente de la fraction des Verts, Mme Claudia Roth, estime que le recours à une «panne technique» est une «explication grotesque» et a exigé du Ministère une infor mation prompte et complète. La panne concernerait aussi le cas de l’an cien détenu de Guantanamo, M. Murat Kur naz, voilà ce qui ressort des informations issues du ministère de la Défense. Le maga zine se base sur une lettre du secrétaire au Ministère de la Défense, M. Peter Wichert, datée du 12 juin. L’avocat de M. Kurnaz, Me Bernhard Docke, suppose qu’éventuellement la Bundeswehr vient de se débarrasser de documents à charge. Il a déclaré à l’agence de presse dpa qu’il craignait des conséquences désavanta geuses pour le procès en cours mené par le Ministère public de Tübingen enquêtant sur d’éventuels sévices perpétrés par des hom mes du Kommando Spezialkräfte (KSK, Com mando de troupes spéciales) sur son client. Fin mai, le Ministère public a arrêté ses en quêtes contre les soldats, mais Me Docke veut exiger une suite à cette affaire. Kurnaz accuse deux soldats de la KSK de l’avoir brutalisé, au cours du mois de janvier 2002, dans un camp de prisonniers américain, à Kandahar (Afghanistan). C’est pourquoi, l’an née passée, le comité de la Défense du Bun destag, s’est transformé en comité d’enquête pour pouvoir s’exprimer sur ces accusations, et a exigé par la suite d’avoir à sa disposition tous les rapports existants de la Bundeswehr cou vrant la période d’intérêt à Kandahar. Mais sans succès – car Wichert a écrit au co mité de la Défense: «Après avoir classé les in formations, le robot de sauvegarde des don nées a subi un défaut technique, suite auquel il a fallu le remplacer, fi n 2004, par un appareil d’échange. Lors de la tentative de transférer les données sauvegardées sur le nouvel appa reil, l’équipe technique (...) a constaté qu’une partie des cassettes à bobines n’étaient plus lisibles pour le robot de sauvegarde des don nées.» Aucune tentative pour retrouver l’ac cès aux données n’aurait abouti. «Suite aux directives en vigueur concer nant le traitement d’informations secrètes, les cassettes illisibles ont été détruites le 4 juillet 2005.» Selon la lettre citée, la perte des données concernerait «essentiellement les données relevées au cours des années 1999 à 2003, dans les régions d’engagement». Au cours de ce printemps déjà, on a appris, suite à des informations provenant des déli bérations du comité d’enquête qui s’était réuni en secret, que des documents con cernant justement l’intervention des trou pes KSK au début 2002 à Kandahar avaient apparemment disparu. Le 24 mai, le comité du Bundestag a rendu effective une décision concernant les documents à preuve, contrai gnant le Ministère de mettre à disposition les documents sollicités. Cette information, dont la fi abilité n’est mise en doute par personne, donne à soupçon ner que les dates mentionnées n’ont pas dis paru suite à un défaut technique mais plutôt que ceux qui étaient responsables de la sau vegarde de ces données les ont détruites dans une action préméditée ou ont donné l’ordre de les détruire dans le but de ne pas devoir les soumettre au comité d’enquête. Ce comité traite entre autre le cas de Murat Kurnaz. Afi n de porter plainte, il avait demandé au Minis tère de la Défense de mettre à sa disposition les documents qui semblent avoir disparus. Le comité part de l’idée que les documents mis à sa disposition sont incomplets. Les documents disparus confi rment donc, avec une très grande probabilité, ce qu’on avait supposé depuis longtemps: qu’en effet la Bundeswehr ou, plus précisément, les soldats de l’unité d’élite alle mande KSK, stationnée à Kandahar en Afgha nistan, avaient la tâche, conjointement avec les forces américaines et dans le cadre de l’opéra tion «Enduring Freedom», de surveiller le camp américain, dans lequel des prisonniers politi ques, entre autres aussi Murat Kurnaz, ont été torturés. Ceci ne constituerait pas uniquement un scandale politique. Dans une perspective de droit pénal, la surveillance d’un tel camp cor respond à la complicité à la torture. Afi n que tout ceci ne soit pas connu les documents cor respondants ont apparemment été détruits au Ministère de la Défense. L’article 274 du code pénal prévoit la dé tention jusqu’à cinq ans ou une amende pour celui qui 1. détruit, endommage ou supprime un do cument qui ne lui appartient pas ou par tiellement seulement, et ceci dans le but de causer des inconvénients à autrui; 2. efface, supprime, rend inutilisables ou manipule des données nécessaires pour le dépot d’une plainte (article 202 a, alinéa 2), dont il n’a pas le droit de disposer, ni en entier ni partiellement, et ceci dans le but de causer des inconvénients à autrui. … 3. … La tentative est poursuivie par la loi. Je vous prie d’accuser réception de cette plainte et de m’informer du numéro de dos sier que le processus portera. Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’ex pression de mes sentiments les meilleurs. Me Armin Fiand, avocat, Hambourg, 29 juin 2007 (Traduction Horizons et débats)

Par Anthony - Publié dans : Actualité effervescente - Communauté : Politique Directe
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 13:58
Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale


 
Mondialisation.ca, Le 7 mai 2010
 


Le président kirghiz Kourmanbek Bakiev a été démis cinq ans après et de la même façon qu’il était arrivé au pouvoir : par un soulèvement sanglant. 

Élu président deux mois après la prétendue « Révolution des tulipes » en 2005, à laquelle il avait participé, il était depuis lors le chef d’État du principal pays de transit dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en Afghanistan. 

Le Pentagone a établi la Base aérienne de Manas au Kirghizistan (renommée Centre de transit de Manas depuis l’année dernière), peu après avoir envahi l’Afghanistan en octobre 2001, et selon un rapport des forces armées US publié en juin dernier, durant toute cette période : « plus de 170 000 membres de la coalition ont transité par la base sur leur trajet à l’aller ou au retour d’Afghanistan ; Manas était également le point de relais pour 5 000 tonnes de fret, incluant des pièces de rechange et d’équipement, des uniformes et divers articles destinés à approvisionner le personnel et les besoins de la mission.

Actuellement, ce sont environ 1 000 GI’s, avec une centaine de soldats espagnols et français qui sont affectés à la base » [1]. 




Le représentant spécial de la Maison-Blanche en Afghanistan et au Pakistan, Richard Holbrooke, s’est rendu au Kirghizistan en février, à l’occasion de son premier voyage officiel — ainsi que dans les trois autres ex-républiques soviétiques d’Asie centrale voisines : le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan — et a déclaré que : « 35 000 soldats passaient chaque mois à l’aller et au retour, en transit vers ou en provenance d’Afghanistan » [2]. Soit 420 000 soldats par an, selon la fréquence qu’il a indiquée. 

Bien qu’à moindre échelle, les USA et l’OTAN ont également établi des bases militaires au Tadjikistan et en Ouzbékistan pour la guerre dans le sud de l’Asie. (Mais il a été ordonné aux forces armées états-uniennes de sortir du second pays lorsque le gouvernement ouzbek a annoncé qu’un soulèvement armé, de la même nature que la « Révolution des tulipes », avait eu lieu dans la province d’Andijan, moins de deux mois après le soulèvement kirghiz. L’Allemagne elle, conserve une base près de la ville ouzbeke de Termez, qui sert au passage des troupes et à l’acheminement d’équipement militaire vers la province afghane de Kondôz, où se trouve la majeure partie de ses 4 300 soldats en mission sur ce territoire). 

En février 2009, le gouvernement kirghiz avait annoncé qu’il allait également expulser de son pays les forces US et de l’OTAN, mais avait fini par céder en juin lorsque Washington avait offert 60 millions de dollars pour qu’il revienne sur sa décision. 

 

Le Kirghizistan est frontalier avec la Chine

Le pays est non seulement frontalier de la Chine, mais aussi du Kazakhstan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. Il n’est de plus séparé de la Russie que par un seul Etat, le Kazakhstan. Pour vous donner une idée des craintes que la Russie et la Chine éprouvent face au passage de centaines de milliers de GI’s et de soldats de l’OTAN par le Kirghizistan, imaginez le même nombre de soldats chinois et russes passant régulièrement par le Mexique et le Guatemala. Et ce durant neuf ans, à une fréquence élevée. 

A travers le Kirghizistan, l’Occident peut exercer non seulement une contrainte (hard power), mais aussi une attraction (soft power). 

Le pays fait partie de l’Organisation (post-soviétique) du Traité de Sécurité Collective (OTSC) formée par la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan — considéré par beaucoup comme la seule structure homologue de l’OTAN — et de l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) formée par la Chine, la Russie et les trois nations centre-asiatiques déjà citées. 

Selon des sources officielles états-uniennes, avant et après la « Révolution des tulipes de 2005 », aucun vol des USA ni de l’OTAN n’a subi d’annulation ni même de retard. En revanche, des manoeuvres des six nations de l’OTSC qui devaient avoir lieu quelques jours plus tard, ont elles été annulées. 

Le soulèvement et le renversement du président Askar Akaïev en mars 2005, a été ce qu’il nomme lui-même, la troisième « révolution colorée » dans l’ancienne Union Soviétique en 16 mois, après la « révolution des roses » en Géorgie, fin 2003, et la « révolution orange » en Ukraine, fin 2004 et début 2005. 

Lorsque la version kirghize etait en cours, les médias occidentaux se posaient déjà la question, à savoir : qui sera le prochain ? Parmi les candidats figuraient d’autres Etats ex-soviétiques comme l’Arménie, l’Azerbaijan, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Moldavie et l’Ouzbékistan. Ainsi que la Russie. Avec la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan, ces pays correspondaient à dix des douze membres de la Communauté des États Indépendants ex-soviétiques (CEI). 

Comme l’Agence France Presse l’indiquait début avril 2005 : « La CEI a été fondée en 1991, le jour même de la disparition de l’Union Soviétique... Mais sur les dix-huits derniers mois, trois alliés fidèles du Kremlin ont été renversés par... des révolutions : Edouard Chevardnadze en Géorgie, Leonid Koutchma en Ukraine, et, la semaine dernière, Askar Akaïev au Kirghizistan... Bien que les nouveaux dirigeants par intérim du Kirghizistan aient opté pour poursuivre les relations politiques amicales de leur prédécesseur déchu avec Moscou, le rapide renversement de gouvernement a commencé à engendrer des doutes quant à la longévité de la CEI. [3] 

Mikhail Saakachvili, de Géorgie, le dirigeant du prototype des « révolutions colorées », attribuant les « courageuses » actions d’opposition en Ukraine et au Kirghizistan au « facteur géorgien », s’était réjoui du « changement de régime » kirghiz, et avait ajouté : « nous n’allons pas attendre le déroulement des évènements, mais allons plutôt faire tout notre possible pour détruire l’empire de la CEI » [4] : 

Peu de temps après le soulèvement, l’ex-diplomate et analyste politique indien, M. K. Bhadrakumar a écrit de ce qui semblait alors une inexorable vague de « révolutions colorées » au coeur de l’ex Union soviétique :

« Tous et chacun de ces pays [la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan] sont situés stratégiquement dans l’espace post-soviétique. Ils composent "le proche étranger" de la Russie. Ces dernières années, Washington a étendu son influence dans le cercle des anciennes républiques soviétiques — dans la région de la Baltique ... le Caucase et l’Asie centrale — avec une ténacité qui inquiète Moscou.

Lorsqu’en 2003, M. Akaïev a permis que la Russie établisse de plein droit une base militaire à Kant, il savait qu’il passait sur la "liste rouge" des Etats-uniens. La température politique au Kirghizistan a alors commencé à monter.

Les Etats-uniens ont, de diverses manières, manifesté clairement qu’ils souhaitaient un changement de régime à Bichkek… La "révolution" dans l’État centre-asiatique du Kirghizistan a dévoilé de nombreuses surprises. Pour un bon point de départ, il suffit de la comparer aux deux autres "révolutions colorées" antérieures, qui ont eu lieu en Géorgie et en Ukraine.

Tout d’abord, il est important de souligner les surprenantes similitudes entre les trois "révolutions". On veut nous faire croire qu’elles proviennent de l’imparable propagation de l’incendie de la Liberté allumé par les États-Unis en Afghanistan et en Irak après le 11-Septembre.

Mais derrière toute cette rhétorique, la vérité est que les USA voulaient ces changements de régime en Géorgie, en Ukraine, et au Kirghizistan, en raison des difficultés rencontrées avec les gouvernements en place. Les dirigeants des trois pays — Edouard Chevardnadze en Géorgie, Leonid Koutchma en Ukraine y Askar Akaïev au Kirghizistan- — ont toujours eu le soutient des USA durant la majeure partie de leur mandat.

Washington les avaient cités à maintes reprises comme exemples phares d’espoir pour la démocratie et la mondialisation dans les territoires de l’ex-Union soviétique.

Leurs problèmes ont débuté lorsqu’ils ont commencé à s’orienter progressivement vers une Russie renaissante sous Vladimir Poutine » [5].

Sept semaines après la parution de l’article de Bhadrakumar, son analyse allait être confirmé ni plus ni moins que par une autorité en la matière, c’est à dire le président états-unien George W. Bush. Lors de sa visite dans la capital de Géorgie, un an et demi après sa « révolution des roses », il fut accueilli par son homologue Mijail Saakashvili, ancien boursier du département d’État et ex-résident aux États-unis, qui déclara en outre : « La Géorgie deviendra le partenaire principal des États-Unis pour l’expansion de la démocratie et de la liberté dans l’espace post-soviétique. C’est là notre objectif. Nous serons toujours à vos côtés pour protéger la liberté et la démocratie ».

Et renvoyant l’estimation de soi surdimmensionnée qu’avait Bush sur Saakashvili, il ajouta : « Vous apportez d’importantes contributions à la cause de la liberté, mais l’apport le plus important est votre exemple. Des changements spectaculaires se succèdent de toutes parts, depuis Bagdad et Beyrouth jusqu’à Bichkek [Kirghizistan]. Mais avant qu’il n’y ait eu une "révolution pourpre" en Irak, ou une "révolution orange" en Ukraine, ou une "révolution du cédre" au Liban, il y a eu d’abord une "révolution des roses" en Géorgie » [6].

Quelques jours après le coup d’Etat kirghiz, Bush accueillait le président "orange" de l’Ukraine, Viktor Iouchtchenko — qui, en janvier n’avait obtenu que 5,45 % des votes pour sa réélection - et applaudissait son accès au pouvoir, avec l’aide US, disant que « l’on pourrait prendre en compte que bien que ce ne soit là qu’une partie de l’histoire d’Ukraine, la révolution orange représentait également toutes les révolutions de toutes part...Nous partageons le même objectif d’étendre la liberté à d’autres nations » [7].

Bien au delà de la menace de dissolution de la CEI et de la OTSC en avril 2005, le journal allemand Der Spiegel a publié un article intitulé : « Les révolutions accélèrent la désintégration de la Russie ». Il révélait en partie qui étaient les principales personnes influentes après les évènements au Kirghizistan. Selon Der Spiegel (4 avril 2005) : « Déjà en février, Roza Otounbaïeva [actuelle présidente du gouvernement provisoire] promettait loyauté à un petit groupe de partenaires et protecteurs de la révolution kirghize, à "nos amis états-uniens" de l’organisation Freedom House  (qui avaient fait don d’une imprimerie à l’opposition à Bichkek)…

Dans l’intention d’aider le processus démocratique, les Etats-uniens ont versé environ 12 millions de dollars au Kirghizistan, à travers des bourses et des dons, et ce, seulement sur l’année dernière. Le Département d’État a même financé l’équipement d’une chaîne de télévision de la province rebelle du Sud de Och » [8] [9].

Ce processus de transformation geo-stratégique, depuis les Balkans à l’ancienne Union soviétique et le Moyen Orient a également bénéficié du soutient de la Freedom House, de l’association para-gouvernementale National Endowment for Democracy, et de ses pseudopodes du National Democratic Institute, de l’International Republican Institute et d’autres organisations non-gouvernementales.

Une semaine après que les "tulipes" montent au pouvoir, le directeur du projet de Freedom House, Mike Stone, résuma le rôle de son organisation en deux mots : « Mission accomplie » [10].

Un journal britannique qui l’avait interviewé ajouta : « L’implication états-unienne dans ce petit pays de montagnes est proportionellement plus importante, que ne l’a été celle de la révolution "des roses" en Géorgie ou du soulèvement "orange" en Ukraine » [11].

Une aide fut également apportée à travers de « jeunes activistes » financés et formés par l’Occident, en suivant le modèles de ceux qui s’étaient organisé en Yougoslavie en 2009 pour renverser le gouvernement de Slobodan Milosevic.

Il suffit de comparer les noms :

En Yougoslavie : Otpor ! (Resistance)

En Ukraine : Pora ! (Enfin !)

En Géorgie : Kmara ! (Ça suffit !)

Au Kirghizistan : Kelkel ! (Lève toi et marche !)

Mais derrières tous ceux-là, le président kirghiz déchu, a identifié les vrais architectes de son expulsion. Et déclarait le 2 avril : « Il y a des organisations internationales qui ont soutenu et financé la révolution de roses au Kirghizistan. La semaine précédent ces évènements, j’ai vu une lettre sur internet, signée par l’ambassadeur états-unien au Kirghizistan. Elle contenait un plan détailé de la révolution » [12].

La révolution kirghize des tulipes (nommée auparavant « des citrons », « de la rose », et « du narcisse ») a été tout aussi inconstitutionnelle et nuisible pour le pays que l’on été les révolutions qui l’ont précédée, en Géorgie et en Ukraine, mais en beaucoup plus violente. Il y a eu des morts et des blessés dans les villes du Sud comme Och et Jalal-Abad et dans la capitale de Bichkek.

Cela a également été la première révolution colorée dans un pays frontalier de la Chine. Non seulement la Russie et la Chine, mais aussi l’Iran, ont manifesté de sérieuses inquiétudes concernant les évènements au Kirghizistan, en voyant comment se déployait la trajectoire du changement de régime.

Au cours des quatre décennies de la Guerre froide, les changements politiques par des élections ou de toute autre façon dans n’importe quel pays du monde — tout aussi petit, pauvre, isolé et insignifiant qu’il eût pu paraître — acquirent une importance qui dépassait de loin ses effets internes. Les analystes politiques et les responsables politiques mondiaux se posaient toujours la question clé : de quel côté allait se ranger le nouveau gouvernement, les USA ou l’Union soviétique ?

Dans la période de l’après-Guerre froide, la question n’est plus d’ordre philosophico-politique ou à tendance socio-économique, mais : Comment la nouvelle administration soutiendra-t-elle ou s’opposera-t-elle aux plans états-uniens de domination régionale ou globale ?

Tout porte à croire qu’avec Roza Otounbaïeva comme porte-parole en chef, si ce n’est à la tête du nouveau « gouvernement populaire » kirghiz, Washington ne sera pas vraiment contrarié par le renversement de son ancien partenaire « tulipe » Kourmanbek Bakiev. Elle a déjà confirmé que la base US de Manas ne sera pas fermée.

Moins de deux mois après le coup d’État de 2005, Otounbaïeva, qui était alors ministre d’Affaires étrangères, avait tenu une réunion avec son homologue états-unienne Condoleeza Rice à Washington, au cours de laquelle cette dernière avait déclaré que « l’administration US continuera d’aider le gouvernement kirghiz pour encourager tout processus démocratique dans le pays » [13].

Peu après la « transformation démocratique » du mois de mars, son saint patron, le Géorgien Mikhail Saakachvili, s’était vanté du fait que « Roza Otounbaïeva avait travaillé à Tbilissi quelques années auparavant en tant que directrice du bureau des Nations Unies en Abkhazie. Lors de la révolution des roses, elle était en Géorgie et savait tout ce qui se passait... le facteur géorgien a été le catalyseur de beaucoup de choses qui se déroulaient là-bas [au Kirghizistan] » [14].

Du point de vue des Etats-uniens, elle semble avoir des références bonnes et fiables.

La Russie a mis sa base du Kirghizistan en alerte maximale, même si les commentaires des principaux dirigeants du gouvernement russe — du Premier ministre Vladimir Poutine en particulier — annoncent une acceptation du soulèvement, qui a déjà causé 65 morts et des centaines de blessés.

Mais la Russie a tenté de faire bonne figure également lors de la révolte d’il y a cinq ans.

La direction que prendra le prochain gouvernement kirghiz, aura des répercussions bien au delà de ce petit pays et son peuple (qui dépasse à peine les cinq millions d’habitants). Elle pourrait affecter les plans des USA et de l’OTAN en vue de la plus grande offensive militaire de la guerre afghane, prévue dans deux mois dans la province de Kandahar. Elle pourrait déterminer le futur de l’Organisation du traité de sécurité collective, et de l’Organisation de coopération de Shanghai, les deux barrières principales à la potentielle pénétration militaire de l’Occident dans les vastes étendues d’Eurasie.

Les paris ne pourraient pas être plus élevés.



Article original en anglais : At the Geopolitical Crossroads of China and Russia: Kyrgyzstan And The Battle For Central Asia, publié le 8 avril 2010.

Traduction en français par le Réseau Voltaire.


Notes

[1] Stars and Stripes, 16 juin 2009.

[2] Agence France-Presse, 4 mars 2010.

[3] Agence France-Presse, 3 avril 2005

[4] The Messenger, 31 mars 2005.

[5] The Hindu, 28 mars 2005.

[6] Civil Georgia, 10 mai 2005.

[7] Associated Press, 4 avril 2005.

[8] Der Spiegel, 4 avril 2005.

[9] Ria-Novosti, 16 juin 2005.

[10] The Telegraph, 2 avril 2005.

[11] Ibid.

[12] Associated Press, 2 avril 2005.

[13] Interfax, 15 juin 2005.

[14] Civil Georgia, 30 mars 2005.



Rick Rozoff : Diplômé de littérature européenne. Journaliste. Directeur de Stop NATO.
son blog :
http://rickrozoff.wordpress.com/ 
Contact : rwrozoff@yahoo.com ou stopnato-subscribe@yahoogroups.com

 


Par Anthony - Publié dans : Actualité effervescente - Communauté : Politique Directe
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 13:52

Qui veut détruire la Grèce ?

 Le compositeur et ancien ministre grec Míkis Theodorákis ne croit pas que son pays soit responsable du malheur financier qui l’accable. Il décèle derrière cette crise la main de Washington et dénonce le rôle du FMI.

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Míkis Theodorákis
 


Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point de faire appel au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle. Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne soit occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.


J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur. Ce qui me pose problème également, c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect. Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement états-unienne, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?


Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique états-unienne avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.


Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embarrassantes polémiques avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.


Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-US du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis. Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.


En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.


Je souhaite avoir tort.


 


Míkis Theodorákis

Compositeur et homme politique grec



Par Anthony - Publié dans : Actualité effervescente - Communauté : Politique Directe
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