Lundi 7 avril 2008
Extraits de l'entretien de Jacques Rancière : « Il n'y a jamais eu besoin d'expliquer à un travailleur ce qu'est l'exploitation ». Vous pourrez voir en quoi le sujet politique appartient à une politique du ressentiment et de l'esclave qui au lieu de l'émanciper le cadre, s'exprime à sa place. Toute volonté qui se fait représenter ou aspire à la reconnaissance se coupe de sa puissance, délègue sa force et par là fait état de sa failesse, de son caractère d'esclave. Rejoignant notre critique de la subjectivté, qui n'est qu'une colère face au réel qui ne peut se dire ou s'avouer, voyez en quoi "le sujet politique est le représentant de la part des sans-parts", un vampire des damnés. Le ourreau a souvent le visage d'un sauveur dans le triangle bourreau-victime-sauveur. Anthony

"Qu'est-ce qu'un sujet politique ?
Un sujet politique n'est pas une partie de la société ni un appareil de pouvoir. C'est un représentant de la part des sans-parts, un opérateur de l'ouverture du champ politique au-delà des partenaires et des institutions reconnus. Le « mouvement ouvrier », par exemple, n'était pas la représentation des intérêts ouvriers, mais l'affirmation de la capacité de tous ceux auxquels l'exercice de la citoyenneté était dénié à cause de leur appartenance au monde du travail. Ajoutons qu'un sujet politique n'est pas une entité stable. Il n'existe qu'à travers ses actes, sa capacité de changer le paysage du donné, de faire voir ce qui n'était pas vu, entendre ce qui n'était pas entendu. Il existe comme la manifestation effective de la capacité de n'importe qui à s'occuper des affaires communes.

En quoi la démocratie est-elle un scandale ?
Le scandale démocratique est déjà perceptible chez Platon. Pour un Athénien bien né, l'idée de la capacité de n'importe qui à gouverner est inadmissible. Mais la démocratie apparaît aussi comme un scandale théorique : le gouvernement du hasard, la négation de toute légitimité soutenant l'exercice du gouvernement. Ce scandale de l'absence de légitimité du pouvoir, il le transpose sur un mode sociologique en représentant la démocratie comme un gigantesque bordel où tout le monde fait ce qu'il veut, les enfants commandent les parents, les élèves font la leçon aux maîtres, les animaux occupent la rue, etc. Tout le bavardage qu'on entend aujourd'hui sur l'individualisme consumériste n'est que l'habillage contemporain de la critique première de la démocratie. "

pulié ici :  http://www.philomag.com/article,entretien,jacques-ranciere-il-n-y-a-jamais-eu-besoin-d-expliquer-a-un-travailleur-ce-qu-est-l-exploitation,375.php

par Anthony publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Dimanche 30 mars 2008

Petite réponse à Antonia Birbaum dont nous avions singé le style, maladroitement parce que manière ad (n)ominem. Elle diffusait ce extrait de Jacques Ranciere en l'intitulant Comment le courage est cong édié au profit de la "fidélité" par J Rancière Le courage consiste sans doute à pouvoir sortir un "ca suffit" birnbaumien aux althussériens que ce soit la politique comme déclaration de fidélité (pour Alain Badiou) ou la politique comme éloge de l'imcompétence (via le tirage ausort que défend Jacques Rancière). Peut-être un jour sortira-t-on des grands mots révolutionnaires que sont la Liberté, l'Egalité et la Fraternité pour passer directement à l'aptitude à changer les choses. On revendique la liberté, l'égalité ou la fraternité à defaut d'en être capable.

Ces chers post-althussériens, Badiou, Rancière, Birnbaum, insiste sur l'Egalité, mais l'égalité. Badiou a fait un petit texte sur la convergence d'idéal qui l'unit à Rancière, page  585-586 de Logiqes des mondes : "l'égalité n'est jamais le but, elle est le pricipe. Elee ne s'obtient pas, elle se déclare". Pourtant il suffit d'avoir cotoyé Badiou pour voir que cette chère égalité est bel et bien une simple déclaration qui s'écarte des faits, sa manière d'organiser ayant des travers très subjectifs et 'a pacs les même égardssuivant suivant que l'on aille dans son sens ou contre. Il n'y a pas là d'égalité dynamique celle qui conçoit des compétences évolutives, c'ést-à-dire que les égaux sont ceux qui ne sont pas séparé de ce qu'ils peuvent. Ainsi un pont peut se faire car Badiou nomme égalité, la politique fidèle et réduite à des pairs, à des instants de joies partagés en petit nombre, mais la cpacité demeure restriente et cadre plus qu'elle n'insuffle. On fustige alors l'égalitarisme, tout en s'étant dit que la liberté était trop libérale en ces temps difficiles, la fraternité trop pieuse ou trop communautaire.  Mais l'égalité , étendue hors des pairs devient une instance, un  tribunal qui renvoit chacun à ses choix (politiques) non à ses statuts (sociaux). La quesiton du lien est rompue.


 

Il en va de même pour Rancière, l'égalité trône et permet toues les supercheries, comme la mise en avant du tirage au sort qui hormis les changement de parcours qu'elle offre et avant tout un éloge de l'incompétence, tirage au sort qui n'est pas, en l'état, substituable à l'élection. Les incompétents livrés à eux-mêmes prônent un pragmatisme qui s'accomode plus du réel qu'il ne produit de la nouveauté.

 

C'est dans une nuance plus grande et une pratique plus intense tout aussi acentrée et non représentative, parv de nombreuses joies qui demeurent indiférentes aux  mots d'ordre orweliens répétés et émanants du pouvoir. Un jour peut-être sortira-t-on de la volonté de faire "peuple" et ainsi de la politique de la gouvernance et de la souveraineté dont nous sommes tributaires depuis l'instauration du tirage au sort des juges chez les athéniens. Ce n'est que parce qu'émergeront un certain nombre de personnalités compétententes qui à la manière de d'Alembert, de Turgot, de Condorcet changèrent la donne à la révolution (.Condorcet anticipa les réformes de Napoléon sur le cadastre et Jules Ferry sur l'enseignement qu'il voulait d'abord gratuit avant de se raviser). Ce fut déjà le cas chez les Grecs, lors des amitiés qui unirent Périclès (successeur de Solon) à Protagoras et à Anaxagore. Ces amitiès se trouvaient déjà pendant laseconde guerre mondiale entre résistants mais là il n'était pas question de grands mots.

"Ainsi se trouve en fait récusée toute la dialectique du forçage qui avait d'abord justifié le recours à Mallarmé. Il n'y a pas de seconde destruction, pas d'avenir vers lequel forcer le passage du courage. Le courage s'appelle désormais fidélité : attachement à la charge de l'événement dont on affirme qu'il a été. Mais l'événement lui-même tend à s'éclipser derrière la fidélité au nom. Il s'agit moins de décider  qu'il y a eu des nymphes que de décider la fidélité à l'énoncé " ces nymphes" c'est à dire en dernière instance, la fidélité d'une position a priori qu'enveloppe la thèse de l'infinité de l'être multiple. Le "il y a " auquel il faut être fidèle, c'est la "il y a " de cette infinité par quoi toute vie est/doit être traversée. Il en va de même en politique: il s'agit désormais moins d'être fidèle aux grandes ruptures révolutionnaires qu'aux événementialités obscures  ou de tenir sur des noms : moins sur la révolution ouvrière que sur le nom "ouvrier". La politique elle-même est désormais suspendue à la tâche essentielle de faire briller l'infinité qui traverse toute vie.(...) Naguère le dialecticien matérialiste ( dans la théorie du sujet de A Badiou) avait à franchir le pas où s'arrêtait la dialectique structurale du poète. C'est maintenant le poète à sa place, gardien de l'innommable, qui nous garde de l'anti-philosophe, en s'appropriant ses procédures et en les délestant de l'exigence d'une réalité de l'événement. Naguère, le lyrisme mallarméen de l'apparaître et du disparaître était révoqué au profit d'une dramatique du forçage événementiel. Maintenant, ce dramatisme est discrètement révoqué. Mallarmé est rendu au lyrisme, à ceci près que ce lyrisme est celui de la disparition du sensible dans la gloire de l'être infini." Le poète chez le philosophe, Badiou et Mallarmé

( J Rancière, Politiques de la littérature)


bonne semaine
par Anthony publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Lundi 19 novembre 2007
Posté sur Libé ...

Mercredi (14 novembre 2007), à 19h23, je poste sur mon blog, Coulisses de Bruxelles, un court billet relatant des propos qu’aurait tenu le Président de la République à propos des musulmans. En voici un extrait : «Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l’Etat s’est lancé dans un discours confus d’une vingtaine de minutes […] contre le “trop grand nombre de musulmans présents en Europe” et leurs difficultés d’intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le “choc de civilisation” qui oppose les musulmans à l’Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs […] en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs.»

Je précise bien qu’il s’agit là du point de vue des deux délégations. Et là, c’est le déferlement. 370 commentaires à ce jour, dont une bonne proportion d’insultes, voire de menaces. On me reproche de mentir, de m’appuyer sur des sources anonymes… L’information est reprise sur la Toile, beaucoup se demandant pourquoi l’édition papier du journal n’en a rien dit. L’émotion suscitée par ce billet me surprend. Sarkozy, qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s’est déjà illustré en parlant de «l’homme africain» qui refuserait l’idée de progrès, ou encore en reprenant à son compte la thèse du choc des civilisations entre l’islam et l’Occident. Vendredi, j’explique sur mon blog comment un journaliste recueille l’information, pourquoi il a recours à des sources anonymes. J’explique aussi que les blogs font partie intégrante de l’offre d’information de Libération. Il n’y a pas eu censure du journal, évidemment – ce n’est pas une pratique maison – mais une contrainte horaire (j’ai eu confirmation de l’information tardivement). Mais peut-être aurions-nous dû revenir le lendemain sur cette affaire ?

par Paris8philo publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Jeudi 2 août 2007
De manière pésagogique, silplidiée et quelque peu mensongère dans les rapprochement qui s'opère on peut dire qu'il y a deux sens au terme République. Tel que les manuels l'enseignent (nous donnerons une variante ensuite) : 

République :  (etym :  latin :   res publica, la chose publique, l'Etat) 1) Sens courant :  Etat  non  monarchique de type représentatif dont la souveraineté est détenue par le peuple qui l'exerce par le biais de ses représentants élus au suffrage universel 2) Conception ancienne : régime constitutionnel fondé sur le principe de l'utilité commune  et organisé afin de garantir au mieux l' unité organique de la cité 3) Conception moderne ( à partir de Machiavel) : tout type d'organisation politique caractérisé par l'existence d'un débat public sur les affaires communes de la cité, de telle sorte que les décisions ne sont pas prises par un seul homme mais par plusieurs au terme d'une discussion.  Pour Machiavel, il y a République lorsque la cité choisit sa constitution de manière autonome et lorsqu'elle est indépendante dans sa politique extérieure 4) Depuis Hobbes  : tout Etat régi par des lois dont la source est la volonté générale. 

Au sens moderne
, une République est une aussi une  démocratie politique qui garantit l'égale liberté de tous les citoyens ainsi que la participation effective de tous à la vie publique. 5) Chez Rousseau  : " J'appelle république, écrit Rousseau, tout Etat régi par des lois ". (Du Contrat social II)  Cette définition de Rousseau ne peut être comprise que si l'on donne au mot " loi " le sens de loi fondamentale ou organique (la Constitution). La loi, selon Rousseau, est toujours " juste ", car elle est l'acte de la volonté générale. Dans ce sens précis et restreint, une " république " est ce qu'on appelle aujourd'hui également un " Etat de droit " c'est-à-dire un Etat essentiellement animé par l'idée de droit, ce qui implique : 1) une Constitution approuvée théoriquement par tous les citoyens, Constitution  surplombant tout le dispositif juridique et politique 2) l'idée d'une volonté générale à la source de toute loi 3) la  possibilité pour tous de participer  aux décisions d'ordre politique 4) l'égalité formelle de tous  et la protection des droits fondamentaux (sécurité,  libre expression, accès à l'éducation etc..) de tous les citoyens par l'Etat.

Peut-être les manuels pédagogique devraient-ils accentuer la distinction entre le sens grec Politeia et le sens romain de Res publica. Il y a là un possible malentendu philosophique. Nous allons le voir car dans la République l'Etat n'a pas grand chose à voir car comme le disait Louis XIV du nom : l'Etat c'est moi. Grande Monarchie :). Qui plus il faudrait signaler combien dans la majeure partie des traductions des textes d'Aristote la cité est traduit par Etat. On sent que ce charlatan de Hegel comme l'appelait Schopenhauer a produit son époque : celle de la philosophie d'Etat. Une chose est sûre la République si elle n'est pas la seule forme d'Etat, demeure dans le regime de la gouvernance qui pour se perpétuer doit "sélectionner les meilleurs", les "gardiens" comme les appelait Platon. Aristote renchérissa sur la forme de la gouvernance, mais se basant sur une prétention à la Vérité des "meilleurs" et non sur l'intérêt de chacun et sur l'importance de l'époque toute

La chose publique contient bien plus d'évènements qu'on ne croit, on les a appelé : libérations; (libération d'une nouvelle capacité d'énergie), pour faire politiquement correct on ne retiendra que 1945 (passons sous silence &956, la révolte hongroise qui eu une imortance sur la pensée de Sartre et Foucauilt, le Stalinisme se révélant contre un forme de "communisme". Mais la on dépasse la chose publique. Le dernier évènement en date fut 68, dans l'intrication qui se produisit en pensée et politique (Blanchot, Foucault, Deleuze, Guattari, Negri, Internationale lettriste, etc,,, Sartre un peu dépassé, Bourdieu en complet retrait car il n'y a vu que l'agitation pleine d'aberrance). Sinon pour en revenir à la Hongrie la même chose s'est pruite dans années 80-90 en Slovénie comme le rapporte Slavoy Zizek, mais il n'y a pas eu de répresion.



La Respublique platonicienne qui n'est qu'une utopie son vrai nom intraduisible étant politeia, est certainement parsemée d'évènements qui la font aller ailleurs. La Politeia de Platon n'est pas la République de Rousseau en ce qu'elle se place au-delà des lois et des normes, les platoniciens actuels le répètent à tue-tête (Pour platon la Vértité est au-dessus des lois mais beaucoup en sont rester ax lois que Platon énoncait pour satisfaire le peuple les initiés quant à eux touchant à la vérité dialectique). Mais cette vérité qui n'est que l'une des formes les plus abstraites ne peut advenir dans la réalité, sa mise ne place par Palton fut un échec. C''est pourquoi on en restera à l'utopie de Platon comme étant la République qui lorsque le Politique (l'esprit politique) est absent, nécessite des lois pour ceux qui ont peu d'éducation envers eux-mêmes. Platon a essayé de mettre en place sa Politeia dès -366 à Syracuse avec le tyran Denys avec l'aide du neveu de Denys, Dion, et aussi Architas de Tarente (voir la VII lettre de Platon). Il y a eu plusieurs cités platoniciennes en Asie Mineure (Atarnée administrée par Hermias (à l'ouest de Pergame), Assos gouvernée par Coriscus (au nord de Lesbos) et Scepsis par Eraste ; voir pour cela la VIe lettre de Platon). Il n'y a pas de hasard à cela puis que le programme de l'académie de Platon visait à sélectionner les élèves qui le suive jusqu'au bout et soient aptes par la suite à administrer les cités suivant la justice.

Quoiqu'il en soit, la question tacite que l'on peut faire resortir quant à la République tant antique que moderne est celle de l'esclavage ? Il n'était pas absent du temps de Platon et aujourd'hui il se présente sous la forme du salariat : c'est la différence entre le travajl forcé des salariés et le travail libre ou passionné des oisifs  La réponse est qu'il y aura toujours une forme de hiérarchie mais des points de plus en plus nombreux de capacité d'autonomie, autonomie précisément par rapport à l'Etat, mais ce qui compte ce sont précisément ces lieux d'autonomie, diffus, épars paradoxaux, approchables que pour ceux qui s'y trouve et les vivent au présent. Ces autonomies ce font précisément loin de la gouvernance et celle-ci n'y peut rien sauf à mettre en place des pouvoirs de dissuasion, par exemple les paltonciens en philosophie, les analystes qui s'attacheront à définir la véridicté des phrases p plutôt qu'à mettre en oevure leur propre capacité d'autonomie. Pour les premiers, l'advenu du Bein ou du meilleur  est impossible, choississons disent un pis-aller (processus de fidélité, sujet-gardien de la Vérité). Pour les seconds, ceux qui est, est et il faut l'accepter tel quel, ne travailler que sur les énoncés philosophiques (souvent rejetés comme délirants) ou de la banalité quotidienne (accessible sans effort à tout un chacun).
par Paris8philo publié dans : Politique communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 18 juillet 2007
Entre  deux  pastis rien de mieux qu'une revue de presse.

deligne.1184668023.jpgTout d'abobord l'article de  BHL sur Sarkonaparte  plus qu'une simple critique  de son dernier livre Témoignange.

New-Look Bonaparte

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Ensuite un intéressant article de Jean Birnbaurn sur Negri. Birnbaun n'a pas pourtant  les negristes, et pouyrtant on peut y lire qu'avec mai 68 a déboulé sur la scène politique une pensée dont découle ce que Negri appellenet les hommes nouveaux (une vielle thématique qiu a eu cours au XXe siècle) : 

Antonio Negri : "Nous sommes déjà des hommes nouveaux"

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Enfin un article de Jacques de Saint-Victor dans le Figaro sur :

Platon, le rêve du roi philosophe

par Paris8philo publié dans : Politique communauté : Néo France
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Mardi 26 juin 2007

A l'occasion de la parution du « Sujet qui fâche », le philosophe slovène évoque avec Aude Lancelin du Nouvel Obs, l'actualité de la politique française. Paris8philo

 

Le Nouvel Observateur. - Lors de notre dernier entretien en novembre 2004, vous disiez que l'idéologie qui semblait amenée à triompher en France était une improbable synthèse de capitalisme décomplexé et d'esprit républicain ... Nous y sommes, non ?
Slavoj Zizek. - Le capitalisme global à l'état pur, ça ne marche jamais. Un alibi est toujours nécessaire. Il peut être populiste et médiatique, comme en Italie, ou bien multiculturaliste, dans l'Espagne de Zapatero. Ou encore patriote et étatiste à la manière française. Même en Chine le pouvoir redécouvre aujourd'hui la nécessité d'une justification théorique marxiste au capitalisme pur qui s'y pratique. La situation est en effet intenable : 2 000 émeutes ouvrières où l'armée doit intervenir par an. Un mélange assez obscène de marxisme rénové et de confucianisme y sert désormais là-bas de rustine sociale. Ici, je dirais que c'est le souci de l' « Identité nationale » qui semble amené à jouer ce rôle. N. O. - Lors de la présidentielle française , certains ont toutefois pu évoquer un « retour du politique », après des années d'unanimisme technocratique, europhile et rad-soc ... L'avez-vous perçu ainsi ?
S. Zizek. - Bien sûr que non. Au sujet de Sarkozy, je parlerais plutôt d'une repolitisation contre la politique elle-même. Sa réussite a justement consisté à faire passer ses adversaires pour des idéologues archaïques ayant raté le train enchanté du postpolitique, contrairement aux autres gauches européennes, le Labour Party ou la social-démocratie allemande. C'est pourquoi je n'ai été nullement surpris de le voir promouvoir un Bernard Kouchner. Celui-ci a de longue date été l'un des plus efficaces agents de la
dépolitisation par l'humanitaire. La tragédie de la gauche française, c'est de n'avoir su opposer aucune alternative à la puissante logique à l'oeuvre derrière Sarkozy, personnage il est vrai un peu ridicule. De la même façon que Kerry aux Etats-Unis n'avait fait que proposer une sorte de bushisme à visage humain, Ségolène Royal aura été une sorte de Sarkozy à visage féminin.
N. O. - Que suggérez-vous alors à la gauche, dans la mesure où le projet anticapitaliste que vous appelez de vos voeux semble n'avoir jamais eu aussi peu de crédit auprès de l'opinion ?
S. Zizek. - J'ai pour ma part été atterré par ces vieux gauchistes français qui souhaitaient quasiment la défaite de Royal pour qu'une « vraie » radicalité émerge enfin. Reste qu'un projet « de gauche » ne saurait plus longtemps se borner à demander un peu plus de justice sociale et à protester contre le racisme. Le drame aujourd'hui, c'est que même les questions économiques sont reformulées en termes exclusivement culturels par la gauche. On ne parle jamais de l'exploitation des immigrés, on s'inquiète seulement de notre intolérance à leur égard. Eh bien, prenez les discours de Martin Luther King, le plus grand moment de la lutte antiraciste américaine : le mot « tolérance » n'y apparaît jamais. Sa demande, elle est purement politique. Si la gauche française doit se refonder, elle ne peut non plus omettre de se demander si le système capitaliste fonctionne au niveau mondial. Car il ne fonctionne pas. J'ai bien peur que les catastrophes écologiques ou le problème biogénétique ne nous obligent du reste à redécouvrir très prochainement la nécessité du « grand acte politique ». Idem pour la question brûlante des favelas. Des gens comme Agamben agitent le spectre d'une « société de contrôle » mondialisée. C'est l'inverse qui est vrai : des centaines de millions de gens échappent désormais à toute régulation étatique, et ce n'est pas une bonne nouvelle. N. O. - Tous les courants intellectuels dominants semblent justement unis aujourd'hui dans une hantise de ce « grand acte politique »... Tout projet collectif d'envergure serait porteur de menaces, voire de catastrophes totalitaires. Que répondez-vous à cela ?
S. Zizek. - Toute l'idéologie postmoderne tend en effet à ça. C'est au fond ce qui unissait déjà des penseurs aussi différents qu'Adorno, Karl Popper ou Levinas. Les horreurs du XX e siècle ne seraient au fond que la conséquence des Lumières, voire de toute la métaphysique occidentale. Il y a là l'idée qu'il ne peut plus y avoir d'Absolu que négatif : la Shoah ou le goulag. Tout Absolu politique positif nous ramènerait fatalement à ça. Eh bien, je crois qu'il est urgent de résister à cette vision. Tout simplement parce qu'elle est fausse dans les faits. L'ontologie spontanée de tous les totalitarismes, que ce soit celui de Hitler, de Mao ou de Cuba aujourd'hui, a toujours au contraire été un relativisme historiciste radical. La phrase fondamentale de Staline, c'est : tout dépend des circonstances. Nous manquons encore à cette heure d'une pensée conséquente de ce que fut au juste l'horreur stalinienne. C'est du reste le vrai reproche que j'adresserais à la version provinciale de ce courant d'idées que furent en France « les nouveaux philosophes ». L'emblème de ça étant bien sûr « les Maîtres penseurs » de Glucksmann. Le coeur même des totalitarismes est resté impensé, et toutes sortes d'opportunistes sont venus remplir ce trou par de grandes généralisations vides.
N. O. - Les seuls penseurs français que vous preniez en compte dans ce livre, Alain Badiou, Jacques Rancière ou encore Etienne Balibar, sont justement ceux qui se voient fréquemment suspectés en France de passer outre les leçons de l'antitotalitarisme ...
S. Zizek. - Ce sont pourtant les seuls qui soient pris au sérieux aujourd'hui au niveau mondial. [ Rires. ] Mais cette méfiance est assez explicable : l'idéologie dominante aujourd'hui, c'est le matérialisme démocratique. Tout le monde prend Fukuyama pour un crétin d'Amérique, mais tout le monde au fond pense comme lui que la formule politique indépassable a été trouvée et que plus rien ne se passera « vraiment ». Il est donc logique que des penseurs qui offrent enfin les moyens théoriques de commencer à rebâtir un universalisme engagé ne soient pas nécessairement acclamés.
N. O. - Il serait donc désormais possible de sortir de ce cercle postidéologique , des décennies durant, la pensée est restée prise ?
S. Zizek. - Les deux fronts ennemis sont clairement identifiés en tout cas. D'un côté, un matérialisme extrêmement vulgaire qui tend à naturaliser le capitalisme. Un courant en passe d'envahir toute la pensée anglo-saxonne. De l'autre, le postmodernisme à la Derrida, c'est-à-dire la destitution de toute référence possible à quelque vérité transcendante que ce soit. Contre ces deux versants opposés d'un même néant idéologique, il s'agit de retrouver confiance en l'émancipation par l'universel. A la suite de Deleuze, je dirais ainsi que notre tâche la plus urgente est de redécouvrir l' « innocence de l'universel ».

« Le Sujet qui fâche », par Slavoj Zizek, Flammarion, 548 p ., 24 euros.



Aude Lancelin

Le Nouvel Observateur - 2224 - 21/06/2007

par Paris8philo publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Vendredi 22 juin 2007
Comment dépasser la résignation et ne surtout ne pas reprendre la posture fatale à Foucault* ou Derrida qui fut celle de la résistance.

C'est sur le domaine de la culture (donc de la non-résignation face au pouvoir**) et sur celui de l'expertise qu'il faut frayer de nouvelles pistes; des non-renoncements. Pour la culture on peut penser, par exemple, aux expériences théâtrales de Brecht, Vilar, Artaud qui se tenaient loin du pouvoir (même si Brecht proche du parti communiste devait se censuré. On peut penser aussi au long entretien infini entre Blanchot, Foucault, Bataille et Deleuze dans les anné&es 60 mais qui a ses bases dans la prime lecture de Kafka au sortir de la guerre. Pour l'expertise, j'entends non la fabrication de nouvelles normes mais de réduire l'indistinction (la confusion des valeurs que cherche précisément à introduire la droite. Cette INDISCTINCTION, on la retrouve  :
1°) dans la fusion RG et DST (source Quentin),
2°) auprès de l'opinion (au travers du thème de l'insécurité) l'aténuation de la différence entre crime et délit. Cette différence est essentielle car alors on peut enfermer n'importe qui si on n'en tient pas compte (cf. expérience de Foucuault sur les prisons via les gauchistes d'après 68), car l'emprisonnment des uns -criminels - sert de justification à l'emprisonnment des autres - les délinquants -. Confondre crime (meurtre, viol, pédophilie, etc...) et délit c'est précisément ce que veut la répression de tout mouvement social. Les délinquants ne sont pas des criminels mais sont à la manière de Jean Valjean le résultat de la misère sociale (qui n'est ni la pauverté ni l'indigence).
(source Anthony)
3°), enfin dans une catégorie juridique nouvellement en rigueur au ministère de l'intérieur qui met dans le même sac les terroristes et les activistes d'extrême gauche (source Manuel).

Ceci serait à développer plus amplement

Bon nombre de gauchistes veulent brandir l'étendard de l'anti-Sarko mais vont à l'impassse. Au fond cela n'amène rien de nouveau, simplement en bracaque inepte vis-à-vis du pouvoir. C'est précisément ce qu'attend notre président Sarkozy de la résignation à gauche, car rien d'inventif ne peut en surgir. Le conflit qui est la première arme des résignés .

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* (voyez où cette posture a mené Foucault et comment François Ewald, pseudo-disciple du Foucault des années 78-80, a pu
réembrayer sur un discours ultra-libéral à partir des analyse de Foucault, notamment sur Hayek etc...).


** Quelques pistes déjà ouvertes à son époque par Félix Guattari : « Tant qu'on en reste à une alternative entre le spontanéisme impuissant de l'anarchie et le codage bureaucratique et hiérarchique d'une organisation de parti, il n'y a pas de libération de désir » GuaID_372 « Désir libéré cela veut dire que le désir sort de l'impasse du fantasme individuel privé : il ne s'agit pas de l'adapter, de le socialiser, de la discipliner, mais de le brancher de tel sorte que son procès ne soit pas interrompu dans un corps social et qu'il produise des énonciations collectives » GuaID_372 (in recueil de texte de Deleuze : Iles désertes et autres textes... édition de Minuit)
par Consortium A, M, Q publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Mercredi 9 mai 2007
Pour inviter les petits émeutiers à plus d'intelligence, à ne pas accentuer l'imcompréhension des couches agées de notre population car la politique directe (ou affective) ne peut rien contre la politique réprésentative si elle n'est pas organiser et joue précisément sur la zone indiscernalbe qu'il y a entre légitimité d'une action et légalité d'une interdiction. La légitimité est toujours du côté des luttes d'émancipation ou des efforts de libération, les lois quant à elle sont posées par les dominants pour être transgresser par eux-mêmes mais que les gens humbles ne transgresseront pas, sauf si une légitimité les appuie. Le 12 mars 1930, Mohandas Karamchand Gandhi entame une «marche du sel» en vue d'arracher l'indépendance de l'Inde aux Britanniques. Voici donc toute la différence entre légitimité d'une lutte et autorité de la loi. Paris8philo

L'impôt sur le sel rapportait 15,000,000 de francs-or annuellement au gouvernement britannique. Le produit de cette taxe était investi dans le budget des dépenses militaires qui a lui seul représentait près de 30% du budget total et presque cinq fois celui des écoles.
C'est donc dire que cette taxe servait à maintenir l'Inde dans son état de servitude en fournissant à l'armée anglaise, qui occupait le pays par la force, l'argent dont elle avait besoin pour assurer son existence.
Le peuple était trop pauvre pour payer une telle taxe sur un produit aussi essentiel à leur survie et à celle de leur bétail. À cette époque, le revenu moyen par habitant (y compris celui des radjas millionnaires) n'était que de quelques centimes par jour. Ceux qui habitaient au bord de la mer auraient pu en fabriquer en faisant bouillir de l'eau mais cela était interdit.

Dans les années précédentes, le Mahatma (La grande âme) a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d'obtenir pour l'Empire des Indes un statut d'autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l'Australie.

Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s'impatientent et menacent de déclencher une guerre en faveur de l'indépendance.

Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l'indépendance.C'est ainsi qu'il quitte son ashram des environs d'Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de disciples... et d'une meute de journalistes.



Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et recueille de l'eau salée dans des récipients. Leur exemple est suivi partout dans le pays... À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l'eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent plus de 60.000 contrevenants en prison.

Avant le début de cette campagne de désobéissance civile, Gandhi avait publié la règle à suivre par chaque volontaire qui désiraient le suivre dans ce geste de résistance non-violente. Les Indiens, fidèles aux recommandations de Gandhi, se gardent bien de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté et passe neuf mois en prison. A la fin, le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Cédant aux injonctions du Mahatma, il libère tous les prisonniers et accorde aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.



Young India par M. K. Gandhi
27 février 1930
  • Le Satyagrahi ne se laissera pas aller à la colère
  • Il supportera la colère de l'adversaire
  • Il n'usera jamais de représailles mais il ne se soumettra, pour quelle que raison que ce soit, à aucun ordre donné dans la colère
  • Il se laissera arrêter et ne s'opposera pas à la saisie de ses biens
  • Il ne laissera quiconque s'emparer d'un bien qui lui aura été confié et il le défendra au prix de sa vie mais sans jamais rendre violence pour violence
  • Pas de représailles, pas de jurons ni de malédictions
  • Il n'insultera pas ses adversaires, ne se servira d'aucun des cris et d'aucunes formules contraires à l'esprit de l'ahimsa
  • Il ne saluera pas l'Union Jack mais il ne l'insultera pas non plus, ni les personnages officiels anglais ou indiens
  • Durant la campagne de désobéissance civile, si quelqu'un insulte ou s'attaque à un personnage officiel, il protégera ce personnage contre l'insulte ou l'attaque, même au risque de sa propre vie.

Ces règles ne s'adressaient pas à quelques ascètes ni à l'élite du peuple; elles étaient publiées à l'intention de tous et elles furent respectées à la lettre par des millions d'Indiens. La peur avait disparu. La prison était un honneur et même la terreur ne parvint pas à ébranler les convictions du peuple.

Le 5 avril, après un parcours à pied de 300 km, Gandhi atteignit la mer à Dandi avec ses disciples et des dizaines de milliers de personnes. Le lendemain, Il s'avance dans l'eau et recueille dans ses mains un peu de... sel. Par ce geste dérisoire et hautement symbolique, Gandhi encourage ses compatriotes à violer le monopole d'État sur la distribution du sel. Ce monopole oblige tous les consommateurs indiens, y compris les plus pauvres, à payer un impôt sur le sel et leur interdit d'en récolter eux-mêmes. Il est analogue à l'impôt de la gabelle sous l'Ancien Régime, en France.

Son exemple fut suivi partout en Inde et la police était en état d'alerte.
Les dirigeants du Congrès Indien furent arrêtés un par un et le Mahatma lui-même fut emmené de nuit à la prison de Yeravda.
Pour intimider le peuple, la police multiplia les charges à coup de lathis ferrés. Dans la ville de Peschavar, les forces de l'ordre ouvrirent le feu à bout portant sur la foule paisible. Les manifestants au premier rang tombèrent sous la mitraille et aussitôt après, un second rang se présenta, la poitrine découverte devant les soldats qui refusèrent de tirer.
Un camion transportant des prisonniers eut une crevaison. Les manifestants qui venaient d'être arrêtés se dirigèrent, au pas de course, à la prison où le conducteur du camion devait les amener. Le cortège fut ovationné tout le long de la route.
Un jeune écolier, refusant de rendre son sac de sel, est rué de coups. Le sang coule mais il demeure imperturbable devant cette violence. L'officier qui commande le peloton arrête ses hommes et dit au petit garçon: "Tu es brave. Je n'ai jamais vu faire la guerre de cette façon."
L'histoire de l'Inde parlera toujours de ces événements d'avril 1930. Dans les rues, 10, 20, 30, 40,000 personnes s'assoient par terre en bloquant toute circulation parce que l'on leur refuse le droit de défiler paisiblement. La cavalerie charge mais les chevaux s'arrêtent à quelques pieds des premiers manifestants. Les bêtes refusent d'avancer...

Mal inspiré, Winston Churchill, alors dans l'opposition parlementaire, ironise sur le «fakir séditieux qui grimpe à moitié nu les marches du palais du vice-roi».

Le Mahatma est reçu en triomphe à Londres par les libéraux britanniques qui se résignent à une prochaine indépendance de l'Inde. Celle-ci sera retardée par la deuxième guerre mondiale et les dissensions entre hindous et musulmans. Le 15 août 1947, l'Empire des Indes deviendra enfin indépendant mais au prix d'une sauvage guerre religieuse et d'une scission entre Inde et Pakistan. Gandhi y perdra la vie.



Cet article est la recomposition de deux articles : http://lpdw.free.fr/freedom/marchesel.htm et http://www.herodote.net/dossiers/evenement.php5?jour=19300312
Lire article sur la désobéissance civile et non civique.
par Paris8philo publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Dimanche 29 avril 2007
Voici le début du débat Bayrou / Royal pour ce que ça intéresserait
la suite

Afin de respecter le temps Parole, voici une conférence sur l'immigration et la violence de l'autre candidat


POUR APPROFONDIR LE DIALOGUE : Dialogue et enjeu, téléphone et UMP
par Fred publié dans : Politique communauté : De la Vie
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Vendredi 30 mars 2007

Puisque l'on parle de fraude, voici une photo qui parle d'elle-même

JACQUES CHIRAC sautant par dessus une barrière de contrôle

par Fred publié dans : Politique communauté : De la Vie
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