Mardi 25 novembre 2008
par Anthony Le Cazals publié dans : EDITOS communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 15 octobre 2008
Il n’y a pas de capacité à penser, la seul chose dont nous soyons certain c’est de la capacité d’agir de notre corps. L’acte de penser ne relève pas d’une aptitude, comme c’est le cas pour notre réflexion. Tout le monde ou presque sait réfléchir dans le but de s’adapter à une situation présente, mais rares sont ceux qui pensent avec une certaine concentration et une certaine ampleur. Ceci vient de que l’acte de penser relever davantage d’une rencontre qui parce qu’elle est contingente plus que hasardeuse. Pour qu’il y a rencontre il faut qu’ill y ait affinité, « atomes crochus » et c’est cette contingence qui garantit l’authenticité de ce que l’on ressent et la nécessité de ce qu’elle donne à penser. C’est ce qui fait la force d’une rencontre, ce qui marque un destin.

« Si la philosophie apparaît en Grèce, c’est en fonction d’une contingence plutôt que d’une nécessité, d’une ambiance ou d’un milieu plutôt que d’une origine, d’un devenir plutôt que d’une histoire, d’une géographie plutôt que d’une historiographie, d’une grâce plutôt que d’une nature. » DzQP_92 Bref de rencontres dans un milieu propice.

Notre destin, comme celui de la pensée et de notre civilisation, n'est inscrit dans aucun livre de philosophie ni dans aucun cerveau. On peut idéaliser le destin sous le terme de vie, ui regroupera tant l’idée qu’on s’en fait, que l’élan énergétique impersonnelle voire spirituel qu’activité intempestive qui consiste à se placer hors de toute institution. Mais dans le destin on peut voir surtout une dimension contingente ou supplémentaire à l’existence, qui fera à dire à tous que « la vie » n’est pas l’existence, que le tourbillon n’est pas la simple présence. Nietzsche est le premier a parlé de la nécessité du destin comme amor fati et non comme simple nécessité de la contingence. C'est cela que les Grecs en marins avertis, nommait direction ou cap quand ils ne connaissaient pas le but exact. C’est cela qu’à partir des Alexandrins et des Latins nous nommerons esprit et qui ne se réduit pas à notre conscience. Tenir la direction, c’est tenir son destin en main et cela très peu de personnalités parviennent à le faire. L'amour du destin est amour de la contingence ou de ce que j'appelle la complexité, de la mise en relation de ce qui ne devrait pas tenir ensemble, selon les lois cartésiennes, c’est autre chose qu’une glande spinale. Chez Spinoza il n'y a pas de contingence. On pourrait croire que la seule contingence qui soit dans son système est la substance car il nous pousse à aimer est Dieu ou la Nature ou la Substance. Mais si Spinoza a recours à la substance et dit qu’il y a substance comme d’autre dirait qu’il y a Vérité, c’est que la substance n’existe pas, elle est une hypothèse de départ dont l’amour sera le principe, seuls les modes, les manières d’exister peuvent exister ou non selon les lois qui les déterminent. Le naturalisme n’admet pas la contingence, car tout doit pouvoir être expliquer par des causes issues des lois de la Nature, cela est valable de Spinoza à Goethe : « dans la nature des choses il n’y a rien de contingent » I,29, mais dans ce que Spinoza nomme béatitude ou grâce, oui. Ainsi quand certains parle la « nécessité de la contingence » et non de son amour, ce qu’il cherche à faire c’est à sauver le cartésianisme et faire que la contingence acquiert une nature divine, alors que Dieu ne peut être dit chose contingente, une hypothèse n’est pas un principe, c’est l’amour de Dieu qui est la contingence chez Spinoza, car demeure une dimension du destin (possible) et de la rencontre (compossibilité), bref de la direction de vie.

La contingence est une richesse, une émulsion, c’est-à-dire combinaison de deux termes soutenus comme contradictoires, mais c’est une chimère bien réelle dans le cas de toute les émulsion. De la contingence on peut qu’elle relève de l’Un selon l’usage platonicien, mais s’il n’y par nihilisme, par croyance en rien, pas d’Un, il y a de la contingence, quelque chose qui échappe à l’existence normale et normée. On peut relever différents passages d’auteur sur la contingence : « elle est ou elle n’est pas » BgPM_207 « L’Un qui ne peut être ni ne peut ne pas être »BdCE_44E°I,33,sc.1.
indécidabilité absolue de la liberté « qu’il soit faux et que l’Un est et qu’il n’est pas » _87 « une chose dont nous savons fort bien qu’elle n’enveloppe pas contradiction sans pouvoir pourtant rien affirmer de certain concernant son existence, pour la raison que l’ordre des causes nous échappe… aini nous l’appelons soit contingente soit possible
par Anthony Le Cazals publié dans : EDITOS communauté : La commune des philosophes
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Lundi 1 septembre 2008
Comme annoncé il y a deux ans : voici la suite de Les signes d'une philsophie à venir, qui au final s'est trouvé être une puissance ou une sagesse, celle donnée par le combat qui ne se résume pas à la guerre destructirice mais aussi aux dimensions indépendantes de toute métaphysique que sont le mouvement comme état et la lumière comme ne relevant pas du "monde matériel" ni spirituel d'ailleurs. Allez très de plaisanterie, voici une petite présentation, reprise à une lettre...

Je pense être parvenu à quelque chose d'assez pertinent, qui va bien au-delà des dimensions de l'être et de l'innocence du devenir (c'est-à-dire du jugement et de la défense de la vie ou encore des systèmes clos et ouverts ou comme les appelle Deleuze des systèmes ponctuels et multilinéaires). Cela s'appuie sur l'autonomie du mouvement et de la lumière par rapport à l'être et au devenir pour le mouvement, et l'esprit et la matière pour la lumière. Dans le premier cas c'est Galilée suivi de la dynamique de Lagrange puis de la force vive de Leibniz q'il faut remercier. Dans le second cas ce sont tout les scientifiques qui comme posent un monde sans borne (Einstein, Hawking) ou une lumière qui ne respecte plus la causalité propre à la matière qui faisait que la matière est toute action (Bohr, Feynman). Le monde sans borne est l'un des deux infinis grecs (l'infiniment parcourable, ou l'illimité  ou le fini-illimité ou encore l'éternel retour grec) et qui n'est en rien l'infini hyperbolique propre à Platon quand il pense à la Vérité ou à Badiou quand il pense à l'infini actuel (l'Un-Dieu-Liberté que lui et Meillassoux sont en train de mettre en place)..

Comme certaines personne m'ont demandé où il y fait mention de tout cela auparavant, mais simplement évoqué je pense à Whitehead pp. |78|-|79| de Procès and Reality. Deleuze quand il parle de potentialité du silicium sans savoir que c'est son interaction avec la lumière qui prime (déjà dans mille Plateaux et à la fin du Foucault). Et comme il s'agit de sortir de la philosophie comme jugement (système clos) et de la philosophie comme défense de l'innocence du devenir, je fais ici mention d'un passage de Critique et Clinique p.165-166 sur le combat, j'ai trouvé d'intéressantes "similarités' avec Voltaire et Goethe (mais les ai passé sous silence) et surtout avec la pratique des arts martiaux en orient. Un dépassement de la philosophie comme systèmes de pensée métaphysiques, par la sagesse ou la puissance si vous préférez : dans la droite ligne d'Héraclite, Voltaire, Goethe, Nietzsche ou même Pierre Hadot dans son entretien de début Juillet dans le nouvel observateur. ctant Bergson « La philosophie n'est pas une construction de système, mais la résolution une fois prise de regarder naïvement en soi et autour de soi » et le dépassement de cette naïveté pour une forme de combat, combat qui n'est pasl e jugment, qui n'est pas la guerre-contre (voir DzCC_165-166 à défaut de revenir directement à Héraclite) et qu'encore une fois on retrouve la pratique de certains maîtres d'art martiaux chinois et japonais (l'Orient ne se limitant pas à l"Inde comme avec Schopenhauer et Nietzsche).

Pierre Hadot de continuer « Certains philosophes contemporain ont considéré l’activité philosophique comme la construction d’un échafaudage conceptuel qui serait une fin en soi. Mais ce n’est pas un phénomène nouveau. Car la philosophie doit toujours commencer par le discours, qu’il s’agisse de rapporter une expérience, de poser des questions ou de proposer un mode de vie. Ensuite devraient succédé à cette première phase l’engagement existentiel et l’action concrète. Mais la grande tentation, pour tout philosophe, consiste à s’en tenir au discours. C’est pourquoi d’un bout à l’autre de l’histoire de la philosophie, deux types de philosophes se sont toujours opposés : ceux qui limitent la philosophie à un discours et ceux qui mettent l’accent sur sa dimension existentielle. » Pierre Hadot, Nouvel observateur du 10 juillet 2008. Je ne résiste pas non plus à vous donner cet autre citation de Dostoïevski : « Mais l’homme est tellement passionné de systèmes et de déductions abstraites, qu’il est prêt à déformer sciemment la vérité, à se boucher les yeux et les oreilles pourvu qu’il justifie sa logique » in Notes d’un souterrain, p.64. Voilà ce qu'il m'est apparu au cours de l'été pour cette fois ne pa faire de jaloux et taper et sur Badiou et sur Deleuze non pour une guerre destructrice mais pour un combat. C'est aussi cette manière de percuter qui est à la base de la force vive chez Leibniz, de la force explosive en arts martiaux et de la force ascensionnelle en saut en hauteur, et que l'on peut appeler éperon ou hormesis à l'image des navires grecs. Une dimension de sagesse plus que de philosophie, sans doute.
par Le Cazals publié dans : EDITOS communauté : La commune des philosophes
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Jeudi 3 juillet 2008
D'ici trois jours nous aurons publié :
- Une petite note sur les systèmes, vendredi 4 juillet.
- La perte du genre : un texte anticipateur sur la disparition du genre au travers de la grossesse artificielle, samedi 5 juillet.
- Un éloge du sage, comme dépassement de la philosophie d'institution, la philosophie n'étant que le jugement et l'endurance du discours du sage, cette interprétation se faisant au sein d'une institution, dimanche 6 juillet.



par Paris 8 philo publié dans : EDITOS communauté : La commune des philosophes
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Vendredi 13 juin 2008

Il faut savoir éviter aujourd’hui les écueils métaphysiques des pensées de la stupeur de l’être (toute la philosophie du jugement, Sartre, Althusser, Badiou, Rancière qui n’en est pas loin, tous ces idéalistes matérialistes) et de la clameur de l’être (Simondon, Deleuze sans Guattari, Gilles Châtelet, François Zourabichvili, Yvan Lapeyrou). Le non-être du négatif d’une part et le non-être du problématique d’autre part. Pour les premiers la vie est négative, condamnable comme une pourrissement, pour les seconds la vie, sa plus infime manifestation, est problématique, comme un poussement infime qu’il faut accompagner, cela ne peut faire que penser à Socrate, qui le jour de son suicide devait un coq au dieu de la médecine Asclépios : à lui déjà la vie apparaissait comme un problème.

 

Ces derniers, Deleuze et ses disciples, pour qui la vie est problématique, n’ont pas hésité, dès qu’il posait le virtuel comme un « en-soi » et que leur vie actuelle était trop douloureuse n ‘ont pas hésités à rejoindre ce « virtuel en soi et plein de promesses » par le geste du suicide. C’est qu’à force d’être un grand voyant et de voir la vie partout même dans ses formes les plus minables, le plus décatis, on a plus la force d’agir. L’envie de rejoindre le virtuel, ce Dedans, cette mémoire absolue est trop forte. Mais il est sûr que quelque chose d’une tonalité affective que l’on nomme événement, communique avec les stoïciens. C’est dans ses plus grandes crises pulmonaires que Deleuze se mettait à parler de stoïciens, de grâce de l’événement, de clameur de l’être, de virtuel, de leur manière d’envisager la mort — plutôt que de rejoindre la santé par l’effort.  C’est que la vie était condamnée, non par un jugement, mais petit à petit, la vie comme étouffement, épuisement. Le recours à la création était salutaire dans ces moments-là, mais combien d’esprit de vengeance avons-nous avalé sous la forme de l’être ou de l’événement : « Dans tous mes livres j’ai cherché la nature de l’événement, c’est un concept philosophique, le seul capable de destituer le verbe être et l’attribut » (DzP_194). Il suffisait de poser le mouvement comme un état et non un processus, plutôt que de faire du style « le mouvement du concept », encore teinté de procès et d’avocat (intercesseurs) dédiés à la vie. Fuir la justice, combattre son arraisonnement. On est loin de cette vie qui va plus vite que la pensée dans Mille-Plateaux, écrit par nos Zarathoustra français.

 

C’est cela qui arrive par moments, un éloge de la vie impuissante et le plus machinalement du monde c’est là que rebondissent les philosophes de la stupeur de l’être, du crépuscule de la vie plutôt que d’y être indifférent : la vie doit alors se faire digne ou elle n'est que survie. Monter le vide en épingle, faire du bruit de rien, tout faire pour que la crise advienne et qu’un nouvel ordre apparaisse. C’est qu’il faut accuser la vie comme variation de haut et de bas, la condamner comme un survie, prétendre mener une vie digne et bonne, au sein de l’institution. Faire oublier que l’on serait de grands malades hors de l’institution. La vie bonne du sujet au sein de l’institution contre l’inépuisable production des choses singulières. La subjectivité contre la singularité. Les penseurs d’institution ont tôt de qualifiés les vie des penseurs dits « privés » d’égoïste et de douteuse (Héraclite, Empédocle, Anaxagore, Spinoza, Schopenhauer, Nietzsche…) et de montrer la voie de l’audace et de se présenter comme un modèle. : « je me sens dans cette institution comme dans ma demeure » (Badiou, 11/06/08). Cet immensément indispensable Badiou, qui sous une pensée « crépusculaire » comme ul dit, transforme ce qu’il touche en pourriture, notre époque ou plutôt la précédente en fait les frais. Vivre sa vie comme un œuvre d’art qui est déjà dans un musée depuis l’enfance telle est la stupeur de l’être de tous nos « philosophes » normaliens.

 

On a très vite oublier que c’est l’institution qui fait l’homme bon, l’homme aux affects et aux passions plus qu’apprivoisées par la raison. Qu’en est-il des affects, ce Thymos chez Platon, cette « tierce part de l’âme » que nos platoniciens ont tôt fait de balayer d’un geste de revers, alors que l’affect premier pour eux est la stupeur ? Dans le détachement de la vie que génère l'étonnement, la stupeur face au monde, efface-t-elle à ce point tous les autres ?

par Anthony Le Cazals publié dans : EDITOS communauté : La commune des philosophes
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Mardi 18 mars 2008
Voici une réponse à la thèse d'Eric Lecerf selon laquelle le travail est métaphysique c'est-à-dire qu'il se rapporterait au final à une pensée de l'Être. Ce que l'on peut dire pour dépasser les théories nihiliste de l'équivalence de toute chose (propre par exemple à la sphère d'internet ou la sphère lucrative et marchande), c'est que le philosophe est toujours celui qui fausse l'échelle des valeurs par sa seule existence et, dans le cas de Socrate - qui sais qu'il ne sait rien - par sa seule réplique. Nous sortirons des pitreries de Marx selon lesquelles la valeur qui dépasserait la valeur d'échange (le prix  et le salaire), serait la valeur d'usage (l'interessement, l'utilité intime), car il existe bel et bien une valeur qui s'appelle l'importance et que les philosophies dogmatiques ou académique (tous les philosophes enseignant de Platon à Heidegger) ont longtemps mutilé à force d'être perdus dans les textes philosophiques et de n'avoir la capacité à les digérer (c'étaient des maladifs, des grégaires, des nécessiteux d'école philosophique). Cette mutitaltion, cet ajout du vide, ce plombage de la dynamique fut nommer Vérité, mais ce n'était qu'une esthétisation pour nous faire râté ce qui était l'important à sa l'indication de là où doit se porter l'effort, de l'indication de ce qui, au travers du risque et de l'audace, a de l'importance. Ainsi les philosophes tragiques amorcent-ils leurs propos par "ce qui importe..." plutôt que de discourir "en vérité". En vérité, je vous le dit..." on s'est longtemps illusionner : ce qui relevait d'une effervescence de pensées s'est très vite figé en des vérités, en des énoncés dont on analysait le vrai et le faux au travers d'un savoir (L'épistémè ou le cognitif). Indiquer ce qui a de l'importance relève davantage d'une culture créatrice que d'une civilisation qui dompte les esprits et impose une direction (cette direction est l'esprit au-delà de la conscience).

Le travail est métaphysique pour Jules Leroux
comme pour Eric Lecerf mais dire cela c'est poursuivre une quête ascétique de vérité plutôt que d'insuffler ce qui importe, c'est rester prisonnier de la sphère de la gouvernance (celle qui résume la politique à des régimes de domination (cratein) : aristocratie (les meilleurs héritiers),  oligarchie (les quelques parvenus), démocratie (le peuple médiocre et pragmatique). Ceci se retrouve dans le texte de Leroux qui suit et dont s'inspire Eric Lecerf, notez plus bas, la distinction faite entre l'ouvrier, le bourgeois et le gouvernant). Cette distinction faite c'est un début de direction qui s'amorce et coupe tout droit vers la métaphysique en niant qu'une direction toute autre, pleine de vitalité puisse être prise. Et oui, il reste que le créateur de valeurs vient fausser toutes les échelles de valeurs pour la simple raison que sa capacité à vivre différemment, et par conséquent immoralement, n'a pas d'équivalence sur le marché du travail, dans notre économie spectaculaire qui prônait jusque là la rareté, rareté qui en dernier lieu était métaphysique. Par son effort et sa vitalité qui parvient au souffle (pour singer Ravaisson une autre référence d'Eric Lecerf), le créateur (qui a toute les allures d'un déviant ou d'un personnage bizarre) insuffle une culture qui, si l'énergie vient à manquer, bascule dans le domptage des "êtres". Ceci s'est produit avec Socrate qui jugea la cité grecque, qui s'attaqua à la tragédie en incitant Sophocle à introduire dans ses tragédies un discours rationnel et moral, celui qui coupe l'élan parce que certain n'ont plus de souffle et demande en dernière volonté que l'on sacrifier un coq au dieu-médecin Ascéplios. Et oui (quand la culture se fige en une civilisation, ce qui arriva à l'hélénisme qui se figea en une morale judéo-grecque, c'est ce qui arriva aux hommes de la renaissance qui tournèrent, via la sauce humaniste, en une civilisation bourgeoise d'hommes supérieurs et non en une culture de créateurs, d'insuffleur, de personnalité qui affecte le peuple pour le désagrégé et le sortir de sa souveraienté (son pouvoirn, son cratein).

Dire que le travail est métaphysique c'est au fond s'appuyer sur un pouvoir, ou au mieux demander à celui-ci qu'il soit le mécène de votre quête de vérité métaphysique mais ce n'est pas se débarrasser du pouvoir, de la gouvernance et de vouloir et viser la puissance, la capacité à exercer son effort et son audace sur la réalité qui vous entoure, davantage pour la transfigurer que pour la dominer ou la maîtriser. Voilà ce que nous pourrions dire pour ne pas nous leurrer. C'est bel et bien une affaire de souffle qui s'exerce au-delà de tout effort mais ce souffle qui peut-être délire, qui peut-être engagement (la lutte le polémos), car tels sont les "principes" grecs qui annoncèrent l'hellénisme bien loin de la connaissance de soi ou du souci de soi. C'est bel et bien l'affirmation d'une personnalité divergente qui compte car celle-ci indique la brèche à suivre. 

L'effort à produire n'est en rien spirituel ou matériel (comme cela pointe son ombre dans la trajectoire philosophique d'Eric Lecerf), en cela nous nous éloignons de Ravaisson (cf.  De l'habiture et testament philosophie) et de Maine de Biran pour être au plus prêt de ce qu'a pu être la dynamique grecque, le fait de s'en tenir à des buts proches, le fait de ne pas remettre les problèmes importants à demain (atermoiement et procrastination des maladifs réunis en académies), le fait de concentrer toutes les tendances psychologiques dans les mythes et non dans une histoire qui paralyse, dissuade d'entreprendre et maintient tout les buts éloignés.  Celui qui  "écrit" l'histoire est toujours celui qui s'oppose à sa marche civilisatrice ou Frinkelkrauptienne (
voire sarkozyste) et délire sur des mythes (de simples fictions) qu'il s'invente.  Tel est l'effort à produire pour ne jamais se tenir éloigné des buts que l'on se donne.
par Le Cazals publié dans : EDITOS communauté : La commune des philosophes
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Vendredi 11 janvier 2008

1. Avant-gardes et dissidences du XXe siècle : sur un mode dialectique


Le Vingtième siècle se voyait comme le siècle des avant-gardes, selon les pensées utopistes d’origines saint-simonienne, marxiste ou fouriériste. Il y a eu l’avant-garde Dadaïste (née de la réaction de Tristan Tzara face entre autres au non-sens des cours de philosophie de l’université de Bâle qu’il avait fréquenté et de sa rencontre tout en « scandales » avec le milieu d’avant-garde parisien notamment Breton, Duschamp, Picabia). Le Dadaïsme révélait l’absurdité du monde suite à la boucherie de la première guerre mondiale. Puis il y eu d’autres avant-gardes : le surréalisme (Breton), L’internationale Lettriste, le Situationnisme. Si les avant-gardes étaient basées sur la mise en avant d’un sens, elles ont eu comme toute hiérarchie


Ceci est important, nous le verront par la suite, les avant-gardes qui ont de tout temps suscité des dissidences ne sont que le double des émergences. Les avant-gardes artistiques n’ont fait que révéler l’absurdité d’une société tout en la renforçant, en dénonçant le non-sens (propre à une hiérarchie) et en imposer leur propre sens critique du monde. Si une hiérarchie est avant tout la gestion religieuse du sens, son saint-commandement (si l’on traduit le grec à la lettre) l’élite de ces systèmes qui se veut en réaction face à l’absurde (les avant-gardes) cherchent en visionnaire la révolution  comme nombre de messianistes qui attendraient leur messie. Mais ce sont des groupes qui fonctionnaient sur le mode de l’exclusion, on peut penser à Breton et Duschamps quittant en juin ou à Debord qui excluait en grand ressentimenteux tous les membres de l’IS. Sur un mode dialectique donc, les avant-tgardes fonctionnent avant-tout par exclusion (le fameure genre discriminatoire de l'autre). C'est que les avant-gardes avaient leur manifeste utopiste (manifeste d’Amsterdam écrit par Constant et Debord pour les situationnistes) et ainsi la palme de la pureté revenait à celui qui faisait de la surenchère. Pour avoir une tonalité de ce siècle fonctionnant sur les modes de l’avant-garde et de la dissidence lisez par exemple le dépassé Le Siècle d’Alain Badiou. Les émergence s’agencent autrement un peu à la manière d’Internet dont on ne peut prédire à l’avance ce que « cela » fera advenir ou « émerger ». Les avant-gardes ont toujours mener au ressentiment de la déception ou la trahison des révolution. Les émergences ne fonctionnent pas sur le mode des révolutions mais sur celui de la substitution : substitution des valeurs plutôt que révolution face au non-sens.

2. Qu'est-ce que l'émergence ou l'excédence ?


On peut définir l'émergence par deux caractéristiques :

  • l'ensemble fait plus que la somme de ses parties. Ceci signifie qu'on ne peut pas forcément prédire le comportement de l'ensemble par la seule analyse de ses parties.
  • l'ensemble adopte un comportement caractéristique de complexité  sur lequel la connaissance détaillée de ses parties ne renseigne pas complètement.

Le concept d'émergence est historiquement apparu vers 1920 d'un groupe de philosophes et biologistes britanniques n'étant satisfaits ni par le réductionnisme (où comprendre l'élémentaire est censé expliquer le complexe) et le vitalisme (mouvement disparu depuis qui opposait au réductionnisme l'idée d'énergie vitale).

En physique théorique, le terme d'émergence désigne un mouvement de pensée externe à la Théorie du tout (théorie, dite « holiste », à la recherche de l'équation ultime s'appliquant à tous les phénomènes physiques), qui considère les grandes lois physiques comme émergentes, c'est-à-dire « qui ne peuvent pas être déduites de principes plus fondamentaux » comme le définit Robert Laughlin ce qui les rendraient donc relatives aux échelles d'observation. Pour prendre l'exemple le plus frappant, le temps tel que nous le connaissons fait partie des concepts émergents à partir de l'échelle macroscopique; à l'échelle quantique, il ne peut pas être défini très rigoureusement.

Mais l’une des émergence les plus inattendue de notre civilisation, fut l’émergence grecque, même si de nos jours les rythmes des productions émergente s’accélèrent aussi. Un exemple autre que celui de la cité grecque  pourrait être la tragédie. La preuve en ai que Voltaire qui louait tant Aristote  d’analyser ce qu’était la tragédie : il la décomposait en 6 éléments ou critères. Si la tragédie est née à Thèbes, la tragédie grecque a véritablement émerger à Athènes sous la forme d’un concours de tragédie (les Dionysies). C’est contexte que ne pouvait reproduire Voltaire, trop prompt à se valoriser lui-même plutôt que d’embrayer sur une construction collective, ce n’est pas la cour du roi ou le petit théâtre de Ferney qui aurait permis la mise en place d’un système de confrontation avec le tragique de la vie pendant lesquels les femmes accouchaient et les vieillards mourraient d’infarctus.

3. Sur l'auto-organisation.


Pour conclure, ce site est auto-constitué ou auto-organisé c’est-à-dire comme toute auto-organisation (voir déf. Wiki), c’est un phénomène de mise en ordre croissant, et allant en sens inverse de l'augmentation de l'entropie; au prix bien entendu d'une dissipation d'énergie qui servira à maintenir cette structure. Il faut donc un surcroît d’énergie pour le mettre en place, sans doute est-ce simplement le symptôme d’une époque où l’énergie se dépense plus qu’elle ne se conseve, nous retrouvpns là la différence entre les systèmes conservateurs ou statiques (comme on les trouvent dans les labos de physique et chimie qui tendaient à fournir des modèles statistiques) et les système émergents ou statiques. Qu’importe de fournir des statiques ou des fonctions, internet est bien la fille de la substitution quantique qui ne garde que ce qui est observable ou attesté une fois  et supprime les valeurs classiques faites d’absolus.

par Antoni publié dans : EDITOS communauté : La commune des philosophes
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Lundi 8 octobre 2007
Pourquoi le Cazals ?

Un jour quelqu'un débarqua en réveillant la Gaya Scienza issu des ménestrels, des chevaliiiers et des parfaits des Terres de d'Occitanie,  de Septimanie et de Provence.Dans ces terres du Soleil et du Oui affirmatif (l'Oc), tout une tradition faisait que les cadets quittait la maison (l'Hostal), l'aîné devenant le maistre d'hostal : peut-être vous gens du Nord vous souvenez-vous des cadets gascons qui comme D'Artagnan formaient le gros des mousquetaire du Roi. Mais cette tradition eu son importance au niveau local, puisque se créèrent de nombreuse ville-franche surt les terres de la Guyenne Anglaise, de la Gasconne et du Languedoc. Ce sont les cadets qui ne pouvant rester dans l'hostal, devainet prendre la route et bvien souvent formaient la population des bastides, ces nouvelles villes franches (libres d'impôts) où se regroupauent artisans et commerçant. Les bastides se composait bien souvent d'une place de marché aux cirnières de laquelle arrivaient les 2, 4 ou 8 rues principales qui la reliait aux autres villes. Chaque maisonnée avait sa parcelle (l'Ayral), son petit jardin (le Cazal), et son petit 

Voilà pour la mythologie du Sud, à l'époque où Toulouse était la 3ème ville d'Europe après Venise  et  Bruges. C'est toute cette culture raffinée où les ménestrels et les troubadours chantaient le bel Amour, (cet amour dont Parle à l'occasion Mr Duchêne  (Deleuze en Langue d'Oc ). Amour et liberté qui n'allait pas forcément dans le sens des religieux que l'on appelait les Parfaits.  Le barbares du Nord, plus guerriers, ont petit à petit éteint cette civilisation. Mais un jour quelqu'un débarqua et réveilla la Gaya Scienza.
par Anthony Le Cazals publié dans : EDITOS communauté : Communauté d'Albi
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Vendredi 21 septembre 2007
Aux lecteurs assidus pas de nouvel article avant octobre et peut-être quelques changements qui se percevront ou non ...  Merci à Oyseaulx pour tous ses  posts sur www.oyseaulx.org
par Anthony Le Cazals publié dans : EDITOS communauté : La communauté sans fin!
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Vendredi 29 juin 2007

Voici la liste de l'essentiel des article de notre site, hormis le lexique des notions et les listes des PHILOSOPHES, ECRIVAINS et SCIENTIFIQUES. La composition de l'article est en cours. Nous n'en avons mis que la moitié :)

Le grand bouleversement de notre époque (en-tête)

Quelques éditos de plus

La libération vis-à-vis de l'esprit et de la matière (en-tête)

L'inconscient et le sexuel

Schizo-analyse politique (en-tête)

Intuition et concepts (En-tête)

Mai 68 n'a pas eu lieu (la Jeunesse)

Sur l'événement

La cité grecque

Qu'est-ce qu'un philosophe ?

Recherche et séminaires doctorant

Pensées en correspondance

Réponses à Sancho

Lexiques des auteurs

Deleuze

Nietzsche

Spinoza

Bergson Bergson et les images

Badiou

Les 3 H

Existentialisme

Situationnistes

Bourdieu

Cinéma

Physique quantique

Université

Politique

Guerre, violence et insécurité

11 septembre 2001

 

Liban

 

Sans-papiers

 

Mouvement anti-CPE (avril-mai 2006)

Economie Alternative

Médias et Censure

Internet et les nouvelles technologies

Autres sites

Vrac pour l'instant

par Paris8philo publié dans : EDITOS communauté : La communauté des communautés
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