EDITOS

Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 13:06

Vacances de la pensée

 

215 Baleine

 

Ce blog est en vacances pour préparer une série d'articles assez dense en septembre octobre. C'est parfois mieux que de choisir la facilité de publier des textes d'auteurs. Il y aurait plusieurs choses à dire notmamment sur le regain de recherches depuis le creux de 2007-2008 avec l'apparition de la reaction en France, qui poursuit son travail 'acculturation. Les forces se réorganisent, la créativité et le combat resurgissent deci-delà. Rien d'exceptionnel pour l'instant. Nous sommes loin 'un Sartre ou du structuralisme. Seules une guerre et sa libération pourraient les faire émerger de manière franche, ce que Sartre nommait la guerre civile permanente. La réaction empreigne tout les média il ont droit de se vautrer lamentablement tellement ils sont encensés sur le net (Soral, Finkielkraut, Juan Asensio, les imitateurs céliniens Monsieur Diamant -a lias Sollers -, Nabe et Zagdanski, les BHL dont le jeu est de brouiller les cartes, les essayistes comme Onfray, Compte-Sponville ou Conche, les anciens freudo-marxistes comme Zin ou Jorion, qui sont pour un capitalisme écologique). Auront nous des pensées qui tranchent, (un peu de grecquitude), point dans ces cas là. Les philosophes analytiques gagnent apparemment du terrain se faisant même publier par Jean Tellez.

 

Pourtant en France a émergé un courant de logique paraconsistante (l'un e ses plus éminents membre étant Alessio Moretti, il faut croire que Jean-Clet Martin ignore qu'il en est), il a même était reconnu par se rivaux... Ce qui forclôturant les trois logiques primordiales, (formelle, paraconsistante, intuitive selon Brouwer)  va permettre que des logiques propres émergent plus en lien avec  l'économie libidinale et les mouvements qu'elle génère. Marc Richir poursuit sa phénoménologie du côté de Gap oubliant les Jean-Luc Marion et autre Michel henry de seconde zone, ceux-ci ayant afficher leur prétentions à l'absence de nouveauté "ici-bas"). Quelques personnes ont encore le courage de produire des oeuvres qui sortent de l'ordiaire, c'est davantage les moyens de diffusion qui sont vérouillés et obturés par la réaction qui se veut bavarde.

 

Ah ils nous faut une bonne guerre avec ses franches coudées. Pour que les adversaires resurgissent, s'affirment dans le derive de crispation sur l'origine, la famille, la nation, la terre faite de frontières, la loi qui fait  absence du politique.

 

Les transformations véritables se font sans bruit, loin de ce l'on nous présebte comme l'événementiel. impulsion d'où naissent les mouvements. Guyotat qui se voulait un lanceur de mofdes ne touchait peut-être que le milieu parisien ne finissant, un peu comme Sartre, qu'à parler de lui-même, de sa conscience (post-)chrétienne, sauver de vie disait-il a propos des boat-people. Vieux âges finissant.

 

La Génération a toujours cela d'étrange qu'on ne l'attend pas. Qui connait le grand penseur inconnu qui n'est pas attendu pas l'époque et les forces dominantes qui assaillent celle-ci... Un bonne guerre ou la mise en fallite de l'Etat américain ferait sortir des black project la plupart des inventions de l'époque issues en fait de la dynamique allemande qui avait fait allégeance au national-socialisme (parlons ici de la  noblesse de  la Wehrmacht).  La science a toujours été militarisée mais peu souvent politisée comme aujourd'hui, c'est-à-dire ruinée dans ses inventions. Même Vinci faisait de la ballistique, à travers ses machines de guerre. Alors qu'un Tesla en venait à s'auto-censurer pour ne pas que la puissance tombe entre les mains des militaires.

 

Situations.

Passés la catastrophes de Fukushima, le printemps arabe (la mutaion géololitique de l'Europe et le passage dune démocratie) et le reflux de l'Eté européen (voir le texte de Jean Zin quant à la France), nous entrons dans des temps longs. Temps qui sont sont pris dans l'accumulation de tensions jusqu'à la rupture géopolitique d'une guerre sans doute non déclarée c'est-à-dire atomisée. C'est ce que les philosophes francophones d'orgine libanaise nomment excédence. L'excédence succède à la différence. L'ancienne métaphysique (la Différence) reposait sur l'expression tout en dépense de l'énergie accumulée par la morale gaullo-communiste et prônait alors la diversité. Mais depuis la fin des acords de Bretton Woods (1971) et la loi Giscard-Pompidou, l'état ne vaut plus comme instance inflationniste et ce sont les chocs prétoliers et les crises de réajustement (appelées par Marx, accumulation du capital) qui se succèdent. Les gens en viennent même à penser que le chômage et la précarité sont conjoncturels et non structurels. D'où le retour aux réalités du libéralisme par Mitterrand qui a compris trop tard qu'une guerre silencieuse et sourde mais une geurre économique certaine se jouait avec les Etats-Unis. Ce dernier nap as souhaité sortir du système pétrolifère de la Françafrique dont le scandale n'a été étouffé que par le rachat de Elf par une entité plus petite (Total). Mais c'est sur cette incompréhension de fond que réside ce que Guatari nommait ses années d'hiver, expression tout en litote pour parler de sa déoression. C'est ue l'ennemi qu'il combttait était légalement mort. Ce qui se joue aujourd'hui c'est le émantèlement du domaine de l'Etat, domaine qui sera vendu aux amis à peu de frais sous prétexte que l'Etat ne pourrait plus en assumer la charge et qu'il se serait mal entretenu (l'administration gérant le domaine ayant fondue comme eige au soleil). C'est un peu la même rhétorique mise en place pour la réduction des dépenses publiques du fait de la Dette publique générée par la loi giscard-pompidou (l'Etat se garottant lui-même). Est-ce un bien, est-ce un mal ? Qu'importe.

 

Ceci ressemble à l'éclectisme d'un tableau à la Jérôme Bosch, parce que l'époque est au papillonnage ...

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 19:04

Pour éviter que vous vous demandiez sur quel site vous êtes tombés, voici un petit résumé en trois actes de ce qui se tient ici, de ce qui se joue en actes :

 

EDITO décembre 2010 / La petite et la grande synthèse philosophiques

 

PENSEE / La pensée du Dehors ou le discours de la méthode 2

 

PENSEE / L'éloignement perpétuel de l'être

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

09/01/2011 19:04

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 23:33

Suite à la série  La perte du genre, sur les lignées philosophique ou genos en grec.

 

Tout philosophe est l'expression de la folie du père comprenez la décadence d'une famille souche. Ce text un peu rugueux et épars comme ma manie aime à les faire, a trouvé sa confirmation dans les études démographiques d'Emmanuel Todd. Ce n'est qu'après avoir connaissances de ses recherches que cette phrase de Nietzsche est  alors ressortie tout philosophe est l'expression de la folie du père. La plupart du temps ce dernier est mort (ou bien la mère dans le cas de Descartes), mais une empreinte s'est constitué. Etrangement j'échappe à la régle de cette décadence, doù la possibilité de cette voie des "philosophes nouveaux" (qui sont ceux à qui en appelle Nietsche et qui ne sont en rien les philosophes médiatiques pu nouveaux philosophes...). Actuellement j'ai maille à partr avec le rationalisme d'Etat et le comportementalisme, l'un est un dogmatisme leibnizien, le second la composante libaniase de la philosophie (Taleb, Audi, etc...) qui en appelle à l'excédence du fait de la guerre du liban qui marqua ces eux protagonistes enclin davantage à l'accumulation en vue d'une crise et donc à l'argent comme critère de vérité. Mais ce sont les deux courants qui ont tenu bon pendant la crise, bref que la crise a servi : vous avez j'avais raison de prédire le pire. Mais passons, on pourrait toujours analyser la souche démographique dont ils sont issus. En attendant voici un travail sur les philosophes de Paris est peut-être trouverez-vous d'étranges similtude. A remarquer pour reprendre les analyse d'Emmanuel Todd que ni les basques ni les bretons n'ont produit des philosophes... Mais les occitans parisanisés oui, ce sont des familles souches qui tombent en décadence au contact de Paris avec ses noyaux égalitaires. Pour ne pas ajouté un caractère farfelu à ce texte, je l'ai tronqué mais il partait d'une autre intuition qui était celle que les philosophes provenait de terres de pigeonniers (les pigeons ce sont laissés attirer par les villes), mais il y avait une similitude post-révolutionnaire  (car cet exode rural et doc démographique s'est produit après le pic de température moyen-ageux qui entraîna dans les villes la foules des indigents qui formèrent la troupe des sans-culottes). Les philosophes français (hormis la composante pied-noir) ont connu le même exode (envolée des pigeonniers et exode vers les villes sont le même mouvement).

 

Ce qui suis est un lettre, ce qui en explique le ton décousu, je partais d'une études sur la répartitions des noms de familles trouvant d'étranges coïncidences. Je n'aurais le temps de développer sur les types de régimes alimentaires (beurre ou huile, types d"élevage d'où la référence au pigeons). Mais je me suis demandé si certains types de régimes alimentaires n'étaient pas trop roboratifs et donc nuisibles . Pensant à une phrase de Neitsche à nouveau qui est que l'on ne philosophes pas en ville (la ville étant pour Nietzsche le lieu où l'on se repaît, où l'on se satisfait). Sans doute peu de gens comprendrons les liens ou recoupements qui sont fait là, mais les conclusions sautent aux yeux.

 

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On trouve les Deleuze dans le Gard, Euze est une traduction française de l'occitan qui signifie Chêne. Quant aux Badiou ils viennent de la Haute-Loire, de même pour les Lyotard, certains Bensaïd sont de Toulouse. Les Serres du côté de Toulouse, Albi, Carcassonne (le plus connu du Lot-et-Garonne), les Saint-Ours de Dordogne etc... et tout ce petit monde a retrouvé de la descendance à Paris 8... Pour Paris 1 c'est autre chose, des reste d'ancienne noblesse désargenté comme à Paris IV sans doute, mais cela se retrouve moins depuis la suspension du Bac et de la thèse en latin... Levi-Strauss dans son manoir bourguignon disait déjà que le niveau de l'université française avait baissé après 68, avec son œil d'embaumeur de civilisation, pour le compte des post-coloniaux et non des primitifs, des "premiers"... C'est tout cela que ramène une naissance, l'inscription dans la lignée des aïeux.

 

Si il y a des philosophes à Nice ? Rosset ou Tosel... Mais je te parlais du microcosme Paris 8, où seul Derrida n'est passé... Je sais juste que Deleuze disait qu'à Paris 8 Il n'y avait pas à s'expliquer. C'est en fait pour moi une longue histoire d'occitanie et de la conquête de terre sous prétexte d'hérésie cathare des barons du Nord sur les trouvères et troubadours du Sud, ce qui a produit une certaine distance avec la religion catholique, le catharisme fonctionnant comme un paganisme mystique diffus (tels les druides bretons). Je parlais à Eric Lecerf de ce qui faisait la dynamique du Sud-Ouest à savoir les bastides. , qui étaient des sortes de zones franches économiques que se partageait les anglais (en Guyenne) et les Français (en Gascogne et en Languedoc). Les cadets gascons devenaient mousquetaires, les fils cadets du languedocs allaient dans les bastides, l'hostal et la fonction de maître d'hostal revenant au fils aîné. Mais en ce que j'ai ressenti comme un homme du Nord il ne comprenais lui qui étudiait le travail auparavant et à présent les métiers pourquoi les jurandes romaines avaient persisté (différence langue d'oc/langue d'oil et droit coutumiers et droit romain issu de la table des douze lois, etc...). Au passage Ayral, Cazal et Journal sont la manière dont on lotissait les bastides dans le Sud. Ayral étant la parcelle de la maison, le cazal le jardin hors les murs et le journal le champ qu'on labourait ou récoltait en un jour. Plus simplement, c'est le jardin en occitan.


En fait à Paris 8, il y a une division suivant que le paradigme (l'élément opprimé) et le juif ou l'ouvrier, mais les profs de philosophie dit de l'émancipation sont de la moitié Nord : Les Douailler et les Vermeren sont de Champagne, Les Linhart de Lorraine, les Lecerf de toute la moitié Nord (même si Eric Lecerf est de Savoie pour la généalogie récente comme un partie des Lecerf qui s'est étendue au delà de son bassin originel). Cela correspond selon moi à la mésentente, entre philosophes défendant l'émancipation de l'ouvrier opprimé (du Nord et de la Lorraine) qui est l'une des tonalité de Paris 8 et les philosophies plus atypiques qui tiennent davantage du persécuté réfugié à l'exemple du juif (Sieur Plinio Prado pouvant très bien être un descendant de Juan de Prado qui est sans doute la personne qui a laissé le plus d'empreinte sur Spinoza cf I. S. Révah. Spinoza et Juan de Prado ou encore Henri Méchoulan Etre juif à Amsterdam qui renvoie au premier http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1962_num_161_1_7749... Mais là je devrais faire un parallèle avec une autre personne d'origine séfarade Jean Salem, car je me rend compte pour des raisons atypique que j'ai toujours été protégé par descendants de juifs, pour les mêmes raisons que les deux branche de ma famille ont été ou se sont mis à part.
Un peu à part les Déotte viennent de l'Aude et de l'Yonne, les Brossat de la région lyonnaise et stéphanoise.
Les récents arrivés comme Vauday et Charles Ramond le spinoziste, viennent par leur lignée pour le premier de l'Ain et pour le second, il y a très longtemps du large languedoc historique mais c'est de tous les noms de famille le plus répandus aussi dans la moitié Nord (750 naissance entre 11966 et 1990, avec les Lecerf 2049, courant quant au nom : serf ou cervidés des forêt de la moitié Nord)
Un ami de Félix Guattari, Charles Soulié a fait par contre une histoire récente et sociologique du département de Paris 8, un peu moribond car saisi par le ranciérisme et de ce que Badiou qui a pourtant participé au choix des profs avec Foucault, avant que celui-ci ne s'éclipse de cette "impasse" gauchiste (entretien disponible sur internet).

J'ai laissé de côté les femmes philosophes pour l'instant à Paris 8 notamment Cuillerai et Birnbaum. mais il y a Sandra Laugier, Barbara Cassin, Catherine Malabou (pour partie d'origine juive)...

Derrida, Bensaid, Zarka sont des séfarades d'Algérie. Mais c'est un peu un mythe que celui du philosophe pied-noir déraciné, tout philosophe devant avoir connu l'exil, bref le motif du détachement et avoir une posture et un regard de biais par rapport à la société (la parallaxe reprise par Zizek).

Pour les hommes politiques il sont pour beaucoup d'origine étrangère (Krivine et Bérégovoy d'Ukraine, Devedjian d'Arménie avant de passer à Occident, Sarkozy de Hongrie, Valls d'Espagne) La philosophie serait donc davantage une affaire d'exil régional. Mais nous vivons davantage des régions que dans des nations (la nation, étant aussi le nom donné aux peuplade régionales, on parle même des grenouilles comme de la nation ou la gent de la mare, l'idée de régions comme découpage du monde se retrouve dans les brigades internationales concentrée dans la région Espagne en 36-39 d'où sortiront Orwell, Hemingway, Dos Passos, Malraux). Complétant la phrase de Gellner "C'est le nationalisme qui crée les nations, et non pas le contraire", c'est l'internationalisme qui fait les régions mais un sens plus large...

J'arrête mes propos de lièvre qui part dans tous les terriers par ceci les "philosophes" me semblent venir de pays de pigeonniers (terres céréalières Haute-Loire, Ain, Champagne, Midi-Pyrénées) plutôt que de pays bovins (terre d'élevage qui ne nécessite pas l'apport en viande de pigeons dont les descendant se retrouvent comme les philosophes dans les grandes villes, un peu malades de l'estomac). Mon tout premier mémoire d'architecture portait sur cette envolée des pigeonniers (je parlait du pigeonnier hexagonal de martel tombant en ruine dont une réplique avait été faite sur une aire d'autoroute Limoges Toulouse Pigeonnier de l'Aire du Bois de Dourre (Montalzat, Tarn-et-Garonnne : http://www.panoramio.com/photo/19201275). Deleuze, le métaphysicien institutionnalisé ouvert, c'est typiquement cela jusqu'à sa mort, un pigeon émigré à Paris et qui quitta très peu son 17e (sauf l'époque Tournier dans l'Ile de la cité qu'il ne quitta as même quand il enseignait à Orléans et l'époque "Colombelle" à Lyon). Je ne sais si cette une influence de l'envolée de pigeons ou de leur viande plus maigre, cette habitude diététique comme disposition physiologique n'aurait pas dépasser les générations, mais les régions céréalières sont plus sujettes aux famines... Autre chose très peu de provencaux , peut-être que la Gaya Scienza dont parle Nietzsche protège de la métaphysique, dans Ecce Homo il y voit une terre non humide (tel Paris, Athènes, l'Engandine, Turin).

Pour les statistiques, je suis parti de : http://www.genealogie.com/v2/services-nom-de-famille/nom.asp

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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 06:19

Paris_planete.jpg

 

Petite synthèse de cinq années


Il y a cinq ans lors de ma présentation devant l’école doctorale il s’agissait déjà de réindiquer la même intuition, de la même démarche. Je n’ai pas varié de cap, il s’agit toujours de poursuivre ce que Blanchot, Foucault, Deleuze ont aperçu sous l’expression de pensée du Dehors ou pensée du Surpli et qui en tant que philosophie a cette posture paradoxale de sa moquerie de la philosophie, de l’image traditionnelle qui vient se placer comme un écran imperméable entre son effectuation et sa réception par tout un chacun (les gens, la multitude). La raison en est simple, la philosophie n’est pas là où elle est formulée. Par philosophie on pourrait entendre l’hyperbole de la vérité, mais je m’en tiendrai à l’importance, ce mixte de sens et de valeur qui faisait dire à Platon que nous nous rendons malheureux, nous ne savons ce qui a de l’importance. L’importance ne s’obtient que par délibération. En parallèle, la vérité du jugement attriste et vient toujours après coup en validant les conditions décadentes de l’expérience plutôt que d’enclencher de plus larges envergures telle l’envie et l’entrain, la gana et le gusto diraient nos amis hispanophones à la grammaire réduite. Mais c’est la vieille concurrence entre le principe de feu (Empédocle, Héraclite) propre à la capacité et le critère de vérité propre à la subjectivité (Platon) ou de beauté propre au milieu (Aristote) : d’un côté l’homme de projet de l’autre le sujet et son milieu de réception. On peut pousser un peu plus loin l’aporie, en disant que Démocrite qui fut passé sous silence par Platon se permettait de soutenir une vérité cachée et par là de rejoindre le Dieu caché de la tragédie grecque (Nietzsche dans les fragments débutant par « Que mes amis me pardonnent… », Blanchot dans l’entretien infini). Je laisse là les choses en suspens tant elles touchent à ce que l’on considère être aujourd’hui la question de la sortie du nihilisme contemporain fustigé sous les termes de postmodernité, alors qu’il s’agit pleinement de partir de cette condition postmoderne marquée par la fin des grands récits (Lyotard) pour forger de nouvelles valeurs (l’invention du code civil par Napoléon fut de ce trait, chassant par là la jurisprudence et la loi commune ou coutumière, mais on demeure là dans une société du jugement et du châtiment presque divin).

 

Pour resituer ma thèse, elle comprend trois parties qui sont : un manifeste pour la capacité d’autonomie, un traité sur les dimensions dérangeantes pour la métaphysique classique, tels le mouvement et la lumière et enfin un programme éthique et « esthétique » qui s’inscrit dans l’épaisseur des métiers et des transformations pour une société résiliente faite de combats et de rebonds. Bien entendu dans une thèse on demande de ne point porter des affirmations gratuites c’est d’autant plus pour cela que mon discours s’appuie sur différents auteurs dont je circoncis en sous-main les textes. La dimension du recoupement ne vise pas à rassembler les différents rêves et utopies pour que rien n’advienne mais bien au contraire à réintroduire la puissance dans la connaissance (c’est la dynamis chez Platon et Leibniz, potentia chez Spinoza, entre autres), pertinentes impertinences. Cette puissance n’est pas un pouvoir de prime abord mais passe par la capacité d’autonomie et aussi la délibération entre personnes. Sans chercher un lien immédiat avec Castoriadis, elle est ce qui constitue le peuple pour Vico ou la multitude pour Negri.

 

Vous trouverez donc ici, une petite synthèse de ce qui peut se faire au département de philosophie : travail sur le fond d’affectivité qui peuple toute capacité (Plinio Prado), investigation du champ d’étude des métiers (Eric Lecerf), autonomie du peuple d’où sort la véritable poésie (le Vico de Georges Navet), le champ opératoire de la dynamique leibnizienne et newtonienne (le Lamarck d’Alexis de Saint-Ours, le Desanti de Stéphane Douailler). Ce dernier point n’est que la prémisse faite par Descartes, Pascal et Leibniz avec les algorithmes mathématiques, mise en place d’un grand appareil autonome (Patrice Loraux) de solution des problèmes aussi nommé internet et la mondialisation (ou selon d’illustres philosophes comme Nietzsche et Heidegger la première forme ratée de Gouvernement de la Terre). Ces mêmes algorithmes peuplent aujourd’hui la supposée intelligence artificielle (voir les travaux au sein de Paris 8 du laboratoire Paragraphe, avec Kaldhoun Zreik, et leurs travaux sur les hypertextes et la poésie). Le champ d’investigation et parfois d’expérimentation de certains professeurs sus-cités est, je ne sais s’il est besoin de le préciser, beaucoup plus ample, mais il me fallait ces thématiques éparses pour vous en faire la petite synthèse et montrer en quoi dans leur contemporanéité elles se recoupent. La question demeure alors de savoir si l’université est une faculté kantienne qui par excellence mène à une philosophie du droit, une subjectivité universelle en réaction à l’époque ou une capacité d’autonomie. Telle est la dimension affective ou contemporaine de ma thèse, sa petite synthèse.

 

Parenthèse. Je soulignerais aux directrices féminines de l’école doctorale [à qui était destinée en premier ce résumé de ma thèse] que l’attention aux transformations est portée de nos jours par les femmes, étant donné que les hommes sont déjà les étalons et qu’ils n’ont plus rien à acquérir, je pense à la jubilation, à la transformation soulignée par une anthropologue, au discours de Juliette Binoche qui s’en est imprégnée, à toute l’étude de la plasticité faite par Catherine Malabou, au dernier film de François Ozon qui ne fait que relater explicitement cela. Bref, une histoire de la transformation devrait être menée par des femmes. Parenthèse refermée mais peut-être lectorat féminin suscité.

 

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Le recoupement comme méthode et paradoxalement ce qui en découle : la grande synthèse


Déjà Kant à sa manière tentait une synthèse – toute théorique – mais s’en tenant à l’homme de bien, manquait la grande synthèse. Ses types étaient plus convenus ou habituels : « selon les trois points de vue différents auxquels se place habituellement pour apprécier son objet l’homme de bien qui tranche si hardiment sur théories et systèmes ; donc à un triple titre : 1) comme (…) homme pratique <Geschäftsmann>, ; 2) comme homme politique <Staatsmaan> ; 3) comme homme du monde <Weltmann> ou citadin du monde <Weltbürger>. Or ces trois personnages sont d’accord pour s’en prendre à l’homme d’école qui élabore la théorie pour eux tous et à leur profit. » (Kant, Sur l’expression il se peut que cela soit juste en théorie mais qu’en pratique, cela ne vaut rien, 1793, in Kant, Théorie pratique, …., Vrin, 2000). Mais peut-être et dès avant, c’est bien à une division du travail toute moderne ou structurale que je m’en prends, car au travail préférons le métier, ce métier que la tripartition de Dumézil passe sous silence. La première nature à s’être présentée comme un homme accompli (Nietzsche, Nietzsche contre Wagner) et un tentateur(Nietzsche, Généalogie de la Morale) fut Goethe il fut à la fois, homme d’état, homme de science et poète, rejoignant ainsi une dimension typiquement grecque que l’on trouve chez Sophocle auteur de 93 tragédies, stratège athénien et prêtre de son état. On est loin de l’étiquette moderne, qui veut faire d’une nature, d’une personnalité, un simple caractère ou même mieux une fonction : « ma fonction est de dire ce que je crois être la vérité » (Badiou, entretien en 2007). Ainsi pour mon compte, s’il est une synthèse de différents types à mener, elle me paraît être celle de l’homme de connaissance, de l’homme de métier et du poète (au sens donné par Vico et Goethe).

 

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L’investigation des métiers


Les deux dernières parties de ma thèse ouvrent notamment sur le métier et comme nous le verrons plus loin sur la dimension du combat actif contre ce qui constitue la cristallisation des forces réactives au sein même de la langue.

 

Pour sortir du fonctionnariat propre à l’ancienne histoire de la philosophie et à l'actuelle épistémologie et donner son importance à un au-delà de la société civile, il existe une dimension souvent déconsidérée tant elle est versatile dans les intérêts, dimension vieille comme la prostitution, à savoir le métier. Il n’est pas nécessaire de remonter au médecin de la civilisation que fut Empédocle ou à l’observateur des métiers et des jeux d’enfants que fut Héraclite, on pensera, entre autres, au schizoanalyste clinicien Guattari, au polisseur de lentilles Spinoza, tous deux immergés dans l’activité. Des penseurs aussi épars que Marx, Hegel et Proudhon ont bien répété combien la « société civile » prévalait sur l’Etat et sa nécessité universelle de tourner la vérité en utilité. Pourtant l’approche structurale et « amicale » de Dumézil dont nous parlions plus haut influencera jusqu’au dernier Foucault, pour prendre un auteur contemporain. Celui-ci énoncera, lors de sa dernière année de cours, comme une mise en abîme de lui-même que la technè relevait du professeur, et de son discours, se fustigeant là, lui-même. Nous y reviendrons sous la distinction entre logos prophoricos et logos endiatitos : discours de l’homme dominant qui professe ses leçons et discours intime de l’homme de métier en prise avec les vicissitudes de tenir un conduite éthique au milieu de la fournaise. La technè grecque n’est-elle pas les jurandes romaines, les arti de la Renaissance, les métiers de Paris et de sa commune. Opacité de la puissance à soi-même, en somme limite des possibles quand on se fait une représentation a priori de la passion qui étreint les métiers (les possibles appartiennent à l’ancienne métaphysique). Les théoriciens n’ont jamais rien voulu comprendre au métier, non par mauvaise foi, mais parce qu’ils n’en avaient pas la capacité, trop pris dans leur déréliction, leur ascétisme de chevaliers de l’oinct sçavoir. Les métiers ont toujours cristallisé sur leur dos une morale, car de leur production relevait la satisfaction matérielle de la classe dominante. C’est pour cela que l’on assimile si facilement la technè à la surveillance, pour s’assurer de la bonne exécution, « selon les règles de l’art », comprenez du métier. Oh il ne s’agit pas d’idéaliser les métiers dans une fonction émancipatrice ou libératrice bien au contraire les métiers ont longtemps reposé sur une dimension hiérarchique qui tend de plus en plus du fait des compétences éparses à devenir ce que la mode nomme hétérarchie.

 

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Le combat comme principe qui amène le sens de la Terre


La passion du métier est porteuse de connaissances et de valeurs, certes, les différentes manières d’aimer et d’éduquer aussi, mais au-delà de ces tendances à produire des liens et des bulles, la dimension du combat semble en tout point de la vie prévaloir car elle dirige de facto vers un non-rapport, une prise de risque bien plus grande encore. Héraclite ne disait-il pas « la guerre est père et roi de tout » par un certain patercentrisme. On pourrait insister sur cette dimension grecque que fut la joute, l’émulation par l’agonistique oratoire lors des séances en assemblée, à la base de l’hellénisme et de sa vivacité mais ce qu’il faut retenir du combat qui est tout sauf la violence, c’est que le conflit davantage que l’ascétisme où la mesure empêche la démesure inhérente à toute idéalisme. Précisément le paradoxe est là : le combat est la pierre d’achoppement de tout héraclitéen, de toute ambition grecque, c’est là dans le côté terrible et habile de l’homme grec soumis à l’épreuve que se tient la « mesure », plus que dans l’ « homme » lui-même. C’est à ce moment que le discours se fait feu, bouillonnement, effervescence, car l’adversité appelle à une activité, un exercice de sa propre « richesse », une soumission à la fortune plus qu’au destin mais aboutit bien souvent à un travail à même la langue pour sortir de la grammaire dépréciative du jugement et se constituer ses propres armes, sa boîte à outils de concepts et de métaphores. C’est dans ce creuset d’activité et de langage que sont produits le sens et la valeur. Ce « travail », ce métier sans cesse repris est combat. On pourrait parler de la création comme enthousiasmée par les muses ou encore que c’est auprès du four du boulanger, dans ce lieu profane, que se tiennent aussi les dieux, mais y a-t-il nécessité pour l’ancien chrétien de revenir à « notre » origine païenne.

 

Le combat c’est aussi une irréductible « gauloiserie » mais elle tient davantage de l’éducation à la sauvagerie et de la santé du moment (Goethe) que d’un quelconque chauvinisme païen. Le propos de celui qui mène un combat est bien de se trouver des alliés, de produire de nouvelles alliances, bref de « délibérer ensemble » (Prado 2010, Détienne 1967), de définir par petits groupes ce qui a de l’importance à être mené dans l‘action. Ne pas simplement se dire que puisqu’il faut faire autant faire avec passion, qui reste l’optique libérale, ni rester les bras ballants à se demander : que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ? Qui est l’optique idéaliste. Mais se tourner davantage vers celle qui nous porte par le magnétisme issu de son mouvement propre à savoir la Terre. Ce n’est pas d’une nouvelle alliance divine dont parle Nietzsche (comme cela affleure chez bon nombre de penseurs vieillissants qui voient partir en eux les forces de la jeunesse et monter le degré de douleur mais bien d’une seule promesse, celle de demeurer fidèles à la terre quitte dans un premier à en poser les balises, à l’arpenter dans un mouvement aberrant. Ce que Nietzsche a apporté avec les géopoètes (Elisée Reclus, Kenneth White, Satprem, etc…), c’est un sens de la Terre. Internet déjà permet un « amour du lointain » et non plus du prochain. C’est une recomposition de la Terre non plus par territoires mais par passions et centres d’intérêts qui se joue là. Si l’imprimerie avait appris aux hommes à lire, internet leur appris à écrire. Là est la contemporanéité avec notre époque, dans cet investissement de la connaissance que le média permet, dans les nouveaux rapports de joute aussi et donc d’émulation. A noter que n’ayant pas de territoires définis, les logiques de concurrences sont amoindries. A travers tout cela et bien au-delà d’une quelconque dimension de guerre ou de violence, c’est aussi une manière différente de se laisser affecter par notre époque qui se joue, comme la correspondance avait amené une nouvelles république des lettres. Il n’y a là que simple recoupement de ce qui se dessine…

 

Paris le 23/11/10

Dernière modification le 26/11/10

 

 

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Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 15:58

Pour nos amis de la nuit de la philo qui viennent nombreux sur ce site en ce moment, voici une petite présentation. Juste pour annoncer un article sur la manière de penser de manière non réflexive, une sorte de précipité sur le vif qui ouvre en fait sur un tout autre chmamp de civilisation. Il a été lors de cette soirée beaucoup question de morale, de comment on mène éthiquement son action, mais bien au-delà il faut bien comprendre, tel Paul Virilio dans l'administration de la Peur que les rapport hommes-femmes changeront avec notre rapport à la procréation, cela ne sert à rien de revendique du féminisme, sinon pour cacher son lesbianisme et une grande sensibilité qui ne supporte par la "violence" charnelle du coït. Comme me le retorquaiot une participante qui comme moi faisait la queue devant Elsa Dorlin "Est-ce que tu as l'impression de dominer la femme, alorsd pourquoi tu te poserai toutes ces question". Doit-on se replier sur l'identité femme, et pourquoi le rapport père-fils est plus pregnant que le rapport parfois étouffant mére-fille (voir les film de Mia Hansen-Love) ou mère-enfant (comme le suggère très brièvement Juliette Binoche).

 

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Pour en revenir, à ce qui vient, une pensée existe qui ne relève ni du sujet, ni de la structure telle que l'envisageait Levi-Strauss et qui une pensée d'empire réductrice et binaire. Nous y reviendrons ici. Non cette pensée sort précisément du cartésiansime moderne et du kantisme des dite Lumières (la consicence de soi ou sujet et la structure pour faire bref). Deux moments d'affaisement idéaliste de la pensée en une réflexion anthropocentriquev qui n'engage rien c'est-à-dire qui ne permet pas la réussite des coups de chances. Ces sont ces derniers qui font les invention et les transformations que portent toute nouvelle génération. Cette pensée dont il est question est nommée par les métaphysiciens pensée du Dehors ou pensée du Surpli (ou ici). C'est une pensée hors des systèmes métaphysique que ce soit avec les arrière-mondes culpabilisateurs ou leur opération du saint-esprit nommé automate spirituel. Celle-ci engage non le corps ou l'esprit ces douces antinomies qui ne produisent plus rien mais les forces et les affect et surtout notre manière d'intervenir pour se stimuler vers de grandes choses (puissance ou capacité chez Spinoza, Platon, Leibniz, Amartya Sen, etc...). Qu'êtes vous capable de faire ? Etes-vous capables de vous forgez votre propre type, de conduire votre destin ? Ce sont non des question de devoir ou de pouvoir mais de puissance ? Aujourd'hui les vérités ne tuent plus, tout juste si elle attriste car cette phrase demeure "Nous nous rendons malheureux parce que nous ne savons ce qui a de l'importance" de combien de vérité êtes vous nerveusement capable d'encaisser ?", dans la solitudes passagère que cela induit.

 

Alors je pourrais relever cette phrase de Comte-Sponville mas qui ne fait que révéler qu'il exite des incompréhensions entre les pensées de basse définition (réflexive pusqu'elle ne s'appuient pas sur lmes textes et les fulgurances) et celles de haut vol.  "Mettre le beau au sommet des valeurs, comme le fit Nietzsche, cela me paraît une faute contre l'esprit -qui doit mettre la vérité, même laide, plus haut que tout,  contre la morale, qui met le bien plus haut que le beau - et contre le coeur -qui met l'amour plus haut que tout". Tant de débilité morale. Le combat est plus haut que le coeur car il permet en second au gens de s'aimer car c'est oublier que nous sommes d'abord aux aguets avant d'être nracotiser par le confort.

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