Lundi 19 mai 2008
Professeur Jacques Poulain                                         Saint-Denis le 19 mai 2008

Directeur

Département de philosophie

 

 

 

 

Objet : Réunion de l'assemblée générale du  Département de philosophie le 11 Juin 2008

 

 

 

Che(è)r(es) Collègues et Ami(e)s,

 

 

            Je vous serais reconnaissant de bien vouloir être présents à la réunion de l'Assemblée départementale qui aura lieu mercredi 11 juin 2007, salle A 028, à 10 h.

 

Ordre du jour :

1)     Situation des conseils (CEVU, CS, CA) après les élections et attitude actuelle de l'Université de Paris 8 face à la LRU.

2)     Proposition de présentation du département de philosophie aux lycées dans un CDrom par A. Brossat

3)     Etat des situations concernant licence, master et doctorat

4)     Problèmes d'organisation des semaines d'études départementales : proposition d'une semaine Lyotard pour 2008-9

5)     Analyses  des engagements du département dans l'université, au niveau national et au niveau international

6)     Thèmes des cours et séminaires 2008-9

Merci d'être présents ce jour-là : votre présence est d'autant plus souhaitée qu'il nous faut réunir toutes nos compétences pour nous adapter au mieux à la nouvelle donne institutionnelle.

Permettez-moi d'insister également sur la gravité du vote des mercredi 21 et jeudi 22 mai : alors que certains d'entre nous considèrent ce genre de vote comme un rituel anodin et s'en abstiennent délibérément, cette forme d'abstention peut avoir cette fois des effets négatifs très graves en raison de l'animosité développée par certains de nos collègues à l'égard de notre département (soit en fonction du rôle passé et présent du département dans l'université, soit en raison des prises de position publiques de nombre d'entre nous par rapport à la LRU). Merci d'avance à chacun d'en tenir compte et de savoir qu'il sera plus difficile de voter jeudi que mercredi en raison de la grève générale). Vous savez tous que je n'ai pas l'habitude d'user et d'abuser de ce genre de mise en garde, mais je me dois aujourd'hui de vous rappeler à la vigilance électorale face à d'éventuels effets catastrophiques des élections pour notre département en cas d'absentéisme électoral généralisé.

Avec l'expression de mes sentiments les plus cordiaux,

 

 

                                                                       Jacques Poulain

par Paris8philo publié dans : Infos Paris 8 communauté : Les amoureux de Paris
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Lundi 31 mars 2008
Bonjour à toutes et à tous,
 
l'université évadée continue de se former au bâtiment C
et les détenus indisciplinés y développent une UFR Zero libre, expérimentale et transdisciplinaire...

Vous trouverez en pièces jointes :
- le nouveau programme de la semaine pour le second semestre 2008,
- et le texte de Claudio Ielmini ' Les damnés de la civilisation ' qui accepte de partager avec nous ses dernières théories sur les sans-papiers

(vendredi 4 avril 2008 au bâtiment C, université Paris 8 St-Denis) ce qui peut être un bon prélude à la manif du 5 avril.


Cette semaine commencent :

- Les rapports hommes / femmes (mardi 18h)

- Le bilan critique du mouvement (mercredi 14h) et la critique créatrice du mouvement (mercredi 16h)

- La cuisine totalitaire (jeudi 18h)

- Sans-papiers (vendredi 16h, débat avec Claudio Ielmini)

- L'égalité (vendredi 18h, exposé sur Rancière de Raphaëlle)

 

Le journal " Bal perdu " va publier un dossier spécial sur les étudiants étrangers : si vous voulez y faire paraître un article, un essai, ou une oeuvre graphique, écrivez-nous

Nous vous appelons toutes et tous à vivre à l'université évadée...
 
Elle est libre parce que son principe est l'émancipation de tous, et non le formatage. Elle est donc ouverte à toutes celles et ceux pour qui le savoir est une perpétuelle remise en cause des évidences et non un objet que l'on possède ; elle est constituée de gens ordinaires et extraordinaires prêts à se construire dans une quête permanente d'égalité, et non dans la capitalisation de compétences validées.
Elle est expérimentale parce qu'elle est fondée sur la mise en commun des connaissances, l'autogestion pédagogique et fonctionnelle, et la responsabilité de chacun et de toutescelles et ceux qui veulent vivre la libération : plus que jamais ces pratiques doivent être retrouvées, réinventées, créées, à tâtons, contre les structures universitaires d'aliénation, d'exclusion et de domination. Cette recherche dans l'organisation des savoirs et des humains : les certitudes, croyances et habitudes universitaires y sont mises à l'épreuve.
Elle est transdisciplinaire parce que toute soif de savoir a le devoir d'interpeller toutes les disciplines, et de ne se soumettre à aucune, comme de mettre en question n'importe quel thème, plutôt que de s'enfermer dans un jargon imperméable à la vie. L'interrogation illimitée véritable ne peut souffrir d'aucunes limites autres que celles imposées par l'implication.

_.::§;°... UFR Ø ...*;§::._

Université évadée

 

Programme du second semestre 2008

 

RDV dans le hall du bâtiment C à chaque séance

Université Paris 8 St-Denis

 

 

L U N D I

14h  UFR Ø

16h           L'errance 

            Expérimenter l'errance

18h           S'entendre, entendre

            La construction de la parole collective et de l'espace commun, l'écoute de l'autre, la présence

 

 

M A R D I

12h           Assemblée publique

14h           Spéculation et crise financières

            Les mécanismes de la spéculation, la crise, le capital financier

16h  Le déplacement, le transport, le voyage

            Se déplacer, être transportés, voyager, dans quels sens ?

18h   Les rapports Hommes / Femmes 

 

 

M E R C R E D I

12h           Révolution et subjectivité

            La subjectivité radicale dans l'avènement d'une révolution

14h  Bilan critique du mouvement

            Analyse du mouvement

16h           Critique créatrice du mouvement

            Productions plastiques, gestes, mouvements inspirés du mouvement

18h           Amour, liberté et politique

            L'art d'aimer en question pour se libérer et pour vivre au présent avec les autres

 

 

 

 

 

J E U D I

10h           Atelier d'écriture

13h           Atelier de recherche théâtre        

15h           Ascèse, exercices, disciplines

            L'ascèse dans la recherche, s'exercer, les disciplines, la quête de la transdisciplinarité

 

18h           Cuisine totalitaire

            Préparation d'une alimentation, d'une cuisine collectives et libres

 

 

 

V E N D R E D I

14h           Contre-stage

            Organiser une autre répartition des tâches et décapitaliser l'université

16h  Sans-papiers (avec Claudio Ielmini le 4 avril 2008)

18h           L'égalité (avec un exposé de Raphaëlle sur Rancière le 4 avril 2008)

 

 

Le programme reste ouvert à de nouveaux projets, sur toutes les plages horaires de la semaine, même si nous devons en programmer plusieurs à la fois. Le programme est élaboré par toutes et tous, si bien que toute personne peut proposer un projet qu'il ou elle souhaite vivre, avec pour seules conditions:

- de définir une thématique ouverte à une approche transdisciplinaire,

- et de proposer une démarche (organisation concrète du projet) à débattre collectivement.

 

Les projets au programme se déroulent toutes les semaines pour une durée indéterminée...

 

Www.ufr-zero.org

 

inscrivez-vous aux projets ou proposez-en de nouveaux sur le site web

ou en nous écrivant à ufr.zero@hotmail.fr / ufr.zero@gmail.com

ou en venant assister aux séances de l'UFR Zéro


par Paris8philo (Simon) publié dans : Infos Paris 8 communauté : Les amoureux de Paris
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Dimanche 30 mars 2008
Voici un petit texte daté du 29 mars 2008, que l'on pourrait cordialement envoyé aux représentants de l'Unef de Paris 8. Ecrit par Eric Lecerf, il explique combien le décalquage des pratiques politiciennes (le politique ou politique représentative) est inepte à produire hors de la représentation ce que l'on nomme la politique effective, celle des luttes d'affirmation plus que de revendication. Paris8philo

chers camarades

Juste deux ou trois mots à propos de ces échanges et du piège constitué par l'épuisement du politique dans la joute électorale, constat sur lequel nous sommes sûrement tous ou plus ou moins d'accord. Je voudrais d'abord souligner que l'élection à laquelle il était fait ici référence portait sur le crous et sur ce qu'il est convenu d'appeler la représentation étudiante. Depuis au moins deux décennies, l'UNEF applaudit à cette belle sentence "élection piège à cons". A peine 10% des étudiants votent et cela leur permet allègrement de se prétendre première organisation représentative des étudiants, de s'accorder de substentiels dividendes, de préparer leur carrière en vendant au plus offrant leur vote. Je suis ainsi particulièrement scandalisé, indigné, de voir comment l'UNEF, après avoir ouvertement collaboré avec le ministère Pécresse fait un retour à P8 à coup de concert gratuit et de pétition contre le racisme (!!!) et ceci afin de se faire voir et d'obtenir le petit matelas de voix qui leur suffit pour prolonger leur petit trafic. A Paris6, le jour des élections, ils ont dépêché toute leur base militante afin d'occuper le terrain. Cela a fait sourire les bons esprits, mais ils ont gagné, alors qu'ils ne représentent plus rien sur cette fac!

Et il est clair qu'à P8, ils vont organiser la même merde et qu'ils pourront une fois de plus remercier la pureté de ceux qui ne transigent jamais. Et qu'est-ce que cela voudra dire si l'UNEF arrive chez nous à être une fois de plus en tête, simplement un déni de la lutte qui s'est engagée cet hiver et qui les a complètement marginalisés. Alors oui, je crois qu'il faut voter pour toutes les listes qui se sont clairement opposées à la LRU. Non pas car l'obtention d'élus serait le but de l'action, mais car il y a là une logique de l'action. Et car ces élus seront demain des relais, notamment dans le combat pour faire inscrire les étudiants sans-papier.
Parce que je pense qu'il n'y a pas de politique sans principe, je suis particulièrement attaché à les reconnaître et l'abstention pure et dure n'est pas un principe. Elle est un moyen d'action, mais aussi une petite coquetterie lorsqu'elle se veut principe. D'une certaine façon, elle contribue à une fétichisation de la démocratie dite "représentative". Je me suis souvent abstenu (notamment lorsqu'il "fallait" voter pour une gauche supposée ête un moindre mal), non pas pour une raison de principe, mais simplement car les circonstances l'exigeaient. Et vraiment, je crois que les circonstances présentes engagent tous ceux qui se sont mobilisés à former des listes pour faire mordre la poussière à ces opportunistes de l'UNEF.
Un dernier mot, tout de même, pour avoir été 4 ans dans un comité de soutien aux résidents des foyers de la sonacotra (entre 77 et 81) lutte dont chacun reconnaît aujourd'hui le caractère historique, je rappelle qu'une de leurs premières revendications était l'institution de comités de résidents élus... Mais il est vrai qu'à l'époque certains voyaient dans cette revendication un "révisionnisme"!

bien cordialement

eric lecerf
par Paris8philo publié dans : Infos Paris 8 communauté : Politique Directe
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Mardi 18 mars 2008
Concernant la double serie de cours du samedi d'Eric Lecerf (critique de la valeur travail et S.Weil critique de Marx); La seconde partie du cours aura pour thèmes :
- le 22 mars
séance consacrée entièrement à l'étude des textes de Marx (idéologie allemande, manuscrits de 44, Sainte famille, travail salarié et capital)
- le 29 mars
* Première partie consacrée à la critique de la valeur travail (dans sa tendance cynique-déconstructiviste)
* Deuxième partie, conférence d'Eric Fonvielle (P8) intitulée "économie, thermodynamique de la valeur du travail".
- le 05 avril
* Première partie consacrée à la critique de la valeur travail (dans sa tendance belle-âme-éplorée)
* Deuxième partie, conférence d'Eric Méchoulan (Montreal et CIPh) intitulée "ce qui se passe aujourd'hui dans les ouvrages de management et d'économistes autour du capital humain"
- le 12 avril
* Première partie consacrée à l'étude du Travail de Jules Leroux (texte ci-joint)
* seconde partie consacrée au film de Biberman, Le sel de la terre  
- le 19 avril
* Première partie consacrée à l'étude du Travail d'Emile Zola
* seconde partie consacrée aux implicites du travail dans le cinéma de François Truffaut
Le programme des 3 autres séances,(12/05, 17/05 et 24/05) sera donné ultérieurement
par Paris8philo publié dans : Infos Paris 8 communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 20 février 2008

À l’occasion de la semaine Deleuze

 
 
 

 


Université Paris VIII Vincennes/ Saint-Denis

 

Journée d'études doctorales

 

(coordonnée par A. Soulez, J.-P. Marcos, P. W.  Prado)

 

De la subjectivation

 

11 Mars 2008

Matin

 

Président de séance : J.-P. Marcos

 

9 h 30-10h30 : Antonia Soulez (Université de Paris 8) : Résistances à l'identification d'une voix-une : où situer la voix qui chante?

 

10h 30-11h30 : Plínio W. Prado Jr (Université de Paris 8) : à qui l’œuvre s’adresse-t-elle ? L'anamnèse de soi soi-disant dans Krapp's Last Tape.

 

11h 30-12h30 : Sophie Mendelsohn (Psychanalyste) : Le cyborg, métaphore ironique de la reconnaissance

 

Déjeuner

 

Après-midi

 

Président de séance : A. Soulez

 

14h 30-15h30 : J.-P. Marcos (Université de Paris 8) : De la "Masse de sensations" au "Moi-plaisir pur" selon Freud : itinéraire de subjectivation

 

15h30-16h30 : Frédéric Rambeau (Université de Paris 8) : Masochisme et Amour courtois chez Deleuze

 

16h30-17h30 Vladimir Safatle (Université de São Paulo, Brésil) : Des miroirs sans images : mimesis et reconnaissance chez Lacan et Adorno

 

 

Discussion générale

 

UFR Arts, Philosophie, Esthétique

Département de philosophie

2 rue de la Liberté

93526 Saint-Denis cédex 02

Salle AO28

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Mercredi 20 février 2008

Divergences, partitions et croisements de nos lectures

Atelier autour de

Différence et répétition

UNIVERSITE PARIS VIII Sanit-Denis, du 12 au 14 mars 2008, salle A028, ouvert à tous, entrée libre et gratuite.

Cela pourrait être déjà la source de ce que Deleuze nommait un « problème », une manifestation du souci qui a été le sien de conférer à l’histoire de la philosophie autre chose qu’un statut au sein duquel chacun viendrait puiser sa petite dose de reconnaissance. S’installer d’emblée dans une difficulté dont ni l’imaginaire ni le jugement ne sauraient à eux seuls triompher ; choisir les concepts les plus incertains, ceux qui prêtent à sourire aussi bien que ceux qui sont sortis de tout sens commun après avoir trop longtemps servi à capitonner les cellules internes du positivisme ; venir débusquer l’événement dans ces réduits d’impuissance où les concepteurs d’empire, les maîtres en théologie et les marchands d’émotions ne sauraient se rendre ; convertir chacune de ces impasses en un labyrinthe auquel chaque empreinte, chaque écho, viendra offrir une nouvelle ouverture ; se tenir dans une lecture de l’attention qui est pour elle-même un geste de résistance, l’expérience vive de cette attitude à laquelle la raison administrative s’emploie, avec une extraordinaire pugnacité, à nous faire renoncer. Cela devrait être un problème pour la simple raison que Différence et répétition participe de ces lectures qui, à être trop vives, n’ont d’autres alternatives que d’introduire une philosophie au sein de laquelle toute notion est à la fois héritière d’un croisement de traditions et totalement inédite, éducatrice des sens qui l’ont précédés.

Ouvrir un atelier qui nous permette de confronter nos lectures de Différence et répétition, c’est-à-dire qui soit l’occasion de donner à voir aussi bien nos difficultés à nous en saisir que nos petits instants de jubilation à en être traversés, implique un certain nombre de refus qui ont déjà leur propre portée philosophique. Ce ne peut être ni un conclave de disciples ni une célébration des heures glorieuses, ni une instance de convergences des belles pensées ni une fabrique d’identités communes Cela devrait d’abord nous conduire à prendre la mesure de l’événement dont cette philosophie a manifesté la singulière exigence : à savoir que la métaphysique est par, l’usage même du temps, du langage ou du travail qu’elle implique, un acte politique ; autrement dit une opposition irréductible à cette forme de servitude qui voudrait qu’il y ait une place pour chaque chose, un sens pour chaque concept, un temps pour chaque forme d’activité, un partage clairement établi entre le monde commun et l’expérience intime, entre le sensible et l’intelligible, entre l’absolu et les données immédiates de l’expérience. Tout à la fois théorie de la connaissance et retournement des ontologies classiques, Différence et répétition constitue ainsi une occasion de nous amener à interroger le sens que nous conférons à l’acte de lire et, ce faisant, de ressaisir ce souci originel de la philosophie qui introduit effectivement une série d’écarts entre le sens donné et l’effet qu’il produit en chacun de nous.

MERCREDI 12 MARS / 9h-12h                  

Stéphane DOUAILLER : présentation de l’atelier

Eric LECERF : La vibration au cœur et à la périphérie du concept

Emmanuel PÉHAU : Pour une lecture historique de Différence et Répétition

Marie-Dominique GARNIER : coup de dés et pointe mobile

 

MERCREDI 12 MARS / 14h-18h

Georges NAVET : Temps de l'identité, temps de la différence. Husserl et Deleuze

Céline ROMAGNOLI : Lecture et apprentissage dans Différence et répétition

Sophie DEMICHEL : la synthèse subjective du temps ou la possibilité du devenir éternel

Jordi Carmona HURTADO : L’art de la troisième répétition

 

JEUDI 13 MARS / 9h-12h

Antonia BIRNBAUM : Humour et ironie

Marie BARDET : En lisant Différence et répétition, un mouvement décentré

Roman DOMINGUEZ : Sur quatre séquences cinématographiques qui pourraient résumer la répétition deleuzienne

Frédéric RAMBEAU : la question des fondements

 

JEUDI 13 MARS / 14h-18h

Plinio PRADO : 1968 comme noochoc

Jacques POULAIN : La sensibilisation deleuzienne à la différence et ses
limitations épistémologiques

Mohamed ZOUZI CHEBBI : La philosophie des marges et des bordures


VENDREDI 14 MARS / 9h-13h

Benoït DELAUNE : confluence des concepts deleuziens avec les théories et pratique des musiques concrètes et contemporaines

Didier DEBAISE : Deleuze, lecteur de Whitehead

Jean-Pierre MARCOS : Sérialité et répétition : la question freudienne de l'objet du désir. 

Hubert VINCENT : Dialectique, casuistique et problème dans Différence et répétition

 

A NOTER AUSSI

Mardi 27 mai 2007, MSH Paris Nord

Journée Deleuze : dispositifs, machines, appareils

Journée d’étude organisée par A. Brossat, J.-L. Déotte, V. Fabbri, D. Payot.

 

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Mardi 19 février 2008
voici l'adresse du nouveau site du département de philosophie de Paris 8

http://www-arts.philosophie.univ-paris8.fr/opencms/opencms/p8p/fr/
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Lundi 19 novembre 2007
L’appel de l’université de Paris VIII
Vincennes-St Denis
Vendredi 16 novembre 2007


Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs et membres du personnel de l’université affirmons notre opposition catégorique à la loi dite LRU, notre soutien plein et entier à la mobilisation étudiante et notre participation à ce mouvement.

Sous couvert « d’autonomie » (de gestion, mais ni intellectuelle ou scientifique) et afin notamment de favoriser la constitution de « pôles d’excellence » susceptibles d’améliorer la place des universités françaises dans le dérisoire « palmarès de Shanghai » (ou dans la course pour attirer les meilleurs « cerveaux »), cette réforme, d’inspiration manageriale, vise à amplifier la concurrence entre établissements du service public d’éducation et de recherche, laquelle risque à terme de transformer la majorité d’entre eux en « collèges » universitaires limités au niveau de la Licence, ainsi qu’à déléguer à ces établissements le soin de gérer le désengagement croissant de l’Etat concernant leur financement.

Ainsi, et pour faire face à une crise financière déjà présente, ces établissements sont fortement incités à se lancer sur le modèle, - apparemment indépassable- , des grandes écoles de commerce et de sciences politiques, dans la course aux fonds privés qui, par le biais des déductions d’impôt, deviennent une des portes de l’accès aux ressources publiques. De même, le recrutement de personnel non statutaire est vivement encouragé. En effet, la réforme anticipe les difficultés financières auxquelles seront nécessairement confrontées les universités qui ne parviendront pas à capter les ressources privées et publiques en les autorisant à recruter un personnel (enseignant, chercheur et administratif) sans statut. Nul doute qu’avec ces possibilités nouvelles de recruter sous contrats privés, les fonctionnaires seront de moins en moins nombreux dans les universités. Enfin, cette réforme aboutira inéluctablement à une augmentation progressive des droits d’inscription. Comme les collectivités territoriales aujourd’hui contraintes d’augmenter les impôts locaux si elles veulent se donner les moyens de mener une politique propre, les établissements qui n’intéressent pas directement le marché de l’emploi privé seront à terme nécessairement conduits à sélectionner leurs étudiants, et /ou à les solliciter financièrement au travers d’une augmentation généralisée des droits d’inscription (on parle de montants tournant autour de 3.000 / 4.000 euros). Cette augmentation, - officiellement repoussée pour des raisons essentiellement tactiques – est d’ailleurs réclamée par les parlementaires de l’UMP, comme par la Conférence des présidents d’université (CPU).

Sous couvert de « bonne gouvernance », qui ouvre également la porte à une évaluation du personnel par les « résultats » dont l’efficacité est loin d’être prouvée, cette réforme, - réclamée elle aussi fortement par la CPU-, balaye le principe de collégialité ayant traditionnellement cours à l’université et réduit considérablement le pouvoir des disciplines dans les recrutements. A ce titre, elle représente une régression tant démocratique que scientifique. En effet, elle augmente considérablement le pouvoir des présidents d’université transformés alors en autant de petits chefs d’entreprise ayant la haute main sur « leur personnel ». Ainsi, et au travers notamment de la disparition des anciennes « commissions de spécialistes » et de leur substitution par des « comités de sélection » ad hoc dont les membres sont proposés par le président, - comme du droit de veto de ces derniers sur les recrutements- , les futurs présidents exerceront un contrôle particulièrement étroit sur le recrutement de leurs «chers collègues». Présentés comme un remède au « localisme » qui affecte beaucoup de recrutements actuels, ces comités de sélection ne feront pourtant que renforcer les logiques de clientélisme. A cela s’ajoutent d’autres instruments de « domestication » du personnel, comme par exemple la définition de la répartition des obligations de service des enseignants-chercheurs entre enseignement, recherche et administration par le Conseil d’administration, la délivrance de primes par le président, la création de « dispositifs d’intéressement », le recrutement en CDI ou en CDD de personnels administratifs ou enseignants, etc. 

Cette réforme contient donc une remise en cause du statut national de l’ensemble des personnels universitaires. Concernant les enseignants-chercheurs, elle est manifestement le prélude à la réforme de leur statut préconisée par Bernard Belloc, lequel est d’ailleurs conseiller de l’Elysée pour les affaires universitaires. Dans son rapport, celui-ci proposait notamment de dissocier les activités d’enseignement et de recherche en créant un nouveau corps d’enseignant du supérieur faisant deux fois plus d’heures d’enseignement que les autres. Cette dissociation de l’enseignement et de la recherche, qui permettra notamment au ministère de « faire plus avec moins » pour reprendre une expression chère aux consultants, est congruente avec la division, hiérarchisation accrue des établissements évoquée plus haut et représente aussi une régression scientifique sans précédent. Car ce qui fait le caractère universitaire d’un enseignement, c’est qu’il soit délivré par des enseignants qui sont aussi des chercheurs.

Concernant les critères d’évaluation des universités et leurs nouvelles missions « d’orientation et d’insertion professionnelle », l’évaluation à l’aune de la réussite aux examens des étudiants aura probablement deux conséquences : les facultés tenteront de recruter prioritairement les étudiants qui ont le plus de chances de réussir leurs études (c’est le modèle déjà suivi par l’université Paris IX Dauphine) et/ou abaisseront le niveau d’exigence aux examens. Les étudiants les moins « rentables » seront donc « réorientés », -bien évidemment pour « leur bien »-, notamment au travers du nouveau dispositif « d’orientation active ». Quand à l’évaluation de la rentabilité par les taux d’insertion professionnelle de leurs étudiants, elle devrait logiquement inciter les universités à se mettre au diapason des discriminations qu’opèrent beaucoup d’entreprises lorsqu’elles embauchent. De ce point de vue, il deviendra problématique d’accueillir massivement, comme le fait aujourd’hui Paris VIII, les jeunes issus de l’immigration, les étrangers, ainsi que les jeunes filles, qui sont plus discriminés sur le marché de l’emploi (souvent quel que soit leur taux de réussite au diplôme). Mais chacun et chacune pourra ensuite librement saisir la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité)… Notre université risque donc de ne plus être un lieu de formation, mais un simple centre de tri. 

Loin d’apporter une solution aux problèmes actuels de l’université française, cette réforme contribuera notamment à amplifier les inégalités sociales devant les études supérieures au nom d’une philosophie qui fait de la concurrence un garant de  l’adaptation aux « besoins » des publics. Ainsi, la démocratisation de l’université (partielle et limitée, mais néanmoins bien supérieure à celle de ces établissements déjà très « autonomes » que sont les grandes écoles) ne sera pas renforcée dans le sens d’une démocratisation des « résultats » (accès de tous à toutes les filières, tous les établissements, et au même niveau d’exigence), mais dans l’accès à un plus grand accompagnement vers le marché de l’emploi, au travers notamment de la généralisation des dispositifs précoces de « professionnalisation » et de la politique des stages (rarement rétribués…). Cette professionnalisation est d’ailleurs souvent présentée comme la panacée universelle censée répondre aux maux de l’université, comme à la demande sociale. Pourtant, il n’y a pas de véritable réflexion sur l’acquisition des savoirs génériques qui permettent ensuite les reconversions et la reprise d’études « tout au long de la vie ». De même, l’importance de la recherche est souvent soulignée par nos gouvernants (c’est le thème européen et sans cesse rebattu de « l’économie de la connaissance »). Mais au travers de la politique dite des « pôles d’excellence », celle-ci est vouée à devenir le privilège d’une minorité d’établissements, comme d’enseignants-chercheurs. Et on observe qu’alors, il s’agit d’une recherche de plus en plus instrumentalisée, phénomène notamment souligné par le mouvement SLR. De même, l’« échec » en 1er cycle n’est pas considéré à la lumière du financement insuffisant par étudiant (pourtant attesté dans les comparaisons internationales) comme des problèmes économiques rencontrés par certains groupes sociaux pour étudier, mais comme un besoin d’une meilleure « orientation ». Ce qui permet alors de déplacer la responsabilité des problèmes économiques et d’emploi vers l’université et par là-même de culpabiliser les enseignants-chercheurs défendant l’autonomie de la recherche. Enfin, la pénurie matérielle chronique dans laquelle sont plongées les universités françaises (voire même leur misère, si on les compare aux universités étrangères) n’est pas prise en compte non plus, ce que souligne bien le dernier budget de l’enseignement supérieur.

Contre cette remise en cause frontale du service public d’enseignement et de recherche, - et cynique, car s’opérant souvent au nom des intérêts supposés des étudiants et plus spécialement de ceux d’origine populaire auxquels par exemple certains économistes « équitables » voudraient faire croire qu’il est finalement de leur intérêt d’avoir des frais d’inscription beaucoup plus élevés - , il faut rappeler sans cesse la nécessaire pluralité des missions de l’Université, que sont notamment l’élaboration et la transmission des connaissances, le développement de la recherche comme de l’esprit critique et l’élévation générale du niveau de formation de la population. Celles-ci ne se résument donc pas, - comme voudrait le faire croire l’opinion économiciste dominante- , à la production d’une main d’œuvre immédiatement prête à l’emploi sous prétexte, et profitant du fait qu’elle a, certes, besoin de travailler. Chaque université a vocation à être un foyer scientifique et culturel vivant ouvert à tous, et notamment aux enfants de la démocratisation scolaire particulièrement nombreux dans notre université qui doivent continuer à y trouver un lieu d’émancipation intellectuelle, comme de promotion sociale. Et de fait, il n’y aurait pas de raisonnement plus méprisant que celui consistant à dire que ces jeunes sont tout juste bons à être précocement « professionnalisés » dans des universités de seconde zone, avec peu de recherche, et sous financées, tandis que d’autres, parce qu’ils sont bien nés, auraient le privilège de bénéficier d’une formation généraliste de haut niveau et tournée vers l’international, sur le modèle notamment des grandes écoles françaises, dont les budgets par étudiant n’ont, - faut-il encore le rappeler ?-,  rien de comparable avec ceux des universités…

En conséquence, nous appelons nos collègues à se mobiliser, à ne pas pénaliser les étudiants au niveau des examens pour leur participation au mouvement, et surtout à y participer activement eux-mêmes, notamment en invitant les étudiants à réfléchir avec eux aux missions de l’université, comme à la fabrication des prochaines maquettes d’enseignement dans le cadre de la campagne d’habilitation dite du LMD2. L’université que nous voulons est d’abord celle des étudiants, des enseignants-chercheurs, chercheurs et de tous les personnels qui y travaillent, et non celle rêvée par les entreprises.

Pour signer cette pétition écrire à : p8_contre_la_lru@yahoo.fr
Liste des premiers signataires

Nom prénom       Fonctions             Discipline/Service                      Université

Avril Christelle           PRAG                      Sociologie                                        Paris VIII

Béliard Aude               ATER                      Sociologie                                      Paris VIII

Ben Hounet Yazid      ATER                      Anthropologie                                  Paris VIII

Coulmont Baptiste      MCF                         Sociologie                                       Paris VIII

Cusso Roser               MCF                         Sociologie                                        Paris VIII

Davault Corinne         MCF                         Sociologie                               Paris VIII

Diener Ingolf              MCF                         Anthropologie                                 Paris VIII

Gaertner Laure           ATER                        Sociologie                                       Paris VIII

Joubert Michel           Professeur                 Sociologie                                        Paris VIII

Jounin  Nicolas            MCF                        Sociologie                                        Paris VIII

Laé Jean-François     Professeur                  Sociologie                                        Paris VIII

Lafaye Claudette        MCF                         Sociologie                                        Paris VIII

Ménoret Marie            MCF                         Sociologie                                        Paris VIII

Molinéro Stéphanie    ATER                       Sociologie                                        Paris VIII

Soulié Charles              MCF                       Sociologie                                         Paris VIII

Terrolle Daniel             MCF                       Anthropologie                                   Paris VIII

Trat Josette                   MCF                      Sociologie                                          Paris VIII
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Lundi 19 novembre 2007


Ouvert à tous.

 

Mercredi 21 Novembre 2007 de 10h 12h en "? (voir affichage à l'entrée)"

avec Guy sur : « Les textes des Réformes de la recherche, de l’enseignement, de la formation »

 

> Documents :

- Commission des communautés européennes :
  • "Le rôle des universités dans l’Europe de la connaissance" (2003 58 final du 05 02 2003)
  • "Education et formation 2010, l’urgence des Réforme pour réussir la stratégie de Lisbonne", (2003 685 final 11 11 2003 {Sec 2003, 12550}
  • "Mobiliser les cerveaux européens : permettre aux universités de contribuer à la stratégie de Lisbonne" 2005 152 final 20 04 2005) {Sec (2005) 518}

- Communication de la communication au conseil et au pralement européen :

  • "Faire réussir le projet de modernisation pour les universités : formation, recherche et innovation"

- Communiqué de Bergen 20 05 2005 :

  • "l’espace européen de l’enseignement supérieur, réhabilité les objectifs". (Communiqué de la Conférence des Ministres européens de l’Enseignement).

- Trimestriel finance et développement du FMI Juin 2005 Vol. 42 n°2 :

  • Nicholar Barr « Le financement de l’enseignement supérieur »  

> Bibliographie :
Derrida L’université sans conditions, Galilée

 

 


Mercredi 21 Novembre 2007 de 14h 16 h  en "? (voir affichage à l'entrée)"
Avec Simon sur « Le détournement des mots : dans la Réforme des universités et par le traitement médiatique des grèves et des mouvements »

Pas d'indications bibliographiques ou de documents, vous pouvez apporter des éléments qui vous semblent pertinents à étudier pour les présenter.

par Paris8philo publié dans : Infos Paris 8 communauté : La commune des philosophes
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Lundi 19 novembre 2007

RDV DEMAIN

13H30 métro GOBELINS

angle rue Gobelins et av gobelins ( métro Gobelins)
c'est donc en retrait par rapport à la Place d'Italie.


S’il y a oubli ou mécompréhension, toutes les corrections sont les bienvenues.

 
L’AG du département de philosophie s’est réuni.
La finalité immédiate était d’écrire un tract pour la manifestation de demain qui est en fichier joint. Il sera tiré à 1000. si d’autres peuvent tirer y aller.
A également été formulée et proposée ensuite à l’AG générale étudiante la déclaration suivante, qui l’a adoptée. Tract tirage ? je ne sais pas, on peut la faire circuler au nom de l’AG Paris 8 19 Novemebr en tout cas.
 
Déclaration de l’université ouverte
Nous étudiants et enseignants assemblés le 19 novembre déclarons cette université ouverte pour tous ceux qui sont empêchés et expulsés de leurs universités.
Nous mettons à leur disposition ce lieu pour qu’ils puissent se réunir nous les invitons à participer aux ateliers de travail organisés par les différents UFR.

 
La réunion 9H
Nous sommes dans cette grève. Nous ne voulons pas être pris en image.
 

A qui bon l’université ?

Un premier point abordé est la manière dont nous pensons les questions et problèmes qui traversent la grève.
Un étudiant ( A je ne connais pas son nom) pose le problème du modèle américain. Aurélie répond ce modèle existe, mais que dans l’université où nous sommes il y a une des lignes de tension du travail, on n’est pas une feuille vide. Elle rappelle que ces universités ont des frais d’inscription colossaux, qui se traduisent aussi par un certain travail en réseau notamment chez les cognitivistes qui sont très bien organisés à cet égard. Partir de là où nous sommes plutôt que de problématiques de modèles ?
Simon dit son aversion à s’exploiter soi-même la mise en place de cette logique à l’université comme ailleurs ( continuité d’une certaine procédure de la contrainte économique)
 
Je remarque que le modèle américain fonctionne sur la prédation et que donc il n’est pas un modèle. Il n’est pas disponible à la reprise car il s’inscrit dans les rapports de force, tant aux USA où cela concerne 30 universités que dans le reste du monde que ces « modèles » ( qui sont des facs réelles surpuissantes)  qui  ont le moyen de faire.
 
La question de l’inquiétude de trouver un emploi est posé. Que l’on soit inquiet de son avenir – on le serait à moins - ne veut pas dire que l’on veuille l’instrumentalisation de cette inquiétude par et pour des projets qui vont rendre l’avenir encore plus sombre. Que l’université serve à trouver des emplois est un fait pas une finalité.
 
Frédéric dit le danger d’être utile dans une certaine perspective du capital. Raphaëlle dit que comme on n’est pas élite ce n’est pas notre problème. Cela repose la question de ce que nous voulons comme recherche dans cette fac, de manière plus resserrée : dans ce département.
 
On parle de l’usage inversé des mots : les ouvriers sont des « privilégiés », l’autonomie financière synonyme de désengagement est l’autonomie universitaire, les étudiants sont des paresseux, les bacheliers sont nuls etc. ce point doit être repris dans le tract.
 
On reparle de droit à l’étude. Eric souligne que la grève pose d’abord la question d’une mise en partage, avant que de poser celui du droit. L’important est ce que nous avons à dire aux gens.  (je saute une étape chronologique) Cela rejoint le problème de la convergence des luttes. Lorsqu’on veut faire le point sur les activités des uns et des autres, la question est par exemple ce qu’on à dire aux cheminots, pas le fait qu’on aille les voir. Autant tout le monde est d’accord pour la mise en partage autant il n’y a pas  vraiment accord sur ce dernier point.
 
Le blocage.

Alain Brossat réitère son opposition farouche au blocage, invoquant sa tendance à vider la faculté, à réduire au petit nombre à ne pas faire le travail de blocage de cours. Azgar, Raphaelle, Frédéric, moi-même répondent.
Azgar : Pas d’accord du tout. Le travail a été fait il y a même eu une retardement du blocage dans le rythme des AG des actes de débrayage dans divers départements, le blocage est une résultante, elle a généré une présence. Dans les faits aujourd’hui leblocage est là, et des étudiants aussi. A Brossat tient une position de « principe » qui n’est pas en prise avec la situation et le déroulement  de la grève à la faculté ces derniers jours.
Raphaelle :  quand on est peu à un moment le blocage est un moyen, ceux qui ne sont pas venus ne le seraient pas de toute façon et d’ailleurs on a les moyens de se réunir, ici dans cette salle.
Frédéric : effets positifs du blocage. La vraie question aujourd’hui est sa modulation, usage des locaux des moyens, pas du blocage ou non.
Je dis ma première réserve mardi qui a été levée en voyant les effets du blocage, l’accès à la logistique semble ne pas poser de problème.
On retient le problème de la modulation du blocage.
 

Les cours alternatifs

A/ Leur pertinence
( Etienne cinéma ?) dit nous faisons des cours alternatifs votés en AG centrale. Frédéric lui demande qui est ce nous, et soulève le problème de l’adresse d’un nous. Il y a ceux organisés par sciences po ( sur la loi, sur l’historique de l’autonomie universitaire), c’est le moment que nous en fassions. Problème du terme cours qui reconduit la logique de l’intellectualité dans celle de l’enseignement, on parle de X, on se met d’accord sur atelier de travail.

Ceux-ci peuvent être sous toutes les formes proposées par les gens : travail autour d’un texte, mais aussi formes autres plus classiques, ou des projections etc.
 
Emmanuel, Eric ? dit que ce que nous avons en partage est précisément la philosophie donc le droit pour tous signifie d’en faire au moment de cette grève, dans sa temporalité et avec sa sortie hors du dispositif de l’enseignement.
Un étudiant ( B je ne connais pas son nom) soulève le problème d’un comité pour préparer ces ateliers. Je dis ma réserve de faire un comité avant d’avoir des objets pour ces ateliers, mais il faut revenir sur ce point d’un comité qui pourra organiser les cours.
Guy parle de textes lus de Derrida, il accepte de faire un atelier de travail là-dessus. Simon va faire aussi un atelier.
Chercher une articulation avec les ateliers des autres départements  
(sciences po et lettres en ont déjà proposé) mais ne pas hésiter à maintenir et à faire des choses dans le département.
Un autre étudiant ( C je ne connais pas son nom, qui est en philo et en sciences po) soulève le problème de na pas se disperser, de les coordonner.
 

B/organisation

Un tableau d’horaire  est mis  sur le groupe, un tableau om s’affichent les salles et les horaires dans la hall central. Ne pas en faire trop, ne pas se disperser.
Guy de 10 h-12H mercredi
Références de textes ?
Simon de 14h-16H mercredi
Références de textes ?
 

Proposition d’une journée de réflexion sur l’université

Daniel Bensaïd suggère la déclaration d’accueillir les étudiants virés par la police et les fermetures administratives, et de la coupler avec l’objectif d’une journée de réflexion à Paris 8 sur l’avenir de l’université où viendraient des gens d’ailleurs. Nécessité de préparer une telle chose.

 
Difficulté de voir qui peut parler à l’AG centrale.
A cette heure, je n’ai pas de compte-rendu de l’AG enseignant personnels ( j’étais en train ‘décrire le tract si quelqu’un peu en faire le compte rendu merci)
Je joins le point de Bernard Fradin sur la situation, qui émane de la présidence tous les jours depuis trois jours et se trouve adressée au personnel enseignant sur la liste [allp8]. Un poème…
Un article dans Le Monde sur les présidents qui ne parlent pas en notre nom, Brossat Déotte signataires, A Brossat ne l’a pas évoqué en réunion.

Questions non discutées: usage de la bibliothèse des étudiants venus d’ailleurs, pouvons-nous l’obtenir après la déclaration ? Où en sont les IATOSS relativement à la grève et le SNESUP relativement à son dépôt de grève ?

 
 
Point sur la situation De Bernard Fradin
 
A la communauté universitaire,
Les effets conjugués de la grève des transports et de l'annonce du blocage par les étudiants ont des répercussions évidentes sur la fréquentation de l'université. Celle-ci (y compris la bibliothèque) reste ouverte à ce jour, mais les cours ne peuvent être normalement assurés ( sauf rares exceptions, notamment les préparations aux concours). La continuité de l'activité administrative est assurée et la direction, ainsi que les services de l'université, travaillent à préserver les conditions du dialogue avec les étudiants et à gérer cette situation délicate dans les meilleurs conditions possibles.
Le Président de l'université.



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