Lexiques et notions

Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /2010 16:32

1°) La remise en cause de l'autorité, c'est-à-dire du fixisme.

 

Petit point de départ : on me reproche souvent de remettre en cause systématiquement les discours issus des institution et donc de l'autorité. Pour être prompt, je dirai que ce n'est pas les institution comme refuges des hommes maladifs que je remts en cause mais que c'est même maladifs énoncent ce qu'ils prétendent être des vérités quand il ne touchent qu'à un savoir dominant mais que cette posture fait oublier que  Je pourrai définir l'autroité à la manière d'un Godard : l'auteur n'a pas de droits. mais attardons -nous ici à remettre en cause l'autorité par la simple égratignure qui ébrèche la prétendue perfection. Salir est certes une attitude satirique dans laquelle on peut s'enfoncer, mais par là c'est toute l'autorité qui se révèle dans sa confrontation à l'interminable car l'autorité est ce qui est confronté à l'interminable de sa posture d'auteur, d'où les jeux par exemple de dépersonnalistation et de subjectivation réciproques de Deleuze et Guattari pour dépasser la fonction d'auteur qu'imposerait l'image attendue du livre-racine, porteur d'un savoir institué, "fondé". Etre confronté à l'interminable se produit quand on a rien à dire mais que l'on est sommé de communiquer. Au-delà de l'aspect négligent qui caractérise cette critique, il y a la dimension sous-jacente du dérangeur que l'on trouve là, parce que cela brouille ce qui est prétendûment attendu, sous la notion d'auteur. La négligence dont font preuve ce qui collaborent ensemble ou ceux qui usent du discours indirect libre (tel Derrida quand il parle de circoncir un texte plutôt que de la citer) est toute particulière. La négligence certit ce qui a de l'importance. Ne pas faire allégeance à la médiocrité surtout quand elle s'élève comme à Paris 8 au rang d'autorité, mais d'une autorité qui ne publie pas pour ne pas être renversée. Une façon pragmatique de penser l'autorité est de dire qu'elle ne prévaut (comme autorité morale) que si elle n'est pas remise en cause. C'est très héraclitéen, mais la controverse, le conflit, ces "guerres" "éristiques" ont remis en cause l'autorité politique et morale. Comme le dit Bruno Latour : "Que ce soit le H1N1, les antennes-relais, la bouteille en plastique, le café commerce équitable ou l'eau que vous buvez, etc., il n'y a plus un seul détail de nos existences qui ne soit pas devenu sujet à controverse. Etant elles-même en conflit, les autorités ne jouent plus leur ancien rôle cour d'appel de la raison. Bref, nous voici confrontés à une extension fabuleuse du politique, c'est merveilleux mais nous avons perdu en même temps, l'idée d'autorité politique." (Philosophie, n°41, juillet 2010, p. 63). Là précisément je fais une citation d'auteur :)

Il y a un autre aspect que je n'aurai le temps de développer ici, mais c'est la manière dont Leibniz lui-même remettait en cause, avec une certaine humilité, l'autorité scientifique en révélant toujours ses source, montrant qu'elle était œuvre collective et non pas de collaboration. Comme vous aller le lire par la suite je renverse là le sens donner à l’œuvre collective et à celle de collaboration. Pour comprendre où je veux en venir c'est que je renverse là l'idée de subjectivité moderne qui correspond à "la catastrophe de notre culture" (comme le pense l'ancien psychanalyste François Roustang). C'est parce que vous avez l'habitude de penser en terme d'individu séparé sans comprendre que le discours est "un" alors que ses régime de pensée sont plusieurs. L'auteur qu'il soit sujet ou individu n'échappe pas à cette névrose à cette illusion, que l'on qualifiera de "bourde grammaticale" ou de "mensonge idéaliste". Se prendre pour l'initiateur de ses propres actions et donc de ses écrits, c'est commettre la bourde syntaxique qui nous ferait auteur de nos action quand on peut dire que c'est le choix entre le fixisme et le dynamisme qui prévaut, car de ce choix entre rationalisme (la logique de la fidélité aux principes) et "irrationalisme" (la logique de la transformation). C'est à partir de là penser qu'il existe une  action morale, alors qu'il n'en existe pas.

 

 

2°) Les droits d'auteurs, apparitions et limites.

 

Le droit d'auteur est apparu pour protéger les auteurs contre les éditeurs qui s'enrichissaient sur leur dos, puis contre les producteurs de spectacle et les interprètes qui faisaient de même. On pensera là à Beaumarchais qui créa en 1777 quant aux éditeurs c'est le droit qui initia la protection des intérêts des auteurs face aux éditeurs avec la loi de la Reine Anne du 10 avril 1710, c'est un résultat de l'apparition de l'imprimerie. Le combat des ayant-droits aujourd'hui présente une grande nouveauté : il oppose les ayant-droits à leur public, qui ne s'enrichit pas sur leur dos. Les musiciens insultent ceux qui apprécient leur musique en les traitant de voleurs, les réalisateurs font de même avec ceux qui apprécient leur film en les traitant de dealers.

 

La perception des droits se compliquent puisque les œuvres sont souvent collectives ou pour être exact selon le droit, de collaboration. Je précise, une oeuvre écrite par plusieurs auteurs est une oeuvre de collaboration, alors qu'une oeuvre collective s'entend d'une oeuvre faite par plusieurs intervenants mais sous le nom et la direction d'un auteur unique : c'est le cas des encyclopédies, par exemple. Les droits sont cédés à des sociétés de perception et de répartition des droits, style la SACEM, qui perçoit les droits et les redistribue à des sociétaires.

 

C'est dans la conduite de cet article pas un hasard si je vous dis que les droits d'auteurs ne prévalent pas pour de nombreux cas :

- Les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille

- La copie privée, qui s'entend de la copie réalisée à l'usage exclusif du copiste.

Et dans les cas où vous citez la source (comme je ne le fait pas ici) :

- la parodie, le détournement, le pastiche, la caricature compte tenu de la loi du genre.

- la critique et donc la citation d’œuvre que l'on cite dans le but d'analyse.

- les revues de presse.

- les discours publics à caractère politique (je détourne là l'énoncé de la loi qui le restreint aux réunions politiques et cérémonie officielles).

 

Par Anthony Le Cazals - Publié dans : Lexiques et notions - Communauté : La commune des philosophes
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 09:46

Nous vous avions déjà parlé du déni et de la dénégation , reste un mode volontairement affirmer à l'extérieur de soi de sa propre incompréhnsion : le dénigrement. C'est l'un des modes les plus marqués par les pensées subjective ontre les pensées de haute définition. L'un des cas les plus marqués reste cet extrait de l'Art d'avoir toujours raison d'Arthur Schopenhauer :

 

Quand l'on a rien à faire valoir conte les raisons exposés par l'adversaire, que l'on se déclare incompétent, avec une ironie subtile : " Ce que vous dites là dépasse mes faibles facultés de compréhension ; cela peut-être tout à fait juste ; seulement je n'y entends rien et je renonce à tout jugement". On insinue de cette manière aux auditeurs qui vous estiment que ce sont des niaiseries. C'est ainsi qu'à la parution de la Critique de la raison pure, ou , pour mieux dire, dès qu'elle commença à faire sensation, bon nombre de professeurs de la vieille école écléctique déclarèrent : "Nous n'y comprenons rien", croyant lui avoir ainsi réglé son compte. - Seulement, lorsque quelques partisans de la nouvelle école leur prouvèrent qu'ils disaient vrai et qu'il n'y comprenait rien, en effet il manifestèrent beaucoup de mauvaise humeur. (stratagème 31)

 

Remarquez bien qu'avec le dénigrement on en reste à une pensée rationnelle en tant qu'elle s'estime ,n'avoir même pas à opposer des raisons à d'autres raisons, s'en avouant pas mestime de l'adversaire bien incapable : d'où le dénigrement concupiscent. Le dénigrement rentre dans un schéma quantique de Diode où finalment u courant d'acitvité plusfort l'emoprte contre les résistance et cramponnement institutionnel de ceux qui ont peu d'invention et d'imagination.

Par Anthony Le Cazals - Publié dans : Lexiques et notions - Communauté : La commune des philosophes
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /2010 12:26

A vous qui regardez certainement le JT, savez-vous que les informations ne valent que dans un monde d'incertitudes, telle la machine à vapeur qu'il faut réguler pour éviter son explosion :). Dans un monde d'incertains, où l'horizon est cours l'information a un prix : elle reflète avant tout les prises de décisions et ren de plus. C'est pour cela que les prévisions météorologiques ont tant de mal à se tenir dans le JT, elles ne renvoient pas au décisions des gouvernants ou des criminelles, aux jugements tranchées des affaires judiciaires à rebondissements. Les informations ont une valeur d'autant plus grand, que le monde incertain est aussi un monde de prise de risque, là on sort du spectacle du JT pour celui de l'entreprise. Bien souvent il revient aux dirigeants d'entreprise d'aller à la quête d'informations, de les collecter d'un manière ou d'une autre, d'influer sur les prises de décisions extérieures suivant le "lobbying" ou le niveau de corruption en place (tel le livre du pseudo-philosophe Koening "La corruption" qui n'est qu'un appel à ce qu'on le corrompe tant sa vision est à courte vue), mais là encore les thoérie du jeu et des agents soumis à la main invisible ont encore beau jeu dans tous les secteurs scélorosé où n'est venu s'insinuer d'aiguillon dérangeur. Les informations servent alors à orientertla stratégie "manégeriale" de l'entreprise. Mais on en reste à cette imbécile  logique d'adaptation tout darwinienne ou concurrentielle toute libérale (c'est la même chose si on en passe par Spencer le darwinien et sa loi du plus fort, c'est-à-dire du médiocre qui prend le pouvoiret non truchement de la loi du plus grand reproducteur dite sléection naturelle.

 

Nous en arrivons aux concurrents de l'information, ce sont les connaissances difficilement monnayable pour preuve la si peu neutre Wikipedia, ce sont aussi les enquêtes plus difficiles à mener que la répercussion "AFP" des informations, je pense là aux reporters qui mettent leur vie en danger là où précisément les prises de décisions n'ont plus un grand effet (situations d'enlisement militaire ou économique), nous avons encore les délibérations des citoyens et cela intéressent très peu les grands média, pourtant c'est précisément sur elles que se base la démocratie (voir les ouvrages de Vernant).

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Par Le Cazals - Publié dans : Lexiques et notions - Communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 23:32

Tous les empires qui se sont succéder depuis l'antiquité ont fonctionné sur le même mome : diviser pour mieux régner, en orchestrant des guerres perpétuelles, épuiser les richesses existantes, réduiore en esclavage explicite ou déguisé les hommes. Rentier par travers, incapables de créer les conditions de l'avenir (l'empire romain fera naître le christiannisme), l'empire est toujours malthusien. Il a à sa tête un petit groupe de personnes, qui ont souvent leurs hommes de paille, César, doge, monarque ou politicien. Cette oligarchie fonde son pouvoir sur le lmonétarisme, puisque comme nous l'avons vu celui-ci permet de stopper l'inflation en retirant à Etat sa mainmise sur l'émoission de l'argent, transformant ce qui rend possible l'activité à risque en une valeur en soi et un instrument de domination. Une caste de banquiers privés émet la monnaie et endette les particuliers, les collectivités, les entreprises, les Etats, ses collègues, elle-même, et prétend ainsi contrôler le monde en le soumettant à une usure. Mais comme le montre Yann Moulier-Boutang (entre autres dans son dernier livre l'abeille et l'économiste), cette usure est créatrice à partir d'une dette.

 

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De l’Antiquité à nos jours, les leviers des empires thalassocratiques n’ont pas varié : maîtrise des mers, mainmise sur les prix des denrées, contrôle du transport international par des monopoles commerciaux, mise sous tutelle des flux financiers, en particulier des mécanismes de prêts internationaux, et, plus récemment, dogme de la « concurrence libre et non faussée » (qui réduit en fait le nombre des agnets ou concurrent), cartellisation (sic), et virtualisation de l’économie au travers de l'heureuse spéculation financière. Ce n'est pas un hasard si Marx au coeur même de l'empire birtannique (thalassocratique) a vu émerger la prolatérisation et les échange de produit de moindre qualité (cf. le rouet de Gandhi contre le textile britannique que les Indiens avaient interdiction de produire), aujourd'hui ce sont 93 à 97% des marchandisent qui passent par les mères. Par exemple, avec les grandes découvertes, et l’élargissement du commerce aux océans, l’oligarchie vénitienne s’est déplacée vers les grands ports du Nord (Rotterdam, Hambourg), puis finalement Londres, tour à tour siège de la Compagnie britannique des Indes Orientales, d’un empire mondial au XIXème siècle, et maintenant de la City, première place financière du monde, qui contrôle, par l’influence de ses idées (nous l'avons déjà vu à partir de Newton, Locke, Smith qui sur le continent donnerons les Lumières au travers de leur deux importateurs Kant et Voltaire). Ses créations : Wall Street, la Réserve Fédérale Américaine, les Banques centrales qui ne sont que des consortium de banques privées, l’Union Européenne des traités de Maastricht et Lisbonne, et la totalité du système monétaire international.

L’arme principale de l’empire tel que le décrit Negri a été surtout la manipulation des cerveaux en esprits à travers divers media : divertissement de masse abêtissants et bestialisants (« jeux du cirque » avec ou sans écran), théories économiques, qui nient la création humaine et le recours au combat. Il s'agissait de domestiquer l'homme tel fut l'invention de l'esprit comme outil de domination, de réduire l'homme à un animal plus ou moins sophistiqué dont le seul but est de rechercher le plaisir et de fuir la douleur, d'établir que le profit consiste à acheter bon marché pour revendre cher, peu importe quoi. Par ailleurs, s’attachant à maintenir les hommes dans l’arriération (car il n’est pas plus dangereux pour l’oligarque que des citoyens dignes, créateurs, qui pensent par eux-mêmes et dont le nombre, en plus, ne cesse de croître), l’oligarchie britannique, en particulier pour contrer l’élan de l’Après-guerre, a travaillé à les jeter dans un obscurantisme anti-productif, voire génocidaire, si l'on pense à l'affaissement que constitue le malthusianisme « vert » et décroissant. Il existe purtant des ressources d'énergies infinies tel que Tesla les a mises en avant qui vont à l'encontre de la rareté économique qui elle permet de fixer les prix, la valeur des choses réduites à leur usage et lmeur échange. Nous avons montré avec Lordon qu'il existe d'autre définition de la valeur. C'est précisément ce qui touche à la pensée comme créatrice de valeur, comme indicatrice d'avenir, acte simple d'endurance qui fait s'effondrer tant l'abondance que la rareté des empires.

Par Anthony Le Cazals - Publié dans : Lexiques et notions - Communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 23:12

avant Marx Adam Smith dénonçait déjà l'obnubilisation des esprits, crétinisation des esprits des travailleurs
La grammatisation (Sylvain Auroux) a des caractères empoisonnant, elle peut produire des court-circuits, par exemple en privant le travailleur de sa condition de travailleur en les transformant en ptolétaire c'est-à-dire une sorte d'esclave mais elle est aussi en tant qu'écriture. Elle permet tout à coup, ce qui fait la spécifité de l'écriture comme processus de grammatisation, d'avoir un accès analytique à la langue (Marcel Détienne l'écriture et ses savoirs dans la grèce ancienne). Enregistrer, engrammer la langue sous une forme alphabétique c'est transformer le temps de la parole en espace du texte. Et cet espace du texte permet tout à coup permet toutes sortes d'opérations de recombinaison, de comparaison, de critique (d'abord dans les tribunaux, parce que ce que rappelle Vernant c'est que ça commence d'abord dans les tribunaux, c'est l'écriture de la loi qui va permettre à Hésiode d'aller demander à faire jurisprudence. 

Par Anthony - Publié dans : Lexiques et notions - Communauté : Les philosophes épars
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