Quantcast

La 1ère thèse de philo écrite pour l'hypertexte

PLAN DU SITE                                            S'ABONNER GRATUITEMENT

Sur la politique nouvelle

Jeudi 19 juillet 2012 4 19 /07 /Juil /2012 12:20

Nous vous en avions déjà parlé je mets ici la vidéo de la conférence d'Yves Sintomer du 15 février 2012 au collège de France sur le tirage au sort de l'antiquité à nos jours. C'est un peut technique, d'autres de ses vidéos sont plus explicites je vous invite à les chercher.

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la politique nouvelle
Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 00:01

Il faut savoir jouer un temps la fonction du dérangeur et éclairer sous un nouveau jour les institutions paritaires de la république ou de la monarchie constitutionnelle. La république se maintient d’autant plus qu’elle ne peut faire advenir ses idéaux. Ses institutions sont celles de la représentation qui a connu son apogée, en France, au moment de la monarchie absolue. Une formule pourrait être : le sens de la démocratie n’est pas le cens de la république. C’est facile à prouver, la république repose sur l’élection des représentants. Elle appartient à l’archaïsme électoral comme critère de légitimité. Le suffrage universel, c’est la volonté de la « nation » c’est-à-dire la volonté des notables  et non celle de la multitude indénombrable. Cette volonté est autrement plus forte que la volonté du roi pour annihiler les velléités des petites gens. La République est un moyen de coincer les pauvres bien meilleure que ne l’est la monarchie, pour certains conservateurs. Un système monarchique est moins fort pour faire tenir tranquille les pauvres gens, parce que quand c’est le roi qui parle, on peut remettre en cause la parole d’un seul. Alors que s’il y a une révolte en république, c’est-à-dire sous le régime du suffrage universel pour simplifier, l’autorité qui qui fait demeurer les gens chez eux, s’appelle volonté nationale,.  Qu’est-ce qui fait les lois, ? Le parlement ou l’assemblée nationale, donc le suffrage universelle  et, par là, la volonté nationale. Le suffrage universel, c’est le pouvoir non du « peuple » mais de sa représentation. C’est ce que veulent les notables . Car du moment où la république est bien conduite, c’est l’argent qui est au pouvoir puisque c’est elle qui finance la publicité électorale et réduit la politique à la machine oligarchique des partis ou des tendances.  Rousseau écrit à d’Alembert : dans une monarchie jamais l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du Prince. En revanche, dans une république, cette même opulence peut mettre aisément ce particulier au-dessus des lois. Les notables sont des personnes qui appartiennent à la représentation et la reconnaissance sociale, leur arguments contre les démocrates est donc qu’on ne les connait même pas, alors que ce qu’il souhaitent protéger ce sont leur profits garanti par l’ordre établi. Avec le tirage au sort et son contrôle sur lesquels repose la démocratie, vous avez un pouvoir qui est dividuel : c’est-à-dire qu’il d’autant plus « mondial » ou global qu’il est à la base local. Nous avons donc les régimes monarchie, oligarchie et jamais vu jusque là la démocratie. Reste un quatrième qui repose sur une avancée juridiques loi de douze tables romaine et code civil napoléonien, Commonwealth sous loi commune britannique. Plus une table ou un code est simple plus l’empire peut s’étendre et se maintenir. Les états-nations reposent sur un empire issu de guerre de rapine et qui maintient ainsi une monnaie impérialiste qui autrement n’aurait pas de valeur puisque non utilisée par les régions colonisées.

Par Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la politique nouvelle
Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 09:56

Pour revenir à votre discussion d'Hannah Arendt, il n'y a rien de contradictoire à dire qu'il y a deux visions de la politique chez elle, l'une pose la politique comme théâtre (archaïsme de la représentation), l'autre pose la politique comme vitesse (effraction de l'apparition "La terreur est l'accomplissement de la loi du mouvement" cf. L'administration de la peur p. 13 et sq.). C'est exactement pp. 21 et 22 de L'administration de la peur, Virilio y renvoie au Système totalitaire (la citation que je vous avais donnée "la terreur est l'accomplissement de la loi du mouvement").
Avec Jean Boreil, vous m'avez confirmé  en quoi les catalans dont Rancière est, sont plus proches des gens du Nord que des métaphysiciens occitans (Michel Serres, agenais, Deleuze, gardois, Badiou et Lyotard, velaisien, etc. ... même les Saint-Ous sont de Dordogne). Ce sont des données intrafamiliale et implicites au discours,  elles se sont téléscopées avec des parcours de vie. Je laisse la lignée-souche (ou génos) juive de côté avec Derrida et consort. Pardon pour le résumé trop brutal mais il me faudrait développper à partir des données démographiques, les mêmes qu'Emmanuel Todd a utilisé dans ses ouvrages en les formalisant un peu trop, mais les données et ce qu'il a pointé reste. Ceci explique par ailleurs, les différentes sensibilités philosophiques (philosophes de l'émancipation, métaphysiciens immanentistes, etc. ...) et les dissensions au sein du département, ce que chacun n'est que l'expression de son système familial et du réseau affectif qui en découle, ce que Nietzsche résumait ainsi : . C'est valable pour Kant, Schopenhauer (passage sur la folie - du père - et la dégénrescence de la volonté in le Monde comme volonté...), Nietzsche (nombreuses allusions), Foucault (entretien avec Bonnefoy de 68, Le beau Danger), Deleuze (livre de François Dosse) et même Sartre qui se sentait être libre de père mais remarquait finalement par rapport aux artistes de la renaissance, qu'il n'y avait pour sa modernité pas de comparaison possible et donc une grande déperdition

Avec votre sémnaire sur Boreil, pris par trop de choses, vous avez repris en fait les présupposés métaphysiques étudiés dans votre thèse, ceux de Platon, notamment le dispositif esotérique/exotérique propre à  toute académie. Il suffit de reprendre l'argumentaire de Jacques Rancière, dans Le philosophe et ses pauvres et de remplacer vérité par subjectivité. En temps de crise votre habitus platonicien ressort. Sans doute n'aviez vous pas le temps pour le recul mais vous sembliez à l'opposé de votre séminaire sur Desanti. Etant sensible et à l'écoute de l'évolution de votre séminaire je ne fais que relever, comme vous avez eu la gentillesse de relever mes imperfections. La précipitation fait que parfois on fait des choses qui relève de "l'imperfection" et la dite crise joue en ce sens (il n'y a pas moins de richesses dans le monde, juste une plus grande concentration, c'est la logique d'excédence que l'on retrouve chez Nassim Taleb, Le Cygne Noir, Paul Audi, Créer, et même étrangement chez Toni Negri, p. 130 de son Spinoza et nous, Virilio quand il parle de l'organisation fractale de la société et qui va contre la logique des familles typiquement grecque ou de la classe moyenne qui veut qu'il ait moins de riches et moins de pauvres). Bref, disons qu'il y a une dimension de disciple qui est apparue dans votre séminaire qui en était exempt jusque là et fonctionnait sur le mode collaboratif. Simple effet de crise où l'on veut assurer son avenir car ce sont les disciples qui se choisissent un maître, (les vendéens allant cherché De Charette sous son lit pour le mettre sur son cheval ou à rebourd les paysans russes moquant leur maître Tolstoï qui travaillait avec eux).

Il y a eu à partir de mars 2009 dans tout le département une confusion entre Sujet et subjectivité. Le premier relève d'une axiomatique et nullement de l'expérience, la seconde est un essoufflement et une tentative de ressaisissement par rapport au mouvement (de toute ordre, en fait, mais pour la circonstance, le mouvement LRU). Le fait qu'il y ait eu, un temps, une sensibilité à Badiou rélève davantage d'un stress des nerfs et que sa sophistique ou rhétorique ait, le temps du sarkozysme, triomphé (simple effet de capture d'attention par le tournoiement de certains mots).

Je me permets d'aller plus loin dans l'air du temps et donc dans la disgression. Le problème n'est pas celui du pétainisme malheureusement mais du néo-fascisme monté en une holding familiale Jean-Marie Le Pen détient cotelec qui finance le front national qui détient le rassemblement bleu marine qui tient la droite par ses viscères souverainistes. Les fascistes ont oeuvré ainsi au niveau des "idées" sans programme pour s'accaparer la droite et pour accéder au pouvoir. Au passage tout le capitalisme repose sur le système de la holding : Bernard Arnaud ne possède pas LVMH en propre mais 50% de 50% de 50% d'une société à travers diverses sociétés. Autre type de holding, le fond d'investissement KKR de Kravis qui prétend sortir les entreprises du risque d'une OPA en les sortant de la bourse (exemple de Fenwick) est constitué à partir de fonds de pension. C'est peut-être ce que l'on peut dénoter comme étant la hiérarchie infinie où finalement ceux qui veulent avoir une retraite sont esclaves d'eux-mêmes. La holding relevant de la personne privée on entre bien dans la concurrence entre personnes privée et personnes physiques, qui comme le relève Etienne Chouard sont en concurrence : les personnes physiques (les 200 multi-nationales voulues par les tenants du néo-libéralisme) souhaitent écraser les personnes physiques, trop indépendantes à leur goût. Cela renvoie à terme à la question du tirage au sort développer par Jacques Rancière.

Je ne peux pas vous résumer autrement les 3 dernières années. Je suis peut-être trop dense et synthétique mais les choses sont liées.

Ma plus chaleureuse amitié. En espérant que vous ne prendrez pas mes rares dénotations pour des critiques. Pour prendre Ka t à contre pied l'amité n'est pas chimérique mais fantastique dès lors qu'on l'envisage sous le soleil grec :). Peut-être un jour ferez-vous un cours sur virilio (pour le savoir et avoir son oeuvre résumée je vous ), mais je crois que c'est un penseur de l'excédence et non de la solidarité. Le plus grand penseur de la solidarité est du reste Nietzsche : la solidarité envisagée comme une tyrannie est décadence, il la pensait grecque, c'est-à-dire fantastique (cf. Kant Remarques touchant aux observation, p. 94).

Par Anthony - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la politique nouvelle
Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 10:32

Avec le tirage au sort et la pension universelle pour tous (ou revenu garanti) on en revient peut-être à la situation de la Grèce Antique.

Le système reposera sur la main d'oeuvre des sans-papier, des exilés qui se trouveront dans la situation précaire de ne pas être européens, leur enfants pourront l'être par contre. Mais ne pas voir cette forme d'esclavage, c'est se leurrer, les anti-systèmes mais il seront les premiers à appeler à la venue de serbes ou de russes, parce que parler d'Africains dans la bouches de nationalistes réactionnaires serait politiquement incorrect. Ces mêmes nationalistes critiquent la paresse des Français tout en avouant la leur, ils en appellent à 'immigration de Russes et de Serbes en France. On cachera cette dimension d'esclavage ou plutôt de travail plus ou moins contraint sous des termes euphémisants. On abolit jamais complètement le travail, l'emploi. Mais il y aura la mise en plus d'un revenu minimum garanti parce que les gens auront un besoin de plus en plus grand d'être connecté à internet sauf à se vouloir luddiste ou décroissant, c'est-à-dire contre les machines (numériques) qui quoi qu'on en pensent appartiennent au capital.

Le sans-papier est le nom moderne de l'esclave, du déraciné que l'ancienne critique nommait prolétaire, étant déraciné il ne possède rien, sauf peut-être la langue et encore. La question des flux migratoires dus aux guerres est de plus en plus importante puisqu'elle est fonction de la destabilisation de régions par des puissances extérieures.

Par Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la politique nouvelle
Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 10:19

Ce qui se faut jour avec les élections et la place prise par internet, c'est que soit les grands médias sont le reflet des sondages soit carrément ils fabriquent l'opinion (sachant que les personnes qui fabriquent cette opinion sont eux-mêmes des électeurs). Pour étayer cette thèse somme toute outrancière voici deux séries de chiffres. Mais une chose est sure les Français votent avant tout pour une personne et non pour des idées, c'est la politique de l'affectif propores aux oligarchie initiée au XXe qui en cela est liée aux régimes totalitaires. A l'opposé la démocratie que nous ne connaissons pas (puisqu'il y a nulle part de tirage au sort et son contrôle) repose sur quelque chose de beaucoup plus technique sans être pour autant conceptuelle : ce sont la délibération et la prise de décision.

 

Les deux séries de chiffres.

1°) Il est intéressant de voir qu'avant le 19 mars, l'égalité du temps de parole n'était pas respecté pour les différents candidats, Sarkozy et Hollande cumalaient à eux 60 % du temps de parole, suivent Bayrou 12%, Le Pen 10% Mélenchon 8%, Joly 4%, et les autres (ou petits) candidats obtiennent autour de de 1%.


2°) Des élèves de l’Institut européen de journalisme de Paris ont réalisé une enquête en mesurant les cm²  d’espace accordé à chaque candidat dans les articles consacrés à la présidentielle par les quatre grands journaux que sont Le Monde, Le Parisien, Libération et Le Figaro lors de la semaine précédent la date du scrutin (du lundi 16 au vendredi 20 avril 2012).

1/ François Hollande : 22678 cm² (31,5%) ;

2/ Nicolas Sarkozy : 16984 cm² ( 23,6%) ;
3/ Marine Le Pen : 10252 cm² (14,2%) ;
5/ Jean-Luc Mélenchon : 8425 cm² (11,7%) ;
6/ François Bayrou : 4728 cm² (6,6%) ;
7/ Eva Joly : 3267 cm² (4,5%) ;
8/ Nicolas Dupont-Aignan : 2030 cm² (2,8%) ;
9/ Philippe Poutou : 1648 (2,3%) ;
10/ Nathalie Arthaud : 1581 cm² (2,2%) ;
11/Jacques Cheminade : 419 cm² (0,6%).



On pourra tout de même voir que la part prise par Mélenchon dans les médias a évolué avant et après le 19 mars.

 

Par Anthony - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Sur la politique nouvelle

RECHERCHE ICI

BIENVENU(E) SUR PARIS-PHILO

Vous trouverez ici le nouveau plan de notre travail de thèse,  une rapide présentation qui, je l'espère, constituera un petit saut quantique dans la pensée, la soutenance est réportée à une date ultérieure.  Vous ne voyez ici qu'une partie des 1770 articles de ce site. 


634 681 visites depuis avril 2006

1 702 859 pages vues

1 373 abonnés

 

 

Petite sélection : Le blog de la dessinatrice Trax

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés