EDITORIAL

TRADUCTION OF THIS SITE

 

Locations of visitors to this page

OTHER VERSIONS OF THIS SITE

 

       

 

(sorry we don't upload frequently)

 

EDITORIAL

Encore une fois bien venu. Vous trouverzez ici la série des EDITORIAUX du site

 

 

LIVRE A TELECHARGER : les signes d'une philosophie à venir

MEMOIRE A TELECHARGER : Création et peuple

Le 11 Septembre était-il si imprévisible que ça ?

Notre dossier Alain Badiou

Nouveau: De la dette infinie à la crise monétaire

Merci de participer à la vie de ce site en laissant un commentaire ou une quelconque trace de votre passage. Bonne lecture à tous

> Listes des penseurs et philosophes

> Liste des écrivains

> Liste des scientifiques

Criticalsecret

 

Catherine Kintzler

 

Oyseaulx 

 

Les vidéos de Ruz

 

Laurence Hansen-Love

 

Dominique Giraudet

 

Editions Germina

 

Démocrite

 

socioenlinea.blog.lemonde.fr


psychanalyse.blogspot.com


 


Syndication

  • Flux RSS des articles
Dimanche 3 février 2008
Le principe de la brêche : "il faut aller la où personne ne va".

Partons de l'idée que la vie procède par mutation et par hasard. On continue sur la même lancée que le texte sur l'éperon de la vie (ou hormesis). Je pourrais développer un peu plus l'antinomie entre systèmes statiques (la philosophie comme "hobby" métaphysique, qui est au fond une manière de ne pas prendre de risque et de se mettre à l'abri des événements) et les systèmes émergents ou dynamiques qui ne sont jamais bouclés, car la richesse d'une vie de philosophe est nécessaire pour les expliquer, en contre-point. C'est un petit pied de nez à Wlatzinblack.

Qu'est-ce que la brèche ?

Le principe de la brèche : "il faut aller la où personne ne va".

1°) Se tenir sur la brèche / faire la brèche

Être sur la brèche ou mieux encore s'y tenir, ce n'est pas être sur la schize. La
schize c'est la différence entre un actuel et un virtuel mais qui au fond préfère la fuite à l'effort ou au conflit, c'est cette position au bord de la société où l'on peut se tenir et l'observer avec un regard critique (posture du schizo). Se tenir sur la brèche c'est se tenir à l'affût, être aux aguets prêt à bondir, prêt aussi à entrer en conflit comme le guerrier, mais c'est surtout s'acharner au travail en tenant la même ligne de conduite (qui peut être justement celle de changer sans cesse de point de vue). Combattre , se dépenser jusqu'à ce que vienne l'heure du repos, celle du repos du guerrier.

Faire la brèche, suivre cette ligne de vie, par intuition, ruse (metis), sagacité (phronesis), opportunité, c'est se détacher de tout principe de minorité qui lui renvoie toujours à une majorité. Comme le dit si bien Zizek "résister, c'est déjà capituler", en somme être minoritaire, c'est déjà manquer d'affirmation... Faire la brèche c'est produire une émergence.

2°) Systèmes cohérents et systèmes émergents

Les systèmes cohérents sont de l'ordre du symbolique, ils confondent souvent l'abréviation du singe (symbole ou la dite "puissance de la lettre") avec le signe lui-même. Si l'émergence quant à elle ne vise pas avant tout la cohérence mais la brèche, c'est que le non-sens révélateur de sens est plus que tout porteur de valeur. Parler de non-sens c'est encore être enfermer dans une vision dépréciatrice.
C'est pourquoi, pour prendre un exemple interne au système de reconnaissance philosophique (
l'Institution), François Zourabichvili se trompait lorsqu'il voyait dans l'agrégation, le critère capable de désigner la communauté des philosophes. Mais combien, cette agrégation est grégaire, combien tous se dirige vers l'enseignement qui n'est pas la pratique (ou tout au plus la pratiques des textes avec souvent un manque de philologie certain). Cette remarque quant à Zourabichvili est d'autant plus flagrante, que contre toute moralité, il n' a même pas survécu au sein du système dont il héritait : plus précisément il n'a pas survécu face à l'inhumanité où le plaçait Badiou, tout en se coupant et de Nietzsche et de Bergson (c'est-à-dire par deux fois de schopenhauer). C'est précisément hors de l'institution que les choses se jouent, sur la brèche. plus encore que sur le métier (d'enseignant)


3°) La brèche entre le pathétique et le dynamique

En chaque chose, il y a du pathétique et du dynamique, de la conservation et de la dissipation ou dispersion. Le pathétique comme le dit Kierkegaard est ce qui ressort d'un choix de conscience d'un "ou bien ... ou bien ..." (voir à ce titre "Ou bien ... ou bien" de Kierkegaard). Mais au-delà de cette opposition entre conservation et de la dissipation, il y a la création. Cette création de valeur qui en philosophie se traduit par delà la conscience de soi et l'oubli de soi par l'affectation de soi par soi. A travers la conscience de soi et l'oubli de soi on retrouve deux processus mis en avant des les années 60-70, à savoir les processus de subjectivation et de dépersonnalisation, le pathétique et le dynamique se sont manifestés sous la forme de ces processus, mais la brèche est précisément l'oscillation entre les deux.

Cette oscillation par-delà l'être et le devenir, la forme et le flux se rapproche de la philosophie du neutre de Blanchot (du "ni ceci ni cela"), qui n'est qu'une reprise du "ni ... ni ..." stoïcien, lui-même issu d'Héraclite quand il disait que "la nuit et le jour c'est la même chose...", et que ce qui entre en conflit est avant tout la marque d'une affinité plus large entre les deux (pensons aux gendarmes et aux brigands, pensons au film de Scorcese les infiltrés). De manière plus pragmatique et économique (comme nous l'avions dit avec l'éperon), ceux qui entrent en conflit ne seront pas les véritables vainqueurs, c'est toujours un tiers qui en sort gagnant, car les "belligérants" épuisent leur forces et sortent amoindris du conflit. Boston, puis New York sont devenus les centre du capitalisme un fois que l'or s'est échappé d'Europe, chaque fois que l'Allemagne et la France et le Royaume-Uni sont entrés en guerre. Même chose pour le premier empire d'occident, Alexandre mis fin à l'hellénisme (fin que déplora Aristote sur son lit de mort, lui qui avait enseigner à Alexandre) en fusionnant l'Empire perse et les cités grecques qui y résistaient.


edition du 10/02/08 16:00


SIGNES D'UNE PHILOSOPHIE A VENIR / L'émergence
SIGNES D'UNE PHILOSOPHIE A VENIR / La brèche



PENSEE / Epoques à conjectures
PENSEE / Nous les Hyperboréens...
PENSEE / Sortir de Foucault
PENSEE / L'affirmation de la personnalité
PENSEE / Récuser le concept d’être
PENSEE / S’il n’y a pas réellement de forces du dehors

Par Le Cazals - Publié dans : Intuitions et concepts - Communauté : La commune des philosophes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 28 janvier 2008
Après avoir vu les dimensions de l'émulsion et de la substitution, il y a une dmension qui apparaît de manière très saisissante dans nombre de discours : celui de l'émergence. Voici un texte en réponse à Orphée,  pour ce qui est de l'émergence en philosophie.... Anthony

il y a un groupe d'auteurs comme Paul Audi, Clément Rosset et Michel Henry, qui pourrait rentrer dans une métaphysique de l'éxcédence (je te définirai la chose une autre mais c'est li'dée que le dépassement de soi permet un retour à soi, à l'ipséité comme la nomme Michel Henry). L'excédence qui se veut l'étape après toute la métaphysique de la différence (Deleuze, Lyotard, Derrida, etc....). Mais je ne sais pas si la pensée émergente a à voir avec la métaphysique qui demeurera toujours un discours rapporté sur la réalité, une théorie en rupture avec la pratique (même Onfray avoue cet échec pas plus tard qu'hier chez FOG). L'excès, l'hybris, le polemos (combat héraclitéen qui revèle une affinité plus grande), la joute, la grande politique chez Nietzsche ont à voir avec ce par-delà le régime morale de la gouvernance (qui quoiqu'en dise Badiou marque encore toute sa pensée qui n'évacue pas les malentendus du double discours)

Reste que ce qui excède et déborde les dualismes est dans la droite ligne des stoiciens qui ont repris l'essentiel de leur concept à Heraclite. Ce que je voulais dire c'est que c'est à l'opposé du choix moral de Badiou ou plutôt cela constitue le non-choix ou l'indifférence par excellence vis-à-vis de tout Deux (Etre et Evenement, Bein et Mal, Vrai et faux). Compte le processus émergent qui va au-delà de ce type d'antinomie (réciprocités métaphysiques ou dualismes), en cela on se rapproche du Nieztsche, Par délà les antinomies de Monique Dixaut et de la plasticité énoncée par Catherine Malabou.

S'il y a une philosophie émergente elle doit prendre le contre-pied exact de la pensée-et-vérité-du-Même de Badiou (la lignée Parménide-Platon)

Pour ce qui est de la philosophie des sciences, ce type de discipline institutionnelle marquera toujours un recul, une "décadence" par rapport à une culture. il y a là une volonté de civilisation, d'acculturation, de maitrise de concepts qui sont métaphysiques plus que scientifiques et emcombrerait le discours scientique plus qu'il n'en faciliterait la pratique. L'Emergence ne peut viser de fait ou de prime abord la cohérence, puisqu'elle est une déviance qui se fera ensuite tendance. La pensée (émergente ou non) est affiare de sagacité (de phronesis comme disait Aristote : "La poésie comme la philosophie est affaire de sagacité" , Poétique III) La philsophie des sciences est pratiquer par des esprit lourds mais n'a rien à voir avec la biologie émergente ou la physique quantique.

Aussi c'st pour cela que toute philosophie émergente doit s'éloigner au maximum de la pratique mandarinale (y compris Foucault et Deleuze qui sont restés au sein de l'institution). Même Rosset et Audi n'en sont pas réellement sortis, mais ils ont comme Michel Henry saisi la dimension d'afffectivité propre à Spinoza et à Nietzsche. Seulement l'affectivité pour qu'une culture advienne doit se débarasser de tout le pathétique pour conquérir le dynamiqque dans un geste spinoziste (l'affectivité est seulement pathétique ou liée à la conscience pour le phénomélogue Henry, elle est "à la fois dynamique et pathétique" pour Audi dans [i]Où je suis[/i], mais l'affectivité c'est avant tout pour Nietzsche "le fond primordial de la volonté de puissance", l'affectivité étant à rapprocher de la dimension du Soi/Self/Selbst/Autos qui n"est pas celle du Même/Same/Sich/Homos, qui luiest de l'odre de la conscience, du côté du pathétique voir our cela le chapitre de Badiou sur Keikegaard et Ou bien... ou bien où la conscience morale qui doit opérer un choix entre deux alternative est qualifée de "pathétique" au sens fort du terme. Puisque la question est celle des nouvelles possiblités des vie pour qu'advienne une culture philosophique non sa parodie institutionnelle (questions du tragique et du double chez Rosset). Plus que posibilité de vie ou un devenir virtuel qui devrait s'actualiser, il s'agit bel et bien de la capacité à faire émerger des nouvelle formes d'existences qui no'nt rien à voir avec l'enseignement de la philosophie qui est son pluus grand piége. Mettre en pratique ses prorpes capacités d'autonmies et augmenter sa volonté de puissance voilà ce qui demeure une philosophie émergente.

voir aussi Avant-garde, dissidence et émergence
Par Anthony - Publié dans : Intuitions et concepts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 janvier 2008
Dans le chapitre XVI du Traité théologico-politique, Spinoza établit d'abord que le droit naturel de chacun, sensé ou insensé, s'étend aussi loin que sa puissance, ce qui établit le risque de la violence. Mais l'état de société, de même que la raison, sont naturels à l'homme. Le but de l'État est l'utilité commune. Pour que ne règne pas la violence anarchique, il faut que la force appartienne à l'État, au souverain (collectif ou individuel). Mais le pouvoir du souverain est borné par la puissance, qu'il est impossible que les sujets ne conservent pas, et qu'il est avantageux qu'ils conservent aussi grande que possible. pour ne pas devenir des automates. La liberté ne se limite donc pas arbitrairement. Elle ne peut se limiter que naturellement, par la réciprocité des puissances, et la recherche par chaque partie de son utilité propre. Or cette utilité propre ne peut être contraire à la raison. L'État démocratique qui se fonde sur l'intérêt général est le plus rationnel, donc le plus libre. Merci à Laurence Hansen-Love pour l'indication de cet extrait :)

Des fondements de l'État tels que nous les avons expliqués plus haut, il ressort avec la plus grande évidence que sa fin dernière n'est pas de dominer ni de tenir les hommes par la crainte, ni de les soumettre au droit d'un autre ; mais au contraire sa fin est de libérer chaque homme de la crainte, afin qu'il vive, autant que faire se peut, en sécurité, c'est-à-dire qu'il conserve le mieux possible son droit naturel à exister et à agir, sans danger pour lui et autrui. Non, dis-je, la fin de l'État n'est pas de transformer les hommes, êtres raisonnables, en bêtes ou en automates, mais au contraire de faire en sorte que leur esprit et leur corps accomplissent sans danger leurs fonctions, qu'eux-mêmes usent de leur libre Raison, qu'ils ne s'opposent pas par la haine, la colère ou la ruse, et se supportent mutuellement dans un esprit de justice. La fin de l'Etat est donc en réalité la liberté.
En outre, nous avons vu que pour former l'État, une seule chose était nécessaire : que tout le pouvoir de décider soit entre les mains, ou bien de toute la collectivité, ou de quelques-uns, ou d'un seul. En effet, comme le libre jugement des hommes est tout à fait divers et que chacun pense à lui seul tout savoir, et qu'il est impossible que tous pensent également la même chose, et parlent d'une seule voix, ils ne pourraient vivre en paix si chacun n'avait pas renoncé au droit d'agir selon le seul décret de sa pensée. C'est donc seulement au droit d'agir selon son propre décret que l'individu â renoncé, non au droit de raisonner et de juger ; par suite personne ne peut, sans danger pour le droit du pouvoir souverain, agir à l'encontre du décret de celui-ci, mais il peut totalement penser et juger, et par conséquent aussi s'exprimer, à condition cependant qu'il se contente de parler et d'enseigner, et de défendre son opinion par la seule Raison, sans introduire par la ruse, la colère et la haine, quelque mesure contraire à l'État qui ne ressortirait que de l'autorité de son propre vouloir.
Par exemple, si un citoyen montre qu'une loi contredit la saine Raison et pour cela estime qu'il faut l'abroger ; si, en même temps, il soumet son avis au jugement du pouvoir souverain à qui seul appartient le droit de fonder et d'abroger les lois, et s'il ne fait rien pendant ce temps de contraire à ce que prescrit cette loi, il mérite bien de l'État, et se comporte comme le meilleur des citoyens. Mais si, par contre, il agit ainsi pour faire accuser le magistrat d'injustice, et le rendre odieux à la foule, ou s'il s'efforce séditieusement d'abroger cette loi contre _ le gré du magistrat, il est assurément un perturbateur et un rebelle.
Nous voyons donc de quelle façon chacun peut dire et enseigner ce qu'il pense sans danger pour le droit et l'autorité du pouvoir souverain, c'est-à-dire sans danger pour la paix de l'État : i1 lui suffit de laisser au pouvoir souverain le soin de décréter sur toutes les décisions à prendre, et de ne rien faire contre ce décret, même si souvent il doit agir à l'encontre de ce qu'il juge et pense ouvertement bon. Voilà donc ce qu'il peut faire sans danger pour la justice et les valeurs sacrées".

Spinoza Traité théologico-politique , Livre XX

 

 

Par Anthony - Publié dans : Intuitions et concepts - Communauté : La commune des philosophes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 18 novembre 2007


Dans un précédent article, nous avions parlé de l'emulsifiant, de ce qui fait tenir ensemble ce qui normalement ne tient pas ensemble. L'émulsion en tant que produit vaut pour la nourriture, l'exemple le plus courant étant le lait, mélange d'eau et matière grasse qui ne se mélange pas, mais dans le même ordre d'idée, il y a l'Hormesis, nom grec pour l'éperon, une variante plus dynamique de l'aiguillon moral et statique de Socrate (en grec élenchos). En science, pour donner un exemeple, on parle de principe d'hormesis ou loi d'Arndt-Schulz pour parler de l'effet stimulant de doses faibles de substances toxiques : c'est le cas, par exemple, des matières organiques polluantes qui activent les bactéries symbiotiques de l'eau. C'est aussi le cas de la vaccination, qui consiste à injecter préventivement, dans le sang d'un individu, un microbe pathogène dont la virulence est artificiellement atténuée. Ainsi est activée la production d'anti-corps capables de répondre à une attaque d'une souche plus virulente du microbe. Le terme de vaccination provient de l'injection de broyats de pustules de vaches atteintes d'une maladie bénigne : la cow-pox (ou vaccine). La vaccine immunisait les vaches contre la variole comme le remarqua Jenner, médecin angkais de 18e siècle, qui pratiquait ce type d'inoculations. L'hormesis, le fait d'intoxiquer à légère dose, est utiliseée par l'homéopathie autant que par la médecine traditionnelle (allopathie et ses vaccins) mais c'est aussi l'idée un peu gentillette que des petits malheurs de la vie nous faont en apprécier les bonheurs, nous maintiennent dans une certaine santé mentale et non dans l'apathie comme le cherchèrent les philosophes qui se regroupaient en école.

L'hormesis en philosophie consiste donc à éperonner l'adversaire dogmatique pour lui faire ressentir l'affectivité, l'énergie en devenir qui est au fond de toute expérience, car pour le dogmatique il n'y a que la stabilité à l'abri de la morale qui compte, ce "fond primordial" de toute expérence, Nietzsche l'appelait aussi dionysiaque. Mais il n'est pas nécessaire d'en diviniser la nature pour rendre compte de qui relève d'une énergétique. Cette affectivité, à la base de toute volonté vers la puissance. L'expression est un peu abrupte comme cela mais par volonté vers la puissance on entend nullement la volonté d'acquerir un pouvoir hiérarchique mais une volonté d'augmenter sa capacité d'autonomie. La volonté de dominer n'est que le double amoindri de la volonté de puissance, c'est une volonté de puissance qui sentant que la puissance lui échappe se fixe sur un pouvoir dont elle peut détenir les rênes. Mais cette une des grandeur de notre époque de faire que l'on aperçoit tant les limites du pouvoir coexcitif de l'ancien régime que les limités du pouvoir représentatif de nos démocratie, les lois, décrets d'application et circulaire ne font pas tout et ne pallient pas grand chose. Tout l'enjeu de l'autonomei est de dépasser le constat que au fond tout est devenir, affect, relation à un milieu (lamarckisme de Nietzsche), que tout pourait nous échapper, nous submerger et que l'on peut influer ce milieu ambiant (que Nietzsche nommait époque ou esprit) de manière intempestive ou subversive en s'en faisant l'exception, la minorité ou la déviance. Comme Nietsche le dit lui-même, il s'est orienté vers tout ce qui était méprisé par les valeurs dominantes de son époques pour mieux les renverser. C'est alors que l'on resssent le Ki, cette énergie comme disent les maîtres d'arts martiaux.

L'hormesis, n'est pas seulement la critique que Nietsche a mené contre le christianisme ou encore la grande pllitique qu'il comptait méner contre les Hollenzollern, la dynastie de grands électeurs puis d'empereurs allemands, mais c'est aussi une technique dont use certains arts martiaux orientaux. Produire une dissolution de la conscience qui juge la vie, qui est ancrée sur ses certitudes, alors que la seule certitude que nous puissions nous forger est celle de la capacité d'agir de notre corps et celles-ci (tant notre capacité énergétique que la perception que l'on en a) réclament un effort, plsu que l'effroi d'une conscience que les philosophe académique et même Kierkegaard nomme la stupeur de l'être.

Comme cela va contre tous les dogmatismes et les académismes qui veulent que la pensée parte de principe, on pourrait se dire que l'hormesis n'est pas loin de l'acte cynique qui consiste à nier l'existence des idées platoniciennes, acte de vie perturbateur qui consiste à stopper le discours du philosophe avec ses trop long développements. On pourrait aussi penser à un acte qui rejoindrait un acte sophistique, mais nous en resterions aux deux premiers des 3 poings http://paris8philo.over-blog.com/article-12026195.html qui constitue l'art de la joute ou du combat selon Shigueru uemura http://paris8philo.over-blog.com/article-12026134.html. Tels serait les superstition paranoiaque des philosophes dogmatiques qui voient des sophistes (Platon) et des anti-philosophes (Badiou). Pourtant l'hormesis n'est pas loin de l'elenchos de l'aguillon par ironie que pratiquait socrate pour faire accoucher les esprits vers le questionnemenrt philosophique. Mais c'est aussi d'autre hose qu'il question avec l'éperon, ou le saisissement qui fait découvrir le fond d'affectivité ou le Ki que d'autres associerait à un Dedans à un noman's land berberovien (Nina Berberova, Le roseau).  Déjà la dialectique platonicienne comprenait cette dimension, emulsifiante, quelle proportion de mal faut pour , en somme quelle est la bonne sanction pour rendre la justice ? Cette intoxication le dicours dominant ou académique peut la produire, c'est de l'ordre de l'aiguillon de la consience morale (elenchos), mais éperon est plus frontal, ne s'attaque pas à la prétendue âme ou conscience, mais davantage à l'énergie corporelle par la stupeur qu'il produit. C'est alors que se comprend la dépersonnalisation vers le devenir comme possiblité de s'en sortir, de dépasser la peur qui saisit le corps. Oui il existe un devenir que l'on ne peut raccorder à l' "être" comme les ferait tous les philosophes académiques, parce qu'il nb'y a pas de devenir pur, mais une affectivité qui sert de relief à la volonté vers la puissance (Wille zür Macht), la voloné d'augmenter sa capacité à intensifier la vie. C'est en somme dans le combat que l'on intensifie la vie, si précisement on ne fait que déstabiliser l'adversaire plus qu'on ne gaspille son énergie à le vaincre, quelque chose alors le maintient à distance et peut en modifer sa conception du monde, non plus bornée dans un système statique (comme c'est le cas de ceux qui prétendent détenir des vérités génériques par exemple Badiou, p. 475 de Logique des mondes) mais prise dans un certain dynamisme, celui-là même que l'on reprochait déjà Héraclite et que l'on jugeait obcur parce qu'il mettait, à raison, les valeur réciproques comme le Bien et la Mal dans un même sac. Si Badiou en est l'exemple pathétique des pensées réductrices qui rabattent les nuances sur des dualités (sa conscience du Bein et du Mal rélevant du pathéique selon le lexique qu'il emprunte à Kierkegaard, ibid. p. ), c'est que sa venue marque en France un certain désert philosophique. L'hormesis consiste précisément à dire que ces vérités (génériques) partent du postulat qu'il existe des genres abstraits (comme L'Être, le Même et l'Autre), et que donc il en va de la métaphysique comme des mathématiques (là où précisément, l'opinion populaire veut qu'il y ait des vérités), ce ne sont que des fictions desquelles dépendent l'énergie et la capacité que l'on peut mettre en oeuvre pour ésoudre les problèmes qui nous arrrivent dans les pattes (pléonasme)

Le "principe" de l'inoculation d'une toxine est que "Tout ce qui ne tue pas rend plus fort"
Par Le cazals - Publié dans : Intuitions et concepts - Communauté : La commune des philosophes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 25 octobre 2007
Ou comment l'intuition  détermine la direction par où notre volonté peut s'accroître, et donc notre liberté. Les Grecs, Platon et les philosophes qui le suivirent, fonctionnaient sous le regime de la contemplation (transcendance), les philosophes modernes ont, selon Bergson une tout autre conception de la liberté, puisqu'elle requiert la volonté et le travail de l'intuition.

« Quoiqu'il en soit, c'est par là que je conclus, il y a immanente à la philosophie moderne, l'idée du primat de la volonté, non seulement par rapport à l'intelligence, mais même, sinon en fait, au moins en droit, par rapport à la nature, par rapport aux faits naturels. Que si on cherchait l'origine psychologique de ces deux idées, l'idée du double primat, on la trouve certainement dans ce fait d'observation psychologique que la volonté est en effet quelque chose de merveilleux, quelque chose qui, par certains côtés, par certains aspects au moins, participe du miracle. La volonté est bien une force qui est capable de s'accroître elle-même indéfiniment. Une force naturelle, c'est quelque chose de donné, donné non seulement en qualité, mais même en grandeur ; mais la force morale, enfin la force du vouloir, c'est quelque chose dont la grandeur n'est pas donnée, en ce sens qu'avec un peu on peut faire beaucoup, ou plutôt qu'il n'y a pas de peu, ni de beaucoup ; on peut vouloir, vouloir se donner de la volonté.
Au point de vue physique, il y a un paradoxe mais ce paradoxe est une vérité morale, une vérité d'observation morale, la volonté est capable de se multiplier elle-même ; elle est créatrice d'elle-même, dans certains cas créatrice d'intelligence ; peut par une espèce d'appel de force accroître et comme illuminer l'intelligence ; on l'a bien dit des fois, une intelligence obscure peut s'illuminer dans un accès d'enthousiasme, c'est-à-dire par l'effet de la volonté arrivée à l'état aigu. Il y a donc là comme un réservoir indéfini d'énergie en quelque sorte transformable en intelligence. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que cette puissance de la volonté tient avant tout à la direction. Les forces de la nature sont des forces dont l'intensité n'est pas fonction de la direction, ne dépend pa de la direction qu'on leur donne; mais la force de la volonté lui vient de sa direction; si la volonté adopte une direction au hasard, sa force se neutralisera, il y a une direction et une seule, que nous appelons la bonne, où au contraire sa force se multiplie indéfiniment. Voilà une vérité psychologique que les Anciens n'ont pas aperçue ou qu'ils n'ont aperçue que très confusément, c'est ce que nous appelons l'intuition psychologique. Maintenant cette intuition, la philosophie d'une part, la théologie de l'autre, pourront l'interpréter, et nous verrons combien ces interprétations ont varié, mais en général, la tendance des philosophes modernes, de Descartes en particulier, a été d'arrêter très vite la participation de la volonté humaine à ce quelque chose d'infini, et d'y voir aussitôt l'intervention de quelque chose ou de quelqu'un d'infiniment supérieur à l'homme. En somme la discussion porte là-dessus, sur l'intervention, mais au-dessus de toutes les discussions il y a ce fait qui est un fait, o peut dire d'observation psychologique. C'est là, semble-t-il un des points essentiels, une des idées essentielles qui ont passé dans la philosophie moderne et qui expliquent le renversement du point de vue sur la question de la liberté.
De ce renversement nous parlerons, Messieurs, avec plus de détails dans notre prochaine leçon, où nous étudierons le problème de la liberté chez Descartes »

Ce texte qui traite de l'interaction de la volonté et de l'intuition avec la question de la liberté est extrait de la leçon d'Henri Bergson du 12 mars 1905. Il a été établi à partir du dactylogramme rédigé, à l'intention de M. Péguy, Par les frères Corcos, sténographes judiciaires. C'est donc le propos même de Bergson auquel nous avons accès. le dactylogramme est déposé à la bibliothèque Jacques Doucet, 8, place du panthéon, à Paris. Nous remercions Mme Annie Neuburger d'avoir bien voulu nous autoriser à en reproduire une partie.
Par Le Cazals - Publié dans : Intuitions et concepts - Communauté : La commune des philosophes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus