Je me permets une récension sur "Qu'en pensez-vous ? La philosophie expérimentale" de Florian Cova.
À quoi les philosophes sont-ils bons ? Faire de la philosophie rend-il meilleur ? Les jugements esthétiques gardent-ils encore quelque secret, ou bien Kant a-t-il tout dit sur la question ? La culture et le statut socio-économique de votre professeur de philosophie a-t-il une influence sur ses options philosophiques ? Pourquoi avons-nous l’impression que la pensée ne saurait être un état de notre cerveau ? Que nous ne serions pas libres si nous n’étions qu’un tas de neurones ? Jetons un peu de lumière sur ce qui se passe vraiment dans notre tête lorsque nous faisons de la philosophie et interrogeons l’origine de nos certitudes philosophiques ! Florian Cova/Jean Tellez, presentation de "Qu'en pensez-vous ? La philosophie expérimentale."
Une question pour toi Florian car tu sembles jouer les philosophes continentaux ou plutôt les lecteurs partiels de Nietzsche (ce qui ne poussent pas toutes les perscpetives jusqu'à leurs extrêmes
conséquences). tu sembles insinuer qu'il y ait de l'Un dans la présentation de l'un de tes livres (ce qui est typique de la philosophie dite du langage et de l'Esprit, mais qui de tout ne s'est
pas débarassé de ses sous-entendus chrétiens). Il n'y a pas et il n'y a pas eu d'esprit, sauf sous la forme d'un outil de domination de l'esprit mis en marche par les jésuites ou l'opus dei - que
l'on retrouvera chez Descartes par exemple, il n'allait pas totalement contre ses formateurs), mais l'Eglise n'a jamais reconnu les miracles du Christ ni confesser ses oeuvres, je renvoie à
tolstoï qui se prend pour le premier chrétien et Nietsche qui l'avait lu pour le second (précision qu'il sussure dans L'antéchrist).
Aussi je me permets de te poser cette question : que sont que la microglie, les astrocytes, les oligodendrocytes ? Je reste étonné qu'une personne de ton scrupule et de ton zèle en reste à penser
que les cerveaux seraient un assemblage de neurones, leur addition (thèse matérialiste) ou quil serait le lieu de l'esprit et de la consicence, que s'y tiendrait en une seul la pensée (thèse
spiritualiste). Le problème est celui de la concaténation de toutes ces cellules, d'un effet de seuil que tu ramènes, semble-t-il à de la conscience ? Mais il n'y a que le combat qui produise
quelque chose, la conscience n'est qu'un artefact vieux comme Plotn, parakoloumeta, qu'il l'appelait (accompagnenment de la chute des idées dans le corps). A-t-on besoin de se greffer sur ce
genre de philosophie continentale inepte ? Je pose simplement la question. Mais pense à l'effet de seuil, les villes existent de par les rencontres et les superpositions qu'elles génèrent et qui
ne sont pas réductibles à la somme des individus et des immeubles et des rues, on est d'accord... Il y a bien un effet de seuil ou de densité, mais difficile de dire qu'il y ait un esprit de la
ville ou un conscience de la ville, non ? a parler simplement de neurones pour la thèse adverses tu ne me semble pas tenir compte de la densité... Reste que la liberté est avant tout un sentiment
et un rêve quand on est un incapable, un impuissant. Je ne vois pas ce que l'a liberté a à voir avec de la philosphie expérimentale ou analytique, pourquoi produire de l'Un.
Julien, s'il sort de son hivernation, on est déjà au printemps ;-p, saura peut-être me répondre.
Mais où placer l'esprit ? mais où placer la conscience ? mais où mettre de l'un dans cette "multitude" cérébral ? A moins que ce ne soit pas le cerveau qui pense (encore que cela soit bien
réducteur, pour preuve l'argument du calcul rénal de Cromwell, encore énoncé par Nietzsche).
Par avance merci de ta réponse.
Amitiés.
PS : je ne suis pas matérialiste, ni idéaliste ou si peu, ni spiritualiste cela va sans dire.
PPS : un neuro-typique droitier fonctionnant dès lors sur un logique argumentative formelle et séquentielle peut-il prétendre épuiser toute l'expérience, si on s'en tient au terme de philosophie
expérimentale ? En somme l'argument ne peut-il etre que transcendantal ?
Sorte de compromis entre anarchie et hiérarchie, on parle d'hétérarchie à partir du moment où, dans une organisation, il n'y a pas de "niveau supérieur". A propos de l'autonomie je vou avais parlé des rats à présent on peut parler des fourmis. cette notion ("hétérarchie dense") a été introduite par Wilson en 1988 pour décrire les mécanismes de communication dans une colonie de fourmis. D'autres diront que c'est Warrren Mc Culloch, l’un des premiers cybernéticiens, qui avait créé ce terme pour décrire certains programmes informatiques. Quoiqu'il en soit l'encyclopédie Wikipédi en est le parfait exemple. L’hétérarchie (eteros, autre en grec) c’est le pouvoir que je reconnais à l’autre à condition qu’il demeure mon égal et que nous convenions ensemble de coopérer sans suivre un plan et sans jamais nous soumettre à une autorité ni nous laisser aliéner par un chef. Cette coopération a un autre nom : auto organisation, mot qui jouit d’un grand crédit en biologie aussi bien qu’en physique et dans les sciences de l’homme.
C'est pour ma vie personnelle le milieu dans lequel je baigne la moitié du temps, même si cela ne fonctionne pas toujours sur le même mode, mais les rapports sont parfois inversés ou très libres. On peut retrouver cela sous la frome d'une idéalité, d'une chimère dans le livre d'Alain Berthoz qui est avant tout un enseble de sophisme et de concepts hybride (comprenez mal liés). Mais autant donner es sources même si celle-ci tendent à recouvrir la complexité par une prétendue simplexité. La simplexité passe par des détours elle est donc bien complexe...
La Renaissance de l’exercice athlétique et du geste artistique chez Sloterdijk.
« Intéressons-nous à l’athlétisme antique. L’Antiquité avait découvert d’une manière intuitive que l’exercice (en grec askésis, qui a donné « ascèse ») obéissait à la loi de l’hypercompensation : à la suite d’une époque e dépense physique intense, le corps humain peut recharger ses batéries à un niveau légèrement supérieur à celui de se son état précédent. » Je vous épargne la suite sur la abstinence sexuelle comme préparation aux jeux olympiques qui non sans hasard amènera l’ascèse des « athlètes du Christ » les moines chrétiens (asketos en grec).
L’artiste est un nouvel épisode de cette histoire de l’invraisemblable lorsque, au moment de la renaissance, il commence à apparaître aux cotés du sage, du saint, du théologien. Le nouveau personnage de l’artiste [qui sort des bottega di arti, des boutiques des métiers de Florence entre autres villes pour conquérir le bel art et non plus les seuls arts mécaniques] peut-être défini comme cet être non modeste qui pressent l’originalité de son savoir faire, et cherche à le faire savoir de manière bruyante et agressive. Depuis la renaissance et ce jusqu’à aujourd’hui rien de fondamental n’a changé à leur sujet : il s’agit toujours de personne qui non seulement font ce qu’elles font, mais provoque aussi le reste de la société en lui lançant ce défi terrible : « Je peux faire quelque cohse que tu ne peux pas faire ! »
"J'imagine aussi que dans les arts martiaux, une partie des gestes appartient à un répertoire non naturel, issue d'une recombinaison originale de synergies ou de primitives motrices, ces mouvements atypiques acquis grâce à la pratique intensive créant peut-être de nouvelles synergies. On sait, en effet, que le cerveau peut réorganiser ses connexions fonctionnelles. Une partie des arts martiaux orientaux doit utiliser des combinaisons savantes de mouvements appartenant au répertoire commun de gestes et de mouvements "contre-intuitifs". Dans un autre domaine, des comiques comme jacques Tati, Buster Keaton, ou Charlie Chaplin provoquaient le rire nous présentant des mouvements impossibles ou contre-intuitifs. Le philosophe Henri bergson analysait d'ailleurs en ce sens l'origine du rire." Alain Berthoz, la simplexité, Odile jacob, 2009, P. 112.
je souligne au passage, par rapport au concept de simplexité que Berthoz dissocie la simplicité de la complexité, connaisant si peu l'ouvre de Bergson, pour qui l'a simplicité ne s'oppose pas à la complexité mais aux complicatins. La simplicité n'a rien de figée :)
Vous trouverez ici le nouveau plan de notre travail de thèse, une rapide présentation qui, je l'espère, constituera un petit saut quantique dans la pensée, la soutenance est réportée à une date ultérieure. Vous ne voyez ici qu'une partie des 1770 articles de ce site.
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