En histoire antique, on parle d'Ecole de Paris à propos de la tradition qui comprend des penseurs et historiens comme Pierre Vidal-Naquet, Marcel Détienne, Jean-Pierre Vernant et moins connus Nicole Loraux, Pierre Lévêque*. L'indication de cette école figure explicitement sur l'article de Nicole Loraux. Cette tradition émane de Louis Gernet et a pris place au sein de l'Ecole des Hautes Etudes devenue EHESS. Jean-Pierre Vernant, élève avec Vidal-Naquet de Louis Gernet lui rend hommage en 1962 et en 1964 fonde le Centre Louis-Gernet, rattaché à l'EHESS, consacré aux recherches comparées sur les sociétés anciennes (UMR 8567 du CNRS). On rattache à cette école hélléniste les figures philosohiques de Jacques Derrida et Jean-Toussaint Desanti (i. e. Patrice Loraux et Stéphane Douailler) en ce que leur irréalisme se situe entre le ciel et la terre deux des dimensions que n'a cessé de travailler l'école helléniste de Paris (affiliée au structuralisme). L'idéalité mathématique chez Desanti (p.5 du livre du même nom) ou l'idéalité opératoire (qui a émergé avec les algorithmes de Descartes et la machine à calculer de Pascal) n'est ni du ciel ni de la terre. Pour Derrida on pensera à la première période comme déconstruction du socle métaphysique en exposant les similarités de doctrines antagonistes deux à deux. On peut aussi y rattacher après la dissolution de Socialisme et Barbarie, Castoriadis (sur les questions d'autonomie, de démocratie et d'auto-limitation du terrible) et Lyotard (sur les questions du différend et du paganisme).
* Je ne suis pas sûr que l'on puisse y rattacher Louis Séchan (le grand-père du chanteur Renaud).
Lui dont le nom n'a pas le droit de cité ou d'être "placé" dans Paris se voit dresser sous un portrait pré-communiste par l'inattendu Henri Guillemin. Ce dernier pense que Robespierre n'est pas pré-communiste et il nous explique un peu plus loin que Robespierre nationalise les manufactures d'armement ("deux à Paris, une à Brest").
Petit mot à Jean-Clet martin :
Vous vous faîtes contre-révolutionnaire à présent ? Même
Napoléon ne l'avait pas osé, lui le continuateur de la guerre de rapine qui a étendu le code civil partout en Europe, rendant impropre la Monarchie féodale.
A propos de la Terreur lire de Gracchus Baboeuf, le système de la dépopulation, qui la remet en cause de son vivant.
Et écouter la paradoxale conférence de Guillemin où l'on ne l'attendrait pas, sur Robespierre :
http://www.paris-philo.com/article-histoire-la-revolution-fran-aise-expliquee-a-travers-robespierre-105782829.html.
Cher Jean-Clet, vous méconnaissez le point de vertige stoïcien et nietzschéen, pour lequel obéir c'est diriger. Est-ce un hasard si "le nivellement démocratique va dans le sens du Surhomme" ?
Etrange contre-révolution chez les para-consistants, qui nous ont déjà habitué à un roman sur le roi des Belges. Il est aussi étrange pour un deleuzien d'être contre le fantaisiste, puisque la
fantaisie, le grain de folie est ce qui fait le charme d'une personne chez Deleuze. donc étrange, étrange. On cède à l'air du temps...
PS : Jean-Clément Martin est le directeur d'édition d'un Dictionnaire de la Contre-Révolution, Perrin, 2011
Beaucoup de gens, qui passant ici, qui furetant là, pourraient croire que je suis pour la French Revolution, mais c'est tout le contraire car toutes les révolution à fleurs sont surtout basées sur de la communication et aboutissent à un réformisme délétère. Il suffit de voir ce que cela a donné en Ukraine, jamais un pays n'a aussi peu produit après.
HISTOIRE
Sous prétexte de couper l'inflation de l'Etat (c'est-à-dire sa propension en émettant sa propre monnaie à gorssir indéfiniment), les banquiers n'ont pas réussi à créer de la valeur contrairement à ce que pense Zin et Boutang. On est avant tout dans une révolution Zinienne ou Moulier-Boutantiste, au sens où tout ce qui en resortira sera de l'ordre d'un capitalisme cognitif. Mais partout surgissent des hommes portant des crânes on e . On se croirait dans la Florence de Savonarole. Petit retour en arrière
Les Médicis sont renversés par la conquête française en 1494. Savonarole rencontre le roi de France, négocie les conditions de la paix, qu’il adoucit, et évite le sac de la ville. Les Florentins sont autorisés par le roi de France à choisir leur propre mode de gouvernement. Savonarole devient alors dirigeant de la cité. Il institue un régime qu'il décrit comme une « République chrétienne et religieuse » ; il modifie le système d’imposition, abolit la torture, prend des lois contre l'usure (plus dures que celles existant déjà), établit une cour d’appel et un système de secours aux pauvres. Il rend également la sodomie, auparavant punie d’amende, passible de la peine de mort. Les principaux ennemis de Savonarole sont alors le duc de Milan Ludovico Sforza, ennemi du roi de France, et le pape Alexandre VI. En 1497, Savonarole et ses disciples élèvent le bûcher des Vanités. Des jeunes garçons sont envoyés de porte en porte pour collecter tous les objets liés à la corruption spirituelle : miroirs, cosmétiques, les images licencieuses, les livres non-religieux, les jeux, les robes les plus splendides, les nus peints sur les couvercles des cassoni, les livres de poètes jugés immoraux, comme les livres de Boccace et de Pétrarque. Ces objets sont brûlés sur un vaste bûcher de la Piazza della Signoria. Des chefs-d’œuvre exceptionnels de l’art florentin de la Renaissance ont ainsi disparu dans le bûcher, y compris des peintures de Sandro Botticelli, que l’artiste avait lui-même apportées. Cependant, Florence se lasse des excès de Savonarole. Lors du sermon de l’Ascension du 4 mai 1497, des bandes de jeunes déclenchent une émeute, qui devient une révolte : les tavernes rouvrent, les jeux reprennent publiquement.
Oups je crois que j'ai plagié Wikipédia, haut-lieu du capitalisme cognitif tant honnis. Mais bref, ne voyez-vous pas comme cette révolution des indignés ne serait-ce que par le lieu choisi, les marches de l'opéra Bastille, haut-lieu de la Mitterrandie, car ce ne sont pas des radicaux qui font cette révolution mais des socialistes. Et de part et d'autre de la élée ce sont avant tout des derniers hommes qui battent le pavé. Tant dans la finance que chez les Indignés. Ce qu'on veut c'est de la sécurité contre la précarité. Ce n'est pas une révolution d'étudiants ou d'ouvriers car sinon les AG se tiendraient à 11h ou à 12 h, c'est avant tout une révolution de bobos précaires qui ont un accès constant à internet.
LA GENERATION DU CONSENSUS MOU
Le rapport avec le dernier homme (voir infra) ? C'est que avant tout j'y vois l'ennui, le plus rien à dire. S'il devait y avoir une crise, elle serait là, ais en fait il n'y en a pas, cela fait 30 ans qu'on nous le fait croire sous prétexte de conjecture défavorable alors que c'est avant tout structurel et que ce sont les rentiers qui possèdent à présent le pouvoir de tirer les intérêts de la dette infinie (et non plus les prêtres comme sous l'ancien régime, c'est notamment pour cela qu'ils virent pédophile car n'ayant aucune génération ils tombent dans la corruption et par là empêche la génération qui vient). Les jeunes l'ont bien compris et à l'exemple de Ritoyenne notre cher lecteur se détournent du fonctionnariat. Mais personne ne voit que s'il y avait une révolution à faire elle tiendrait avant tout dans la dénonciation de la manière dont Nicolas sarkozy prépare le démembrement de l'Etat après que Giscard-Pompidou lui ait couper les couilles (Je repense à Guattari tout exciter à créer des radios libres, à aider les autonomistes et régionalistes pour démembrer l'état). Non l'optique est claire faire que le Domaine soit mal administré pour pouvoir ensuite le vendre aux amis et à peu de frais.
En résumé, Ritoyenne, tu te plantes sur deux choses : ça ne fonctionne pas par avis subjectif
Et l'article qui m'a fait analyser la protubérance autrement et un article qui circule et qui condmane comme conspirationniste toute composante radicale. Les composantes radicale tendant à faire du 11 spetembre à terme une "affaire" (l'affaire depuis Lyotard étant une figure philosophique du dissensus). Ce que je vois aparaître là est une figure consensuelle de la génération de l'opinion. Or l'opinion n'a pas de stratégie. l'opinion appartient encore au ressenti, à la subjectivité, non à ce qui est analysé, digéré, délibérer. Anti-aristotélisme sans doute. La suite est l'explication des divrgences par divergences économiques-libidinales du dépassement du salariat. La composante Zino-Boutangiste ptônant le revenu
LE DERNIER HOMME
Autre point, Peu de gens savent que lorsque Nietzsche parlait du dernier homme il parlait avant tout des rentiers, donc des banquiers notamment (non pas le vôtre mais celui qui est suffisamment puissant pour vivre de sa rente). Le dernier homme c'est avant tout Schopenhauer. Et donc ses avatars comme Wagner, Houellebecq ou Sollers. Trop triste d'avoir tuer dieu il le réinjecte sous une forme nihiliste (bouddhique ou christique, cf. l'agenouillement de Wagner ou Sollers).
Le dernier homme est celui qui est plein d'orgueil d'avoir tué Dieu, ce que font par nature les financiers en récupérant à leur avantage la dette infinie, plutôt qu'en la redistribuant en une dette mobile (ce qu'est la petite monnaie). Avoir tué Dieu par son "cynisme" et percevoir les intérêt de la Dette que paye aujourd'hui l'Etat c'est ce que font les banquiers/financiers.
Parfois, l'actualité a de quoi faire sourire, même lorsque les nouvelles ne sont pas follement réjouissantes. Ironie du sort : on apprend à la fois, ce week-end, la mort du rappeur poète Gil Scott-Heron et l'annonce par le CSA de l'interdiction faite aux chaînes de TV de parler des marques Twitter ou Facebook à l'antenne.
Bien sûr, les deux sujets font le buzz sur les réseaux sociaux. D'une part, tout le monde rend hommage au légendaire auteur-compositeur de "The Revolution Will Not be Televised", chanson rebelle qui pointait l'omniprésence et le pouvoir néfaste de la télévision sur les masses. D'autre part, les internautes s'enflamment évidemment contre la ridicule tentative du CSA d'interdire toute "publicité" pour les services de Facebook et Twitter à... la télévision.
Interdit-on aux animateurs de citer leurs sources lorsqu'il s'agit d'un titre de la presse étrangère ? Ou d'une autre chaîne ? "Une information révélée par nos confrères de Canal+..." ou "Selon le quotidien espagnol El Pais...", ce n'est pas de la publicité ? Les réseaux sociaux seraient-ils considérés comme de simples marques lambda, et non pas comme des organes d'information à part entière ?
La conclusion s'impose alors naturellement : non seulement Gil Scott-Heron était de son vivant un artiste surdoué qui a bien mérité son immense notoriété, mais en plus sa disparition donne une nouvelle occasion de crier haut et fort que, décidément : les révolutions ne sont pas télévisées.
Ou du moins pas toutes. Car justement, si le climat mondial est sans conteste aux révolutions en série - du monde arabe à l'Espagne en passant par la Grèce, pour aller vite - c'est justement grâce aux nouveaux médias et aux réseaux sociaux qu'elles ont pu être aussi bien "couvertes" par la télévision et les journaux. Il n'y a qu'à constater sur Twitter le succès des #spanishrevolution ou autres #arabrevolution, et même la tentative de #frenchrevolution.
La véritable révolution médiatique qui permet aujourd'hui de relayer, voire d'organiser toutes les autres, mérite-t-elle une interdiction de publicité à la télévision ? Du point de vue des pouvoirs traditionnels, qui se sont si longtemps appuyés sur ce média à sens unique pour parler aux foules (de cul et de foot, de préférence, merci M. Berlusconi), la réponse est évidemment positive.
Ne reste plus, alors, qu'à espérer une hypothétique révolution de la télévision, qui se rebellerait contre l'organisme chargé de lui dicter son code de bonne conduite. Ou bien on peut encore imaginer un boycott de toutes les marques de chaînes de télévision par les utilisateurs des réseaux sociaux : Sur Facebook comme sur Twitter, plus aucune mention de TF1, France 24, i-Télé ou BFM TV ? On peut rêver.
Eric Verhaeghe, énarque, membre du Medef et président de l’Association paritaire pour l’emploi des cadres (APEC), « jette l’éponge » et démissionne à 42 ans de toutes ses fonctions. Il écrit sur la crise : « Tout cela avait un goût de 10 mai 1940. De ces moments où les généraux demandent à la troupe de se sacrifier pour protéger leur fuite, alors même qu’ils sont les seuls responsables de la défaite. Car, soyons bien clairs, la seule cause de la crise de 2008 tient à l’irresponsabilité des élites financières. Si les administrateurs des banques avaient joué leur rôle, notamment en empêchant des stratégies de crédit risqué, si le gouvernement américain, en 1998, sous l’influence des financiers, n’avait pas autorisé la fusion des activités bancaires et d’assurances, alors même que cette fusion était impossible depuis la crise de 1929, si les financiers américains n’avaient pas prêté à tour de bras des sommes colossales à de pauvres gens dont ils savaient qu’ils pourraient difficilement rembourser leurs dettes, si les banquiers européens n’avaient pas été complices de ces pratiques – tout cela visant à tirer des profits usuraires sur la misère humaine -, nous n’aurions pas subi la crise des subprimes et l’effondrement de l’économie mondiale comme un château de cartes. Et l’argent des contribuables n’aurait pas été sollicité pour rembourser ces erreurs monumentales. »
Christian Saint-Etienne, économiste universitaire élu vice-président du groupe Centre et Indépendants au Conseil de Paris le 7 avril 2008, nous dit de son côté, dans Le Point du 13 janvier : « Le paradoxe français d’un pays surdoué qui patine sur lui-même et d’une nation dotée d’atouts exceptionnels qui déprime ne se résoudra pas sans un choc d’une violence extrême contribuant à balayer des pseudo-élites politiques et culturelles coupées du monde réel, comme la défaite de 1940 avait ouvert le champ aux hommes qui jetèrent les bases des Trente Glorieuses. Un pays dans lequel on ne peut plus construire de diagnostics partagés fondant une action publique résolue, alors que le monde accélère vers de nouveaux horizons, est un pays mûr pour une révolution. »
Vous trouverez ici le nouveau plan de notre travail de thèse, une rapide présentation qui, je l'espère, constituera un petit saut quantique dans la pensée, la soutenance est réportée à une date ultérieure. Vous ne voyez ici qu'une partie des 1770 articles de ce site.
Voici une liste de 135 auteurs que nous complétons petit à petit.
* Liste des écrivains sur notre
site *
Penseurs et philosophes
Alain - 46 liens
d'Alembert
Anaxagore
Anaximandre
Appulée
Aristote
Arendt
Averroès
Badiou - 96
liens
Bachelard
Bakounine
Barthes
Bataille
Baudrillard
Bentham
Beauvoir (Simone de)
Bergson
Berkeley
Blanchot
Bourdieu - 26 liens
Bouveresse
Canguilhem
Castoriadis
Châtelet
Les Chinois
Cicéron
Comte
Condillac
Deleuze - 129 liens
Derrida - 64 liens
Descartes
Diderot
Epictète
Epicure - Bio, 3 œuvres, 2 analyses
Erasme
Foucault - 124 liens
Hegel
Heidegger
Heraclite
Hobbes
D'holbach
Husserl
Kant
Krishnamurti
Kierkegaard
Lacan
Leibniz
Lénine
Lévinas
Locke
Loraux
Lucrèce
Lyotard
Marx -39 liens
Merleau-Ponty
Mill
Montaigne
Nancy
Nietzsche
Onfray
Pascal
Platon - Bio, 24 œuvres, 3 analyses
Plotin
Plutargue
Proudhon
Rousseau
Saint-Augustin
Saint-Thomas d'Aquin
Sartre
Sénèque
Sloterdijk
Schopenhauer
Spinoza
Thalès
Voltaire
Simone Weil - 22 liens
Wittgenstein - article