Ripostes et pourparlers

Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 12:00

La philosophie de Nietsche comme il le dit lui-même est tout sauf une philosophie du héros. Merci.

 

210 Roulotte

 

Autrement dit il est sorti de la Wagnérite.

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 01:09
  • « Blasphémer Dieu était jadis le pire des blasphèmes, mais Dieu est mort et morts avec lui ces blasphémateurs. Désormais le crime le plus affreux, c’est de blasphémer la terre et d’accorder plus de prix aux entrailles de l’insondable qu’au sens de la terre. »

     

    Friedrich Nietzsche,

    Ainsi parlait Zarathoustra.

     

     

  • 208 Pensee-de-la-terre-4
  •  

  • Le récent tremblement de terre survenu au Japon; le tsunami qui a suivi et la non moins terrible catastrophe nucléaire de Fukushima nous en avertissent : plus le monde moderne continuera ainsi d’accentuer sa dépendance à la fois matérielle, technologique et énergétique et plus les populations concernées seront fragilisées et vulnérables face aux plus ordinaires et inévitables démonstrations de force de la nature. En de telles circonstances, nos plus puissantes technologies sont autant de points d’appui pour une nature dont les effets dévastateurs s’en trouvent de la sorte multipliés. Croyant par là nous affranchir d’une nature depuis toujours considérée comme hostile, nous ne faisons chaque jour que nous fragiliser davantage. La frugalité, l’économie, le bon sens, l’improvisation et la solidarité à elles-seules auraient pu suffire à notre bonheur et à une immunité auxquels nous avons progressivement tourné le dos au fil de nos soi-disant progrès.

    L’histoire de la vie et de la terre nous enseigne que nombre d’espèces et de civilisations ont de la sorte disparues, ensevelies, écrasées sous le trop lourd fardeau de leur propre histoire, de leur mémoire, de leur généalogie ou de leur culture. Survivre c’est évoluer. Et évoluer c’est avant tout savoir renoncer à chaque instant à celui qui l’a précédé. C’est en cela que réside le secret, la dynamique, l’articulation de toute forme de mouvement, de progression ; de liberté en somme. Les certitudes les plus dures ; la thésaurisation des acquis, de la culture, des modes de vie, des traditions, des sciences et des techniques ; des richesses dans tous les domaines... sont autant de lourds édifices qui ne demandent qu’à être renversés. Arrachés d’une terre cent fois millénaire qui les aura nourris jusqu’à épuisement. Toutes les formes d’immobilismes, de concentrations et de concrétions sont autant de dangers et de « prises au vent » du destin. Nos sociétés modernes n’ont jamais autant eu la possibilité de stocker, de classer, d’inventorier, de comptabiliser, d’étiqueter, qu’elles l’ont aujourd’hui grâce à ce que l’on nomme les nouvelles technologies. Les chercheurs tournés vers le passé ; les conservateurs, les glossateurs, les paléontologues et les archéologues n’ont jamais été si nombreux. On creuse, on gratte, on dépoussière, on sauvegarde, on protège. On éventre à l’envi tous les tombeaux ; toutes les sépultures du monde antique dans une ivresse profanatoire à seule fin de venir grossir les bibliothèques numériques, les réserves des musées et les patrimoines culturels des pays les plus riches. On se repaît de mort de toutes les manières possibles : c’est le culte de la mort contre celui des morts.

    Rien n’est plus insaisissable, diaphane, léger, furtif et mobile que la vie. Aussi, toute tentative de fixation de ces forces incommensurables dont elle est la partie visible, entraîne immédiatement à sa suite l’accumulation rapide de puissances d’autant plus incontrôlables et dévastatrices que l’opposition à ce puissant torrent se fera croissante. Cette Volonté de puissance naturelle aura toujours le dernier mot parce qu’elle est infinie.

    Aussi, eu égard aux enjeux et surtout aux urgences qui nous pressent de toute part, les pays développés du monde entier se doivent d’opérer une conversion, pour ne pas dire une véritable révolution. De la même manière qu’une écologie politique semble sur le point de naître et de bouleverser de manière significative le paysage politique de nombreuses nations ; pareillement, une révolution du même ordre s’imposera tôt ou tard à tous les grands courants religieux de la planète. Il est temps pour eux ; il est temps pour tous, de renouer avec la matière. Depuis ses plus grossières terminaisons jusqu’à ses plus subtiles et encore invisibles ramifications. Autant s’impose la nécessité de recourir à une politique de proximité ; autant une religion de proximité semble être aujourd’hui, ou au plus tard demain, la seule alternative offerte aux grands monothéismes du monde. Recouvrer le sens de la terre ; le sens de la nature et en définitive, le sens de la vie. Oublier Dieu et ses formes improbables pour une relation plus intime et enfin pacifiée avec « le corps » et toutes ses acceptions. Une matière non plus seulement perçue comme nourricière. Une matière non plus seulement là pour satisfaire nos besoins les plus grossiers, les plus primitifs, les plus vils. Mais une matière mère qui nous a vus naître et dont nous ne pourrons jamais véritablement nous affranchir. Et pourquoi le devrions-nous d’ailleurs ?

    Il nous faut de toute urgence renouer les liens et nous réconcilier avec cette materia matrix sans laquelle l’homme n’est rien ; sans laquelle il ne peut rien parce qu’elle est le prolongement naturel de nos corps et de nos âmes, et jusqu’à l’infini. La matière est la voie royale pour l’accession à la vérité, si vérité il y a. Du moins y trouverons-nous notre vérité. Car si, dans le pire des cas, ayant remonté ce fleuve jusqu’à ses plus lointaines et improbables origines, aucune vérité religieuse, métaphysique ou universelle ne nous y attendait en récompense de nos efforts ; la matière et ses infinis miracles serait néanmoins toujours là comme seule mais non moins merveilleuse divinité. De celles qui ont toujours été là pour nous et sur laquelle il nous sera toujours loisible de compter. Si proche de nous ; si intimement mêlée à nos existences que nous avons

 

C'est très bien vous avez pointez le surhomme, mais où avez-vous trouvé cette citation.... ?


Par contre que de catastrophisme que seriez vous devenu à l'époque de la grande peste où un tiers des Européen à succombé, que seriez-vous devenus dans le grand cataclysme a emporté la civilisation minoenne qu'on dit être celle de l'Atlantide vers -1400, enfin que seriez-vous devenu après cette famine due à la collectivisation (les mère en étant venu à pratiquer l'eugénisme au sein de leur propre population sacrifiant un de leurs enfant (c'est peut-être pourquoi les ukrainiennes sont si belles et qu'elles gèrent malheureusement tout dans leur pays). De 5 à 10 millions de mort on nomme cela holodomor.

Et quand bien même il y a un peu de radioactivité à Fukoshima. Ca me semble pichnette car l'industrie nippone repose sur le nucléaire et l'énergie à bas prix qu'il offre. De la Terre nous n'habitons que la surface et celle-ci s'exprime. Alors quand 0,1 % de la population mondiale serait touchée, je ne vois pas le problème. Suicidez-vous, si vous ne voulez pas supporter que l'homme laisse son empreinte sur la Terre, c'est peut-être ce que ce sont dits les diplodocus, qu'ils avaient une trop grosse empreinte sur la Terre (enfin cela heureusement personne ne le croit). Et quand on voit la richesse des mutations autour de Tchernobyl ou dans toutes les zones démilitarisées (entre les deux Chypres, entre les deux Corées), on peut se dire qu'il n'y a pas de souci.

Je ne sais pas si Georges Amar savait que Kenneth White l'avait conduit vers le sens de la Terre (lui ce disciple inconnu de Goethe, lui ce disciple inconnu d'Elisée Reclus). C'est Goethe le premier qui parla du surhomme dans son Faust, c'est Nietzsche qui y associa le sens de la Terre quand des imprudent comme Badiou (in ses propos sur Lacoue-Labarthe et le nazisme comme un humanisme) ou Alain Minc (in son Keynes). Quant à imprudent j'utilise le sens donné par Montaigne : imbécile si vous voulez.

Vous citez Nietzsche mais vous ne connaissez même pas Nietzsche un peu comme Onfray, la douzième branche du platonnisme, Cheminade était la résurgence de la dixième et Badiou le sophiste la onzième auto-légitimée descendante des deux sophistes Althusser et Lacan, les maîtres-sophistes (un sophiste est celui qui prétend que la philosophie s'enseigne, ce qu Kant ne se serait jamais permis), je m'en tiens là à Montaigne (et son Apologie de Raymond Sebond). Pour Nietzsche il n'y a pas de matière mais disant cela il ne savait pas qu'il assassinait l'esprit (car il n'y a pas et il n'y a jamais eu de libre esprit" c'est simplement mon exigence disait-il), l'esprit étant avant toute chose l'outil de domination de la chétienneté bien au-delà de la Trinité.


La Terre s'exprime et alors grand bien lui fasse, soit vous êtes stupide soit vous avez compris que nous en habitons la surface, et que nous devons l'atmosphère que nous respirons et la ionosphère que yi nous protège au simple fait que des densités différentes glissent les une sur les autres crént un magnétisme. Notre cerveau est enfant de e magnétisme et notre squelette provient de sa gravité. Alors si ça coûte fissure un peu cela veut simplement dire que nous pouvons l'habiter un peu plus longtemps; Je renverse là votre discours. Et crie hourra la Terre vit.


Quand à la vie c'est comme le dit Francis Hallé ou Axel Kahn la supérioité du végétal sur l'animal. La supériorité des forces réactives sur les forces actives ou la simple option émise par Nietzsche que les faibles l'emporte toujours sut les forts comprenez les organismes complexes. Je le vis et le vois tous les jours, mais rien empêche de produire ses coups de chances et de forger par là ses . Arpenteurs et médecin de la Terre cela veut dire que tôt ou tard l'on produit non seulement ses diagnostics mais aussi ses prescriptions. Nietzsche disait si bien mais personne ne sais qui je suis... Personne n'a compris le philosophes médecin, celui qui use du marteau pour ausculter mais surtout donner le ton, le style.

 

La métaphysique est avant tout le végétatif, le contemplatif, l'appel de la forêt ou tentation de Démocrite... L'humanité l'a vécue pendant deux mille cinq cents ans. Mais si la vie peut camper dans le végétatif et ses petites graines, elle peut aussi peupler la Terre voire déborder. Et c'est cela que vous lui reprocher.

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 21:26

Commentaire n°1 posté par Anthony Le Cazals le 02/05/2011 à 23h48

Tu aurais lu Nietzsche tu aurais compris qu'il a abandonné l'innocence du devenir pour quatre raisons...

Vive le discours nouvelle droite qui n'a rien compris au Grand dépit au mépris de l'homme pour l'homme que pratiquaient en premiers les juifs, c'est pour cela qu'ils ne sont pas tombés en décadence contrairement à ton peuple.

En outre Nietzsche aurait détesté la modernité du Corbusier et il se serait moquer de Speer, type même de la bête à cornes, qui était prêt à tuer et à désobéir à Hitler pour cela (la nation allemande)... Nietsche est surtout l'expression de la décadence d'une lignée souche et sa réaction à cela...

 

Réponse d'Olivier Meyer (Nietzsche académie) hier à 14h06

 

Hyperboréen est à entendre d'un point de vue culturel. Libre à chacun de le devenir, quelle que soit son origine. Même si le mythe est indo-européen, sa portée n'en est pas moins universelle. Hyperborée est le lieu de séjour d'Apollon pendant l'hiver, par-delà le pays où souffle le vent du Nord. Léto la mère d'Apollon serait elle-même Hyperboréenne. Devenir Hyperboréen, c'est renouer avec le culte d'Apollon et de ses valeurs, la beauté, la clarté et la pureté mais aussi avec Dionysos - ce que Nietzsche a mis en relief dans "La Naissance de la tragédie" - en tant que pendant d'Apollon, force vitale à la source de la beauté.

 

Commentaire n°2 posté par Anthony L C le 07/05/2011 à 21h07

 

C'est dommage que Nietzsche soit revenu sur le devenir et l'innocence du devenir. Ca fait une belle jambe au grand devenir nietzschéen. Bref c'est un recueil de blagues, je vais vite l'acheter, paraît qu'il est introuvable. Rassure-moi avec tes jugement catégorique d'orgueilleux souffrant, tu n'espères pas faire partie du surhomme. Il serait dommage que et les hommes supérieurs et le surhomme soit gâtés (misgaraten) avant même d'être nés...

Oui je me délasse sur ton blog...


Commentaire n°1 posté par Anthony Le Cazals le 07/05/2011 à 17h35

Comment faire de Nietzsche un anti-sémite, connais-tu l'affaire Köselitz dans le cercle des wagnériens ? Tiens je te donne même un coup de main : "et cela sera peut-être utile à votre apaisement, si je vous dis qu'en fin de compte je ne compte aucun juif parmi mes amis. Mais pas non plus d'antisémite." le 23 mars 1887, donc en fin de compte il ne réduit pas des juifs illégitime à leur judéité... Tu me fais beaucoup rire tu es donc plus apollinien que dionysiaque. Tu vois on peu même faire de l'extraction de citation comme toi, ce qui ne veux plus rien dire en fait : "Les juifs pour moi objectivement parlant sont plus intéressant que les Allemands" (ibid.). Et dans cette lettre à Overbeck il surenchérit et parle de la précédente lettre : "Zarathoustra, "l'homme divin", a fait tourné la tête aux anti-sémites ; il y a une interpré&tation proprement antisémite qui m'a fait beaucoup rire. Soit dit en passant, j'ai suggéré à l'autorité compétente de publier un catalogue précis des savants, artistes, comédiens et virtuoses allemands juifs ou à moitié juifs de par leur naissance : ce serait une bonne contribution à l'histoire de la culture allemande et aussi à sa critique (avec tout cela ça reste entre nous... ..." 23 mars 1887. "pour finir, que croyez-vous que j'éprouve lorsque Zarathoustra se voit prononcé par des anti-sémites ?" 29 mars 1887

Réponse de Nietzsche académie aujourd'hui à 14h08

Votre démonstration ressemble fort à un plaidoyer pro domo. La vérité c'est que Nietzsche est anti-antisémite pour des raisons circonstantielles, superficielles - lire à ce sujet le chapitre "Orient et judaïsme" tiré du livre d'Ernst Nolte "Nietzsche Le champ de bataille" - quand son antisémitisme, malheureusement pour vous, est bien plus profond et culturel. J'en veux pour preuve cet avis de son ami Franz Overbeck qui résume bien l'ambivalence de Nietzsche: "Nietzsche a été un véritable opposant de l'antisémitisme - c'est ainsi qu'il a vécu. Ce qui n'empêche que ses jugements sur les Juifs, laissent tous les antisémites, quand il parle franchement, loin derrière lui par leur dureté. Son antichristianisme était avant tout fondé sur de l'antisémitisme."

Commentaire n°2 posté par Anthony L C le 08/05/2011 à 21h00

Et Overbeck voyait en Nietzsche l'homme le plus libre qui soit... Il avait toujours des jugements truché par ses valeurs...

Le problème c'est qu'il appréciait Brandes, qu'il ne voyait pas Gast et Rée comme des juifs puisque non pratiquant, mais il est difficile pour un anti-sémite de faire plus juifs qu'eux... Bien entendu qu'il avait des jugements sévères sur les juifs comme sur tout le monde qui se rapprochait du philistin, vous pourriez même faire de moi un anti-sémite mais que de louange n'a-t-il fait de l'ancien testament (la Torah) qu'il trouvait plus dure et moins contaminer de l'amour du prochain. Bref vous avez tout dit il combattait l'antisémitisme. Et même pour se faire accepter de Wagner il était capable de tenir de propos antisémites dans sa jeunesse, mais il a combattu tout cela par la suite. Que voulez-vous de plus sinon votre aveuglement, oh regardez il a prononcé le mot "juif" il était antisémite. Vous pourrez même faire de Voltaire un islamophobe...

Ce que je cherchais à dire c'est que la moitié de ses amis étaient d'origines juive, aux sens où les deux parents étaient juifs... Pour un anti-sémite c'est suffsant. Vous pourriez me dire Wagner aussi avait quelques amis juifs mais il suffit de voir comment il se comportait avec Lévi. C'est même Nietzsche qui a choisi le nom d'artiste Peter Gast (l'hôte cf. le russe гостиница) pour Köselitz. Il les appréciaient pour leur athéisme encore que celui-ci ne soit pas confirmé, Brandes qui diffusait Nietzsche au Danemark était trés croyant... Alors ne fais pas parler les morts...

Meyer c'est Allemand comme les bêtes à cornes... hihi ! Je crois que tu n'es pas d'une famille souche, ce n'est pas possible autrement, donc ni juif ni allemand-bourru.


Commentaire n°2 posté par Anthony L C le 08/05/2011 à 21h18

Vous n'avez même pas le courage des commentaires... Et vous argumentez si mal... Truc a dit machin a dit... Je vous enverrai mêem le bouquin d'une personne d'origine juive comme beaucoup d'admirateurs de Nietzsche qui montre le parti inverse et tout en nuance de votre thématique de bête à corne. Quand on est nationaliste on peut difficilement être hyperboréen...

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 22:36

Bon je vous livre là une synthèse en général les gens n'aiment pas, c'est un peu comme donner la fin d'une histoire et gâcher le plaisir de la crédulité alors que l'important n'est jamais l'histoire  le trajet ou le doigt du sage mais ce qu'ils indiquent et qui les traverse... C'était une réponse à ceci.

 

Cher Jean-Clet soit vous corroborez ce que vous faîtes dire à Badiou et alors c'est la plus grande attaque que vous puissiez faire à votre amie Véronique B. soit vous ne saisissez la stupeur de l'être chez Badiou. L'Etre a bel et bien une insistance chez Badiou et il s'est toujours porté au secours de ceux qui sortaient de l'"abri de l'être" (une autre manière de parler des sans-papiers entre autres...). L'Etre est multiple et la liberté est Une (c'est-à-dire que comme principe anhypothétique, elle peut-être ou ne pas être). Voilà résumer toute l'axiomatique de Badiou, dont l'événement n'est que le déclencheur du trajet immanent du Sujet (et non des sujets) d'autant plus aléatoire qu'il a un but et que l'imposture post-kantienne* sous le nom de Platon débute (simplement Badiou en déclarant les idées immanentes et non transcendantes ni pas respecter son hypothèse de départ qui est il n'y a ni transcendance ni immanence mais en plus se coupe du Bien platonicien qui empêchait la régression infinies des idées). Comme les termes sont condensés cela peut paraître abstrait au lecteur qui passe. Badiou n'est pas à une incohérence près, Medhi le voit comme un dictateur alors que Rousseauiste (c'est-à-dire contre la politique représentative) il n'a simplement pas conclu son axiomatique, je crois qu'il ne serait pas contre le tirage au sort, simplement parce que cela met face à un choix et non un statut. On le fait pour cela passer pour un dictateur alors qu'il est pour le fascisme de la pomme de terre depuis toujours comprenez en ses termes (l'organisation horizontale). Etant contre les héritages et pour l"évènement, il verrait volontiers le tirage au sort comme une instance du "tribunal de l'égalité". L'autre optique serait de voir dans ce "tribunal" un comité de salut public mais Badiou a abandonné la révolution. Il aime par contre qu'on le mette face à ses conséquence comme il avance à l'envers (c'est tout le problème de sa déconstruction que votre texte ne fait que soulever et que Véronique Bergen a manqué). Un minimum d'organisation ne fait pas de mal, je prolongerai dans un autre commentaire...

Si je parlais d'errance* pour répondre à votre gentil mail, c'est à propos de vos romans, de l'exploration des multivers. Ne prônant ni l'Un ni le multiple, je vous considère comme très homogène et point hétérogène (c'est-à-dire "autre que le genre"). Votre style est inimitable Vous excuserez d'avance le ton de mes prochains textes, mais j'ai un travail précis à faire, mais comme tout arracheur de dents je vous dirais que cela ne fait pas de mal.

= post-kantienne et non anté-kantienne comme vous l'affirmez dans votre précédent texte, le post-kantisme pouvant se résumer ainsi la volonté s'affirme puis se nie pour la simple raison que Kant a posé la séparation du principe de connaissance (principe de raison suffisante) et de la loi de causalité (comme "principe" d'existence). Même Schopenhauer n'a pas tiré jusqu'au bout les conséquence de ce qu'il a vu, c'est pour cela qu'il finit bouddhiste. Le postèkantisme est marqué par le nihilisme tout simplement et le nihilisme aristocratique de Badiou n'y échappe pas.

 

D'ailleurs vous reprenez sans cesse cette expression de lignes d'erre (pour ma part je dirai qu'il n'y a d'errance ou d'erreur que dans les système et non au Dehors d'où vous entendez à peine mon écho, petit hyperboréen du Sud.

Par Anthony Le Cazals - Laissez un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 22:27

Foire d'empoigne et "gais" lurons.

Alain Badiou a fait parvenir à L'Express un court texte incisif en réponse au livre de son ex-disciple.

 

A propos du livre titré Après Badiou

Un ex-disciple a tenu à publier un ouvrage où il "explique" de façon particulièrement vulgaire, anecdotique et ignorante, les raisons de sa rupture avec moi. Il est exact que j'ai été un temps intéressé par le travail de Mehdi Belhaj Kacem. J'ai écrit une préface pour l'un de ses livres, je l'ai invité à mon séminaire, j'ai été son éditeur chez Fayard... On aurait pu croire que tout cela créait une fidélité. C'était le cas pour moi, mais non pas pour lui. Visiblement, il a pensé qu'être mon ami ne lui rapportait pas assez, ni assez vite, et qu'être mon ennemi lui rapporterait gros : il suffirait de vendre sa renégation à ceux, nombreux et puissants, qui sont mes ennemis de longue date. Tout un chacun pourra une fois de plus constater que le mélange de la trahison, de la mégalomanie et de la paresse n'a jamais donné qu'une pénible bouillie. Je n'ai aucun autre commentaire à faire sur cette banale histoire de corruption mentale. Au demeurant, je n'ai pas l'habitude de commenter les très nombreux livres qui me sont consacrés. 

 

Alain Badiou, Paris le 27 mars 2011 

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