<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.paris-philo.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Les devenirs de la philosophie à Paris]]></title>
    <link>http://www.paris-philo.com/</link>
    <description>Des pensées pour être apte à un plus grand nombre de choses. Non pas changer le monde mais mais être capable d'en voir les positivités : les autonomies (comme à Paris 8) </description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/30/47/61/avatar-blog-864655-tmpphp1V2a9O.jpeg</url>
        <title><![CDATA[Les devenirs de la philosophie à Paris]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 16:00:10 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 16:00:10 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.paris-philo.com</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[333. L’affectif n’est ni qualité ni quantité.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-333-l-affectif-n-est-ni-qualite-ni-quantite-96804809.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Chacun de ces régimes de forces produit ses agencements, mais on peut en définir quelques entités&nbsp;:</span>
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><strong>a.</strong></span></span></span> Homme supérieur et communauté d’«&nbsp;esprit&nbsp;» pour le régime capitaliste&nbsp;: ce sont les thèmes du collectivisme
      capitaliste, du complexe militaro-industriel.</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><strong>b.</strong></span></span></span> Sujet et institution pour le régime discursif.</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><strong>c.</strong></span></span></span> Créateur et peuple pour le régime affectif.</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Le procès du capital a pour effet l’aliénation (constitution d’un autre ou d’un ailleurs), le procès de vérité a pour effet la
      subjectivation porteuse de vérités, le procès de création a pour effet la dépersonnalisation. En tout cas il serait trop simple de faire correspondre à ces trois forces en présence le
      spiritualisme, le matérialisme et le vitalisme. Ce qu’il faut retenir ici&nbsp;est que l’intensité n’est ni la qualité ni la quantité. Ce serait ruiner les intensités que de parler en termes de
      quantité ou de qualité. La pensée rhizomatique ou convergente s’appuie sur les intensités. Elle est aussi appelée pensée du Dehors par Foucault ou du Surpli par Deleuze. elle est de l’ordre de
      l’intensif et non du quantitatif ou du qualitatif qui relèvent de l’interprétation qui hiérarchise le monde. L’intensif ou affectif n’a rien à voir avec les représentations humaines qui
      s’attachent aux formes, aux objets, aux personnes. C’est pour cela qu’on peut dire qu’elle vise l’impersonnel et plus encore qu’elle tend à nous dépersonnaliser, à nous rapprocher de
      l’existence tragique des Grecs immergés dans la «&nbsp;République des Sages&nbsp;», ce qu’ont compris Spinoza et Nietzsche en solitaires, le premier implicitement avec sa petite santé, le
      second au travers de sa grande santé.</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>


<style type="text/css">
        &lt;!--
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
        --&gt;
        <span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span>
</style>]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 15:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">42e91cd71e6fe76554a268a33c543c74</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-333-l-affectif-n-est-ni-qualite-ni-quantite-96804809-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[332. Le discernement au-delà du point où la loi du multiple entre en défaillance.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-332-le-discernement-au-dela-du-point-ou-la-loi-du-multiple-entre-en-defaillance-96804714.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Si comme nous l’avons vu avec Badiou la théorie des ensembles aide à penser l’être jusqu’à la limite, jusqu’<em>au point où la loi du
    multiple entre en défaillance</em> <sup>OT_58</sup>, la physique quantique peut servir de condition à une pensée d’un extra-être comme l’appelle Deleuze et que nous nous ne permettons de tenir en
    suspens loin d’un sens langagier. Pour cela on pensera au positif du Taquin ou du gap, qui se joue entre bande de valence (matière pensée classiquement, relations statiques entre atomes = valence
    du carbone), bande d’énergie interdite (vide ou neutre) et bande de conductivité (état quantique = semi-conductivité du silicium). L’excitation ou la taquinerie d’un électron par un photon, son
    affection, permet de faire passer l’électron par delà le gap ou la bande d’énergie interdite de l’état statique de la bande de valence à l’état quantique de la bande de conductivité. La question
    de la défaillance de l’«&nbsp;être&nbsp;» demeure. Deleuze pense l’anomalie quantique et la perte d’intelligibilité qu’elle suscite, indirectement au travers de l’annexe sur le monde sans autrui.
    Chez Michel Tournier dans <em>Logique du sens</em> et dans le concept d’anomal dans <em>Mille Plateaux</em>, il n’est plus question d’hétéronomie ou d’autonomie mais d’une anomalie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Il y a trois types de valeurs ou de créances qui correspondent aux trois forces en présence que sont&nbsp;:</span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><strong>a.</strong></span></span></span> le capitalisme exacerbé sous la forme d’un matérialisme démocratique ou d’une loi du marché (qui obéit à la loi du nombre, sa valeur
      étant le numéraire et le surnuméraire ou profit qui en découle). On peut parler de régime quantitatif ou lucratif qui dans l’urgence où il est pris, a une composante répressive. Sa valeur
      relative est le profit, sa valeur absolue la réussite. Cette force «&nbsp;compte&nbsp;».</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><strong>b.</strong></span></span></span>- le régime discursif, dont la fonction est de conserver dans un registre et d’assister toute constitution ou d’apparaître digne
      d’intérêt, car toute naissance qui n’est pas accompagnée, se fait dans la violence et à terme n’est pas viable ou plus exactement subjectivable. Sa valeur est la vérité (matérielle ou
      spirituelle) et sa composante étatique ou académique peut avoir un effet dissuasif sur la dernière force en présence. Suivant sa logique, cette force «&nbsp;persuade&nbsp;» ou
      «&nbsp;prescrit&nbsp;».</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
      "font-size: 10pt;"><strong>c.</strong></span></span></span> Enfin la troisième force en présence est le régime affectif, qui est le régime amené par le troisième genre de connaissance de
      Spinoza et qui suppose un «&nbsp;sens&nbsp;» qui bien que neutre soit producteur. Sa valeur est la création en tant qu’émergence du singulier et sa composante est intempestive ou subversive.
      Elle résiste à la première force et «&nbsp;contamine&nbsp;» (ou affecte) la seconde, en tant que ses créations sont enregistrées ou reconnues. Ce régime affectif n’est autre qu’un régime
      intensif qui procède par degrés et par seuils entre différentes polarités contemporaines. La pensée affective n’est autre que la pensée contemporaine, une pensée qui n’est ni de déviance ni de
      tendance mais de mouvance&nbsp;: elle indique un sens et des débouchés pour l’investissement d’énergie.</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>


<style type="text/css">
        &lt;!--
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
        --&gt;
        <span style="font-size: 10pt;">﻿</span><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">﻿</span></span>
</style>]]></description>
        <pubDate>Fri, 17 Feb 2012 15:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4bcb247ece4fcf7032e57df6c06d3dc9</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-332-le-discernement-au-dela-du-point-ou-la-loi-du-multiple-entre-en-defaillance-96804714-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[331. Vers un régime affectif propre au fini-illimité.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-331-vers-un-regime-affectif-propre-au-fini-illimite-96804084.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Si la pensée affective n’est pas une pensée des liens affectifs mais de ce qui est contemporain, c’est simplement que l’affection n’est
    pas l’affect. Ce qui nous est contemporain n’est pas forcément la douleur ni l’extase. Une affection est un état de représentations, d’aspirations, et aussi un sentiment tenace <sup>DzCC_175 et
    SzE</sup>°<sup>III,déf.3</sup> tandis qu’un affect est ce qui modifie notre puissance d’agir. L’affect actif n’est pas séparable de l’action, de l’entrain, alors que l’affection est plus
    généralement une réaction,: <sup>DzCC_175</sup>. Si l’on parle ici d’affectif, c’est en prenant bien soin de distinguer ce qui est de l’ordre du lien (affection) de ce qui est de l’ordre d’une
    échappée (affect). L’affection est effet d’un corps sur un autre corps dans la représentation et la hiérarchie des corps, l’affect est l’effet d’une affection sur une capacité, une puissance ou
    une sagacité — pertinente impertinence. Nous avons déjà vu que l’éternité de coexistence chez Spinoza <a href=
    "http://www.paris-philo.com/article-232-eternite-de-succession-et-duree-porteuse-de-nouveaute-chez-bergson-96795693.html"><span style="color: #000080;"><sup><span style=
    "font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>232</strong></span></span></sup></span></a> est différente de l’éternité de succession chez Bergson <span style=
    "color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><a href=
    "http://www.paris-philo.com/article-231-deleuze-et-la-pensee-du-surpli-les-deux-eternites-96795529.html">231</a></strong></span></span></sup></span>. Cette éternité n’est nullement substantielle
    ou permanente, elle est ce qui sans cesse revient comme événement, comme aberration qui fait sens. L’éternité si on la détourne de sa conception purement spinoziste, c’est-à-dire ne concernant
    que la part éternelle de l’esprit, la réincorporation qu’en fait Deleuze, est de dire&nbsp;: qu’un corps expérimente l’éternité en ce qu’il est apte à un plus grand nombre de choses. J’insiste
    sur ce point car elle rejoint me semble-t-il une définition qu’Alain Badiou donnait du sujet dans le <em>Panorama de la philosophie française</em> <sup>BdPPF</sup>. le sujet qui est effet du
    procès de vérité, n’est pas un sujet conscient (asservi) ou seulement corporel il est <em>quelque chose qui est comme une production ou une création qui concentre en elle des forces plus
    vastes</em> <sup>PPF</sup><em>.</em> Ceci rejoint au plus haut point une définition que l’on pourrait donner de l’affectif, de l’intempestif ou du taquin. Qu’est-ce que l’affectif&nbsp;? C’est la
    part éternelle de l’esprit <sup>Ethique,</sup> <sup>V_39</sup> ou un corps — individuel ou social — apte à un plus grand nombre de choses. Mais la question devient alors comment se faire un corps
    affectif ou intensif&nbsp;? Chez Deleuze et Guattari, la solution à cette question prend deux directions — échelle individuelle et échelle sociale — au sens où chacun des deux conçoit le
    corps-sans-organes dans une de ces deux directions, donc à une échelle différente.</span>
  </p>


<style type="text/css">
        &lt;!--
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
        --&gt;
        <span style="font-size: 10pt;">﻿</span><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">﻿</span></span>
</style>]]></description>
        <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 15:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e0320c986d16d3e35cbc0c86f8fa68dd</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-331-vers-un-regime-affectif-propre-au-fini-illimite-96804084-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[330. Vers une pensée de l’affectif : être en capacité autonome]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-330-vers-une-pensee-de-l-affectif-etre-en-capacite-autonome-96803924.html</link>        <description><![CDATA[<h6 class="western"></h6>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Ensemble des articles du dossier. Il suffit de cliquer sur les liens :</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <h6 class="western">
    <a href="http://www.paris-philo.com/article-331-vers-un-regime-affectif-propre-au-fini-illimite-96804084.html">331. Vers un régime intensif propre au fini-illimité.</a>
  </h6>
  <h6 class="western">
    <a href="http://www.paris-philo.com/article-332-le-discernement-au-dela-du-point-ou-la-loi-du-multiple-entre-en-defaillance-96804714.html">332. Le discernement au-delà du point où la loi du
    multiple entre en défaillance.</a>
  </h6>
  <h6 class="western">
    <a href="http://www.paris-philo.com/article-334-heteronomie-homonomie-et-autonomie-96805028.html">333. L’affectif n’est ni qualité ni quantité.</a>
  </h6>
  <h6 class="western">
    <a href="http://www.paris-philo.com/article-334-heteronomie-homonomie-et-autonomie-96805028.html">334. Hétéronomie, homonomie et autonomie.</a>
  </h6>
  <h6 class="western">
    &nbsp; <a href="http://www.paris-philo.com/article-335-les-trois-politiques-imaginaires-96806944.html">335. Les trois politiques.</a>
  </h6>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><a href="http://www.paris-philo.com/article-336-la-liberte-resulte-d-une-capacite-96808337.html">336. La liberté résulte d’une
    capacité.</a></span></strong>
  </p>
  <h6 class="western">
    <a href="http://www.paris-philo.com/article-337-la-liberte-resulte-d-une-capacite-96808501.html">337. La liberté résulte d’une capacité 2.</a>
  </h6>
  <h6 class="western">
    &nbsp;<a href="http://www.paris-philo.com/article-338-vers-la-capacite-autonome-96808910.html">338. Vers la capacité autonome.</a>
  </h6>
  <h6 class="western">
    <a href="http://www.paris-philo.com/article-339-pour-conclure-cette-livree-96809155.html">339. Pour conclure cette livrée.</a>
  </h6>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always; text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><em>Beaucoup de choses importantes sont arrivées depuis les Lumières qui ne se limitent pas à leurs idées. Surtout si une nouvelle
    période d’activité politique tendant vers l’autonomie devait survenir, elle nous mènerait bien au-delà non seulement des Lumières mais aussi de tout ce que nous sommes capables d’imaginer.</em>
    Castoriadis <sup>CstFP_131-132</sup></span>
  </p>


<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
         &gt;
-->
</style>
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 
                @page { margin: 2cm }
                H6 { margin-left: 2.03cm; text-indent: -2.03cm; margin-top: 0cm; margin-bottom: 0.42cm; text-align: center }
                H6.western { font-family: "Verdana", serif; font-size: 10pt }
                H6.cjk { font-family: "DejaVu Sans"; font-size: 10pt }
                H6.ctl { font-family: "Verdana"; font-size: 14pt }
                P { margin-bottom: 0cm }
                P.western { font-family: "Arial", serif; font-size: 10pt }
                P.cjk { font-size: 10pt }
                P.ctl { font-family: "Arial"; font-size: 10pt }
         &gt;
-->
</style>]]></description>
        <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 15:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">08f7222db6d5c28b51c2366ca61af7d4</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-330-vers-une-pensee-de-l-affectif-etre-en-capacite-autonome-96803924-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[327. Antigone faite comme un rat : retour sur la dimension terrible.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-327-antigone-faite-comme-un-rat-retour-sur-la-dimension-terrible-96803797.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce passage se veut avant tout pris dans l’apparente impasse d’une aporie. Il s’agit de pousser jusqu’au bout la confrontation de la
    dimension morale et de la dimension terrible. Si nous restons très proche du texte de Castoriadis <sup>CstFP_24-34/39-46</sup> plutôt que d’une interprétation renouvelée de l’Antigone de
    Sophocle, c’est avant pour déconstruire ou circoncire ce que Castoriadis nomme l’institution imaginaire non de la société mais d’une nouvelle constitution. C’est en fait dans d’autres textes et
    entretiens<span style="color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><strong>lien</strong></span></sup></span> qu’il développe ce qu’il entend par constitution autonome, à
    savoir le tirage au sort des politiques et l‘élection des experts. Présentement, il l’évoque cette constitution non par son contenu pragmatique mais comme un talisman&nbsp;: l’institution
    imaginaire de la société. Il s’agit par notre étude de la déconstruction d’un texte par un autre texte comme Derrida pouvait en sonner le glas en les confrontant les marges. Donc l’aporie qui
    suit interroge non des textes mais le sort, qui tiraille les hommes par l’impossibilité de trouver une issue ou un débouché. Est-ce la dimension terrible de l’homme ou bien la dimension tragique
    du destin&nbsp;? En résonance avec la hiérarchie des rats, la tragédie de Sophocle, <em>Antigone</em>, nous met face à ce que les grecs nommaient la démesure ou à la mesure de l’homme, son côté
    terrible. La démesure ou l’<em>hybris</em> est ce qui excède le langage qui tisse les choses ensemble. Elle ne peut être mise en rapport avec le discours habituel. Elle suscite l’incompréhension
    des résignés et la violence des révoltés car ce qui en découle ne peut être tissé avec les exigences de la vie quotidienne. Mais au milieu de cette démesure exagérée surgit une part de réel qui
    révèle l’aspect terrible de l’existence humaine.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Rappelons le mythe d’Antigone, fille du roi de Thèbes Œdipe. Elle est l'une des enfants nés de l'union incestueuse d’Œdipe et de sa
    propre mère, Jocaste. Antigone est la sœur d'Ismène, d'Etéocle et de Polynice. Quand son père est chassé de Thèbes par ses frères et quand, les yeux crevés, il doit mendier sa nourriture sur les
    routes, Antigone lui exprime un grand dévouement et lui sert de guide. Elle veille sur lui jusqu'à la fin de son existence et l'assiste dans ses derniers moments. Puis Antigone revient à Thèbes.
    Elle y connaît une nouvelle et cruelle épreuve. Ses frères Etéocle et Polynice se disputent le pouvoir. Ce dernier fait appel à une armée étrangère pour assiéger la ville et combattre son frère
    Etéocle. Après la mort des deux frères, Créon, leur oncle prend le pouvoir. Il ordonne des funérailles solennelles pour Etéocle et interdit par une loi à quiconque de donner une sépulture à
    Polynice, coupable à ses yeux d'avoir porté les armes contre sa patrie avec le concours d'étrangers. Antigone cherche avec audace à trois reprises à recouvrir le cadavre de son frère de terre
    afin de répondre à ce que Sophocle en poète nomme la justice des dieux&nbsp;: un corps laissé sans sépulture condamne l’âme du défunt à errer éternellement. La troisième fois, Elle est surprise
    en train de jeter de la terre sur le corps de son frère défunt par l’un des gardes qui surveillent le corps. Créon la condamne donc à être ensevelie vivante. Pour Castoriadis, que ce soit les
    lois de la cité ou la justice des dieux, <em>aussi bien Antigone que Créon sont incapables de les tisser ensemble&nbsp;; chacun d’eux, pour s’être voué à la défense aveugle et absolue de l’un des
    deux principes, devient hubristès</em> (emporté, excessif) <em>et apolis</em> (mis au ban de la cité). Or Créon revient sur sa décision et au cinquième épisode de la pièce, il accepte que soit
    rendue une sépulture à Polynice et il veut libérer Antigone. Mais trop tard, Antigone s’est pendue. Hémon, son fiancé, fils de Créon se suicide à son tour sur le corps d’Antigone. Eurydice, femme
    de Créon apprenant la mort tragique de son fils, désespéré se suicide à son tour. Créon reste tout seul.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">L’acte d’audace (<em>tolmas kharin</em>) est surtout du côté d’Antigone, c’est elle qui transgresse l’interdit fixé par son oncle
    Créon.&nbsp;Quand Créon revient sur sa décision et retisse donc la loi des hommes et la justice des dieux, devient-il grand dans la cité pour autant&nbsp;? Non puisque Antigone oppressée par la
    situation se pend, prise entre la loi politique et l’obligation religieuse d’enterrer les morts. La justice des dieux amène des valeurs morales&nbsp;: comme celle d’enterrer les morts pour que
    leur âme n’erre pas. <em>L’homme peut devenir</em> <em>grand</em> (<em>hupsipolis</em>) <em>en tissant ensemble la justice des dieux et les lois de son pays</em> <sup>CstFP_26/32</sup>, ce que
    parvient à faire Créon même s’il le fait trop tard, à la fin de la tragédie. Créon s’en tient à un haut rang dans la cité alors qu’Antigone franchit par audace les mœurs admises par la même cité,
    les <em>astunomous orgaï</em>. Les <em>Astunomous orgaï</em> sont tout aussi bien les mœurs civilisées hétéronomes que les impulsions autonomes. Ce sont donc capacités d’énergie qu’admet une
    cité. On est davantage dans un monde de dispositions et d’impulsions que dans un monde de propriétés ou de lois. Les <em>orgaï</em> sont des <em>poussées spontanées et incoercibles</em>
    <sup>CstFP</sup>, des désirs. Ainsi les <em>astunomous orgaï</em> sont les capacités d’énergie tolérées par une époque ou une société et qui augmentent à mesure qu’il y a moins d’antagonismes et
    de vains conflits.&nbsp;Antigone, quant à elle, n’est que le symptôme d’un non-événement, la marque d’une incapacité&nbsp;: elle périt de ne pouvoir affranchir n’ayant le choix qu’entre deux
    types de soumission&nbsp;: la loi des hommes et la loi des dieux. Notons, pour faire le lien avec le cinéma contemporain, que c’est la même chose avec le <em>Cercle des poètes disparus</em> où
    Todd Anderson se trouve dans une impasse. Antigone et Todd Anderson sont des souffre-douleur.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Le dispositif principal que met en scène Antigone est l’antagonisme ou plutôt la concurrence entre celui qui a un haut rang dans la
    cité (l’homme supérieur) et d’autre part la personne qui affligée par un lourd passé ne parvient à dépasser les valeurs morales et à devenir ainsi créatrice et autonome. L’Antigone de Sophocle
    nous permet au moins d’affirmer une chose sans hésitation&nbsp;: la justice des dieux ne suffit pas, pas plus que ne suffisent les lois des hommes qui toutes deux appartiennent à une hiérarchie
    des représentations. <em>Antigone</em> ne porte pas sur la différence entre morale religieuse — justice des dieux incarnée par Antigone — et les lois de la cité mais sur l’acte d’audace commis
    par Antigone. Voulant enterrer son frère, elle se place dans une situation inacceptable pour le pouvoir. Créon tombe dans un excès d’orgueil mais n’a pas d’audace. S’il est homme qui insulte les
    autres c’est par le fait que comme Antigone il pense être le seul à penser juste, à pouvoir juger. Il tombe dans le <em>monon phronein</em> et sort comme Antigone de l’<em>ison phronein</em>.
    S’il y a un aspect démocratique il est bien dans le nivellement moral que suggère l’<em>ison phronein</em> comme <em>sagesse égale commune à tous les citoyens</em> <sup>CstFP_26</sup>. Cette
    tragédie, sortie de la pensée commune et égale pour tous, ne parle nullement de démocratie <sup>CstFP_27</sup>. Nos sociétés actuelles via les villes cosmopolites qui admettent des personnes
    rejetées par leur communauté. On peut alors se demander si une pensée libre n’est pas possible par un collectif réduit ou épars de gens qui ne relèverait ni du <em>monon phronein</em> ni de
    l’<em>ison phronein</em>, ni de l’individu ni de la communauté. Rien n’est plus terrible, capable de création que l’espèce humaine parce qu’elle concède à perdre son humanité, sa trop grande
    tendance à la compassion, à l’amour propre ou à l’égalité. Le <em>deinos</em> est une autre dénomination pour ce qui dissimule la capacité. Castoriadis met Antigone et Créon tous deux dans le
    côté <em>apolis</em> de la balance sans voir que Créon se veut <em>hupsipolis</em> puisqu’il pense obéir au bien. Castoriadis, animé de morale, estime que l’homme qui se crée lui-même doit aussi
    s’auto-limiter, se restreindre. Mais c’est la puissance erratique du pouvoir, qu’il faut freiner non l’audace d’Antigone, qui si elle n’était pas une anomalie vaincue et s’ancrait sur une
    activité, des projets serait puissance. Ce que trame <em>Antigone</em> dépasse les faits, les différents égoïsmes et altruismes, pour quelque chose de plus éclatant qui serait de nous confronter
    à notre propre audace. Mais dans la cité grecque la morale est sauve puisque, pour celle qui se met au ban de la cité, <em>le résultat concret ne peut être que la mort, la fuite ou l’exil</em>
    <sup>CstFP_26</sup>, ce que nous avons résumé par ailleurs par «&nbsp;fuir ou périr&nbsp;» <span style="color: #333399;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>334b</strong></span></span></sup></span>. Sophocle fait de l’homme non un «&nbsp;vivant pourvu de langue&nbsp;» ou un «&nbsp;vivant politique&nbsp;» mais un vivant
    pourvu d’un caractère terrible. Le terrible, le <em>deinos</em>, c’est ce que l’homme en tant qu’espèce possède plus que toute autre espèce, mais c’est aussi le puissant ou l’étonnant <em>parce
    que capable au plus haut degré</em> <sup>Cst_28</sup>. Freud et Heidegger traduit le terrible par <em>das unheimliche</em> <sup>Cst_28</sup>, <em>inquiétante étrangeté</em>. L’inquiétante
    étrangeté se comprend comme l’appréhension par un point de vue moral chargé d’habitudes de ce qui échappe à la compréhension et déstabilise par son audace. Ce qui (d)étonne possède simplement sa
    propre loi, produit de la surprise pour qui n’est pas enclin à la nouveauté. Avec <em>Antigone</em>, nous nous trouvons donc dans un dispositif qui met en concurrence l’homme supérieur, Créon, et
    l’anomalie souffre-douleur qu’est Antigone. L’un assume jusqu’au bout l’hétéronomie (les lois qu’il promulgue dans la cité) et la seconde reste prisonnière de son trop grand dévouement familial
    et par là d’une morale religieuse (la justice divine). Antigone est une anomalie vaincue de n’être parvenue pas à l’autonomie, à sa propre capacité, ce qui n’est pas permis à tout le monde, mais
    est aujourd’hui possible à un plus grand nombre.</span>
  </p>


<style type="text/css">
        &lt;!--
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
        --&gt;
        <span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span></span>
</style>]]></description>
        <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 15:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">deb20a370a7517f90cd95939a15e85ac</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-327-antigone-faite-comme-un-rat-retour-sur-la-dimension-terrible-96803797-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[326. La hiérarchie chez les rats]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-326-la-hierarchie-chez-les-rats-96803672.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><em>Dans des conditions égales, nombre d’hommes périssent continuellement, l’unique individu sauvé en est d’ordinaire plus fort, parce
    qu’il a supporté ces circonstances fâcheuses grâce à une force innée indestructible et y a encore trouvé pour cette force exercice et accroissement&nbsp;: ainsi s’explique le miracle.</em>
    Nietzsche <sup>NzHH</sup>°<sup>242</sup>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Parlons à présent de ce qui peut être, non la destination de la philosophie mais le bras de levier sur lequel elle a toujours opéré
    comme l’une de ses conséquences. C’ est de l’ordre du taquiner&nbsp;: comme la physique quantique taquine les matériaux semi-conducteurs isolants en les rendant conducteurs). Je ne développe pas
    ici la différence entre autonomie et hétéronomie mais c’est de cela dont il est question&nbsp;: la soumission à sa propre loi ou à la loi de l’autre (ou encore la distance prise par rapport à la
    loi du même qu’est l’homonomie <span style="color: #333399;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>334b</strong></span></span></sup></span>. On
    peut par éducation avoir quelques réticences à parler de hiérarchie mais il suffit de passer par la Sorbonne pour savoir combien elle existe, pleine de bêtises. La hiérarchie n’empêche pas les
    relations transversales de type ouvert ou disjoint, comme les a mis en avant Guattari, mais c’est qu’alors, quelque chose s’est mis en place dans la société ce qui n’est pas le cas dans les
    sociétés closes ou pestilentielles. Tout ceci pour introduire la hiérarchie chez les rats, le comportement des rats en espace clos.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-left: 1.59cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Une expérience a été effectuée sur des rats. Pour étudier leur aptitude à nager, un chercheur du
    laboratoire de biologie comportementale de la faculté de Nancy, Didier Desor, en a réuni six dans une cage dont l'unique issue débouchait sur une piscine qu'il leur fallait traverser pour
    atteindre une mangeoire distribuant les aliments. On a rapidement constaté que les six rats n'allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus, ils se les
    étaient ainsi répartis: deux nageurs exploités, deux non nageurs exploiteurs, un nageur autonome et un non nageur souffre-douleur.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 1.59cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les deux exploités allaient chercher la nourriture en nageant sous l'eau. Lorsqu'ils revenaient à la
    cage, les deux exploiteurs les frappaient et leur enfonçaient la tête sous l'eau jusqu'à ce qu'ils lâchent leur magot. Ce n'est qu'après avoir nourri les deux exploiteurs que les deux exploités
    soumis pouvaient se permettre de consommer leurs propres croquettes. Les exploiteurs ne nageaient jamais, ils se contentaient de rosser les nageurs pour être nourris.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 1.59cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;L'autonome était un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture, passer les exploiteurs et se
    nourrir de son propre labeur. Le souffre-douleur, enfin, était incapable de nager et incapable d'effrayer les exploités, alors il ramassait les miettes tombées lors des combats. La même
    structure&nbsp;: deux exploités, deux exploiteurs, un autonome et un souffre-douleur, se retrouva dans les vingt cages où l'expérience fut reconduite.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 1.59cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Pour mieux comprendre ce mécanisme de hiérarchie, Didier Desor plaça six exploiteurs ensemble.
    Ils se battirent toute la nuit. Au matin, ils avaient recréé les mêmes rôles. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre douleur, un autonome. Et on a obtenu encore le même résultat en
    réunissant six exploités dans une même cage, six autonomes, ou six souffre douleur.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 1.59cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Puis l'expérience a été reproduite avec une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils
    se sont battus toute la nuit, le lendemain il y avait trois rats crucifiés dont les autres leur avaient arraché la peau (sic). Moralité: plus la société est nombreuse plus la cruauté envers les
    souffre douleur augmente. Parallèlement, les exploiteurs de la cage des deux cents entretenaient une hiérarchie de lieutenants afin de répercuter leur autorité sans même qu'ils aient besoin de se
    donner le mal de terroriser les exploités.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 1.59cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Autre prolongation de cette recherche, les savants de Nancy ont ouvert par la suite les crânes et
    analysé les cerveaux. Or les plus stressés n'étaient ni les souffre-douleur, ni les exploités, mais les exploiteurs. Ils devaient affreusement craindre de perdre leur statut de privilégiés et
    d'être obligés d'aller un jour au travail.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 1.59cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Se pourrait-il que pour chaque espèce animale il existe une sorte de grille d'organisation
    spécifique. Quels que soient les individus choisis, dès qu'ils sont plus de deux, ils s'empressent de tenter de reproduire cette grille pour s'y intégrer. Peut-être que l'espèce humaine est
    tributaire elle aussi d'une telle grille. Et quel que soit le gouvernement anarchiste, despotique, monarchiste, républicain ou démocratique, nous retombons dans une répartition similaire des
    hiérarchies. Seuls changent l'appellation et le mode de désignation des exploiteurs.&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Livrons-nous à une pure spéculation fortuite pour essayer de figurer ce qui nous intéresse là et ainsi imaginer ce que cela peut
    déclencher. Imaginons qu’on nous donne un livre à un rat, comme dans le film <em>Mon oncle d’Amérique</em>. Celui-ci n’est pas focalisé sur l’objectif de se battre pour sa nourriture, de rentrer
    dans le petit jeu des convenances et des aspirations humaines, toujours représentatives et hiérarchiques, bref si ce rat n’est pas focalisé sur sa propre survie, il a l’esprit libre à la lecture.
    Que se passe-t-il si ce livre qui fait entrer de l’infini et en est ainsi plus sulfureux que <em>L'amant de Lady Chaterley</em>&nbsp;? Il se met très certainement à forger des outils pour
    s’échapper de la boîte, pour créer une échappée, une ligne de fuite. On peut dénommer de tas de manières différentes cette petite fenêtre&nbsp;: capacité autonome, création, subversion,
    dépersonnalisation, devenir-imperceptible, singularité. Heureusement les choses sont beaucoup complexes et l’on a des rats imprimeurs ou informaticiens, des rats diffuseurs et surtout des rats
    penseurs qui ne sont pas tout à fait des rats écrivains focalisés sur eux-mêmes et sur la domination d’autres rats qui résignés par les discours diffus finissent par leur rapporter de la
    nourriture. L’une des tâches du philosophe est d’introduire de l’infini dans la situation soit sous forme de nuance, soit comme un acte interminable et joyeux. Les deux sont liés. On retrouve
    cela chez Voltaire combattant l’<em>infâme</em> ou encore le <em>«&nbsp;je perçois de l’infâme&nbsp;»</em> de Foucault. Chez Nietzsche on retrouve ce frein déclencheur, cette crispation à
    l’amorce des choses sous le nom de sottise. Chez Deleuze c’est la bêtise <sup>DzP_177</sup>, chez Montaigne c’est l’imprudence, chez Foucault et Sénèque la <em>stultitia</em>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>a.</strong></span></span></span> <em>Les souffre-douleur</em> – Si les opprimés s’en sortent ce n’est que par eux-mêmes, parce qu’ils trouvent leur propre échappée,
    leur propre liberté. Ils n’ont que peu d’issues&nbsp;: périr ou s’affranchir. De quoi sortent-il&nbsp;? Ils se sortent d’une situation de pourrissement, d’oppression, plutôt que d’être affligés,
    ils se sortent des structures et des systèmes établis, y compris les institutions et les organisations. On peut prendre le cas difficile des criminels emprisonnés, ce sont des sortes d’opprimés
    de la société qui payent pour leur passé, qui subissent la croyance au libre-arbitre et à l’acte libre. L’essentiel, ce qu’il faut souligner, ce n’est pas qu’ils ont commis un crime, mais
    qu’eux-mêmes sachent ce qu’ils vont en faire. Pensons-là à Dostoïevski. Hommes <em>fugitifs</em> <sup>NzVP4</sup>°<sup>244</sup> ou rédempteurs. Périr ou s’affranchir telle est la condition des
    opprimés. Ces opprimés ne sont pas les dominés. Les opprimés ce sont les souffre-douleur, ou comme dirait Nietzsche les <em>affligés par leur passé</em>, ceux qui portent le fardeau de la
    hiérarchie — l’institution, la famille, l’état, la bureaucratie et les violences qui les traversent, l’exploitation salariale. Ainsi les souffre-douleur de toute situation d’oppression — et non
    de domination — sont caractérisés par une incapacité, une impossibilité qui n’a d’autre alternative que de périr, même à petit feu, ou de fuir pour une autre situation. Ils ne peuvent recouvrer
    leur capacité que si on les affecte activement&nbsp;: c’est-à-dire qu’on les pousse et les encourage à l’action plus qu’on ne les aide car c’est ainsi que naît l’attachement du résilient. D’où
    l’importance, de l’inscription d’intensités de vie, des livres subversifs comme recueils de ce qui doit être affirmé. Ils ne seront, par contre, jamais sujet à l’événement. L’événement étant
    toujours un point de vue hétéronome sur une autonomie, mais les opprimés ont franchi un horizon et c’est bien pour cela qu’on les entend peu. Honte à eux&nbsp;! Entendrait-on crier. Ils n’auront
    aucune fidélité ni pour la quête de vérité (homonomie), ni pour l’hypothèse qu’il y ait du Même et de l’Autre. Le système hiérarchique les a rejetés parce que les valeurs qu’ils subissent
    n’étaient pas les leurs. Ils sont indifférents aux abstractions des systèmes homonomes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>b.</strong></span></span></span> <em>Les autonomes.</em> — Sortis de l’oppression, «&nbsp;émancipés&nbsp;», les affranchis (ou autonomes) n’oublient pas qu’ils sont
    passés par la case des opprimés dans leurs trajets sinueux qui les ont conduit à l’autonomie. C’est par là même qu’ils biaisent l’objection de Nietzsche&nbsp;: les hommes capables se fourvoient
    dans leur capacité&nbsp;: réussite, aspirations humaines ou hiérarchiques. Ils sont incapables de juger librement. Mais c’est que l’autonomie, la capacité repart sans cesse de zéro, de
    l’intensité nulle. Les «&nbsp;hommes capables&nbsp;», comme les appelle Nietzsche, n’ont plus besoin de juger librement puisqu’ils sont libres après avoir été dans la hiérarchie puis
    «&nbsp;affligés&nbsp;» par celle-ci. Chez les philosophes, ce moment d’oppression se caractérise de plusieurs manières&nbsp;quant à son issue et son intensité&nbsp;: c’est l’excommunication de
    Spinoza&nbsp;; c’est le détachement de deux années pour Hegel après l’écriture de <em>La phénoménologie de l’esprit</em> <sup>DesMA_59-60&nbsp;</sup>; c’est un trou de huit années chez Deleuze
    <sup>DzP_185</sup> qui faisait dire à Michel Tournier sur cette l’époque où il s’occupait de lui&nbsp;: «&nbsp;un génie n’est pas viable&nbsp;». On devrait corriger, un génie seul n’est pas
    viable, c’est pour cela qu’il surgit toujours dans un milieu, une constellation affective. Sorti de cette période d’oppression grâce à des amis, des «&nbsp;tuteurs de résilience&nbsp;» pour Boris
    Cyrulnik, l’individu s’affranchit en suivant ses propres intuitions et en formant ses propres armes&nbsp;: son propre langage et sa propre temporalité qu’on peut nommer auto-affection ou
    création. L’individu devient autonome et quelque peu «&nbsp;anarchiste&nbsp;», puisque c’est la seule manière de se détourner du système des représentations (hiérarchie ou hétéronomie) sans pour
    autant éprouver de la haine. Le système a voulu lui faire la peau pour sa trop grande sensibilité en lui a remplissant la tête de passions tristes. Cette personne résiliente n’est plus un
    individu du système dominant comme lors du processus d’égotisation*. Elle est apte à un plus grand nombre de choses. Elle a acquis une capacité d’énergie plus grande — le saint graal de la
    génération des années 60-70, de la «&nbsp;nouvelle subjectivité&nbsp;»<span style="color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><strong>lien</strong></span></sup></span>. Ceci
    est un perspectivisme, un chemin tracé que la dialectique omet tout simplement, car la dialectique comme axiomatique ou homonomie se situe juste avant ce point sensible qu’est la période
    d’oppression ou de prise de risque. Par son «&nbsp;homonomie&nbsp;» elle ne fait que renforcer le système hiérarchique en n’ayant pas un contre-pied suffisant pour pouvoir s’en défaire librement.
    L’homonomie c’est reconnaître l’être ou la loi du Même à partir de laquelle elle pense l’Autre en posant l’événement.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>c.</strong></span></span></span> <em>Résilience.</em> — La résilience a deux sens celui de rompre un contrat mais aussi celui de rebondir (si l’on tient compte de
    l’étymologie latine <em>resalire</em>), c’est pourtant ce qui se passe quand on s’affranchit&nbsp;: «&nbsp;Résilier un engagement signifie aussi ne plus être prisonnier d’un passé, se dégager. La
    résilience n’a rien à voir avec une prétendue invulnérabilité ou une qualité supérieure de certains mais avec la capacité de reprendre une vie humaine malgré la blessure, sans se fixer sur cette
    blessure&nbsp;». A présent il serait intéressant de poser l’égalité en droit et la hiérarchie de fait. Je vais me faire mathématicien maintenant ou plutôt statisticien dans la récurrence des
    faits. Toute la pensée que je souhaite mettre en avant porte sur le <em>refaire sa vie</em> d’Antonin Artaud ou la résilience de Boris Cyrulnik. C’est surtout le constat qu’après l’adolescence
    30% subissent une période de dépression comme si le cartésianisme ne suffisait pour comprendre la vie, embrayer son mouvement. Notons ceci&nbsp;: <em>«&nbsp;Aujourd’hui, on aide les enfants à
    développer leur personnalité, à prendre conscience d’un tas de choses. Ils sont plus intelligents, plus vifs, mais plus angoissés. On s’en occupe très bien à la maternelle et à l’adolescence, on
    les abandonne. La société ne prend pas le relais des parents. Du coup,</em> <em><strong>un adolescent sur trois s’effondre, après le bac généralement</strong></em><em>.&nbsp;… »</em> ou encore
    <em>«&nbsp;Ils devaient faire partie de ces gens qui n’avaient pas réussi à passer le cap de l’adolescence. Il y en a de plus en plus dans nos pays,</em> <em><strong>30% en
    moyenne</strong></em><em>, parce qu’on ne sait pas s’en occuper. Ces jeunes qui flottent sont des proies parfaites pour les sectes et les mouvements extrémistes. Quand on ne sait pas qui on est,
    on est ravi qu’une dictature vous prenne en charge <sup>9</sup></em><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym" id=
    "sdfootnote1anc"><sup><em>&nbsp;</em></sup></a><em>.&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;"></p>
  <hr>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><em><br></em></span>
  </p>
  <div id="sdfootnote1">
    <p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc" id="sdfootnote1sym">9</a> Les deux citations sont tirées du
      même entretien : Boris Cyrulnik, <em>il y a une vie après l’horreur</em>, Propos recueillis par Sophie Boukhari, journaliste au <em>Courrier de l’UNESCO</em>, nov. 2001.</span>
    </p>
    <p class="sdfootnote">
      &nbsp;
    </p>
  </div>


<style type="text/css">
        &lt;!--
                @page { margin: 2cm }
                P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
                A.sdfootnoteanc { font-size: 57% }
        --&gt;
        <span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span>
</style>]]></description>
        <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 15:41:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ca9700ddbf3ae5f1b0111f59fa02f747</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-326-la-hierarchie-chez-les-rats-96803672-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[325. La capacité d’expérimentation : signes avant-coureurs d’un changement d’appréhension.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-325-la-capacite-d-experimentation-signes-avant-coureurs-d-un-changement-d-apprehension-96803509.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><em>Une nouvelle conception de la science implique un nouveau langage</em>. Une fois passé ce qui se veut une introduction la plus
    claire possible à la physique quantique, nous allons rentrer dans des considérations plus techniques qui montrent les impasses et les pièges dans lesquels sont tombés les formalismes quantiques
    peu éloignés des conceptions de Kant et Wittgenstein. Toutefois remarquons que pour Wittgenstein ce qui est important n’est ni vrai ni faux et se maintient alors dans l’incertitude bref
    l’indétermination. Pour des questions de désintrication de ce qui est un mélange obscur, nous sommes obligés d’employer les concepts d’hétéronomie, d’autonomie et d’homonomie que nous explicitons
    un peu plus loin <span style="color: #333399;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>334</strong></span></span></sup></span>. L’hétéronomie est ici
    <em>l’ontologie traditionnelle de corps matériels</em> <sup>BitMQ_374&nbsp;</sup>; l’homonomie, l’idéal ascétique de se poser dans l’absolu <sup>cf. BitMQ_372-373&nbsp;</sup>; l’autonomie quant à
    elle se retrouve d’une part dans la <em>capacité prédictive</em> <sup>BitMQ_35</sup> du physicien, issue de l’astronomie, et d’autre part dans <em>l’aptitude à la détection</em>
    <sup>BitMQ_50</sup> des particules en état quantique, bref dans la relation qui se noue entre les deux, indépendamment des lois communément admises. Ces lois ne sont que de simples relations
    récurrentes dont le modèle n’est que la réponse à une mise en équation de celles-ci. Ce dossier peut sembler être un obscur rapprochement pour la simple raison qu’il confronte et rend
    complémentaires la réalité quantique et son principe d’incertitude avec la réalité autonome et sa doctrine de l’éternel retour&nbsp;: tous les deux ouvrent sur le fini-illimité <sup>DzF_fin</sup>
    ou le fini sans bord comme Hawking qualifie l’espace-temps <sup>HawHT_150/177-178</sup>. Ce qui veut dire qu’il faut soit avoir compris la réalité des comportements quantiques, soit avoir compris
    la pensée de la capacité autonome que nous exposons dans cette livrée. Ayant compris l’une, vous êtes en capacité de comprendre l’autre. Il s’agit de changer de vision du monde, de changer
    d’opinions (<em>doxai</em>), bref d’habitudes. Ces opinions ou affections sont le premier genre de connaissance chez Spinoza. Elles se constituent en habitudes avec lesquelles il faut savoir
    régulièrement rompre. La pratique prédictive et les anticipations de la physique restent prisonnières du formalisme élaboré par Heisenberg et Schrödinger&nbsp;: le formalisme mathématique
    appartient au deuxième genre de connaissance chez Spinoza. La mathématisation de la physique a aussi ses inconvénients, il s’agit par exemple des infinis qui grèvent le calcul. Ce qu’on appelle
    la renormalisation, le fait d’<em>ôter tous les infinis</em> <sup>HawHT $_202</sup> avait été évitée par Richard Feynman et ses diagrammes qui n’ont pas recours aux équations. Ces diagrammes ont
    été longtemps passés sous silence. Notons que <em>la renormalisation… a un sérieux inconvénient du point de vue de la recherche d’une théorie complète, parce que cela signifie que les valeurs
    réelles des masses et les intensités des forces ne peuvent être prédites par la théorie, mais doivent être choisies de manière à coller aux observations</em> <sup>HawHT_201</sup>. Les diagrammes
    ou «&nbsp;intégrales de chemin&nbsp;» de Feynman<sup>, HawHT_174+/176+ BitMQ_315+, BitPP_344-345</sup> sont une autre manière de formali²ser la mécanique quantique longtemps sous-estimée. Les
    «&nbsp;intégrales de chemin&nbsp;» ont eu une profonde influence sur les travaux d’Hawking comme il le dit lui-même <sup>HawHT_148+</sup>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">La raison de notre propos est ici de sortir les théoriciens quantiques «&nbsp;français&nbsp;» de l’imbroglio. Pourtant certains comme
    Michel Bitbol parlent de <em>signes avant-coureurs d’un changement d’« ontologie »</em> <sup>BitMQ_374</sup>. Nous mettons ontologie entre guillemets pour des raisons précises de conversion du
    langage. Parler d’ontologie c’est rester prisonnier d’un langage dominant qui pose l’être, et considère la réalité quantique comme une exception propre à l’hétéronomie ou comme un absolu propre à
    l’homonomie et non comme une autonomie. L’ontologie fait en dernier lieu référence au genre homologue de l’être. C’est-à-dire que l’être désigne avant tout des identités, des prédicats et
    l’ensemble désigné sous le terme d’être serait réel. On reste sur un mode descriptif ou explicatif <em>comme c’est le cas quand</em> une théorie <em>ordonne des prédicats</em>. On reste surtout
    prisonnier d’une abstraction parce que notre langage lui-même en reste à la description ou à la désignation (être) et parce que l’on se s’implique pas. Quine le confirme&nbsp;: <em>ce qui prive
    de sens les questions d’ontologie quand on les pose dans l’absolu</em> (homonomie) <em>ce n’est pas l’universalité, c’est la circularité</em> <sup>BitMQ_369</sup>. Cette circularité marque la
    limite de la loi du multiple au-delà de laquelle on pose en philosophie le «&nbsp;vide de l’être&nbsp;» ou en physique quantique le <em>gap</em> — trou ou bande d’énergie interdite que l’on
    enjambe par le saut quantique. Cette confusion, ce manque de discernement entre les régimes de l’hétéronomie, de l’homonomie et de l’autonomie a une conséquence précise, celle de donner toute
    confiance au problème de la mesure et de la dite «&nbsp;objectivité&nbsp;» plutôt que de laisser libre cours à une pensée de la réalité affective, celle tout en nuance du «&nbsp;Dehors&nbsp;» ou
    du «&nbsp;Surpli&nbsp;». Ainsi le discernement est reporté dans la mesure (expérience) et non dans la capacité d’expérimentation d’une pensée qui, parce qu’elle porte sur les dimensions de combat
    et de transformation, dérange ce qui est notable et établi. Le congrès de Solvay en octobre 1927 <sup>BohPA_210+ BitPP_37+</sup> marque l’avènement de la réalité quantique par rapport à la
    physique classique et la physique relativiste. La physique quantique n’aurait pas tenu face aux coups de boutoir amicaux d’Einstein et si on avait eu recours à la seule mesure. Ceci nous met en
    rapport avec la distinction entre observation et mesure. Au fond les théoriciens quantiques le savent bien, le problème de la mesure ne se résout qu’en se dissolvant. Certainement y a-t-il deux
    pendants à l’observation&nbsp;: d’un côté l’expérience de la mesure qui met face à des incongruités pratiques quant aux buts souhaités (sont-ils les bons&nbsp;?) et de l’autre la capacité
    d’expérimentation. Plus largement se pose ici la question de savoir si la science est descriptive et prédictive <sup>BitPP_35</sup> (c’est-à-dire hétéronome) ou expérimentale <sup>BitPP_342</sup>
    (autonome), la réponse étant sans doute les deux à la fois, mais on ne peut et doit réduire la science à des systèmes de description ou d’expérience paramétrée, ou alors il en serait fini de son
    <em>indépendance</em> <sup>HawHT_224</sup>. <em>La logique de la certitude nous fournit le domaine du possible</em> <sup>BitMQ_35</sup> mais en aucune manière ne mène à celle de la capacité. La
    résignation de la part des théoriciens quantiques face à leurs propres capacités ne leur permet pas de résister avec force tant aux théories réalistes <sup>BitPP_36</sup> qu’aux théories à
    variable cachée. Les cadres de pensée de la science et de la philosophie participent de la même conception, de la même «&nbsp;nature&nbsp;». Ceux-ci évoluent les uns avec les autres tant qu’ils
    retranscrit une certaines représentation symbolique du monde c’est pourquoi on parlait de la substance ou de Dieu, à la même époque où l’on envisageait l’éther et le sujet connaissant.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Encore une fois, il faut bien nuancer nos propos, il ne s’agit pas de dire que la mesure ou la représentation du monde par la science
    sont inutiles mais que la science est conditionnée trop souvent par le système de représentation qui provient d’un régime hétéronome comme le remarque Tolstoï dans <em>Ma religion</em> ou
    Dostoïevski dans <em>les possédés</em>. Ce régime de représentation relève aussi bien de la pensée que de la politique. C’est aussi pour cela que la réalité quantique peut faire peur et pousser à
    un certain conservatisme kantien qui souhaite conserver ses habitudes et sa tranquillité. Apathie et ataraxie quand vous nous tenez&nbsp;! Nous sommes passés en un siècle de la représentation de
    l’expérience classique à l’expérimentation d’intensités plus inhabituelles et moins enserrées dans une vision du quotidien. Notre intérêt porte davantage sur une conception somme toute éclatée et
    articulée du monde.&nbsp;: parler de différents régimes comme l’homonomie, l’hétéronomie et l’autonomie n’est que la suite logique du principe dit d’«&nbsp;incertitude&nbsp;», de sa prise en
    compte. Nous n’allons tout de même pas tomber dans un solipsisme parce que les «&nbsp;lois&nbsp;» formelles classiques sont inadaptées à la réalité ou plutôt parce que celles-ci ont un domaine de
    validité (échelle) très restreint et non universel. Les «&nbsp;lois&nbsp;» dans leur dimension quantique reste inintelligible au physicien kantien&nbsp;: il y voit des paradoxes parce qu’il
    souhaite tout décrire en termes de quantité et de qualité, de vitesse et positionnement.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><em>S’en tenir à la description des expériences et en outre s’en faire gloire, c’est ce qui caractérise le positivisme</em>. Max
    Planck, <em>positivisme et monde extérieur.</em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Les questions posées <sup>BitPP_338</sup> par le problème de la mesure ne se résolvent qu’à mesure que ce problème se dissout. On peut
    parler à l’instar de Michel Bitbol de <em>(dis)solution</em> <sup>_339</sup> de faux problème. Par exemple poser le problème de la vie est un faux-problème, pour la connaître il faut avant tout
    s’immerger dans la réalité non en restant derrière un œilleton. C’était la phrase de Wittgenstein&nbsp;: <em>la solution du problème de la vie, on la perçoit à la disparition de ce problème</em>
    <sup>_329</sup>. Il faut vivre de telle manière qu’il ne se pose pas c’est-à-dire de manière libre et autonome. Décrire et prédire (c’est-à-dire connaître) réclament une aptitude de coordination
    et d’anticipation moins grande que expérimenter et transfigurer (c’est-à-dire comprendre). Wittgenstein faisant bien la distinction entre l’explication et la simple description
    <sup>BitMQ_18</sup> au travers de la question de la mesure, la description est bel et bien ramenée à une représentation qui n’est qu’une explication, une interprétation dite du
    «&nbsp;monde&nbsp;». Décrire et expliquer en vue de prédire suffisent dans un monde fait d’hétéronomie (hiérarchisation des faits en lois qui définissent des corps matériels), mais
    l’irréductibilité quantique nous invite à sortir du champ des possibles irréalisables pour celui des capacités. On pourrait se demander ce qu’est le fait d’observer. Il faudrait s’entendre sur ce
    terme, sur l’importante question des observables qui a permis de mettre de côté, comme de bon sens, tout ce qui était inobservable, bref métaphysique. Observer est-il seulement constater&nbsp;?
    Observer est-il aussi mesurer ou expliquer&nbsp;? Percevoir n’est pas voir, et comme nous y invite Michel Bitbol au début de l’un de ses livres, il faut sortir des schémas visuels. Pas plus que
    l’intuition ne peut se réduire à une vision actuelle, pas plus, une <em>appréhension visuelle</em> ne peut être <em>intuitive</em> <sup>BitMQ_379</sup>. Il est un but que la science s’assigne à
    elle-même&nbsp;: <em>fournir une théorie unique qui décrive l’Univers dans son ensemble</em> <sup>HawHT_29</sup>. Ce n’est guère la science qui par «&nbsp;elle-même&nbsp;» cherche à se réduire à
    une entreprise d’unification de toutes les théories en une seule, ce sont les idéalistes qui cherchent à tout ramener à des opérations qu’ils n’auraient plus qu’à énoncer. En agitant l’étendard
    des sceptiques, on peut dire il n’y a ni Univers — auquel cas il y aurait un créateur —, ni réussite dans l’unification de théories disparates. A chacun d’expérimenter qu’entre l’ordre et le
    chaos il existe un tiers à la richesse insoupçonnée. Tout processus d’unification est vain, dans le sens ou ce sera une nouvelle théorie qui prendra le pas, comme Galilée a fait sa révolution,
    comme Newton la sienne et comme Einstein la sienne. N’oublions pas de rappeler cette phrase de Bohr&nbsp;: <em>les études</em> du physicien <em>se bornent à la recherche des propriétés de la
    matière inanimée</em> <sup>BohPA_149</sup>. Il faut bien comprendre qu’une théorie unifiée portant sur l’«&nbsp;Univers&nbsp;» devrait aussi comprendre cette anomalie qu’est la vie et qui a surgi
    à un moment donné de la «&nbsp;matière&nbsp;» inerte. Ceci simplement permet de suggérer que les vivants, les premières bactéries et mitochondries, ont pris naissance dans des conditions
    d’oppression fortes, hautes pressions et fortes chaleurs. Nous les verrons par la suite<span style="color: #000080;"><sup><span style=
    "font-family: Verdana,serif;"><strong>lien</strong></span></sup></span>.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Leur autonomie vis-à-vis de la matière inerte s’est faite loin de toute observation, mais nous le constatons aujourd’hui, comme si cela
    devait avoir l’évidence d’une symétrie. On peut tenter de comprendre dans quelle mesure encore, la réalité quantique possède une autonomie vis-à-vis des «&nbsp;lois&nbsp;» de la physique
    classique qui sont celles de notre représentation ordinaire. La physique se déploie à une autre échelle&nbsp;: celle d’une expérimentation qui transfigure la réalité simplement en nous la faisant
    percevoir autrement et en l’investissant différemment. C’est là le grand dam du théoricien quantique kantien trop proche des équations dont les variables sont de positionnement et de vitesse qui
    marquent une physique des corps visibles plutôt que des relations d’énergie et d’impulsions. Mais clairement depuis les théories électromagnétiques de Maxwell (1873) notre réalité est faite de
    champs dynamiques. C’est un pléonasme que de dire cela. La théorie électromagnétique représente, par l’émergence du concept de champ, une évolution essentielle de la tradition dynamique. L’un des
    buts de Maxwell était de faire une théorie qui ne fasse aucun usage d’hypothèses sur la microstructure de la matière <sup>BohPA_330</sup>. Un champ, en physique moderne, ce n’est donc pas un
    endroit où l’on fait paître son bétail et où on le fait garder par un pasteur. Un champ n’est pas clos, c’est un «&nbsp;objet dynamique&nbsp;», un ensemble en mouvement avant même de connaître le
    repos. C’est principalement ce qui distingue la physique quantique et l’astrophysique de la physique aristotélicienne, ou de la concurrence que voulait lui faire Husserl en inventant la
    phénoménologie. Immense gabegie pour ce dernier, vouloir contre l’expérimentation imposer une réduction du monde dans des expériences répétitives, induire des concepts statiques plutôt qu’à
    «&nbsp;géométrie variable&nbsp;». Ces concepts tiennent de la métaphysique comme ordre immuable qui soutient la physique. Aristote comme Husserl, par lassitude, par manque d’audace posaient le
    repos et la passivité comme premiers, comme étant l’état naturel. Ce sont des vues réduites à un monde hétéronome où une hiérarchie impose le repos sur le mouvement. Ce n’est pas une part
    supplémentaire de maîtrise qui permettrait de dépasser l’attrait pour la passivité mais davantage d’autonomie. Les lois ne sont qu’un crible posé sur la réalité qui nous permettent de mieux nous
    y orienter. C’est pourquoi, il vaut mieux parler de dispositions et d’impulsions qui en grec se disent <em>orgaï</em> <span style="color: #000080;"><sup><span style=
    "font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;">327</span></span></sup></span> que parler de propriétés de la matière, en termes de quantité et de qualité.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">On n’a pas seulement affaire à une <em>émancipation</em> <sup>BitMQ_22</sup> de la description vis-à-vis des mœurs habituelles pour
    adopter la seule structure légale, plus généralement on peut observer autour de nous les apports des nouvelles technologies dans lesquelles le monde occidental baigne. Le présent essai a été
    rendu possible, tant dans la mise en œuvre que dans les sujets de réflexion, par la micro-informatique, bref par les technologies issues de la physique quantique&nbsp;: preuve d’un cercle
    vertueux d’une sérénité non-maîtrisée&nbsp;! La science n’est plus seulement la description du monde, il faut en avoir une conception élargie qui montrerait combien elle a transformé, en bien
    comme en mal, mais de manière indiscutable la réalité que nous traversons. Toutes les théories autour de la réalité quantique ont conduit à faire proliférer des objectivations, plutôt qu’à en
    abolir le nombre. Cette prolifération provient d’une vision inadéquate de la réalité plus que d’une perception adéquate et intuitive de celle-ci. Pour la physique quantique le problème (ou
    exigence posée) n’est ni celui de l’objectivité (hétéronomie), ni celui de la subjectivité ou esprit (homonomie) mais celui de la performativité ou <em>capacités d’expérimentation</em>
    <sup>BitPP_342</sup> (autonomie)&nbsp;: <em>au rêve de la complétude formelle s’est tacitement substituée la réalité d’une complétion performative</em> <sup>BitPP_337</sup>. <em>Les théories
    classiques sont des idéalisations</em> (homonomies) <em>qui ne peuvent être appliquées sans ambiguïté que dans la mesure où toutes les actions mises en jeu sont grandes par rapport au
    quantum</em> minimal d’action ou d’énergie découvert par Planck en 1900, de l’ordre de 6.<sup>10-34</sup> joules-seconde <sup>BohPA_196</sup>. Cette nouvelle conception de la science touche aussi
    la théorie de la Relativité. La Théorie de la Relativité Générale d’Einstein est classique en ce qu’elle ne tient pas compte du principe d’incertitude <sup>HawHT_88/201</sup> qui laisse la place,
    non au hasard, mais à un dispositif sélectif qu’on peut comme Nietzsche appeler l’éternel retour&nbsp;: encore une fois l’éternel retour et son pendant scientifique qu’est le principe
    d’incertitude ouvrent au fini-illimité ou <em>fini sans bord</em> <sup>HawHT</sup>. On peut penser comme le suggère Hawking, que <em>la Théorie de la Relativité Générale classique, en prédisant
    des points de densité infinie, prédit sa propre perte</em> <sup>HawHT_88</sup>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Toute la science classique est une science qui possède des absolus. Ce sont l’espace absolu, le temps absolu, la température absolue —
    avec un zéro absolu, une vitesse absolue celle de la lumière en l’occurrence. Pourtant <em>la théorie</em> de la gravitation <em>de Newton s’est débarrassée de la notion de repos absolu</em>
    <sup>HawHT_41</sup>, <em>la théorie de la Relativité a mis un terme à l’idée d’un temps absolu</em> <sup>HawHT_44</sup>. Quant à la température absolue, on peut penser aux condensats de
    Bose-Einstein qui se rencontrent à des températures en deçà du zéro absolu. Le prétendu zéro absolu n’est qu’un seuil de température qui se rencontre pour une pression donnée. On peut donc en
    déduire que cette chute en série des absolus ne se limite pas là. Niels Bohr disait même que <em>l’usage adéquat des notions mêmes d’espace et de temps absolus est intrinsèquement lié à la
    propagation pratiquement instantanée de la lumière, qui nous permet de localiser les corps autour de nous indépendamment de leur vitesse, et d’ordonner les événements en une succession temporelle
    univoque</em> <sup>BohrPA_252</sup>. La vitesse dite absolue n’est que <em>la vitesse finie de la lumière</em> <sup>HawHT_40</sup>, ce qui laisse présager des vitesses tout aussi finies mais
    nettement plus grandes et qui ne sont pas de l’ordre du visible, c’est-à-dire d’une représentation hétéronome — comme tout cet ouvrage cherche à le démontrer par ailleurs. Ces vitesses peuvent
    être des interactions de toute sorte, parmi lesquelles la vitesse des photons ou <em>quanta</em> de lumière. Ceci peut être dérangeant pour les calculs des scientifiques mais n’interfère en rien
    sur notre manière plus ou moins finie d’exister. On peut toutefois s’en saisir et se dire qu’il y a différentes manières finies d’exister sans limite ni absolues. On appelle cela le fini-illimité
    ou éternel retour qui autorise des autonomies dans les lois hiérarchiques et explique que les lois communes sont incapables d’expliquer certaines singularités au-delà d’un certain seuil. Il y a
    brisure spontanée de l’idée qu’une seule loi vaut pour tous&nbsp;: passé un cap, il y a abandon de toute «&nbsp;symétrie&nbsp;» en physique quantique. Quelque part c’est une chance pour nous que
    cette spécificité de la physique quantique qui oblige à un effort nouveau de compréhension qui va bien au-delà de la science, mais conditionne aussi la manière d’envisager la réalité et donc la
    manière de faire de la politique, de tisser des relations comme le permet par exemple le réseau internet<span style="color: #000080;"><sup><span style=
    "font-family: Verdana,serif;"><strong>lien</strong></span></sup></span><span style="color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;">736</span></span></sup></span>. Cela permet surtout de générer de l’activité inouïe à partir de la dépense d’énergie accumulée depuis trois millénaires. Pensons à ce moment-là,
    pour ne pas déborder du domaine de la science, à Richard Feynman qui par ses diagrammes dépasse les impasses de la «&nbsp;renormalisation&nbsp;» <sup>HawHT_202</sup>. Cette renormalisation est la
    nécessité de supprimer les infinis et les divisions par zéro dans des équations ayant un trop grand nombre de variables. C’est surtout que les diagrammes et les intégrales de chemin offrent une
    plus grande commodité pour décrire que pour représenter. Seulement les physiciens se voient encore comme des représentants de la communauté scientifique et n’en n’ont toujours pas fini avec le
    spectre de la représentation. Les physiciens quantiques n’ont eu comme références actuelles que Kant et le premier Wittgenstein <sup>HawHT_220</sup>. Kant, ils ont su le dépasser dans le cas de
    Bohr ou ils ne l’avaient pas étudié dans le cas de Hawking ou Feynman. Un théoricien quantique ne s’occupe que des fonctions d’onde qui évoluent selon l’équation de Schrödinger plutôt que des
    particules&nbsp;qui sont observables sans avoir à être décrites par ces même fonctions d’onde. C’est tout l’inverse du fameux enthousiasme de Deleuze pour la course aux particules introuvables
    <sup>DzD_81-82</sup>, ou pour les potentialités du silicium <sup>DzF/DzMP</sup>. C’est la différence entre une science et une pensée structurales (abstractions homonomes) et une science
    événementielle dont la pensée vise l’autonomie. <em>N’est-ce pas vain une fois de plus, que d’essayer de traduire dans les termes d’un langage</em> (représentatif et hiérarchique) <em>ce qui se
    tient au-delà les limites de ce langage</em> (dominant et hiérarchique)<em>&nbsp;? Et les derniers aphorismes du Tractatus de Wittgenstein ne suffisent-ils pas à nous mettre en garde contre la
    faillite programmée des entreprises de cet ordre&nbsp;?</em> <sup>BitMQ_51</sup>. Pourtant au-delà du langage dominant et désincarné, il existe un langage intime et dynamique. Différence que nous
    avons montrée par ailleurs chez les stoïciens entre <em>logos prophoricos</em> et <em>logos endiatitos</em>, la prétendue limite du langage de Wittgenstein passant entre les deux, entre la langue
    majoritaire et classique et la langue minoritaire des concepts quantiques à laquelle en appelait Bohr. Si l’on ne prend pas en compte cette distinction, on tombe dans une «&nbsp;vanité&nbsp;» et
    un «&nbsp;nihilisme&nbsp;», propres à l’attitude et au langage hétéronomes. C’est ainsi seulement qu’on comprend&nbsp;: <em>le langage ordinaire</em> (hétéronome) <em>n’est pas le dernier
    mot,</em> (mais) <em>il faut nous souvenir que c’est le premier mot</em> <sup>BitMQ_50</sup>. Qu’il y ait un travail à faire sur le langage même, J. Bell le confirme<em>, il ne peut pas accepter…
    qu’on ne cherche pas à remplacer le lexique pragmatique et flexible</em> (=équivoque). Il faut donc <em>forger des concepts à géométrie variable qui épousent si bien les capacités de
    l’expérimentation que tout contraste entre le théoriquement conçu et le pratique connaissable s’efface</em> <sup>BitPP_341 cf. Lettre de Schrödinger à N. Bohr du 5 mai 1928</sup>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">La science se conçoit désormais en termes de relations réciproques entre situations complémentaires et tentatives de s’affranchir
    secondairement de leur effet de partialité par des procédés sans cesse améliorés de coordination et d’anticipation <sup>BitPP_342</sup>. Cette nouvelle appréhension n’est que la connexion presque
    automatique entre une révolution scientifique et une révolution ontologique <sup>BitMQ_371</sup>. Et encore une fois, faisons attention avec le terme ontologique porteur de confusion&nbsp;: il
    contient une confusion entre homonomie et hétéronomie. Pour être précis le terme même d’ontologie porte cette vision des choses, que tout tournerait autour d’une entité statique ou englobant
    l’être ou disséminée dans des êtres. Au terme ontologie nous préférons l’acception non-métaphysique de système des visées référentielles <sup>BitMQ_371</sup> qui ne renvoie pas à l’abstraction
    métaphysique (homonomie). L’ontologie des corps matériels <sup>BitMQ_374+</sup> se comprend alors comme une nécessité hétéronome qui participe de la représentation classique. Mais elle ne rend
    pas compte de la réalité quantique. Cette réalité nécessite une appréhension différente car elle ne peut se représenter sans être dénaturée. Or c’est précisément cette manière d’envisager la
    réalité, qu’elle soit entendement réformé ou appréhension du monde par affects, qui est en train de se modifier. Notre manière assez radicale d’envisager la réalité vaut non seulement dans le
    secteur de la mécanique quantique <sup>BitMQ_375</sup>, mais dans bien d’autres domaines&nbsp;: changer de paradigme scientifique c’est aussi changer de monde <sup>BitMQ_365</sup> et l’image
    qu’on s’en fait. Il ne s’agit pas de changer d’ontologie ou de structure mais plus radicalement d’abandonner toute ontologie philosophique (homonomie) ainsi que l’ontologie des corps matériels
    (hétéronomie) puisque elles rendent confus précisément ce que peut-être le saut quantique, le basculement de compréhension de l’autonomie ou de la singularité quantique. L’homonomie est ici
    l’abstraction et le langage dominateur construit autour d’un hypothétique «&nbsp;être&nbsp;» et l’hétéronomie, le langage courant fait de représentations statiques qui renvoient à ce qui est et
    ne dépasse pas les faits. Ce mélange au fond dissuade de comprendre la réalité quantique dans toute sa nouveauté. On en reste à l’efficacité du langage de choses, à notre course au profit. <em>Le
    fait de l’efficacité du langage</em> <em>de choses, souligne Carnap, ne constitue en rien la preuve de l’existence du monde des choses, mais seulement l’indication qu’il est opportun d’accepter
    le langage des courants dans lequel il y est fait référence, comme grille organisatrice de ce qui arrive et comme outil de communication</em> <sup>BitMQ_367</sup>. Grille organisatrice et
    communication ne sont que des éléments de l’hétéronomie, de la hiérarchie des faits ou des représentations. Ils ne renvoient qu’à la domination d’un ordre fixiste ou classique qui souhaite se
    perpétuer. Mais la réalité quantique fait irruption dans tout cela et exprime une nouvelle impulsion où il faut, d’un point de vue hétéronome, tenir compte non des faits mais des forces et des
    affects qui agissent. Encore une fois Niel Bohr avec son opérationnalisme a su se tenir loin du formalisme d’esprit platonicien, en une certaine autonomie vis-à-vis d’Einstein et ainsi dépasse la
    pensée de son maître-philosophe Kant. Il a rejoint ce que l’on appelle la pensée du Dehors ou du Surpli propre au fini-illimité ou au fini sans bord.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce que nous disons c’est que la pensée transcendantale se trouve confrontée à des impasses, à des seuils de pensée qui réclament un
    saut «&nbsp;quantique&nbsp;» ou autonome. Il s’agit d’une audace, d’une prise de risque. Einstein, pour sa part, a bien été obligé avec les ondes-corpuscules de transgresser le principe de
    non-contradiction qui tient tout entier dans une hétéronomie. Cela aujourd’hui nous fait sourire. On est passé en un siècle d’une physique de représentation des possibilités — souvenons-nous du
    discours de Lord Kelvin — à une physique d’expérimentation des capacités. Bref on bascule d’un monde compliqué où les savants font des expériences closes, vers une réalité complexe où les
    scientifiques quantiques font des expérimentations sur des événements complémentaires. <em>La microphysique est un monde d’intensions</em> (impulsions et énergies autonomes)<em>, où les objets
    individuels et les noms</em> (hétéronomes) <em>sont des notions qui ne sont pas naturelles</em> <sup>BitMQ_375</sup>. Ces notions propres à la désignation par une ontologie sont malvenues,
    inadéquates face aux comportements quantiques et leurs potentialités. On est passé d’un monde de propriétés à un monde de dispositions, ce qui a des incidences bien plus larges que les limites de
    la science. Ce monde, pour grossir les traits, n’est plus celui des hommes supérieurs mais celui des créateurs, qui viennent prendre le relais. Pour reprendre des anecdotes de Niels Bohr, on est
    passé d’un monde où les Danois et les Suédois s’usaient en des guerre de rivaux <sup>BohPA_194</sup> — antinomies, conflits et concurrences propres à un monde d’hétéronomie — à un monde où les
    savants danois et suédois interagissent sur le milieu étudié et quelque part l’expérimentent en le transfigurant, dans ce cas précis les ethnologues et les physiciens <sup>BohPA_192</sup>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce n’est qu’en posant que tout est relations que l’on comprend la théorie de la relativité et la physique quantique. On peut dire que
    tout est relation sans tomber dans un absolu, sans croire que l’être ou la chose en soi, pour reprendre des termes abstraits, seraient englobés dans la relation elle-même. La relation ne forme
    pas un tout auquel cas on en demeure à une pensée de l’Ouvert ou du Dépli. Elle fait envisager que tout est accélération ou ralentissement et non simple dualité de mouvement ou de repos. Ce que
    l’on nomme des êtres, des individus ou des points ne sont que des points de ralentissement des croisements. Ici on ne pose pas le primat du mouvement sur le repos. A une certaine échelle tout est
    traversé par une dynamique. Ceux qui sont cloisonnés ne le voient pas ou plutôt ne l’envisagent pas car il faut se détacher de la vision propre à notre intelligence. Cette dynamique tient plus
    des impulsions et des énergies — pour «&nbsp;parler&nbsp;» physique. Elle porte plus sur des forces que des formes arrêtées ou instituées. Si l’on oublie les formes et les représentations, on se
    situe d’emblée dans un champ de forces comme ceux qui peuplent toute la physique moderne sans exception. Ceci nécessite un effort du cerveau, une autre manière d’utiliser ses capacités qui
    renforcent son interaction vis à vis du reste du corps et des hormones. Laissons en suspens nos propos par ces quelques phrases d’Hawking&nbsp;: <em>les gens dont c’est le métier de poser la
    question pourquoi, les philosophes, n’ont pas été capables de se maintenir dans le courant avancé des théories scientifiques… Aux</em> <em>XIX</em><sup>e</sup><em>et</em> <em>XX</em><em>e
    siècles, la science est devenue trop technique et mathématique pour les philosophes, ainsi que pour quiconque sauf quelques spécialistes.</em> Elle acquérait sa véritable autonomie. <em>Les
    philosophes réduisirent tant l’étendue de leur intérêt que Wittgenstein, le plus grand philosophe de notre siècle, a pu dire que «&nbsp;seul le goût qui reste au philosophe c’est l’analyse de la
    langue&nbsp;». Quelle déchéance depuis la tradition philosophique, d’Aristote à Kant&nbsp;! Cependant si nous découvrons une théorie complète</em>, qui unifie toutes les théories<em>, elle
    devrait un jour être compréhensible dans ses grandes lignes par tout le monde, et non par une poignée de scientifiques. Alors, nous tous, philosophes, scientifiques et même gens de la rue, serons
    capables de prendre part à la discussion</em> <em>sur la question de savoir pourquoi l’univers et</em> <em>nous existons</em> <sup>HawHT_220</sup>. Quelles sont les possibilités de vie
    inouïes&nbsp;? On peut ajouter aussi que <em>l’importance de la physique pour le développement de la pensée philosophique générale ne vient pas seulement de la contribution continuellement
    croissante de la nature, dont nous faisons nous-mêmes partie, mais au moins autant du fait qu’elle nous a conduits sans cesse à examiner et à affiner nos instruments conceptuels</em>
    <sup>BohPA_145</sup>. Quelles sont nos capacités d’existence limite puisque la limite a été repoussée&nbsp;? Après un monde clos, un univers infini, nous voici dans l’espace-temps fini sans
    bord.</span>
  </p>


<style type="text/css">
        &lt;!--
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
        --&gt;
        <span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span></span>
</style>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 15:39:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bcbfe9a164a26c36b58219a9cb9c56db</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-325-la-capacite-d-experimentation-signes-avant-coureurs-d-un-changement-d-apprehension-96803509-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[324. Le principe d’incertitude et la brisure spontanée de symétrie.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-324-le-principe-d-incertitude-et-la-brisure-spontanee-de-symetrie-96803003.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Aussi appelé principe d’indétermination, le principe d’incertitude de la mécanique quantique implique que certaines paires de
    quantités, comme la position et la vitesse d’une particule, ne peuvent être toutes deux prédites avec une complète exactitude. Les théories quantiques sont incomplètes pour déterminer un
    phénomène — pour le décrire ou le prédire — et mais elles sont complètes dans leur capacité à engendrer des nouvelles technologies&nbsp;: en optoélectronique — avec la rétine numérique des
    appareils photographiques et des caméscopes, avec les détecteurs infrarouges ou les diodes électroluminescentes —&nbsp;; en spin-électronique — pour la lecture des disques durs. On parle alors
    d’incomplétude descriptive et de complétude performative de la physique quantique. Ce qui révèle bien son caractère autonome. <em>Les états de particules ne pouvaient pas être pleinement
    caractérisés par des valeurs simultanées des variables position et quantité de mouvement&nbsp;; des incertitudes, des imprécisions ou des indéterminations (notons l’abondance de préfixes
    privatifs), affectaient tantôt notre connaissance, tantôt nos procédés instrumentaux, tantôt l’état des systèmes physiques. Or, si l’on y regarde de près, loin d’impliquer un vrai renoncement, le
    concept renouvelé de science vers lequel</em> <em><strong>fait signe</strong></em><em>l’analyse du fonctionnement de la mécanique quantique standard est plus général, et par là plus apte à faire
    éclater les clivages traditionnels imposés à la définition des sciences, que ne l’a jamais été celui qu’il tend à remplacer</em> <sup>BitPP_340</sup>. En réalité le principe d’incertitude impose
    une limite à la véracité des prédictions hétéronomes, il peut en même temps supprimer l’absence de prédiction fondamentale qui apparaît dans la singularité espace-temps (autonomie). Notons que
    l’espace-temps chez Einstein est l’union du temps et de l’espace qui fait qu’on ne peut plus parler de flux temporel — avec son passé, son maintenant et son futur — et qu’il y en a jamais eu en
    science. Ainsi après tout cet exposé on peut dire que le but de la science serait de formuler un ensemble de lois qui soient capables de prédire les événements seulement dans les limites du
    principe d’incertitude, c’est-à-dire que les lois unifiées — propres à l’hétéronomie <span style="color: #333399;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>334a</strong></span></span></sup></span> donc — laisseraient de la place pour des autonomies <span style="color: #333399;"><sup><span style=
    "font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>334c</strong></span></span></sup></span> — qui paraissent tenir du hasard mais sont simplement au-delà d’un seuil&nbsp;: par
    exemple la brisure spontanée de symétrie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Plutôt que de considérer des absolus perçus comme inaccessibles ou inexplicables — par exemple les vérités absolues de la pensée
    dialectique — penchons-nous sur les limites qu’indiquent la microphysique quantique et l’astrophysique où s’associent théorie de la relativité et théorie quantique. Ces limites au déterminisme
    des lois physiques se nomment brisure de symétrie. Il en existe deux&nbsp;: à la l’échelle microscopique, la brisure spontanée de symétrie <sup>HawHT_100</sup><span style=
    "color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><strong>lien</strong></span></sup></span> et à l’échelle macroscopique la brisure lente de symétrie. Symétrie veut simplement dire
    que la loi est la même quel que soit le corps et qu’elle n’admet aucune singularité ou exception. Ainsi nous avons deux types de singularités qui font exception aux lois&nbsp;: la réalité
    quantique à l’échelle subatomique. La réalité quantique fait qu’il est impropre de parler de matière ou, ce qui revient au même, que <em>l’ontologie traditionnelle de corps matériels est perçue
    comme à bout de souffle par ceux-là mêmes qui ont commencé à vouloir en proroger la validité</em> <sup>BitMQ_374</sup>, au travers de la dite stabilité de la matière. Il faut <em>savoir
    reconnaître</em> <em>dans la mécanique quantique… l’exemple paradigmatique renouvelé et élargie de science</em> <sup>BitPP_342</sup>. Les comportements quantiques — plus que les états, le terme
    étant galvaudé <sup>BitMQ_189-190</sup> — sont donc incompréhensibles pour qui adopte un point de vue extérieur, comprenez, pour qui adopte un point de vue statique et qui se voudrait
    représentatif (hétéronome <span style="color: #333399;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>334a</strong></span></span></sup></span>).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Illustration. En 1967, Steven Weinberg et Abdus Salam, à la manière de Maxwell qui en 1873 propose une théorie des champs
    électromagnétiques qui unifie les théories de l’électricité et du magnétisme, proposent une théorie qui porte leur nom unifiant ce que l’on appelle l’interaction nucléaire faible avec la force
    électromagnétique. <em>La théorie de Weinberg-Salam met en évidence une propriété bien connue sous le nom de «&nbsp;brisure spontanée de symétrie&nbsp;». Cela signifie qu'un certain nombre de
    particules semblent être complètement différentes à basse énergie mais se révèlent être des particules du même type dans des états différents. A de hautes énergies, toutes ces particules se
    conduisent de façon similaire. L’effet est semblable au comportement de la bille au jeu de la roulette</em>. <em>A de hautes énergies (quand la roue est lancée fortement), la bille se conduit
    essentiellement de la même façon&nbsp;: elle accomplit révolution sur révolution. Mais lorsque la roue ralentit, l’énergie de la bille décroît et cette dernière finit par tomber dans l’une des
    trente-sept cases. En d’autres termes, à base énergie, il y a trente-sept état différents dans laquelle la bille peut se trouver. Si pour une raison ou pour une autre, nous ne pouvions observer
    la bille qu’à basse énergie, nous pourrions alors penser qu’il y a trente-sept types de billes différents&nbsp;!</em> <sup>HawHT_100</sup> L’exemple est parlant de lui-même.</span>
  </p>


<style type="text/css">
        &lt;!--
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
        --&gt;
        <span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span></span>
</style>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 15:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3d30612bf9405c0b5574e27f15128fe7</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-324-le-principe-d-incertitude-et-la-brisure-spontanee-de-symetrie-96803003-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[323. Introduction à la physique quantique.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-323-introduction-a-la-physique-quantique-96802758.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Il y a deux manières d’entrer dans la physique quantique. L’une au travers du «&nbsp;phénomène&nbsp;» de la lumière, l’autre au travers
    de la «&nbsp;structure de l’atome&nbsp;». Ce sont respectivement les manières dont Einstein puis Bohr avancent dans la théorie quantique, l’une transcendantale, l’autre positiviste.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">En 1892 Lord Kelvin, dans son célèbre discours inaugural du XX<sup>e</sup> siècle à la société anglaise de physique, annonce fièrement
    que <em>la physique est définitivement constituée avec ses concepts fondamentaux. … Il y a bien deux petits problèmes&nbsp;: celui du résultat négatif de l’expérience de Michelson et celui du
    corps noir.</em> Ces deux petites exceptions <sup>(</sup><span style="color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>1°</strong></span></span></sup></span><sup>et</sup> <span style="color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>2°</strong></span></span></sup></span><sup>)</sup> vont rester des problèmes insolubles pour les physiciens classiques dix ans plus tard et tournent autour du phénomène
    lumineux. Lumière qui pose un dernier problème apparemment sans conséquence <sup>(</sup><span style="color: #000080;"><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>3°</strong></span></span></sup></span><sup>)</sup>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">1°) L’expérience de Michelson consiste à mettre en évidence le mouvement de la Terre par rapport à l’éther immobile en montrant qu’elle
    influe sur la vitesse de la lumière. Celle-ci ne devrait donc pas être la même suivant qu’elle se propage dans le sens de ce mouvement ou à contre-sens. Cette expérience prouve qu’il n’en est
    rien et que la lumière va toujours à une vitesse finie et constante. C’est la base de la théorie de la relativité.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">2°) L’expérience dite du rayonnement du corps noir essaye de comprendre ce qui se passe lorsqu’on chauffe un morceau de métal et qu’il
    émet un rayonnement lumineux, par exemple pour le fer, il passe du rouge (à 700°C), à l’orange, au jaune et enfin au blanc (à 2000°C). Cette expérience vise donc à expliquer l’émission du
    rayonnement par un corps en fonction de la température. Les physiciens parlent simplement de corps noir, parce qu’ils placent cette matière qui rayonne dans un four dont les parois sont noires. A
    partir de cette expérience, en 1900, Max Planck apporte une solution au problème à condition de quantifier l’émission du rayonnement à travers des seuils de lumière&nbsp;: la lumière est délivrée
    par paquets d’énergie et non de façon continue. A ces seuils, il donne une valeur infiniment petite de l’ordre de 6.10<sup>-24</sup> joules secondes appelée constante de Planck qui calibre et
    découpe la lumière en «&nbsp;quanta&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/30/47/61/physique-quantique/montage-d--expa-rience-pour-l--effet-photoa-lectrique.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "montage-d--expa-rience-pour-l--effet-photoa-lectrique.jpg" height="189" width="436">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">3°) Dans une autre direction que celle de Planck, Einstein met en évidence que les fameux quanta de lumière ne sont que le résultat
    d’une composante granulaire de la lumière&nbsp;: les photons. Dire que la lumière est composée de photons ne veut pas dire qu’elle ne soit pas une onde, un peu comme l’eau qui s’échappe par
    gouttes d’un robinet et dont on ne peut dire qu’elle soit composée de parties indivisibles&nbsp;: les gouttes. La lumière se comporte suivant les situations comme une onde que comme un ensemble
    de particules. En 1887 Hertz et Von Lenard découvrent le troisième problème de la physique&nbsp;: l’effet photoélectrique <sup>voir&nbsp;fig.&nbsp;1</sup>. En mettant en place un système
    électrique constitué de deux plaques disposées l’une face à l’autre dans le «&nbsp;vide&nbsp;» et reliées à un générateur, ils remarquent que ce système qui ne conduit pas d’électricité, laisse
    passer un courant électrique si on l’illumine d’une lumière bleue — c’est-à-dire à forte fréquence — alors même qu’une intensité colossale de lumière ne provoque aucune réaction. L’effet
    n’apparaît donc que pour des ondes lumineuses de fréquence élevée et on constate donc que l’émission d’électrons entre les deux plaques dépend de la fréquence de l’onde incidente. En
    transgressant la dualité onde-particule c’est-à-dire le principe de non-contradiction, Einstein résout les questions posées par l’effet photoélectrique. Il y parvient en reliant la fréquence
    <sup><em>ν</em></sup> et l’énergie <sup><em>E</em></sup> par la constante <sup><em>h</em></sup>de Planck&nbsp;:, c’est la formule <em>E=hν</em> <sup>voir figure 2</sup>. Les physiciens posaient
    auparavant l’opposition du continu et du discontinu comme un absolu. Einstein résout par là même l’effet photoélectrique&nbsp;. Einstein n’hésite pas à faire des diagrammes d’énergie pour
    expliquer qu’il y a une barrière de potentiel <sup>voir fig. 3</sup> en dessous de laquelle l’électron reste lié au métal et prisonnier d’une bande de valence et au-dessus de laquelle les
    électrons ne partent pas dans le vide. La valence est la faculté qu’un atome a d’entrer en liaison avec d’autres atomes et de créer ainsi des structures cristallines qui sont constituées d’un
    maillage d’atomes réguliers. C’est ce maillage qu’on nomme communément «&nbsp;matière&nbsp;». Mais ce maillage cristallin n’est que parti du réel, il n’y a donc pas «&nbsp;la
    matière&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/30/47/61/physique-quantique/relation-entre-a-nergie-et-fra-quence.jpg" class="GcheTexte" alt="relation-entre-a-nergie-et-fra-quence.jpg" height="225" width=
    "216"><img src="http://idata.over-blog.com/0/30/47/61/physique-quantique/barria-re-de-potentiel-au-sein-des-cristaux.jpg" class="GcheTexte" alt="barria-re-de-potentiel-au-sein-des-cristaux.jpg"
    height="224" width="204">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    fig.
    2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    fig. 3
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Sans développer plus ce fil de découvertes, nous avons l’une des bases de la physique quantique qui aboutira à l’usage des
    semi-conducteurs comme le silicium ou l’arséniure de Gallium et à la théorie des bandes — c’est la distinction entre bande de valence et bande d’énergies interdites («&nbsp;gap&nbsp;» ou
    intervalle vide d’énergie qui permet l’échappée des électrons) et bandes de conductivité. Chez les semi-conducteurs, en excitant un électron par un photon on peut faire opérer à ce premier le
    fameux saut quantique. En jouant sur les différentes barrières on peut produire ce qu’on appelle des puits quantiques <sup>voir fig. 4</sup>. Ce ne sont nullement des puits sans fond où l’on
    basculerait dans un autre réalité. Les puits quantiques viennent de ce que l’on met en sandwich des matériaux semi-conducteurs dont celui du milieu à une barrière de potentiel pour la bande de
    conductivité plus basse que les matériaux semi-conducteurs qui l’entourent. L’électron se retrouve prisonnier.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/30/47/61/physique-quantique/dispositif-du-taquin.jpg" class="noAlign" alt="dispositif-du-taquin.jpg" height="332" width="599">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    fig. 4
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    utilisation de matériaux (a et b) dont la bande d’énergie diffère
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    pour constituer un puits quantique qui est l’unité de base (bit) de l’information contenus dans nos ordinateurs
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">L’autre approche de la physique quantique n’est pas indépendante de la constante de Planck, mais offre une autonomie supplémentaire par
    rapport à la pensée transcendantale d’Einstein. Remarquons qu’après 1925, Einstein cherche désespérément à unifier astrophysique relativiste et théorie quantique qui ne correspondent pas à la
    même conception de la réalité comme nous le montrerons dans le prochain article <a href=
    "http://www.paris-philo.com/article-324-le-principe-d-incertitude-et-la-brisure-spontanee-de-symetrie-96803003.html"><span style="color: #000080;"><sup><span style=
    "font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>324</strong></span></span></sup></span></a><span style="color: #000080;"><sup><span style=
    "font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span></sup></span>, l’une étant représentation de possibilités, l’autre expérimentation de
    potentialités ou capacités. Au début du XX<sup>e</sup> siècle, <em>par exemple, on pensait que tout pourrait être expliqué en termes de propriétés de la matière continue, comme l’élasticité ou la
    conduction calorifique. La découverte de la structure atomique et le principe d’incertitude mirent un point final à tout cela</em> <sup>HawHT_200</sup>. <em>L’étude de la constitution atomique de
    la matière a révélé en notre siècle une limitation inattendue où sont applicables les idées de la physique classique</em><sup>BohPA_145</sup>. Les comportements quantiques avec leurs énergies et
    impulsions (ondes-particules) échappent aux états classiques de la matière, qui reposent eux sur le principe de permanence. Celui-ci a toujours comme présupposé implicite l’existence de la
    «&nbsp;substance&nbsp;» <sup>voir BohPA_435</sup>. <em>La découverte par Rutherford du noyau atomique (1911) révéla aussitôt combien les concepts de la mécanique et de l’électromagnétisme étaient
    impropres à exprimer la stabilité inhérente à l’atome</em> <sup>BohPA_198</sup>. Afin d’expliquer la stabilité atomique et donc la prétendue stabilité de la matière, il a fallu chercher en-deçà
    de l’échelle atomique, ce qui a conduit à la découverte du puits quantique contenu dans les bits de nos ordinateurs. La théorie de l’information a reterritorialisé tout cela sur un système
    binaire, dont le bit est l’élément de base qui peut être codé en 0 ou 1. puisque l’on agit sur ce que l’on a longtemps assimilé au sens de «&nbsp;rotation&nbsp;» de l’électron&nbsp;: à savoir le
    <em>spin</em> <sup>HawHT_93-95</sup>. Notons qu’un électron ne possède pas de véritable axe de rotation. C’est pour cela qu’on ne parle pas de rotation mais davantage d’oscillation autour du
    noyau. Les atomes, comme les électrons, sont dans un champ dynamique et ne présentent pas d’états stationnaires mais des récurrences qui permettent de donner un «&nbsp;vecteur d’état&nbsp;» à
    toute particule. <em>Toute réaction de l’atome conduisant à une variation de son énergie comporte une transition complète entre deux «&nbsp;états quantiques stationnaires&nbsp;»</em>
    <sup>BohPA_199</sup>. Les particules dites quantiques obéissent à leurs propres «&nbsp;lois&nbsp;» dirait-on de manière classique. Mais ces «&nbsp;lois&nbsp;» ne répondent pas aux critères de la
    représentation classique. C’est pourquoi les théoriciens scientifiques — néo-kantiens dans leur approche de la science — parlent de perte d’intelligibilité face aux phénomènes quantiques. Ils
    cherchent à se représenter ce dont la nature est d’échapper à toute représentation. Ce n’est pas en terme de vitesse et positionnement qu’il faut interroger les particules quantiques, mais en
    tant qu’énergie et impulsions. Peut-être ne saisit-on pas ce qu’est une énergie ou une impulsion et c’est pourquoi on cherche tant à la mettre dans la case «&nbsp;ondes&nbsp;» ou dans la case
    «&nbsp;particules&nbsp;». Mais on ne peut représenter le mouvement sans le dénaturer, c’est-à-dire qu’une autonomie (anomalie dynamique) ne peut <em>se</em> <em>faire voir</em>
    <sup>NzHH2b</sup>°<sup>320</sup> d’une hétéronomie (loi statique) qu’en abandonnant sa nature autonome. L’apport de la physique quantique est d’avoir remis en cause le modèle atomique qu’elle
    avait d’abord initié avec les électrons gravitant en orbite circulaire autour du noyau. Répétons-le, ce qui rayonne selon les lois de Newton perd de l’énergie et donc la distance entre le noyau
    et l’électron se réduirait jusqu’à les faire fusionner. Il en serait alors fini de la stabilité atomique et donc de la structure cristalline de la «&nbsp;matière&nbsp;». Cette voie est celle
    empruntée par l’interprétation positiviste de la physique quantique dont témoignent Bohr, Feynman et Hawking par leurs approches.</span>
  </p>


<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
         &gt;
-->
</style>
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
         &gt;
-->
</style>
<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 
                @page { margin: 2cm }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
         &gt;
-->
</style>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Feb 2012 15:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ca6d9c83d8747694743d6ede3a854aab</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-323-introduction-a-la-physique-quantique-96802758-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[322. b. Deux visées sur le Même.]]></title>
        <link>http://www.paris-philo.com/article-322-b-deux-visees-sur-le-meme-96802030.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Nous sommes aujourd’hui à un tournant de la philosophie. Deleuze comme nous l’avons déjà dit en avait entrevu l’importance au travers
    des <em>potentialités du silicium</em> <sup>DzF</sup> — en fait tous les semi-conducteurs comme le silicium <sup>= Si</sup>, l’arséniure de Gallium <sup>= GaAs</sup>, et l’arséniure d’Aluminium
    <sup>= AlGaAs</sup> — et de la pensée de Nietzsche, tout en voyant bien que cette formation appartenait à une philosophie de l’avenir. Au fond depuis Socrate et Platon, il y a toujours eu de la
    philosophie effective mais seulement à l’état de comètes imprévisibles, de tentatives dispersées. Pourquoi cela&nbsp;? Parce qu’elle était abstraite. Exceptés les stoïciens, les cyniques, les
    épicuriens et les médecins sceptiques, il est peu de philosophes qui se soient constitués collectivement ou qui aient échappé à l’emprise académique. C’est pour se démarquer des doctrines que
    sont apparues, telles des comètes, les pensées de Nietzsche ou de Spinoza <sup>8</sup><a id="sdfootnote1anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"></a> dont les
    œuvres ont été si mal reçues voire dénaturées par leurs premiers lecteurs. Plus qu’à un tournant, nous en sommes à un déroulement à l’envers de la philosophie comme si nous remontions de Platon à
    Socrate et aux physiciens pré-platoniciens, car l’épuisement des concepts statiques, se fait jour comme le note Bergson <sup>BgEC</sup>. Ceci est marqué chez Badiou par un repli sur le
    transcendantal et un réinvestissement de la catégorie d’objet qui avait été rejetée dans un premier temps&nbsp;: «&nbsp;la philosophie n’a pas d’objet&nbsp;», c’est une pensée sur la pensée. Par
    son acte, par son geste, le système badiolien apparaît comme le théâtre d’une justice où la <em>compossibilité</em> des vérités se trouve confinée pour ne pas affronter au dehors la finitude —
    restriction de l’espace de vérité. On peut, comme Badiou, partir de l’énoncé de Parménide mais par contre en donner une toute autre lecture. L’énoncé parménidien «&nbsp;Le même est à la fois
    pensée et être&nbsp;» peut se lire comme une loi fondatrice ou comme l’anomalie constitutive de la philosophie. Il y a deux points de vue possibles sur ce «&nbsp;même&nbsp;», deux visées sur le
    même. Devisons. Soit on l’envisage comme une loi statique soit comme un processus à anomalie, qui échappe aux relations constantes élevées en «&nbsp;lois&nbsp;». Si Nietzsche pense à Platon comme
    à un <em>dévoyé</em> <sup>NzLP</sup>°<sup>194 _150</sup>, c’est que pour appréhender le «&nbsp;à la fois pensée et vie&nbsp;» ou le «&nbsp;à la fois penser et être&nbsp;» (comme acte), il lui
    faut poser un vide puisque l’union des deux n’a plus rien d’une évidence et d’une effervescence. Mais Platon ne fait que prolonger le coup d’arrêt porté par Socrate à l’élan vital. Socrate, par
    sa décision d’aiguillonner les consciences, interrompt en effet ce que les philosophes ont peu inscrit jusqu’alors et qui tenait de la vie-pensée, de l’effervescence d’un milieu. La prise de
    conscience, la conscience de ce danger induit un arrêt, l’institution d’un vide — celui de l’être comme Un — pour palier la perte de vitalité de la société athénienne, C’est la naissance de la
    philosophie comme rassemblement des dernières forces. <em>… chez les Grecs tout avance vite, et aussi décline terriblement vite. Lorsque le génie grec eut épuisé ses types supérieurs, le Grec
    baissa très rapidement. Il a suffi qu’une fois se produise une interruption et que la grande forme de la vie ne soit plus remplie ce fut aussitôt terminé; exactement comme pour la tragédie. Un
    seul contradicteur puissant comme Socrate — la déchirure fut irréparable. En lui s’accomplit la destruction de soi de tous les Grecs</em> <sup>Nz cité in DzN</sup>. Pour conclure notons que ces
    deux visées sur le Même ou plus exactement sur le «&nbsp;à la fois&nbsp;» constitutif et soustractif du Même s’explique par le fait que l’hétérogène peut se comprendre lui aussi de deux manières
    différentes. L’hétérogène est d’abord ce qui est d’un genre autre dans le cas par exemple des vérités génériques avec leur dimension d’absolu, c’est aussi ce qui est autre qu’un genre dans le cas
    des multiplicités hétérogènes qui sont marquées par la <em>nuance ou</em> <em>variation</em> <sup>BdLM_249</sup>. C’est dans une brèche plus encore que dans la nuance que la physique quantique
    s’est affirmée, dans le fait que des expériences mineures, à l’importance marginale, ont renversé une conception antérieure et classique de la physique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <div id="sdfootnote1">
    <p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><a id="sdfootnote1sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">8</a> Pensons à cette citation de Cassirer
      dans <em>le problème de la connaissance</em>&nbsp;: la méthode générale de la réflexion philosophique qui avait été le terrain commun de toutes les doctrines, au delà de leur conflits, fait
      place à un mode de pensée totalement différent. La continuité dans la position des problèmes semble s’interrompre brusquement (p. 73).</span>
    </p>
    <p class="sdfootnote">
      &nbsp;
    </p>
  </div>


<style type="text/css">
<!--
        &lt;! 
                @page { margin: 2cm }
                P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }
                P { margin-bottom: 0.21cm }
                A.sdfootnoteanc { font-size: 57% }
         &gt;
        <span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">﻿</span></span>
-->
</style>]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 15:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dbfa49d22cb757531e745338d36bdfbe</guid>
                <category>Thèse</category>        <comments>http://www.paris-philo.com/article-322-b-deux-visees-sur-le-meme-96802030-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
