<![CDATA[Les devenirs de la philosophie à Paris 8]]> http://www.paris-philo.com/ Des pensées pour être apte à un plus grand nombre de choses. Non pas changer le monde mais mais être capable d'en voir les positivités : les autonomies (comme à Paris 8) fr http://fdata.over-blog.net/0/30/47/61/avatar-blog-864655-tmpphp1V2a9O.jpeg <![CDATA[Les devenirs de la philosophie à Paris 8]]> http://www.paris-philo.com/ Fri, 10 Jul 2009 09:57:54 +0200 Fri, 10 Jul 2009 09:57:54 +0200 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2009, Anthony Le Cazals Culture http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[SITE / La blogosphère de philosophie]]> http://www.paris-philo.com/article-33636304.html Comme pendant les vacances tout le monde s'éparpille. Voici une liste non-exhaustive de sites philosophies de la blogosphère française, américaine et québécoise. Si vous en connaissez d'autres n'hésitez pas à les inscrire en commentaire ou à nous écrire à paris (point) philo (at) gmail (point) com.

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Thu, 09 Jul 2009 17:06:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33636304.html Sites et Blogs http://www.paris-philo.com/article-33636304-6.html
<![CDATA[POUR QUE VIVE LE COLLÈGE INTERNATIONAL DE PHILOSOPHIE !]]> http://www.paris-philo.com/article-33652520.html POUR QUE VIVE LE COLLÈGE INTERNATIONAL DE PHILOSOPHIE !


Appel de l'Assemblée collégiale du CIPh

 

Le Collège International de Philosophie (CIPh) est actuellement menacé dans son identité et son existence par une décision unilatérale du Ministère de l’Education Nationale. Dès septembre 2009, seront supprimées les « mises à disposition » permettant à des professeurs de l’Enseignement Secondaire (quinze actuellement) de se consacrer, à mi-temps, à la direction d’un programme de recherche au CIPh, tout en continuant d’assurer leur mission d’enseignement dans leur établissement d’origine.
 

Signer la pétition



Fondé en 1983, dans la continuité des travaux du GREPH (Groupe de Recherche sur l’Enseignement Philosophique), à l’initiative notamment de Jacques Derrida, le CIPh constitue un lieu d’enseignement original et unique en Europe, qui, depuis sa création, présente les caractéristiques suivantes:

 

L’articulation entre l’enseignement secondaire et la recherche est au coeur de sa mission, et constitutive de son identité. Il importe à la recherche d’être liée à l’enseignement qui la divulgue : le CIPh, en permettant à des professeurs de lycée de développer dans le long terme un programme de recherche, contribue à l’enrichissement des pratiques, formes et contenus pédagogiques à l’oeuvre dans l’enseignement de la philosophie.

 

L’interdisciplinarité est inscrite dans la définition même du CIPh : programmes de recherche, séminaires et colloques y sont organisés par « intersections », dans une configuration qui appelle les philosophes à dialoguer avec les méthodes et démarches propres au droit, à l’art, aux mathématiques, aux sciences de la nature, aux sciences humaines ou à la littérature.

 

Le CIPh accorde une place importante aux penseurs qui firent l’originalité et la renommée internationale de la philosophie française du dernier demi-siècle.

 

Le CIPh jouit d’une reconnaissance internationale éminente, dont témoignent aussi bien le nombre croissant de chercheurs étrangers désireux d’y être associés que les nombreuses conventions conclues avec des institutions de recherche et d’enseignement supérieur dans le monde.

 

Le CIPh réalise depuis vingt cinq ans une idée profondément émancipatrice de la philosophie : la recherche philosophique doit s’ouvrir à tous les publics, sans condition de diplôme ni de cursus. Cette ambition première a fait ses preuves et a contribué à porter la réflexion et le questionnement philosophiques au sein des institutions publiques et de la Cité.

 

Le CIPh occupe ainsi une place fondamentale dans le champ philosophique français et international, qui doit être préservée. La suppression, sans mesure de remplacement, des mises à dispositions dont bénéficiaient jusqu’à présent les enseignants du secondaire du CIPh met radicalement en cause les missions et le rôle de celui-ci. Elle porte également atteinte à un principe fondateur d'égalité dans l'accès au savoir, au questionnement critique et à la recherche en philosophie.

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Wed, 08 Jul 2009 10:00:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33652520.html Actualité effervescente http://www.paris-philo.com/article-33652520-6.html
<![CDATA[DEFINITION / Sur l'abus du conspirationnisme et des théories du complot]]> http://www.paris-philo.com/article-33563081.html De nos jours, sous l'effet du capitalisme et de l'excédence qui le caractérise, nous assistons à un mouvement de concentration économique dans le secteur de la communication, dans la propriété des moyens de communication, à l'échelle internationale et pas seulement nationale. Sur le net et dans les milieux radicaux fleurissent des interprétation qui tend à unifier la réalité autour d'un double schéma qui est à la fois consumériste et conspirationniste. On trouve cela notamment chez Chomsky pour qui les puissantes firmes pensent contrôler les médias en les finançant. Aucune place n'est laissé à un quelconque décalage critique au sein des industries culturelles : les contraintes économiques imposeraient leur vision des choses contre un type journalistique..On retrouvait cela chez Adorno et Horkeimer qui en leur temps, après leur départ d'Allemagne pour les Etats-Unis, dénonçaient sous un autre mode l'abrutissement par l'industrialisation de la culture. Par exemple Adorno préférait la musique classique au jazz qui en serait la dégradation maximale.

Quand on fait une critique des théories du complot et de l'imaginaire paranoïaque qui s'y rattache, on ne nie pas qu'il y ait des complots, des conspiration voir des conjuration (ex. Catilina ou l'opération Walkyrie avec von Stauffenberg et le Cercle de Kreisau). Le complot serait les manipulations dans l'ombre de quelques puissants mais quand on élabore une théorie du complot en rassemblant plein de petits détails et en leur donnant la cohérence d'un théorie, on fait apparaître ces manipulation comme étant au coeur de la réalité sociale-historique. Or encore une fois, il nous apparaît davantage que le coeur de la réalité est l'activité sous toutes ses formes il n'y a que ce qui s'exprime et ce qui s'exerce quelques soient les neutralisations et les freins rencontrées, qui ait une réalité, Spinoza dirait qui ait une perfection. Les théories du complot pensent que les intentions "machiavéliques" ont une quelconque prégnance, mais par là on en reste aux intentions au lieu de s'attarder sur les actes.

Les théories du complot sont souvent dénoncées par des néo-conservateurs, sans voir la passivité qu'elles brassent. On joue même parfois de l'amalgame chez ceux qui dénoncent : toute exigence critique est vue comme participant de proche en proche à un complot franc-maçon, ummite ou sioniste, etc... (comme dans la vidéo qui suit). De même que leur tenant Qui est dans l'activité les tient pour du détail car elle recrée

Exemple de Déni chez Nicole Bacharan : ce qui est diabolisé comme une théorie du complot, par exemple, critiquer l'intervention américaine en Irak sous le prétexte des attaques du 11 septembre étaient fomentées par "Al-quaïda" et que Saddam Hussein avaient des armes de destructions massives. C'est une exelmple. "Pour une théorie du complot toute initiative américaine est vue à l'aune du pétrole, c'est tout à fait juste que Georges Bush a toujours en tête le pétrole, où est-il, à quel prix et de quelle manière va-t-il avantager ou non l'industrie et l'économie américaine." Les deux termes d'une théorie du complot : Bush convoite le pétrole et il a menti pour aller en Irak sont à la fois dénoncés par Nicole Bacharan et à la fois reconnus. on est dans une forme de dénégation qui réfute toute dénonciation sous prétexte qu'elle s'amagalmerait à une théorie du complot. Encore une fois, d'une part, les sphères de domination, les domaines de la réalité ne peuvent être unifiés comme s'il n'existe au final qu'un seul pouvoir occulte dont seule une théorie cohérente pourrait rendre compte et, d'autre part, seule l'activité prime, ce que l'on nomme affectivité ou sensibilité la précède, mais tout ce qui est de l'ordre de l'intention n'a aucune efficience et reste de l'ordre de l'atermoiement, du non-avenu, du discours non-suivi d'effet, sinon que de freiner sous une forme nihiliste l'activité sociale en la détournant de ce qui a de l'importance (la création, le combat, l'amour entre autres dimensions) pour tout concentrer sur la sphère de la réactivité.
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http://www.dailymotion.com/video/x9jo0k_propagande-neocon-sur-arte-12_news

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Tue, 07 Jul 2009 20:15:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33563081.html Lexiques et notions http://www.paris-philo.com/article-33563081-6.html
<![CDATA[NOTION / Déni, dénégation et projection]]> http://www.paris-philo.com/article-33556651.html Afin de mettre en place une sortte d'animologie, de psychologie de l'activté plus que du discours, voici quelques exemples de  mécanismes psychologiques sous-jacent dans le discours. C'est une liste heureusement non exhaustive.

La dénégation est un mécanisme de défense qui refute une réalité à partir d'énoncer qui s'opposent à cette réalité mais qui s'excluent mutuellement et forment une argumentaire incohéret lorsqu'il sont pris tous ensemble. On peut illustrer ce mécanisme de défense défectueux qu'est la dénégation par l'histoire du chaudron. Un ami emprunte un chaudron et une fois rendu reçoit ce reproche : mais mon chaudron est percé. Il se met à répondre :
Je ne t'ai jamais empruné ton chaudron !
Quand je te l'ai emprunté il était déjà percé
De toute façon je te l'ai rendu intact.
L'argumentation est incohérente

Le déni est un mode de défense défini en psychanalyse comme un refus par le sujet de reconnaître une réalité Alors que la dénégation opppose des énoncés non-cohérent à la réalité dérangeante, le déni est le refus de prendre en compte une telle réalité. Ce mécanisme est inovqué par Freud pour rendre compte du fétichisme et des psychose où il ferait coexister dans le moi deux positions inconciliables induites par deux types de défense différents. L'une porterait sur la réalité extérieure et serait le déni d'une perception de la réalité, l'autre porterait sur une élément fondateur de la réalité humaine et serait le déni d'une théorie explicative des faits.

La projection désigne l'opération mentale (généralement inconsciente) par laquelle une personne place sur quelqu'un d'autre ses propres sentiments, dans le but de se sortir d'une situation émotionnelle vécue comme intolérable par elle. La personne n'a généralement pas conscience d'appliquer ce mécanisme, justement car elle n'accepte pas les sentiments, ou sensations, qu'elle "projette" sur l'autre. Il s'agit donc généralement de sentiments négatifs, ou en tous cas, perçus comme tels.

Il y a d'autres travers comme la réduction simplificatrice ou l'amalgame (qui vous colle une étiquette ui ne vous correspond pas). ]]>
Tue, 07 Jul 2009 17:33:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33556651.html Lexiques et notions http://www.paris-philo.com/article-33556651-6.html
<![CDATA[L'inconscient et le sexuel / Merleau-Ponty sur Freud]]> http://www.paris-philo.com/article-33509482.html Merleau-Ponty donne une jugement assez nette de la psychanalyse freudienne qui n'est pas loin du jugement de Jean-Philippe Ravoux. Ce dernier disaient que les philosophes n'avaient jamais dénoncé les manquements de la théorie de l'inconscient chez Freud et pourtant. Ne serait-ce que Deleuze ou Merleau-Ponty, la psychanalyse n'est pas épargnée, mais dans le passage que nous vous donnons, Merleau-Ponty n'épargne pas les vieilles conceptions qui hante sa propre discipline.

"Aucunes des notions que la philosophie avait élaborées, - cause, effet, moyen, fin, matière, forme - ne suffit pour penser les relations du corps à la vie totale, son embrayage sur la vie personnelle ou l'embrayage de la vie personnelle sur lui. Lme corps est éngmatique ... animé et animant, figure naturelle de l'esprit. Avec la psychanalyse l'esprit passe dans le corps comme inversement le corps passe dans l'esprit.
Ces recherches ne peuvent manquer de bouleverser en même temps que notre idée du corps, celle que nous nous faisons de son partenaire l'esprit. Il faut avouer qu'ici il reste encore beaucoup à faire pour tirr de l'expérience psychanalytique tout ce qu'elle contient, et que les psychanalystes, à commencer par Freud, se sont contentés d'un échafaudage de notions peu satisfaisantes. Pour rendre compte de cette osmose entre la vie anonyme du corps et la vie officielle de la personne, qui est la grande découverte de Freud, il fallait introduire quelque chose entre l'organisme et nous-mêmes comme suite d'actes délibérés, de connaissances expresses. Ce fut l'Inconscient de Freud. Il suffit de voir l'évolution de cette notion-Potée dans l'oeuvre de Freud, la diversité de ses emplois, les contradictions où elle entraîne, pour s'assurer que ce n'est pas là une notion mûre et qu'il reste comme Freud le laisse entendre dans les Essais de Psychanalyse, à formuler correctement ce qu'il visait sous cette formule provisoire. L'inconscient évoque à première vue le lieu d'une dynamique des pulsions dont seul le résultat nous serait donné. Et pourtant l'inconsicent ne peut-être un processus "en troisième personne", puisque c'est lui qui choisit ce qui, de nous, sera admis à l'existence officielle, qui évite les pensées ou les situation auxquelles nous résistons et qu'il n'est donc pas un non-savoir mais plutôt un savoir non reconnu, informulé, que nous ne voulons pas assumer. Dans un langage approximatif, Freud est ici sur le point de découvrir ce que d'autres ont mieux nommé perception ambiguë. C'est en travaillant dans ce sens qu'on trouvera un état civil pour cette conscience qui frôle ses objets, les élude au moment où elle va les poser, en tient compte comme l'aveugle des obstacles, plutôt qu'elle ne les reconnaît, qui ne veut pas les savoir, les ignore en tant qu'elle les sait, les sait en tant qu'elle les ignore, et qui sous-tend nos actes et nos connaissances exprès.

{L'ex tait qui suit est davantage à prendre avec des pincettes car il en reste à une philosophie de l'identité avec le travers pathologique de projection du moi sur autrui et qu'il reconduit par là la vielle distinction du corps et de l'esprit dont il faut remarquer l'incongruence d'un tel discernement qui ne fait que reconduire les illusions suprématistes de l'homme sur la nature aucune distinction fonctionnant en réciprocité. Merleau-Ponty cherche là à introduire sa philosophie de la chair et de l'incarnation]

Quoiqu'il en soit des formulations philosophiques, il est hors de doute que Freud a aperçu de mieux en mieux la fonction spirituelle du corps et l'incarnation de l'esprit. Dans la maturité de son oeuvre, il parle du rapport "sexuel-agressif", à autrui comme de la donnée fondamentale de notre vie. Comme l'agression ne vise pas une chose mais une personne, l'entrelacement du sexuel et de l'agressif signifie que la sexualité a, pour ainsi dire, un intérieur, qu'elle est doublée, sur toute son étendue, d'un rapport de personne à personne, que le sexuel est notre manière, charnelle puisque nous sommes chair, de vivre la relation à autrui. Puisque la sexualité est par rapport à autrui, et non pas seulement à un autre corps, elle va tisser entre autrui et moi le système circulaire des projections et des introjections, allumer la série indéfinie des reflets reflétants et des reflets réfléchis qui font que je suis autrui et qu'il est mooi-même."

Merleau-Ponty, Signes, pp. 373-375, éd. folio Gallimard.

Bref avec sa chair Merleau-Ponty tombe dans le pathos de la projection propre à toute mondanité..
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Mon, 06 Jul 2009 15:13:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33509482.html Textes http://www.paris-philo.com/article-33509482-6.html
<![CDATA[MEDIAS ET TECHNOLOGIE / Le passage de l'internet libre au Minitel 2.0]]> http://www.paris-philo.com/article-33504024.html
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Sun, 05 Jul 2009 12:51:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33504024.html Economie et médias http://www.paris-philo.com/article-33504024-6.html
<![CDATA[CITE GRECQUE / L'invention de l'ordinateur]]> http://www.paris-philo.com/article-33503729.html

L'invention de l'ordinateur (3 parties) sur Dailymotion

Dans notre série y a-t-il un progrès constant des technologie ? Décrouvrez la machine d’Anticythère, la clepsydre, l’odomètre... je vous conseille ce reportage très édifiant, en trois parties :

 

1ère partie 
http://www.dailymotion.com/video/x4t5zd_linvention-de-lordinateur-1-sur-3_tech

 

 


 

 

2ème partie
http://www.dailymotion.com/video/x4t649_linvention-de-lordinateur-2-sur-3_tech

 

 


 

 

3ème partie
http://www.dailymotion.com/video/x4t67z_linvention-de-lordinateur-3-sur-3_tech


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Sun, 05 Jul 2009 12:37:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33503729.html La Cité grecque http://www.paris-philo.com/article-33503729-6.html
<![CDATA[PENSEE DE L'ACTIVITE / La praxis chez Castoriadis]]> http://www.paris-philo.com/article-33449159.html Dans la suite de nos articles sur l'activité contemporaine chez Le Corbusier ou de la praxis comme activité ou matérialisme chez Marx (qu'on ne confondra ni avec le marxisme ou communisme vulgaire, ni avec le matérialisme vulgaire qui pose la matière comme seule existence), intéressons-nous un temps à une variante la praxis chez Castoriadis. La praxis est à la politique c'est que l'exercice est à toute discipline.

La visée de Castoriadis était de dépassé la paralysie théorique et pratique issue des antinomies de la pensée spéculative, des dualismes (ce fut au passage le même point stratégique pour Merleau-Ponty par exemple quant il cherchait une troisième voie entre l'humanisme libérale et l'humanisme communiste. Pour Merleau-Ponty, Castoriadis parlerait de pensée contemplative parce qu'elle rejette le rôle moteur et central de la praxis : Merleau-Ponty est longtemps resté dans les tergiversations et la circonvenance, c'est-à-dire le fait d'être assailli par des options et des partis-pris contradictoires.

Le parcours de Castoriadis est l’illustration d’une des thèses centrales de sa pensée développée depuis les années 1940 : seule la praxis comme création sociale-historique qui lie indissolublement pratique et théorique, est en mesure de résoudre les antinomies de la pensée « contemplative », condamnée à osciller entre, d’une part, une quête de clôture et de totalisation achevée du savoir et, d’autre part, la reconnaissance du caractère essentiellement ouvert et inachevable de la connaissance.

Le rapport entre les pensées kantiennes et hégéliennes symbolise remarquablement la tension traversant ce cadre de pensée dominé au fond par une compréhension erronée du rapport entre théorie et pratique. En effet, la pensée kantienne dégage un nouveau type fondamental de subjectivité donnant forme universellement à l’expérience sensible, d’où proviennent les catégories a priori constitutives de toute connaissance absolument certaine, scientifique (s’il y a des contenus de savoirs absolument certains, c’est que toute connaissance ne peut provenir de l’expérience empirique : il faut donc postuler une subjectivité, non psychologique, constituant l’expérience).

La philosophie kantienne est donc indépassable en ce qu’elle pose les bases de toute philosophie non dogmatique de la connaissance ainsi que le caractère seulement idéal (régulateur) d’une clôture exhaustive du savoir : la connaissance qui ne se confondra jamais avec la chose en soi (noumène) en ce que cette première provient d’une organisation donnée, humaine de l’expérience ne peut qu’être une tâche infinie. Mais, dans le même temps, elle se trouve dans l’incapacité de résoudre la scission entre une subjectivité transcendantale immuable qui, située hors de toute effectivité historique, organise a priori l’expérience et, d’autre part, une subjectivité empirique historiquement située, contingente, prise dans le flux phénoménal.

Elle se trouve également dans l’incapacité paradoxale de déduire complètement l’expérience à partir des catégories. Elles sont en effet sans cesse renvoyées à l’existence factuelle des sciences qu’elles doivent pourtant fonder : parce qu’il y a, de fait, des contenus de savoir absolument certains, il faut dépasser l’empirisme qui tire tout contenu de savoir de l’expérience sensible et postuler simultanément la subjectivité transcendantale et ses catégories. Il ne peut donc y avoir, comme le prétend pourtant Kant, de véritable déduction à partir des catégories et des formes pures puisque les conditions de l’expérience se trouvent à leur tour conditionnées par l’existence de ce qu’elles doivent pourtant fonder. La déduction transcendantale n’est pas une véritable fondation, elle se transforme en cercle empirico-transcendantal.

Ces deux limites font ressortir, d’après Castoriadis, une conception inadéquate du rapport entre théorie et pratique, oublieuse de la praxis : c’est parce que les catégories et le transcendantal sont soustraits à toute historicité instituante que la subjectivité se trouve problématiquement clivée. C’est en outre le même oubli de la praxis qui explique que la déduction kantienne de l’expérience achoppe sur une circularité qui ne peut qu’être reconduite à une création social-historique : seule la création peut abolir toute priorité entre « condition » et « conditionné » et rendre vaine toute démarche déductive.

La pensée hégélienne de son côté procède à une véritable fondation processuelle et historique des catégories qui les fait sortir du cercle de la déduction et du dédoublement de la subjectivité en deux formes inconciliables. Loin d’être des données transcendantales figées de toute éternité, la logique hégélienne permet de voir comment elles s’engendrent et s’auto- dépassent réciproquement dans des formes de savoir toujours plus riches pour atteindre le Savoir Absolu, position ultime du savoir où s’identifient définitivement être et pensée. L’être en soi n’est pas, comme le pensait Kant, inaccessible : la différence entre subjectivité transcendantale et être en soi est encore insuffisante, elle manque l’identité dialectique ou les contraires trouvent leur unité dans une identité plus riche qui révèle le caractère abstrait de leur séparation. Mais, du coup, c’est l’historicité du savoir comme progression infinie (le second pôle de la tension indiquée ci-dessus) qui s’évanouit. La philosophie de Hegel, qui pourtant révèle le caractère processuel de la connaissance, hypostasie l’idée fictive de totalité (le savoir comme tâche infinie) en Savoir Absolu de sorte que la logique qu’elle déploie finit par résorber toute création dans une forme totalisante d’identité. Le devenir hégélien se révèle être celui d’une logique surplombante qui annihile toute véritable historicité, témoignant d’une même cécité à l’égard de la praxis : la création est ramenée à la différence elle-même réintégrée dans l’expression du Même (comme identité de l’identité et de la non-identité). Elle revient ainsi en deçà de ce qui constituait pourtant un des principaux apports du criticisme kantien : la non-identification entre être et savoir.

Ainsi, la pensée transcendantale reconnaît l’axiomatisation totale du savoir en système comme une tâche infinie mais fige ses formes et ses catégories dans une subjectivité dépourvue d’historicité tandis que la philosophie hégélienne fonde dans un ordre réversible et systématique les catégories mais bloque le processus de constitution dans un état prétendument indépassable du savoir. La praxis, dès lors, va apparaître progressivement, dans la réflexion de Castoriadis, comme le concept décisif permettant d’éviter les écueils auxquels succombent les deux emblèmes de la pensée contemplative.
La praxis comme solution aux antinomies de la pensée contemplative

En outre, si la praxis résout les impasses de la pensée contemplative en s’imposant comme constitutive du devenir des formes de la connaissance, elle affecte en retour la compréhension de l’histoire à laquelle elle s’identifie. Elle va donc permettre d’approfondir substantiellement la pensée politique de Castoriadis. L’histoire, en effet, ne peut plus être réduite à quelque prédétermination que ce soit puisque les formes constituées (cognitives mais aussi économiques, juridiques, idéologiques etc.) apparaissent désormais comme la cristallisation d’un processus instituant. Le structuralisme, dernier avatar de la pensée contemplative, tombe ainsi dans le piège d’ériger en invariants transhistoriques (transcendantaux) un nombre restreint d’éléments dont les combinaisons permettraient de produire toutes les sociétés humaines possibles. Nous noterons au passage que les pensées de Foucualt et Deleuze qui ont frayé la brèche opérée par Merleau-Ponty dans l'alternative entre une dialectique du sujet et un dispositif structuraliste, pourtant Castoriadis en penseur de la subjectivté les qualifiera avec une manque certain de naunce de penseurs structuralistes.

Si le structuralisme oublie que l’histoire est la création de ses propres conditions de possibilité, la praxis ne lui retire cependant pas sa prétention à la scientificité. L’axiomatisation de l’histoire est certes rendue inachevable par la praxis humaine mais elle n’est pas privée pour autant de scientificité. En effet, son axiomatisation n’est possible que dans la mesure où elle est essentiellement partielle, fragmentaire, certaines transformations historiques exigeant de poser de nouveaux axiomes irréductibles aux précédents. Ces nouveaux axiomes ne sont alors l’effet d’aucune cause, d’aucun processus dialectique, d’aucune combinaison d’invariants, mais d’une altération sui generis. Ainsi, le passage d’une économie marchande « artisanale » (sans régime d’accumulation) à une économie capitaliste (finalisée par une valorisation indéfinie du capital et par un projet de maîtrise rationnelle de la nature) ne peut plus se produire au sein des mêmes axiomes ni même à partir d’une nouvelle combinatoire.

Une telle évolution est notamment irréductible à la nouvelle combinaison que le capitalisme instaure entre le travailleur et les moyens de production (relation de dépossession se rajoutant à l’expropriation du produit). Le capitalisme, par rapport à une simple économie marchande (« artisanale »), est donc la création sociale – historique d’une nouvelle signification imaginaire à partir de laquelle pourront être comprises, entre autres, les nouvelles combinaisons de ce « mode de production ». L’imaginaire, création collective et immotivée de nouvelles significations, vient donc élucider (et non expliquer), l’impossible clôture de l’histoire et parachever les réflexions castoriadiennes dégageant la centralité de la praxis humaine. On trouve également, dans le droit fil de cette maturation intellectuelle, les bases de la critique virulente que Castoriadis adressera au marxisme au début de L’institution imaginaire de la société [4], accusé d’avoir étouffé toute praxis au profit d’une lecture déterministe de l’histoire c’est à dire d’une visée d’axiomatisation intégrale et définitive de celle-ci.
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Sat, 04 Jul 2009 21:11:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-33449159.html Pensées http://www.paris-philo.com/article-33449159-6.html
<![CDATA[PENSEE / Dialectique, analytique et déictique]]> http://www.paris-philo.com/article-32915826.html Sun, 21 Jun 2009 12:28:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-32915826.html http://www.paris-philo.com/article-32915826-6.html <![CDATA[INTRODUCTION au parcours de sagesse.]]> http://www.paris-philo.com/article-32513585.html D'un ouvrage à venir (janvier 2010), nous passerons par une langue des signe, une lingua franca , une langue qui a abandonné la grammaire philosophique (celle de la méthologie). Mais que nous dirons les plus piètres parce qu'ils y projèteront leur propre chaos et leur propre volonté d'ordre parce qu'ils sont incapables de survivre sans lui. A tous les piètres escogriffes qui chercheont à relever les incohérences d'un système nous répondrons que, sur ce blog  où s'inscrivent des nnotations éparses et documentations mises en ligne(s), il ne s'est jamais agi de pédance mais de générosité, avant même que l'esprit de vengeance ne cherche à capter ce que l'on a longtemps nommé la souveraineté du peuple.

Fuyons les nationalismes et tous les "-ismes" que l'on voudra nous raccrocher.
Nous sommes non dans un système où tout se tiendrait synchroniquement mais dans un parcours épars, le parcours de sagesse, car les parcours incrits suscitent les rencontres et les effervescences et les bouillonements. Will Hunting n'est pas une fiction, au sens où cela se produit de ci de là et qu'il vaut mieux s'inquiéter quand quelqu'un vous dit on ne voit cela que dans les films ; c'est que sa capacité de déclenchement est moindre et qu'il faut la négliger tout simplement. Dans les rencontres et les apprivoisements plus longs suriviennent alors des seuils inéluctables. Sans le voir on bascule alors dans un mélange d'affectivité et d'activté qui nous éloigne de cette subjectivité en manque d'énergie. Car la subjectivité survient toujours telle badiou, quand l'énergie manque. Goethe le fit à Weimar, Voltaire à Ferney. Mais d'autres encore dont les noms vous paraîtront obscurs, n'ont pas rejeté à demain leur propre parcours pour mieux le rêver. Jetez-vous dans l'activité corbuséenne, dans la pratique marxiste, de ce creuset naît un certain discours en prise avec le réel, la décision opportune. Discours qui n'est pas celui des livres mais celui forgé à plusieurs par sa propre éducation, souvent longtemps des livres, et par le seul recoupement de tout ce que les textes philosophiques ou non peuvent contenir de fulgurances qu'il n'est pas possible de raccrocher à des systèmes préconçus, de catégories de l'entendement ou de  . On dira trop aisément que ce texte délire. Mais il faut savoir petre connecté avec la puissance stimulatante celle do,t nous avons déjà parlé le mystique chez Bergson, le démonique chez Goethe, le dionysiaque chez Nietzsche, la puissance de l'indéterminé chez Deleuze : tout ce qu'un universitaire vous fera passer à la trape mais qui est visible dans les emplacements et les peuplements humains que l'on nomme villes. Les discours forgés à plusieurs ne sont pas affaire de transmission, sur ce point j'ai dépassé mes deux "maîtres", mais d'avantage de mariages contre nature, de rencontres inopinées dont il faut savoir cultiver la bonne distance, celle du travail, de l'exercice, tout en évitant le manque de "dignité" en amitié, c'est-à-dire le moment où affleure l'esprit de vengeance. En théorie il est très pregnant, dans la pratique de tous les jours c'est davantage la bêtise qui que l'on peut rencontrer encore qu'on puisse y être indifférent, c'est cela être négligent.

Suscitation : lire le dernier numéro de la Revue Internationale des Livres (RiVi), un bel article sur la ligua Franca, celle que je m'amuse à recréer de part et d'autre de la mer méditerranée et de la mer noire ... Barcelona, Catania, Odessa, etc.. tous ces ports du Levant. Au passage le contnent hispanique est le futur lieu philosophique à cause du gusto (qui est une traduction proche du goût nietzschéen) et du ganas (que relevait Ivan Illich). Même Cheniade le deuxième ironsite de France après Bdiou en conviendrait. Les choses se dépacent donc de l'Allemagne à la France puis de la France à l'Espagne. ]]>
Thu, 11 Jun 2009 08:57:00 +0200 http://www.paris-philo.com/article-32513585.html Pensées http://www.paris-philo.com/article-32513585-6.html