<![CDATA[Les devenirs de la philosophie à Paris 8]]> http://www.paris-philo.com/ Des pensées pour être apte à un plus grand nombre de choses. Non pas changer le monde mais mais être capable d'en voir les positivités : les autonomies (comme à Paris 8) fr http://fdata.over-blog.net/0/30/47/61/avatar-blog-864655-tmpphp1V2a9O.jpeg <![CDATA[Les devenirs de la philosophie à Paris 8]]> http://www.paris-philo.com/ Thu, 09 Sep 2010 10:00:06 +0200 Thu, 09 Sep 2010 10:00:06 +0200 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2010 www.paris-philo.com Culture http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[BRIBE / L’ère machinique du capitalisme]]> http://www.paris-philo.com/article-bribe-l-ere-machinique-du-capitalisme-56549979.html

L’époque machinique est le capital, car les machine appartiennent au Capital et non au travailleur qui s’y aliène, d’où l’ambigüité d’un livre comme Mille Plateaux. La révolution numérique constitue ce que Stiegler nomme dès lors la déprolétarisation pourtant la question du métier se pose avec d’autant plus de force, c’est là un second effet de cette déprolétarisation, c’est le Quart-Etat.  Les méters c’est d’eux que sont nés la Renaissance (Vinci émergeant de l’atelier de Verocchio) et la Commune (Ditmar http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/p/gerald-dittmar,1064358.aspx donne un estimatif des participants à la fin de son histoire de la commune de Paris de 1871 on ne peut qu’être impressionné par la part prise par les métiers de Paris, qui signèrent là leur fin et l’apparition des professions diplômées et mises en  statistiques par l’Etat).

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Thu, 09 Sep 2010 10:00:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-56549979 Schizo-analyse politique http://www.paris-philo.com/article-bribe-l-ere-machinique-du-capitalisme-56549979-comments.html#anchorComment
<![CDATA[NIETZSCHE / La promesse ou l’aurore du surhomme 2]]> http://www.paris-philo.com/article-nietzsche-la-promesse-ou-l-aurore-du-surhomme-2-56549701.html Précisions à la suite de cet article.

 

Derrida dans  son otobiographie relevait cette maxime de la généalogie de la morale : « rester fidèle à une seule promesse ». Nous la relevons à notre tour. La promesse que s’est donné est-elle de rester fidèle ou bien de ne se donner qu’une seule règle celle de n’avoir pas de règle.  Car Demeure chez Nietsche comme chez l’un de ses inspirateurs Guyau, l’alternative de savoir s’il faut régler la conduite humaine ou la laisser sans règle, ce qui est une manière de lui donner une règle, celle de n'en pas avoir. Demeure alors la recherche du fondement de la règle ou de l'absence de règle. Cette quête est toute socratique par aveu d’une accointance paradoxale de la démarche dionysiaque ou dérangeante. puisqu’il s’agit non plus de courir après la sagesse, tout en ne rencontrant que des prétendants sages, mais la nature la plus profonde de la vie comme une activité qui trouve dans sa plus haute intensité et sa plus large extension sa plus haute jouissance, son plus large épanouissement. Est si la promesse était celle que reprend cette fois Kenneth White comme un précepte : « Amis, restez fidèles à la terre » c’est-à-dire restez fidèle au sens de la Terre c’est-à-dire au surhomme. Nietzsche reprend le terme de Surhomme directement au Faust de Goethe :- « Quelle pitoyable frayeur, dit Méphistophélès à Faust, s'empare du Surhomme que tu es ? » Nietzsche ne connaîtra pas cette frayeur ; il empruntera à Gœthe et le nom et la chose. Mais il paraît difficile de faire remonter comme le veulent certain le Surhomme de Nietzsche du « Surhomme » de Gœthe au « Génie » des romantiques . Si Le surhomme a une origine « romantique » c’est-à-dire une origine qui vient des deux premières vagues de réaction à la lecture de la critique de la raison pure : la première vauge sera celle de Kleist, la seconde celle du cercle de Iéna (qui plus particulièrement prend corps avec Schlegel et Tieck à Dresde, ville où Schopenhauer écrira sa grande Œuvre « du Monde comme volonté et représentation » quelques années plus tard après avoir quitté sa mère et que Goethe l’ait adoubé comme philosophe). Voilà pour l’histoire sinon pour les « idées ».

 

Je vous enseigne le Surhomme. L'homme est quelque chose qui doit être surmonté. Qu'avez-vous fait pour le surmonter ? Tous les êtres, jusqu'à présent, ont créé quelque chose au-dessus d'eux et vous voulez être le reflux de ce grand flux et plutôt retourner à la bête que de surmonter l'homme ! Qu'est le singe pour l'homme ? Une dérision et une honte douloureuse. Et c'est ce que doit être l'homme pour le Surhomme; une dérision et une honte douloureuse Vous avez, tracé le chemin du ver jusqu'à l'homme, et il vous est resté beaucoup du ver. Autrefois vous étiez singes et maintenant encore l'homme est plus singe qu'aucun singe... Le Surhomme est le sens de la terre. Votre volonté doit dire: que le Surhomme soit le sens de la terre ! Jadis on disait Dieu, quand on regardait sur des mers lointaines ; mais maintenant je vous ai appris à dire : Surhomme... Et comment supporteriez-vous la vie sans cet espoir, vous qui cherchez la connaissance ? Vous ne devriez être invétérés ni dans ce qui est incompréhensible, ni dans ce qui est irraisonnable. Mais que je vous révèle tout mon cœur, ô mes amis : s'il existait des dieux, comment supporterais-je de ne pas être un dieu ? Donc il n'y a pas de dieux. C'est moi qui ai tiré cette conséquence, cela est vrai, mais maintenant elle me tire moi-même... J'appelle cela méchant et inhumain, tout cet enseignement de Tunique, du rempli, de l'immobile, du rassasié et de l'immuable.


Goethe avait dit, à la fin du second Faust : Tout ce qui passe n'est que symbole.

Nietzsche répond : Tout ce qui est immuable n'est que symbole. Et les poètes mentent trop. Mais les meilleures paraboles doivent parler du temps et du devenir : elles doivent être une louange et une justification de tout ce qui est périssable ... La beauté du surhumain m'a visité comme une ombre. Hélas mes frères, que m'importent encore les dieux.

 

Notons au passage qu’André Jouillée fait remonter la tradition du Surhomme, sans saisir ce qu’elle était véritable chez Nietzsche qui n’en a repris que le nom à Goethe : « Platon n'a-t-il pas mis dans la bouche de Calliclès ces paroles connues, qu'on croirait de Nietzsche lui-même: « Nous prenons, dès la jeunesse, les meilleurs et les plus forts d'entre nous; nous les formons et les domptons comme des ? ? ? ? ? ? ? et des prestiges, leur faisant entendre qu'il faut s'en tenir à l'égalité et qu'en cela consiste le beau et le juste. Mais, selon moi, qu'il paraisse un homme de grand caractère; qu'il secoue toutes les entraves, déchire nos écritures, dissipe nos prestiges et nos enchantements, foule aux pieds nos lois, toutes contraires à la nature ; qu'il s'élève au-dessus de tous et que de notre esclave, il devienne notre maître ; alors on verra briller la justice naturelle » »

 

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Wed, 08 Sep 2010 10:00:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-56549701 Pensées http://www.paris-philo.com/article-nietzsche-la-promesse-ou-l-aurore-du-surhomme-2-56549701-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Qu’est-ce que la philosophie ? selon Peter Sloterdijk]]> http://www.paris-philo.com/article-qu-est-ce-que-la-philosophie-selon-peter-sloterdijk-56548584.html  

Dans la série Qu'est-ce qu'un philosophe ?, Peter Sloterdijk ne définit pas ici le philosophe mais l'attitude de la. philosophie qui s'origine dans le jugement relatif à une défaite Ce qui correspond à la tradition dogmatique du philosophe qui a valu de Platon jusqu’à Schopenhauer. 

« Pour philosopher, il faut avoir perdu une bataille. On ne peut jamais être à la fois vainqueur et philosophe, car la philosophie est avant toute chose une réaction mentale que j’appelle  « romantisme du perdant ».  le « romantisme du perdant » dont i s’agit ici est celui qui naît de la certitude que la vie de la Cité ne pourra plus jamais mobiliser nos ambitions les plus intimes. Pour comprendre cela, il faut se rappeler que, historiquement, la philosophie est fille de la défaite. La scène à laquelle nous participons a déjà été jouée. Elle répète le drame qui a présidé à la naissance de la philosophie à Athènes il y a 2500 ans. C’est en réponse à l’effondrement du modèle démocratique athénien à la suite de la guerre de trente ans avec Sparte (~431/~404) que Platon décide de créer l’Académie. A l’issue de cette guerre tous les êtres nobles de la cité avaient péri au combat [sauf Socrate mais i n’était pas noble et plutôt lâche voir sa définition de la parrhèsia]. Seule la méchante canaille post-démocratique avait survécu. Il n’y avait plus personne pour tenir les promesses de la bonne cité défunte. Pour la première fois depuis très longtemps, les mots « solidarité » et « fidélité » étaient vidés de leur sens. Fort de cette expérience tragique de la politique, Platon a voulu élaboré un nouveau lien social reposant cette fois sur une solidarité avec le Tout et non plus sur une solidarité concitoyenne. « La Cité peut-être décevante la Totalité jamais », c’est cela l’évangile de la première philosophie.


Petit comentaire : on peut faire remonter la naissance de la philosophie bien avant Athènes, ce que fait Platon lui-même. Autres précisions que j’ai déjà développées ailleurs l’effondrement démocratique athénien ne provient pas des guerres avec Spartes mais davantage de la conjonction de la fièvre phtisique de -430 qui emporta entre autres Périclès en -429 et de l’échec de l’expédition de Sicile de -415 qui s’il est un épisode de la guerre entre la ligue de Délos et Sparte (-431 à -404), marque surtout l’envie de conquête de la grande Grèce (Sicile) qui est différent de la colonisation par cité, cet embourbement colonial produisit la perte de 20.000 vaillants « démocrates », d’où les réactions oligarchiques de 411 et 403..


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Tue, 07 Sep 2010 10:00:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-56548584 Pensées http://www.paris-philo.com/article-qu-est-ce-que-la-philosophie-selon-peter-sloterdijk-56548584-comments.html#anchorComment
<![CDATA[PENSEES JUIVES 10 à 12 / La loi et sa transgression]]> http://www.paris-philo.com/article-pensees-juives-12-a-14-la-loi-et-sa-transgression-56546380.html 10 / Ce qu’il y a d’intéressant dans la religion juive :

-la vie humaine étant sacrée pour le judaïsme en cas d’un oindre doute concernant la vie humaine, c’est-à-dire un danger de mort, la transgression est en général obligatoire. Sortir de la religion c’est donc se poser les deux questions qui touche à la souveraineté et au surhumain ou encore c’est supprimer le « général » à la première proposition et rendre la transgression non pas souhaitable (« en générale obligatoire ») mais vitale. C’est là la réintroduction du dionysiauqe là où le juif mercurien (hermésien, nomade par fonction, allogène)

 

Que la torah a été donnée une fois pour toute et qu’elle est parmi le monde terrestre et ne concerne à présent que le monde terrestre. Il n’y a plus à attendre de parole divine venant du ciel sur Terre (pas d’espoir à avoir de ce côté-là) ; Les juifs sont donc lancés dans la vie, c’est sans doute pour Cela qu’Albert Cohen dit qu’ils aiment trop la vie. On remarquera tout de même une croyance appuyée pour les miracles et pas seulement dans l’hassidisme. Leur millénarisme et leur messianisme les fait œuvrer pour le royaume de Dieu sur Terre, c’est-à-dire non la souveraineté des hommes sur Terre mais leur domination de la Terre, peut-être dès comprendrez-vous leur action en faveur de l’internationalisme qu’il soit capitaliste ou communiste.

 

11 / Pierre Rachline, la loi intérieure.

Un intéressant livre de Pierre Rachline, la loi intérieure, paru en juin 2010, revisite la traduction de l'Ancien Testament (la Torah) directement à partir de l’hébreu. Quelques bribes de sa nouvelle traduction :

« Est juste celui qui n'est pas dans l'idolâtrie », bref pas d’orthodoxie.

« Celui qui vit le combat de Jacob est Israël », Le Royaume d’Israël est dans le cœur et l’humilité du combat (voir Isaac ou Moïse qui ont été choisi pour leur humilité) et non en un territoire. Il y a une confusion entre le cœur et le feu d’Israël et les terres d’Israël et de Juda, les habitant des ces dernières ayant abandonné le combat propre à la diaspora. Cette phrase aussi permet à quiconque qui le souhaite de se réclamer juif, même s’il n’a pas témoigné de l’Alliance avec dieu par la circoncision ou alors Israël n’est pas juive. C’est parce que Jacob a lutté avec Dieu qu’il est devenu Israël, ce peut-être en bien des façon, lutter par la création en concurrençant le présupposé « Dieu » monothéiste qui s’est incarné en un ange.

« Se mettre en état d'écouter ce qui noua traverse »

Dernier extrait qui vaut pour exemple Pierre Rachline rectifie l’idolâtrie du « je serai pour vous à votre service » par « je serai ce que je serai ».


12 / Les femmes illlégitimes : des philosophes.

La répartition des tâche dans le couple au sein du mariage juif veut que l’homme soit tourner vers le spirituel et la femme vers le matérielle et l’éducation des enfants. Pourtant, les deux seules femmes de l’ère moderne qui furent philosophes (je laisse de côté Hipparchia ou d’autres antiques) sont d’origine juive : Simone Weil et Hannah Arendt. Quant à Simone de Beauvoir hormis son impressionnant « le femme indépendante » (chap. XIV du deuxième sexe), elle fut surtout une mémorialiste à la recherche de consensus.

 

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Mon, 06 Sep 2010 10:00:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-56546380 Pensée juive http://www.paris-philo.com/article-pensees-juives-12-a-14-la-loi-et-sa-transgression-56546380-comments.html#anchorComment
<![CDATA[CONTRE-INTUITIF 4 / Exercice athlétique et du geste artistique]]> http://www.paris-philo.com/article-contre-intuitif-4-exercice-athletique-et-du-geste-artistique-56545959.html

La  Renaissance de l’exercice athlétique et du geste artistique chez Sloterdijk.

« Intéressons-nous à l’athlétisme antique. L’Antiquité avait découvert d’une manière intuitive que l’exercice (en grec askésis, qui a donné « ascèse ») obéissait à la loi de l’hypercompensation : à la suite d’une époque e dépense physique intense, le corps humain peut recharger ses batéries à un niveau légèrement supérieur à celui de se son état précédent. » Je vous épargne la suite sur la abstinence sexuelle comme préparation aux jeux olympiques qui non sans hasard amènera l’ascèse des « athlètes du Christ » les moines chrétiens (asketos en grec).

L’artiste est un nouvel épisode de cette histoire de l’invraisemblable lorsque, au moment de la renaissance, il commence à apparaître aux cotés du sage, du saint, du théologien. Le nouveau personnage de l’artiste [qui sort des bottega di arti, des boutiques des métiers de Florence entre autres villes pour conquérir le bel art et non plus les seuls arts mécaniques] peut-être défini comme  cet être non modeste qui pressent l’originalité de son savoir faire, et cherche à le faire savoir de manière bruyante et agressive. Depuis la renaissance  et ce jusqu’à aujourd’hui rien de fondamental n’a changé à leur sujet : il s’agit toujours de personne qui non seulement font ce qu’elles font, mais provoque aussi le reste de la société en lui lançant ce défi terrible : « Je peux faire quelque cohse que tu ne peux pas faire ! »


Extraits de la pithie qui nous veux du bien, philosophies magazine n°41. ]]>
Sun, 05 Sep 2010 17:33:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-56545959 Intuitions et concepts http://www.paris-philo.com/article-contre-intuitif-4-exercice-athletique-et-du-geste-artistique-56545959-comments.html#anchorComment
<![CDATA[CONTRE INTUITIF 3 / Les gestes dits impossibles]]> http://www.paris-philo.com/article-contre-intuitif-3-les-gestes-dits-impossibles-56049959.html "J'imagine aussi que dans les arts martiaux, une partie des gestes appartient à un répertoire non naturel, issue d'une recombinaison originale de synergies ou de primitives motrices, ces mouvements atypiques acqus grâce à la pratique intensive créant peut-être de nouvelles synergies. On sait, en effet, que le cerveau peut réorganiser ses connexions fonctionnelles. Une partie des arts martaiux orientaux doit utiliser des combinaisons savantes de mouvements appartenant au répertoire commun de gestes et de mouvements "contre-intuitifs". Dans un autre domaine, des comiques comme jacques Tati, Buster Keaton, ou charlie Chaplin provoquaient le rire nous présentant des mouvements impossibles ou contre-intuitifs. Le philosophe Henri bergson analysait d'ailleurs en ce sens l'origine du rire." Alain Berthoz, la simplexité, Odile jacob, 2009, P. 112.

 

je souligne au passage, par rapport au concept de simplexité que Berthoz dissocie la simplicité de la complexité, connaisant si peu l'ouvre de Bergson, pour qui l'a simplicité ne s'oppose pas à la complexité mais aux complicatins. La simplicité n'a rien de figée :)

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Fri, 27 Aug 2010 13:38:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-56049959 Intuitions et concepts http://www.paris-philo.com/article-contre-intuitif-3-les-gestes-dits-impossibles-56049959-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Réponse à un doctorant de Colmubia (Jack Rodevy).]]> http://www.paris-philo.com/article-reponse-a-un-doctorant-de-colmubia-jack-rodevy-56017492.html Réponse faite à Jack Rodevy

 

Comme vous jugez promptement monsieur l'arroseur arrosé. Il y a des trajectoires inconciliables, ce n'est pas moi qui le dit mais Badiou dans son Panorama de la philosophie française. Pour le reste je peux donc me permettre de que Badiou tel un homme qui bêche (nov. 2007) se meut à l'envers (EE intro) avançant point par point (LM) jusqu'au vide qu'il juge infranchissable (DCE), de là son inhumanité (LS) même s'il admet une surhumanité, il erst donc dans le pathétique tout en étant un post-kantien, un moderne plus qu'un platonicien pour la simple raison qu'il enfreint la définition des idées donné parPlaton pour en faire des idées immanentes (mars 2010). Ayant atteint son principe dans sa trajectoire axiomatique, il repose l'Un c'est-à-dire le Dieu-Liberté (mars 2008), l'un des trois composantes (selon lui) classique de Dieu. Ainsi il est en tension entre l'ypothèse du Deux et le principe anhypothétique de l'Un : son système devient donc invivable notamment pour un badiousien de la première heure. J'invente rien, je recoupe c'est tout. Là où je ne peux rejoindre Badiou c'est que la Vérité n'a pas d'importance à mes yeux en ce qu'elle est la mélancolie propre de Badiou, qui plombe son discours et le pousse à forcer des jugements. Plutôt que de sauter le vide de l'inhumainté Badiou insiste dessus puisqu'il avance pas à pas et de dos face à se vide. Ainsi le fini-illimité est inconcevable pour lui car sa pensée est générique là où je suis dans l'hétérogène (ce qui veut dire autre qu'un genre et non d'un genre d'ifférent, comme le fait remarquer mon vieux maître). Il est dans le pathétique (LM, la partie sur ou bien ou bien de Keirkeggard), là où  j'étais par le passé dans le dynamique, et c'est là que vous pointez très justement votre critique. Mais je ne juge pas j'abonde à tout ce que dire Badiou, sauf que ça n'a pas d'importance, c'est fait pour produire un coup d'arrêt face au vide nihiliste (et produire par cette posture un nihilisme aristocratique puisque tant la vérité que l'Etre sont vides et que l'Evénement emprunte au christianisme finissant) or précisément notre civilisation à sauter ce vide sinon je ne vois pas comment nous pourrions communiquer par l'informatique. Au stable s'est substituer le métastable, là où d'autres voudrons produire de la négation et aider ceux qui au delà de l'abri de l'ëtre sont confronté au vide (tels les sans-papiers, DCE)

J'ai aussi ma logique mais elle est incompatible avec le logicisme décadent et réactif (issu de Frege et Cantor), le milieu parisien tel que nous l'avons conçu à plusieurs comprend un dépeupleur d'imaginaire, un catalyseur d'interminable et un dérangeur par néglgence. J'attends de voir ce que vous êtes capable de produire comme types. La philosophie française où devrai-je dire francophone se porte très bien, ce n'est pas ma faute si vous ne toruvez pas ce que vous en attendez et je ne comprends pas où sont vos arguments et vos points d'arrêt. C'est pour cela qu'à votre nom chez Jack, il faut toujours adossé : doctorant à Columbia si vous voulez jouer de l'argument d'autorité. Ma pensée n'a rien de subjectif puisqu'elle est par négligence une pensée du Dehors (c'est-à-dire sans Sujet). Elle rejoint celle de Tesla (très proche des présocratique et du bouddhisme), Miyamoto Musashi, Maître Dôgen, Sri Aurobindo, Freidrich Nietzsche, les géopéticien comme Georges Amar et Kenneth White, Deleuze quand guattari le faisit bifurqué de son Ouvert (substance immanente) pour un Dehors.

Je me suis permis d'indiquer les références des livres et des interventions de Badiou, elle sont à peu près toute données dans la lettre suivante, relue par Badiou. Ce dernier qui connaît mieux sa trajectoire de pensée que vous ou Fabien Tarby, sait qu'il a à enrober son aridité de toussotements ironique (il en a convenu avec platon à duex reprises dans Conditions) et à faire passer son oeuvre à la postérité de son vivant puisqu'elle est invivable (précepte bergsonien).

Ayant l'impression de répéter toujours la même litanie (d'où le style pompeux, mais vous ne captez que cela dans votre genre), je vous laisse juge de la supercherie :) mais une affirmation par plus qu'une substtuion ne sont une négation. D'autre part l'anglais ne sera jamais une langue philosophique en ce qu'elle ramène tout à des déreminations, l'unité de sens y étant le mot, les hispanophones ont de ce point de vue un avantage il possède le gusto et la gana (l'entrain et l'envie), aux Anglais il n'est reste que le Wit et la perruque de Newton. Dans sa versin Wall Street l'English ne sera qu'une langue commerciale ou véhiculaire, donc propre au logicisme et à la philosophie analytique. La seconde voit de la philosophie ne sera en plus de l'Amérique du Sud, l'Inde ce que j'indique n c'est là que s'y joue l'affectif ou ce que Sri Aurobindo nommait le mental cellulaire pour l'opposé au réflexif. Le Japon quant à lui semble plus apte à produire du transhumain (mélange de mangas et de robotique) que du surhumain. Mais je ne vois toujours pas ce que peut produire Columbia comme nouveau type, encore la New School (où sont passés Reich, Strauss, Schurmann), mais je ne vois pas ce que peut produire le logicisme pour la simple raison que depuis Kant le principe de connaissance et la loi de cuaslité sont dissociés ce qui veut dire si l'on porte tout cela jusqu'à ses extrème conséquences que la volonté en vient à se nier, c'est tout ce dont fait symptôme le logicisme, croire que les choses adviennent en vérité, croire que dire c'est faire alorsque précisément c'est freiner, chercher à s'imposer dans sa décadence. Désolé si ma dithyrambe vous insupporte.

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Thu, 26 Aug 2010 20:34:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-56017492 Ripostes et pourparlers http://www.paris-philo.com/article-reponse-a-un-doctorant-de-colmubia-jack-rodevy-56017492-comments.html#anchorComment
<![CDATA[PENSEE 162 / Aurore du surhomme]]> http://www.paris-philo.com/article-aurore-du-surhomme-55872016.html Par provocation, et si je vous disais que mai 68 a bien eu lieu mais en février et en Inde. A la créaton de la ville de l'Aurore (Auroville). Ca tombe bien puisque voici le 1200e article de ce blog, dot vous ne lisez qu'un brouillon pour l'instant.

 

La ville d'auroville a été créée en février 1968, j'insiste bien sur créer puisqu'il y a eu aucune expédition et donc pas de fondation. On a pas creuser la Terre pour marquer son emprunte bien au contraire ce sont 40 personnes de toutes les contrées du monde qui ont ramené un peu de leur Terre et l'ont déposé à Auroville. Si cette ville tourne autour d'un étrange monument méditatif (un sphère recouverte de petite paraboles dorées et contenant une sphère de cristal que seul vient éclairé un "rayon" de soleil zénithal. Cette ville se veut universel peut-être pour être financée par l'UNesco mais l'est-elle réellement comme tout ce qui est universel dans ce qu'elle  et réclame de bonne volonté pour se faire.

 

Cette ville est la manifestion urbaine du Surhomme ou mieux de la volonté de dépasser l'homme car pour Sri Aurobindo, grand lecteur du Grec et du Latin et donc de Sophocle, l'homme n'est qu'une transitiondans l'évolution. Ce qui compte c'est ce qui vient après et on peut dire que tout ce qui déplace le paradigme de l'homme vers la Terre est de l'ordre du surhomme

 

Il y a actuellement trois voies empruntés par le Surhomme

- la métaphorique, celle de la procession dyonisiaquede Nietzsche, qui est l'artéfact sans doute des deux suivant à moins que ce ne soit les tragédie grecques (petite précisions après quelques recherches à la suite dans cet article)

- sa bifurcation conceptuelle ou schizo-analytique avec Deleuze et Guattari

- l'affective ou ce que Sri Aurobindo appelait le mental cellulaire (qui parle encore de Vérité-Conscience ou de Vérité suprême et non d'importance, comme celle que l'on trouve dans les énoncés, étrangement dans un pays pour lequel à travers le boudhisme et l'hindouisme il n'y a pas d'âme et que le moi se trouve rétréci). Certes le mental cellulaire s'opposerait au mental réflexif mais il y a bien une voie qui passe par le mental pensant (qui est partiellement méditatif ou ruminant dans leurprocessus d'ingestion et de digestion bref d'acquisition).

L'affectif serait donc le Feu grec que l'on retrouvait déjà chez Héraclite et Empédocle mais basé sur al délibération de l'assemblée et admettant pour la première fois le dissensus (pensez à Solon arrivant avec un boulcier dans l'assemblée pour défendre la démocratie et dénoncer la première tyrannie et oligarchie). Pour développer il faudrait parler de la génèse du Surhomme de Satprem le confident de Mirra Alfassa ou "Mère" la créatrice d'Auroville avec les Aurovilliens et compagne dans son Ashram de Sri Aurobindo.

 

Le question qui tourne autour de cela est, parlant cette fois d'Auroville, de l'entreprise humaine, de savoir ce qu'on construit et comment on investit sa dépense créatrice et que l'on vérifie d'avance sa mise à l'épreuve. C'est la question de la dette plus ou moins mobile (de ce dont on est redevable à ceux qui "transmettent" leurs acquis), j'aurai pu aller vite comme aujourd'hui le veut et dire que la question est de savoir comment on finance le risque. Ave Auroville il y a bizarrement très peu de risque puisque cette ville est protégée des invasion par l'Indus et l'Himalaya et que tous ses habitant ont renoncé à la propriété privé pour celle de la communauté (même si des rumeurs de comptes à l'étranger sous d'autres noms circulent, et quand bien même, si ceux-ci ont besoin, moins assuré, d'une stabilité plus grande, sans doute des Nassim Taleb en puissance, des pleutres).

 

A développer encore :

La vache est l'animal qui comme la Terre donne mais ne demande rien, sinon de l'herbe d'où l'humour bergsonien sur la couleur verte de l'herbe comme ce qui affecte la vache :)./  Utiliser internet comme la porte d'un Ashram

 

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Tue, 24 Aug 2010 08:54:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-55872016 Mai 68 n'a pas lieu http://www.paris-philo.com/article-aurore-du-surhomme-55872016-comments.html#anchorComment
<![CDATA[TEXTE / De la liberté de Philosopher par Emmerich De Vattel]]> http://www.paris-philo.com/article-texte-de-la-liberte-de-philosopher-par-emmerich-de-vattel-55555365.html Cet amusant texte d'un leibnizien revendiquant sa liberté de penser mais pas au point d'offenser l'Etat :). Les principes de la loi naturelle sont cette fois non pas d'inspiration hobbesienne mais bien leibnizienne. En ancien français s'il vous palit.

 Le Droit des Gens ou les principes de la loi naturelle, Tome I, livre 1 - Chapitre XI - §.114

       De la liberté de Philosopher.

            Je parle de la Liberté de philosopher. C’est l’âme de la République des Lettres. Que peut produire, un Génie rétréci par la crainte ? & le plus grand homme éclairera-t-il beaucoup ses Concitoyens, s'il se voit toûjours en but à des chicaneurs ignorants & bigots ; s'il est obligé de se tenir continuellement sur ses gardes, pour n'être pas accusé par les tireurs de conséquences de choquer indirectement les opinions reçûës ? Je sçai que cette Liberté a ses justes bornes ; qu'une sage Police doit veiller sur les Presses, & ne point souffrir que l’on publie des Ouvrages scandaleux, qui attaquent les mœurs, le Gouvernement, ou la Religion établie par ses Loix. Mais il faut bien se garder aussi d'éteindre une Lumiére, dont l’État peut recueillir les plus précieux avantages. Peu de gens sçavent tenir un juste milieu, & les fonctions de Censeur Littéraire ne devroient être confiées qu'à des hommes également sages & éclairés. Pourquoi chercher dans un Livre, ce qu'il ne paroit pas que l’Auteur y ait voulu mettre ; & lorsqu'un Écrivain ne s'occupe & ne parle que de Philosophie, devroit on écouter de malins Adversaires, qui veulent le mettre aux prises avec la Religion ? Bien-loin d'inquiéter un Philosophe sur opinions, le Magistrat devroit châtier ceux qui l’accusent publiquement d'impiété, lorsqu'il a respecté dans ses Écrits la Religion de l’État. Les Romains semblent faits pour donner des exemples à l’Univers : Ce Peuple sage maintenoit avec soin le Culte & les Cérémonies religieuses, établies par les Loix, & il laissoit le champ libre aux spéculations des Philosophes. CICERON, Sénateur, Consul, Augure, se moque de la Superstition, il l’attaque, il la met en poudre dans les Écrits Philosophiques : Il croit travailler par là à son propre bien & à celui de ses Concitoyens : Mais il observe, « que détruire la superstition, ce n’est point ruiner la Religion ; car, dit-il, il est d'un homme sage de respecter les Institutions, les Cérémonies religieuses des Ancêtres ; & il suffit de considérer la beauté du Monde & l’ordre admirable des Astres, pour reconnoître l’existence d'un Être éternel & tout-parfait, qui mérite la vénération du Genre humain. » & dans ses Entretiens sur la nature des Dieux, il introduit l’Académicien Cotta, qui étoit Pontife, lequel attaquant librement les Opinions des Stoïciens, déclare qu'il sera toûjours prêt à défendre la Religion établie, dont il voit que la République a reçû de grands avantages ; que ni savant, ni ignorant ne pourra la lui faire abandonner : Surquoi il dit à son Adversaire : « Voilà ce que je pense, & comme Pontife, & comme Cotta. Mais vous, en qualité de Philosophe, amenez-moi à votre sentiment par la force de vos raisons. Car un Philosophe doit me prouver la religion, qu'il veut que j'embrasse ; au lieu que j'en dois croire là-dessus nos Ancêtres, même sans preuves. »

            Joignons l’expérience à ces exemples & à ces autorités. Jamais Philosophe n'a troublé l’État, ou la Religion, par ses Opinions. Elles ne feroient aucun bruit parmi le peuple, & ne scandaliseroient pas les foibles si la malignité, ou un zèle imprudent ne s'efforçait à en découvrir le prétendu venin. Celui-là trouble l’État, & met la Religion en péril, qui travaille à mettre les opinions d'un grand-homme en opposition avec la Doctrine & le Culte établis par les Loix.

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Tue, 17 Aug 2010 19:54:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-55555365 Textes http://www.paris-philo.com/article-texte-de-la-liberte-de-philosopher-par-emmerich-de-vattel-55555365-comments.html#anchorComment
<![CDATA[LETTRE A ALAIN BADIOU / Sur le nihilisme aristocratique]]> http://www.paris-philo.com/article-lettre-a-alain-badiou-affirmation-ii-sur-ton-nihilisme-aristocratique-54453066.html Cher Ami Alain

C'est avec un bonheur incommensurable que je t'écris cette lettre. Suite à mes trois questions (I, II et III), dont l'une était une énumération un peu dubitative des quatre catégories aristotéliciennes des vérités, où tu m'avais substantifié le terme même de vérité. je te fais cette affirmation que je reprends à tes conditions : il n'y a pas de vérité d'une vérité, il y a pas de vérité de la vérité en ce que c'est le Bien qui t'anime et qu'il stoppe tant la régression à l'infini des idée propre au premier idéalisme que la regression de la vérité. C'est d'en haut qu'il faut reprendre le problème, pour comprendre que la réciprocité est toujours de capture, car s'il y a des vérité mathématiques (mathématiques dont le critère comme tu l'énonces n'est pas le bien mais le beau). On croirait revivre la réciprocité entre la première loi et la seconde loi de Newton dont on a mis du temps pour comprendre que ni la Terre ni le Soleil étaient des référentiels galiléens mais là est le tour de passe-passe car l'essentiel pour s'implanter est de gagner du temps.

Jusque là ce sont les préliminaires courtois, mais qui ne veulent rien dire sauf à vouloir substantifier et hypostasier ce que j'ai pu dire. Mais le tour ne fonctionne pas deux fois, car c'est bien d'imposture que je veux te parler. De cette imposture qui est la tienne quand tu parles par exemple d'égalité, de complexité, de mai 68 tout ces éléments que tu aimes décrier dans tes livres abscons pour le quidam et que tu vanteras en public. La vérité n'a pas besoin d'être médiatisé mais comme le dit ton cher disciple MBK, tu en es la "maquerelle", tu la prostitue. Dit en des termes plus courtois par le "sophiste" Rancière, tel que tu le qualifie, tu te dois d'avoir un double rapport à la Vérité, l'un exotérique qui consiste à écarter les rivaux et à porter le bouclier, le masque de son gardien, l'autre ésotérique qui consiste à ménager ton propre rapport à ce qui constitue ton aridité, d'autres diraient ta mélancolie. Ma question sera toujours la même comment deux sophistes (Lacan et Althusser) ont-ils pu produire selon la tradition qui est la tienne .un philosophe de bonne foi comme toi ? Comment ne pas voir à travers l'œuvre clair de Jean-Claude Milner, que tu a substanfier les bricolages de l'agité du bocal que fut Lacan, qui comptait nous faire prendre des vessies . Il s'est dédit plus qu'il n'a mi-dit. Bref je vais un peu vite pour le quidam, avec la synthèse qui me caractérise, mais tu me comprendras, oups, je veux dire tu me saisiras. Mon problème n'est pas celui de la sophistiquerie, mais davantage celui de l'œuvre viable qui n'est pas la tienne. Sur ce point j'ai apporté une solution modeste mais imparable qui consiste non à tranche le noeud borroméen que tu tisse entre culture et philosophie, entre activité et finalité, entre savoir(-faire) et Vérité par cette simple phrase de Platon : "nous nous rendons malheureux parce que nous ne savons ce qui a de l'importance". La vérité n'a pas d'importance, où ce serait rabattre  l'une sur l'autre et confondre la subjectivité et l'époque. C'est cela qui fait que je ne suis ni anti-philosophe (détenant sa vérité), ni grand sophiste comme Medhi se qualifie lui-même, ni producteur d'anti-philosophe comme toi

Les tours de bisbille ne passent plus, comme celui très étrange pour un platonicien de reprendre à son compte dans la conclusion de Logique des monde "expérimenter et ressentir que nous sommes éternels", tu es un immortel comme Cheminade non pas un éternel, car ce qui reviendrait sans cesse c'est ton esprit de vengeance, nommé plus communément aridité entouré de l'excipient de la vie bonne. Cette citation était étrange presque "contradictoire" puisque ton geste premier a toujours consisté à se couper de tout affect (pathos et thymos). Mais passons c'est de bonne guerre, simplement cela dénote que la vie bonne se veut être attrayante, mais dans quel but ? Celui d'administrer un poison ? Oui, j'en reviens à cette improduction d'anti-philosophe puisque ce serait en lisant l'Etre et l'Evénement, son aridité, que l'on saurait quel sujet détenteur de vérité (et donc anti-philosophe, "on voit la vérité qui [serait] la nôtre") on est mais le geste sain consiste à le fermer, une fois entendu ce que je dis plus loin dans cette lettre, en laquelle j'ai glissé quelques citations. Alors "surgit" ce fait étrange : comment un descendant d' "anti-philosophes" freudien et giscardien (Lacan et Althusser qui ramenaient tout au discours du maître, tels des sophistes) peut-il produire des anti-philosophes à la pelle dont MBK qui se qualifie lui-même à son insu de grand sophiste ? Passons outre, la pédagogie à ses mystère ou plutôt ses mensonges didactiques.

J'ai clairement souhaité être ton étudiant pour qu'il n'y ait pas de malentendu sur notre rencontre. Je pourrais donc parler de la vanité qui est la tienne, de ta gentillesse d'autrefois. Je pourrais parler de l'agacement du regard que tu m'a lancé par-dessus l'épaule parce que je venais déranger la solennité de ta cour. Ce que j'en retiens, au-delà de l'anecdote, c'est la vanité. Rien ne vaut sauf la vérité qui est vide. Mais tu as refuser le dialogue, l'invitation à ce qui pouvait être un retour sur ton oeuvre et qui n'était pas un retour sur comment ton oeuvre est advenue ou réceptionné (je veux parler de l'édition anglaise de La clameur de l'être, si tant est que l'être soit l'inconscient). C'est que le moment est advenu. Je serai le premier à te faire rentrer dans l'histoire , mais peut-être pas comme tu l'entends : en te sortant de la merde, (cf. fable du petit oiseau, de la vache et du coyote), ce que j'ai fait plusieurs fois par le passé, pour preuve ce que tu en as capturé mais qui ne satisferait guère quelqu'un de rigoureux. Tes disciples à droite à gauche se déclarent volontiers anti-philosophes, selon leur propres termes grand sophistes, j'aimerai parfois inventer mais tout est là. Ils sont même de grands scolastiques, ils te prennent pour Dieu. Ne leur en déplaise, en ce que tu as fait école. Mais ils finissent par croire que tous les philosophes sont des universitaires et les anti-philosophe ne le sont pas. Quelle bêtise, quelle décadence de types, que de nous ressortir l'image traditionnelle et communément admise du philosophe comme décadence même de la pensée en une spiritualisation et une illusion idéaliste où les "processus" ne correspondent jamais aux procédures voulue comme vertueuses. Le Bien n'adviendra jamais, juste la conscience du Mal, propre à un prêtre. Quant à savoir si c'est l'oppression des ouvriers que tu cadres ou l'extermination des juifs qui prévaut, l'importance n'est pas la justice du vainqueur. Là a débuté l'inhumanité comme atteinte aux guides de l'Europe. Mais ont-ils compris que tu te réclames

Tu sais je me suis toujours forcé à te cantonner à une pensée réactive, appelle-la dogmatique. Même si je n'avais compris le rien ne vaut de ton séminaire de 2003 sur toi moi-même ou devrai-je dire ton nihilisme fustigeant l'autre qui n'était pas encore un rien ne vaut sinon les vérités éternelles qui elle-même procède d'un vide, d'un rien comme nous allons le voir. C'est en écoutant MBK ici, aujourd'hui, que je n'ai pas voulu y croire. Si le nihilisme démocratique est la "forclusion de l'autre et l'autre, le grand Autre c'est l'infini", la "forclusion du Rien", si le nihilisme comme il le déclare est fait de vouloir le rien plutôt que ne rien vouloir alors précisément il définit le vide (les vides qui soit de l'Être ou de la Vérité) comme étant le le rien. Alors qu'il y a un premier nihilisme qualifions-me d'en bas qui refuse l'Être comme Rien, puis il y a avec toi un nihilisme aristocratique. Ce qui correspond à la définition solersienne du nihilisme reprise elle-aussi à Nietzsche : "le nihilisme c'est quand la populace est en haut et en bas". Qu'apprend-t-on dans ce second volet ? Que le S(A barré) est la jouissance nihiliste, la forclusion démocratique autant que l'inscription aristocratique du vide badousien. Mais qu'alors  il n'y a pas de tension entre les deux vides, s'il n'y a pas de bords du vide auprès duquel se tient celui que tu nommes son gardien, celui que MBK nomme sa maquerelle car la définition de l'infini s'établit sur ce bord. Ce bord du vide est son inscription, soyons charitables, n'enfonçons pas trop vite le clou. Simplement il y a un dispositif plu large que le simple dogmatisme universitaire hérité du rationalisme, dans lequel tu es pris, une triangulation tournant autour d'un dépeupleur, d'un dérangeur et d'un catalyseur

"Le nihilisme veut abolir ce rien derrière l'apparaître, il veut redoubler ce rien par le rien", insistance qui inexiste et que tu nommes le vide, c'est d'une part une "pulsion de forclusion du vide", "l'être n'est rien", "c'est une haine de l'être" et c'est d'autre part l'inscription d'objet de connaissance qui ne désigne rien. Il y a bien identification de l'être et du vide, là où MBK ne ferait du vide que l'essence de l'être. Le rien c'est l'être donc l'être n'est rien, le discours philosophique est à peine différent, l'être n'est rien mais tout en procède. J'aimerai inventé mais je ne fais que recouper. Le nihiliste aristocratique (Sade ou Badiou), vois-tu, "a besoin de l¨Être pour l'abolir", pour le rendre inconsistant si on comprend que l'Être serait le rien ou le vide (le rien du rien, son insistance), pour le improduire, soutenir l'inhumanité (de Sade à Badiou). Le nihilisme se joue donc deux fois chez Nietzsche et chez Heidegger comme nihilisme de la jouissance et comme nihilisme de la cohérence (qui place l'être derrière l'apparaître comme vide d'où tout advient et donc aussi la cohérence comme apparence, comme logique d'apparaître), alors qu'il faut prendre son élan et sauter au-dessus du gap de l'inhumanité, ne pas opérer le choix, ne pas succomber à l'abstraction du Deux qui comme tu l'as prouver se ramène à l'Un une fois le principe atteint en 2008 ou 2009, je ne me rappelle plus guère. Et là tout dégringole. Mais qu'entend-on. "La plus grande ambition intellectuelle est maintenue sans faire aucune concession au nihilisme démocratique" puisqu'on se complaît dans un nihilisme aristocratique (ceci est dit juste avant), mais je dois faire remarquer à MBK que tu as cédé sur ton programme philosophique (la philosophie n'est ni immanence ni transcendance) en énonçant que tes idées sont immanentes. MBK écrit sur le nihilisme "pour se rendre compte qu'il n'existe pas", ou plutôt pour se rendre compte qu'il y appartient puisque comme il le dit depuis 30 ans en France on est dans une période qui n'a jamais été autant nihiliste fustigeant par ailleurs les parlementaire en costard, se dissociant en tant qu'anti-philosophe nihiliste (exégète du dépeupleur nihilisme) des politiciens de l'époque nihiliste. Mais pourquoi se départir sinon pour révéler son nihilisme aristocratique.

Pardon de lever le voile mais c'est ainsi.

"L'inexistence de l'autre est l'existence de infini donc l'absence de limite [accessible]." Encore ce mauvais infini dénoncé par Hegel en son temps qui vous hante sans comprendre que le fini-illimité (rejeté comme impropre dans le Philèbe) a été posé diversement par Einstein et Nietzsche et repris diversement depuis. Il n'y a plus besoin d'infini qui saisit ou transit rendant ainsi inaccessible la limite, il y a tout simplement monde fini sans borne, éternel retour. On nomme cela le sens de la Terre ou le surhomme. Nous sommes enfants de la Terre, de sa rotation, de son magnétisme, de sa gravité en passe d'être dépasser.

Ne t'inquiète pas dans les combats médiatiques qui sont les tiens je t'apporterai mon soutien, dès lors qu'apparaîtront des attaques contre l'intelligence et le cœur. Mais je pense que dès à présent le dialogue plus qu'un quelconque débat est clos.

De toute éternité, je t'aurais écrit cette lettre amicale mais dissolvante. Salutations car je ne pousse pas comme toi les gens à se suicider, en disciple de Platon tu m'a très bien compris. J'attends joyeusement de tirer les conséquences. Sauras-tu donner de l'ampleur au n°3 de ta métaontologie. Plus modestement la tension entre activité et passivité se joue ailleurs, pour simplement éviter toute réactivité, cet ailleurs comme tout universitaire tu aurais du mal à le saisir mon on le nomme métier, poiésis, techné, arti di bottega, mais il a déjà exister à la renaissance et toi et Medhi n'en êtes que le tarissement en ce que vous ne vous réclamez pas humanistes ni même terriens.

 

L'antidote est à présent inoculé, non pas ici, il fera son œuvre avec le temps, non pas que le temps soit la vérité ou la décantation sphérique des idées.


 

Le Cazals


 

PS : les deux liens laissent perplexe quant à leur contenu http://desintegredeja.free.fr/Entretien%20MBK_1.html et http://desintegredeja.free.fr/Entretien%20MBK_2.html

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Sun, 25 Jul 2010 20:11:00 +0200 paris8philo.over-blog.com-54453066 Ripostes et pourparlers http://www.paris-philo.com/article-lettre-a-alain-badiou-affirmation-ii-sur-ton-nihilisme-aristocratique-54453066-comments.html#anchorComment